Basse-Wavre Grand Tour

Wavre

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Drapeau communal Wavre
Belgium location map.svg
Wavre
Armoiries Wavre Brabant-Wallon Belgium Map.png
Géographie
Pays Flag of Belgium (civil).svg Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Héraldique Province BE Brabant Wallon.svg Province du Brabant wallon
Arrondissement Nivelles
Coordonnées 50°43′N 04°36′E / 50.717, 4.6
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
41,80 km² (2005)

37,69 %
13,53 %
45,23 %
3,56 %

Données sociologiques (source : statbel.fgov.be)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
32.784 (1er janvier 2008)

47,96 %
52,04 %
784 hab./km²

Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
65 ans et +
(1er janvier 2008)

21,22 %
61,51 %
17,27 %

Étrangers 6,95 % (1er janvier 2008)
Économie
Taux de chômage 11,00 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 15.460 €/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Charles Michel
Bourgmestre ff Françoise Pigeolet
Majorité LB
Sièges
LB
Ecolo
cdH
Wavre
31
22
4
4
1
Sections de commune
Section Code postal
Wavre
Limal
Bierges
1300
1300
1301
Autres informations
Gentilé Wavrien(ne)
Zone téléphonique 010
Code INS 25112
Site officiel www.wavre.be

Wavre (en néerlandais Waver, en wallon Wåve, localement Auve) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu de la province du Brabant wallon.

Établie dans la vallée de la Dyle (affluent du Rupel), elle est la capitale de la région touristique des "Ardennes brabançonnes".

Wavre est aussi appelée la cité du Maca, en référence à la statue (datant de 1962) d'un jeune garçon escaladant le muret de l'Hôtel de ville. La superstition et la tradition (très récente) veulent que lui caresser les fesses apporte une année de chance.

Ses habitants sont les Wavriens et les Wavriennes. Par assimilation, les Wavriens sont aussi appelés Macas.

Sommaire

Géographie

Situation géographique

La commune est entourée des communes d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, Rixensart, Overijse, Huldenberg, Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux. La ville de Wavre est traversée par la Dyle, une petite rivière, partiellement couverte. La superficie totale est de 42,06 km².

Population

au 01.03.1991 (recensement décennal): 28.565 habitants
au 01.10.2001 (enquête socio-économique) : 31.461 habitants
au 01.01.2004 : 31.693 habitants
au 01.01.2006 : 32.203 habitants
au 01.01.2007 : 32.576 habitants
au 01.01.2008 : 32.792 habitants

Étymologie

circa 1050 Wauera, circa 1123 Waure, 1140 Wawera

Bois (gaulois uobera ou uoberno- « ruisseau caché » -> « ravin » -> « terre inculte » -> « bois, forêt »)[1] [2] ou friche, terrain vague (wallon wavre, bas latin vavria) (?)[2]

Histoire

Préhistoire

Dans le courant du 1er siècle après J.C., séduit par le site de l’Hosté à Basse-Wavre, un riche propriétaire (ou un haut fonctionnaire à la retraite) y fit construire sur le coteau des Hayettes une luxueuse villa à portique avec installation de bains et salles de séjour qui devint le centre d’un important domaine agricole. Détruite lors d’une invasion des Germains dans la seconde moitié du IIIe siècle après J.C. la villa disparut sous la terre et ses ruines gisent dans un champ près de la ferme de l’Hosté. Cette villa fut considérée, à juste titre, comme une des plus grandes et des plus riches découvertes en Belgique.

Les bois, taillis et bruyères recouvrirent les terres de culture abandonnées et il faudra attendre le XIe siècle pour voir apparaître Wavre dans l’histoire. Le toponyme Wavre reflète bien cette situation ; d’origine celtique ou gauloise, influencé par le germanique, il pourrait désigner des terrains marécageux, couverts de broussailles et non cultivés

Moyen-âge

Au cours des temps obscurs qui s’échelonnent du Ve au XIIe siècle, le territoire de Wavre va se repeupler peu à peu suivant un processus qui nous échappe en grande partie.

Patiemment, l’homme a procédé à de nombreux défrichements, mordant peu à peu sur les bois et les landes, élargissant les clairières et consacrant à la culture les terres fertiles des plateaux et de la vallée.

En 1050, Wavre est mentionnée comme une ville du ‘pagus’ de Brabant. C’est en fait un domaine agricole appartenant aux comtes de Louvain. Ceux-ci installent leur réserve aux alentours du site de l’Hosté et à proximité de l’ancienne villa romaine. Ils y édifient une chapelle libre pour assurer le service divin aux serfs du domaine. Vers 1086, ils concèdent à l’abbaye d’Affligem une partie de leur domaine.

Vers la même époque, le comte Henri III de Louvain installe à Wavre même un seigneur particulier alors qu’un bourg s’est formé au croisement des deux routes. Un marché y existe déjà au début du XIIIe siècle et le bourg va grandir et devenir un centre de commerce et de transit. La population s’accroît et il se crée une classe de bourgeois, qui en 1222, avec l’appui de leur seigneur, obtinrent du duc Henri Ier une charte de franchise qui leur accorde une belle autonomie sur le plan politique et des facilités au plan commercial. Cette charte constituait une clé ouvrant pour des siècles la porte de la prospérité à la cité.

En dehors des commerçants tenant boutique dans les rues principales, des marchés hebdomadaires se créent ; nous y relevons le marché aux grains en la halle et aux alentours sur la place Cardinal Mercier, le marché au bétail sur la place de l’Hôtel de Ville et le marché au beurre et au fromage dans la rue du Commerce.

Dans le même temps, le hameau de Basse-Wavre, où l’abbaye d’Affligem a installé un prieuré, devient au cours du XIIe siècle un centre marial, lieu de pèlerinages qui entraîna dans son sillage l’installation de deux foires, chaque année, les 8 et 21 septembre qui se tenaient aux abords de l’église du prieuré et dans les prés de l’Harbatte.

Jusqu’à la fin du XVe siècle, la ville semble jouir d’une paix relative mais cela ne pouvait durer. Wavre adhéra à la révolte des États contre Maximilien d’Autriche et, le 8 mars 1489, le duc Albert de Saxe, lieutenant de Maximilien, s’empara de la ville et la livra au pillage et à l’incendie. Les vannes se sont ouvertes et la ville va connaître jusqu’au début du XVIIIe siècle les malheurs de la guerre :

en 1507, pillage et incendie par le duc de Guildre ; en 1542, à nouveau pillage et incendie par les troupes du général Martin Van Rossum de 1568 à 1596, Wavre subit les contrecoups dévastateurs des guerres politiques et religieuses.

XVIIe et XVIIIe siècles

Le XVIIe siècle siècle débuta très mal pour la ville. Le 9 mai 1604, des troupes espagnoles mutinées incendièrent Wavre : plus de 180 maisons et l’église paroissial furent détruites. En 1624-25 et en 1628-29, des maladies contagieuses ravagèrent la ville et les malades durent se réfugier aux alentours de l’ermitage de Wavre pour enrayer la contagion.

La guerre avec son cortège de misères, va sévir dans la région de Wavre perturbant la tenue des marchés et le commerce local, tout au long du siècle, marqué principalement par la guerre entre la France, alliée aux Provinces-Unies (1696-1659) et les guerres de Louis XIV qui vont se succéder presque sans interruption de 1667 à 1713.

Pendant ce temps, une maladie contagieuse frappa la ville en 1668 et comble de malheur, le 28 avril 1695, un terrible incendie éclata à Wavre, détruisant le couvent des Carmes, l’église paroissiale et plus de 300 maisons. Le 17 juillet 1714, nouvel incendie et nouveau désastre avec la destruction de 200 maisons. La ville mit quelques années à se redresser et à ranimer son commerce languissant. Heureusement, elle put jouir d’une paix prolongée jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, si l’on excepte la guerre entre la France et l’Autriche de 1744 à 1748 qui causa quelques remous.

L’évolution de la population reflète bien cette situation. Wavre compte en 1693, 2.478 habitants contre 2194 en 1709, soit une perte de 22%. Au cours du XVIIIe siècle, la remontée est spectaculaire ; en 1755, 2603 habitants, 3789 en 1784.

Malgré les malheurs de la guerre, le commerce s’est maintenu vaille que vaille et, sitôt la paix revenue, Wavre compte 15 hôtelleries et 15 auberges. En 1755, on dénombre 116 commerces de tous genres et en 1796, 176.

Période contemporaine

Pendant cette période de près de deux siècles, la ville de Wavre va connaître nombre d’événements tant sur le plan politique que démographique et économique sans compter les contrecoups des événements extérieurs.

La Révolution brabançonne qui souleva nos provinces contre l’Autriche secoua fortement la population wavrienne : pillages et sévices contre les partisans de l’Autriche, perquisitions abusives, création d’une brigade de volontaires sous les ordres des ‘’’bailli-maïeu Reusou’’’, participation aux mouvements militaires. Malgré le retour des Autrichiens en décembre 1790, l’agitation se poursuivit plus ou moins clandestinement malgré l’intervention de la justice. En 1792, les anciens volontaires attendent l’arrivée des Français.


La période française

Le 6 novembre 1792, l’armée autrichienne était battue à Jemappes près de Mons et les Pays-Bas tombaient au pouvoir de la France. Cette première occupation française ne semble pas troubler l’existence des Wavriens. Le 18 mars 1793, les Français étaient battus à la bataille de Neerwinden. Les Autrichiens rétablirent l’ancien régime mais pour peu de temps.

Le 24 juin 1794, retour offensif et victoire des Français à Fleurus. Le 12 juillet , l’armée française campait à Bierges et causait quelques dégâts dans les champs de Bilande. La ville de Wavre fut frappée de taxes et de réquisitions comme partout ailleurs. Les anciens Magistrats restèrent en place mais par arrêté du 24 messidor an III (11 juillet 1795), l’Administration Centrale décréta la suppression de anciennes cours échevinales et la création d’un seul corps municipal pour Wavre et Basse-Wavre. Une page de l’histoire de Wavre était définitivement tournée.

Les réformes du régime politique et administratif vont se poursuivre. Par arrêté du 14 fructidor au III (31 août 1795), le Comité de Salut Public divisa le territoire de la Belgique en neuf départements. Wavre fit partie du département de la Dyle et de l’arrondissement de Nivelles et chef-lieu de canton. Suite au coup d’État du Directoire perpétré le 4 septembre 1797, la période allant de septembre 1797 à octobre 1799 fut assez troublée dans la région de Wavre par la persécution religieuse et par l’instauration en septembre 1798 de la conscription. Par décret du 1er octobre 1795, la Convention annexa la Belgique à la France et les Wavriens devinrent citoyens français. Après le départ des Français en février 1814, Wavre passa sous la tutelle des Pays-Bas de 1815 à 1830 puis ce fut la révolution belge en septembre 1830 et l’indépendance de la Belgique. Le régime communal subsista, confirmé par la loi du 30 mars 1886 et ce n’est qu’au 1er janvier 1977 que Wavre fusionna avec les communes de Bierges et Limal. La ville de Wavre ancienne disparaît comme entité politique et son histoire s’arrête au 31 décembre 1976.

Mis à part les combats du 18 juin 1815 qui opposèrent à Wavre même et aux environs les troupes françaises de Grouchy et l’arrière-garde des troupes prussiennes de Blücher, Wavre va connaître de 1814 à 1914 une longue période de paix, bénéfique pour son développement et son économie. Sa population va passer de 4.000 habitants en 1804 à 13.000 habitants au 31 décembre 1976.

Conditions fondamentale, les communications de Wavre avec l’extérieur vont se développer. Depuis 1769, la ville était reliée par une route pavée à Bruxelles. Le régime hollandais va permettre la prolongation de la chaussée depuis Lauzelle jusqu’à Namur et la création de la transversale Wavre-Hamme-Mille vers Louvain.

Après 1830, les liaisons routières se multiplient :

en 1837, construction de la route de Nivelles à Wavre par Genappe ;

en 1856, la création d’une route à Hannut par Jodoigne et d’une route de Wavre à Huy par Perwez.

Le XXe siècle vit la construction de l’autoroute des Ardennes qui atteignit Wavre en 1969.

Par suite de multiples avatars, le chemin de fer qui devait relier Bruxelles à Gembloux par Wavre fut détourné vers Ottignies mais, grâce à la création des lignes Wavre-Charleroi, Wavre-Manage par Nivelles et Wavre-Louvain, Wavre devint à partir de 1855 un centre ferroviaire.

En complément de ces liaisons, en 1887 débutèrent les travaux d’établissement d’une ligne vicinale entre Wavre et Jodoigne et en 1896 d’une ligne Wavre Braine-l’Alleud par Waterloo.


L’économie

Wavre a conservé et même développé son agriculture qui n’a connu un réel déclin qu’a partir de 1970 avec la disparition de plusieurs fermes importantes et l’extension des lotissements.

Au plan commercial, Wavre est resté jusqu’à nos jours le centre commercial. Le commerce reste la base de sa prospérité et sa raison d’être. Les foires d’antan ont disparu mais les marchés hebdomadaires se sont maintenus, surtout celui du mercredi qui connaît un vif succès au XIXe siècle, le marché de Wavre était, après ceux de Bruxelles, le plus important de la province de Brabant.

Les commerces se sont développés. En 1796, Wavre comptait 175 commerçants ; entre 1890 et 1910, on dénombrait 260 commerces de détail et, en 1965, 400 établissements de commerce. Grâce au chemins de fer, le quartier de la gare devint un centre d’attraction avec ses messageries et ses hôtels.

Au cours de la période qui nous occupe, Wavre connut une mini révolution industrielle avec l’apparition de plusieurs industries : les papeteries de Basse-Wavre en 1819, la sucrerie de Wavre en 1864, les Capsulerie Goffart et Gounisseu en 1919, la manufacture d’ouates « Orval » en 1905 et les fonderies Henri Berger en 1876.

Les guerres de 1914-1918 et de 1940-1945 ont marqué douloureusement la cité :

Le 20 août 1914, les troupes allemandes entrèrent dans Wavre. Sous de fallacieux prétextes, les Allemands accusèrent les habitants d’avoir tiré sur les troupes. En représailles, plusieurs maisons furent incendiées et la ville frappée de lourde contribution avec prise d’otages. Le 15 novembre 1916 les Allemands procédèrent à la réquisition des hommes pour leur déportation en Allemagne. Deux Wavriens furent fusilles pour espionnage : Adelin Colon et Joseph Joppart. La ville fut libérée en novembre 1918.

En 1940, Wavre formait un chaînon de la ligne de défense K.W.. Le mardi 14 mai, la ville est bombardée par l’aviation allemande. Tout le centre fut incendié y compris l’Hôtel de Ville. La ville était occupée par les Anglais et de violent combats s’engageaient du 15 au 17 mai. Après quatre ans d’occupation, la ville sera libérée dans des conditions difficiles avec les résistants et, en réaction, les Allemands incendièrent de nombreuses maisons au Sablon. Le soir, la ville est bombardée par la D.C.A. de Beauvechain. Le 5 septembre, les Anglais, accourus de Bruxelles parviennent à libérer la ville au soir

|Site officiel de la ville de Wavre|

Particularités locales

Maurice Carême

Maurice Carême est originaire de la commune de Wavre où il est enterré. Il écrivit des poèmes sur sa ville natale dont celui-ci :

Je chante la ville de Wavre,

Et non Paris et non Le Havre.

Je chante la ville de Wavre,

Car j'y suis né, non par hasard...

Une des principales écoles de Wavre porte son nom, l'Athénée Royal Maurice Carême (ARMC).

Wavre : le parc d'attraction Walibi

La ville de Wavre a également attiré de nombreux touristes depuis 1975, date à laquelle un parc d'attractions a ouvert ses portes sur son territoire. Il fut baptisé « Walibi », par contraction du nom des trois entités de la commune, Wavre-Limal-Bierges. Ce qui au départ n'était qu'une petite aventure régionale a grandi au point de devenir le plus grand parc d'attractions de Belgique et d'exporter son nom hors des frontière lors de l'ouverture de parcs en France et aux Pays-Bas. Racheté successivement par plusieurs groupes internationaux, celui-ci s'est un temps appelé « Six Flags Belgium ». Mais 2005 signe le retour du nom originel (Walibi Belgium) et de son célèbre kangourou orange, emblème du parc, éléments chers au cœur de bon nombre de visiteurs.

Les émetteurs

Certains des plus puissants émetteurs radio de la RTBF et de la VRT se trouvent réunis à la limite nord de la commune, le long de la N4. Les éléments les plus visibles sont les deux antennes portées par des pylônes de près de 300 m servant aux émissions FM des deux radios nationales et la grande antenne filaire servant aux émissions francophones en ondes courtes vers l'Afrique centrale.

Folklore

Cortège carnavalesque le dimanche 21 jours avant Pâques, à 15h00. Nombreux confetti !

Notes

  1. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, collection « Histoire », n° 70, 1986
  2. a  et b Carnoy A., Origines des noms des communes de Belgique, Louvain, Éditions Universitas, 1948 (2 vol.)

Liens externes

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