Agame barbu

Dragon barbu


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Dragon barbu
Pogona vitticeps
Pogona vitticeps
Classification classique
Règne Animalia
Sous-règne Metazoa
Super-embr. Deuterostomia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Reptilia
Ordre Squamata
Infra-ordre Iguania
Famille Agamidae
Genre Pogona
Nom binominal
Pogona vitticeps
Ahl, 1926
Répartition géographique
Aire de répartition de Pogona vitticeps

Aire de répartition de Pogona vitticeps

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Le dragon barbu ou agame barbu (Pogona vitticeps) est une espèce de lézard appartenant à la famille des agamidés que l'on rencontre dans les régions désertiques et semi-désertiques d'Australie. Il est diurne, omnivore, terrestre et semi-arboricole.

Cette espèce se rencontre de plus en plus en captivité (nouveaux animaux de compagnie ou NAC).

Sommaire

Classification

Pogona vitticeps

L’agame barbu appartient à la vaste classe des reptiles (environ 8 000 espèces), apparue au Carbonifère entre – 345 et – 280 millions d’années. Le premier représentant de cette classe serait l’Hylonomus lequel, en s’affranchissant du milieu aquatique en pondant des œufs à coquilles dures, marqua sa séparation avec la classe des Batraciens. La classe des Reptiles se divisera en sous-classes lors du Mésozoïque (-225 et –190 millions d’années).

La sous-classe à laquelle appartient le Pogona est la sous-classe des Lépidosauriens. Cette sous-classe comprend des spécimens possédant un crâne dit ‘diapside’, c’est-à-dire avec deux ouvertures temporales de chaque côté.

La sous-classe des Lépidosauriens donnera l’ordre des Squamates au Jurassique entre -190 et -135 millions d’années. Cet ordre comprend l’ensemble des reptiles qui changent périodiquement de peau (qui se desquament ou qui mue) englobant ainsi les serpents et les lézards.

L’agame barbu, enfin, appartient à la famille des Agamidés. Cette famille est caractérisée par le fait que la queue ne se détache pas et que l’implantation des dents est de type acrodonte (dents implantées au sommet des mâchoires) par opposition au type pleurodonte (dents implantées au niveau du bord interne des mâchoires). Cette famille est représentée par 325 espèces et est cantonnée à l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Australie.

Description

Le dragon barbu est un lézard à l'allure massive qui possède de fortes griffes non rétractiles et des paupières mobiles. Sa large tête triangulaire diapside est entourée d'une rangée d'écailles épineuses sous le cou lui servant à intimider d'éventuels rivaux ou prédateurs. Lorsqu'il se sent menacé, l'agame barbu ouvre largement la gueule tout en déployant sa barbe d'épines qui se colore de noir afin d'impressionner ses adversaires ou prédateurs. Une série d'écailles épineuses est également présente sur les flancs. Son dos est marqué de deux séries de taches ovales.

Les mâles sont généralement plus grands que les femelles, ils possèdent plusieurs pores fémoraux bien distincts situés à l'intérieur des cuisses. Les renflements des hémipénis de chaque côté de la queue sont bien visibles chez les mâles subadultes ou adultes.

À la naissance, les juvéniles mesurent environ 6-8 cm pour grandir jusqu'à environ 50 cm.

Cet animal est gris, brun et beige, avec des motifs sombres, mais les individus peuvent présenter de grandes variations de couleurs, comme du jaune ou de l'orange.
En captivité, des éleveurs sélectionnent les individus pour fixer certains coloris ou motifs, afin de créer des phases, ce qui augmente leur prix d'achat. Certaines phases résultent de la fixation de certains caractères variables par croisement, d'autres peuvent résulter de mutations, comme les albinos. On trouve ainsi des phases appelées Sandfire, Sunburst, Red, Orange, Yellow, Gold, Tiger, Red Flame, Desert, Citrus, Pastel, Blood, Lavender, Hypo, Leucistic, Snow, Translucent.

Habitat

L’agame barbu se rencontre en Australie. On le retrouve dans le centre-est de l'Australie depuis la moitié est du Territoire du Nord jusqu'à l'ouest de la Nouvelle-Galles du Sud, en passant par la moitié ouest du Queensland et la moitié est de l'Australie-Méridionale.

En captivité

Ce reptile est adapté aux terrariophiles débutants, car il est docile, se laissant facilement manipuler, et il a des besoins vitaux relativement faciles à reproduire en captivité. C’est un des rares reptiles à ne pas craindre l’être humain, voire à l'apprécier.

Le terrarium

Cette espèce étant terrestre, il faut un terrarium privilégiant la surface au sol. Pour deux à trois très jeunes sujets un terrarium de 45x45x45 cm (longueur, largeur, hauteur) convient. Pour des jeunes jusqu'à un an on utilisera un terrarium de 100x40x60 cm, puis 150x60x60 cm min. pour des adultes. Si des juvéniles sont élevés dans un grand terrarium il est conseillé d'ajouter une séparation afin de réduire l'espace, pour ne pas les désorienter.
Cette séparation peut également servir à isoler le mâle des femelles lors des périodes de repos.

Le terrarium doit être bien aéré, avec une ouverture basse et une ouverture haute, en diagonale, afin de permettre une bonne régulation de l'air.

Le chauffage et l'éclairage sont des éléments importants. Les lézards sont poïkilothermes : leur température varie en fonction de la température externe. Pour maintenir une température interne correspondant à leurs besoins ils vont s'exposer à la chaleur ou au contraire rechercher le frais (thermorégulation). Si leur température s'éloigne trop de leur température moyenne préférencielle il risquent de nombreux désordres : troubles de la digestion, problèmes immunitaires, le tout pouvant aller jusqu'à la mort. Il est donc important de fournir un gradient de température dans le terrarium, afin de permettre aux animaux de réguler leur température en fonction de leurs besoins.
On peut donner une base de température avec une plaque chauffante. Ceci sera complété par une lampe chauffante afin d'apporter la chaleur en un point précis. Ceci sera complété par un éclairage UVA-UVB (type néon UVB 10/0), nécessaire pour la bonne fixation du calcium par les animaux. L'éclairage UV doit être à moins de 30 cm d'une zone accessible, l'apport en UV chutant au delà de cette distance. Un réflecteur sur le néon peut également améliorer les apports. Attention à ne pas installer le néon derrière une vitre : le verre réfléchi les UV, les apports deviennent alors négligeables. Attention, les néons UV perdent leur capacité à produire des UV après environ un an (même si le néon diffuse toujours de la lumière), il est donc conseillé de le changer de façon annuelle.
Pour le chauffage il est déconseillé d'utiliser un câble chauffant et/ou une pierre chauffante sur lesquels votre lézard peut rester en contact des heures, afin d'éviter de graves brûlures puisque les lézards possèdent une sensibilité thermique très faible. Évitez également d'utiliser une lampe de nuit infrarouge qui dérange le lézard car ces reptiles discernent les couleurs.

Les températures à diffuser dans le terrarium vont le jour de 30 à 35 °C, avec une zone chaude de 45 °C, un point froid de 26 °C et la nuit de 20 à 22 °C. Une température inférieure à 18 °C ou supérieure à 43 °C peuvent être fatales à plus ou moins longue échéance. Issus d'un milieu aride à semi-désertique, il faut maintenir une hygrométrie de 30 à 40% environ.
La durée d'éclairage est de 12 à 14 heures durant l'été, et de 9 à 10 heures l'hiver (attention : les spécimens provenant de l'hémisphère sud ont leur hiver en juin).

Le sol sera couvert d'un substrat sur une épaisseur suffisante ( 3 à 4 cm minimum). Il est conseillé d'utiliser du sable tel le calcique non coloré. Ce dernier à l'avantage d'être assez fin et de se dissoudre dans les voies digestives en cas d'ingestion (lors de la capture de proies par exemple). Il est fortement déconseillé d'utiliser des copeaux de bois sous grands risques d'occlusions.
Le sol sera agrémenté de roches, branches ou de plantes. Faire attention de ne mettre que des éléments propres et désinfectés, et d'éviter les plantes non artificielles, car elles peuvent être mangées par l'animal (destruction des plantes mais aussi risque d'empoisonnement). Ces éléments devront permettre à l'animal de se cacher, et chaque individu doit disposer d'au moins une cachette en zone chaude et en zone froide.
Il faut enfin prévoir un abreuvoir, peu profond, qu'on évitera de mettre dans la zone chaude, ainsi qu'une gamelle plate pour présenter la nourriture sans la souiller sur le substrat.


Alimentation

Le dragon barbu consomme à la fois des végétaux et des insectes.

Pour les végétaux, il convient de les présenter coupés. On pourra donner les végétaux suivant : cresson, pissenlit, luzerne, chicorée frisée, roquette, blette, mache, laitue frisée, laitue romaine, scarole, feuille de radis, feuille de navet, celeri, carotte, navet, ainsi que des fruits, moins fréquemment : papaye, orange, clémentine, mandarine, figue, cassis.
Attention, les reptiles ont besoin de calcium, et certains végétaux en sont peu pourvus (cas de la banane par exemple).

Pour les insectes on privilégie en général les grillons, blattes ou criquets, en s'assurant qu'ils ont une taille adaptée (inférieure à la distance entre les yeux des reptiles). On peut aussi donner - surtout aux juvéniles - des drosophiles aptères. On évitera par contre les teignes de ruche ou encore les vers de farine, trop riches en graisse et pauvres en calcium et en protéines. Il est conseillé de saupoudrer tous les deux jours les insectes de poudre de calcium avant de les donner. Les adultes peuvent également consommer des souriceaux (dit "rose"), riches et équilibrées sur le plan alimentaire.
Notez que bien nourrir les proies est important : une alimentation pas trop riche en protéines et riche en calcium profitera à votre animal. De plus il est déconseillé de laisser des proies vivantes la nuit, ces dernières pouvant déranger voire attaquer les reptiles durant leur sommeil.

Selon leur âge les dragons barbus n'ont pas le même régime alimentaire : les juvéniles consomment près de 80% d'insectes pour 20% de végétaux, alors que cette tendance s'équilibre puis s'inverse pour arriver à 20% d'insectes et 80% de végétaux chez l'adulte. On prendra soin de diversifier la nourriture, pour éviter les carences et les risques de lassitude, pouvant conduire à de l'anorexie.

Soins

Alimentation du dragon barbu
Gros plan du dragon barbu

Il convient de maintenir une bonne hygiène dans le terrarium. Il faut ainsi changer quotidiennement l'eau et retirer les déjections et restes de nourriture. Tous les mois, un nettoyage des éléments et parois permet de limiter la prolifération des bactéries. Il est également souhaitable de changer le substrat tous les trois mois.

Attention au lavage des mains avant mais surtout après : les reptiles sont en général porteurs sains de salmonelles et autres bactéries. Il convient donc de respecter une bonne hygiène personnelle, et d'éviter que les enfants, personnes âgées ou immuno-déficientes manipulent les animaux.

Références externes

Liens externes

Références

  • Ahl, E. 1926. Neue Eidechsen und Amphibien. Zool. Anz. 67 : 186-192
  • AMER, SAYED A. M. & YOSHINORI KUMAZAWA 2005. Mitochondrial DNA sequences of the Afro-Arabian spiny-tailed lizards (genus Uromastyx ; family Agamidae) : phylogenetic analyses and evolution of gene arrangements. Biological Journal of the Linnean Society ; 85 (2) : 247
  • Ezaz, Tariq ; Quinn, Alexander E. ; Miura, Ikuo ; Sarre, Stephen D. ; Georges, Arthur ; Graves, Jennifer A. Marshall 2005. The dragon lizard Pogona vitticeps has ZZ/ZW micro-sex chromosomes. Chromosome Research 13:763-776.
  • Hallmen, M. 2006. Selective Breeding for color and pattern. Reptilia (GB) (44) : 12-18
  • McAlpin, Steve 1995. Notes on the central bearded dragon Pogona vitticeps in Central Australia Monitor : Journal of the Victorian Herpetological Society Inc. 6 (3) : 111-115
  • Quinn, Alexander E. ; Arthur Georges, Stephen D. Sarre, Fiorenzo Guarino, Tariq Ezaz, and Jennifer A. Marshall Graves 2007. Temperature Sex Reversal Implies Sex Gene Dosage in a Reptile. Science 316 : 411
  • Schaerlaeken, Vicky ; Jay J. Meyers and Anthony Herrel 2007. Modulation of prey capture kinematics and the role of lingual sensory feedback in the lizard Pogona vitticeps. Zoology 110 (2) : 127-138
  • Witten G J. COVENTRY A J. 1990. SMALL POGONA-VITTICEPS REPTILIA AGAMIDAE FROM THE BIG DESERT VICTORIA AUSTRALIA WITH NOTES ON OTHER POGONA POPULATIONS. ROYAL SOCIETY OF VICTORIA PROCEEDINGS 102 (2) : 117-120
  • Andree Hauschild ; L'Agame Barbu Pogona Vitticeps; Les guides Reptil Mag ; 2007 Animalia Éditions
  • Atlas de la terrariophilie : les lézards, Animalia éditions
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