ECOLO

Ecolo

Ecolo
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Co-Présidents Jean-Michel Javaux
Isabelle Durant
Fondation 1980
Siège Espace Kegeljan
Av. de Marlagne 52
5000 Namur
Au niveau fédéral
Chambre[1]
Chef de groupe Muriel Gerkens
Sénat[2]
Chef de groupe José Daras
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Flag of Wallonia.svg Flag Belgium brussels.svg Dgbelgiens.svg
Dans les entités fédérées
Parlement wallon[3]
Présidente du Parl. wallon Emily Hoyos
Ministres wallons[4]
Jean-Marc Nollet
Philippe Henry
Parl. Comm. française[5]
Ministres francophones[6]
Evelyne Huytebroeck
Jean-Marc Nollet
Parl. bruxellois[7]
Ministre bruxelloise[8] Evelyne Huytebroeck
Secrétaire d'État Christos Doulkeridis
Parl. Comm. germanophone[9]
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Au niveau européen
Représentants
Vice-Présidente du Parlement européen[10] Isabelle Durant
Affiliation européenne Parti Vert européen
Affiliation internationale {{{internationale}}}
Idéologie(s) Écologie politique
Couleur Vert
Site officiel www.ecolo.be
voir aussi

Constitution belge
Politique de la Belgique
Monarques de Belgique
Gouvernement fédéral belge
Premiers ministres belges
Partis politiques belges
Élections belges

Ecolo[11] est un parti francophone belge se réclamant de l'écologie politique, et suivant certains des principes de la politique écologique. Créé en 1980, Il fut l'un des premiers partis verts au monde à entrer dans un parlement national[12].

Sommaire

Fondements

  • 1976 : fondation des Amis de la Terre – Belgique. Premières listes lors des communales, dont «Combat pour l’Ecologie et l’Autogestion» à Namur.
  • 1977 : première participation de listes «Wallonie – Ecologie» aux élections législatives dans 8 arrondissements, une liste en Flandre (Anvers) & une à Bruxelles.
  • 1978 : élections législatives à nouveau : 7 listes «Wallonie – Ecologie», 2 listes à Bruxelles (Ecolog & Ecopol), 3 listes en Flandre.
  • 1979 : élections européennes : succès de la liste «Europe – Ecologie» : 5%.
  • 1980 : 8 et 23 mars : assemblées fondatrices d’Ecolo (Hélécine-Huy)
  • 1981 : élections législatives : 6,1 % en W et 2,2 % à Bxl : entrée d’Ecolo et d’Agalev au Parlement belge (4 députés & 5 sénateurs) : c’est une première européenne. Entrée également dans les conseils provinciaux.
  • 1982 : élections communales : 75 conseillers élus. Ecolo entre en majorité à Liège (83–88).
  • 1983 : septembre : création du centre d’Etudes et de Formation en Ecologie, le CEFE.
  • 1984 : premier Congrès des Verts Européens à Liège. Elections européennes : avec près de 10%, Ecolo obtient un député européen.
  • 1985 : juillet : adoption de la déclaration de Péruwelz/Louvain-La-Neuve exprimant les principes fondamentaux du mouvement Ecolo (le "ni gauche ni droite" et le refus d'écarter l'hypothèse d'une coalition avec les libéraux et les sociaux-chrétiens contre les socialistes). Scission d'une partie de l'aile gauche, qui fonde les Verts pour une gauche alternative (VEGA).

Déclaration des principes fondamentaux du mouvement Ecolo Declaration

Organisation

Ecolo, en tant que parti politique, fonctionne à la manière d'une démocratie représentative.

L'organe souverain du parti est l'Assemblée Générale (AG), où chaque membre du parti a une voix. L'AG prend les grandes décisions de la vie du parti: élection du secrétariat fédéral (voir ci-dessous), modification des statuts d'Ecolo, élection des candidats aux places stratégiques des listes électorales pour le Sénat et pour le Parlement Européen, etc. Elle est réunie entre une et plusieurs fois par an, suivant les circonstances et le contexte politique.

Le Conseil de Fédération (CF) est le parlement interne du parti. Il est composé de délégués des régionales (voir ci-dessous), de délégués représentant chacun des groupes parlementaires dans les différents parlements où Ecolo est présent, et de délégués cooptés. Sa mission est de prendre les options politiques générales, rédiger et actualiser le programme politique, mettre au point les procédures d'élaboration des listes électorales,... Il a aussi pour fonction de contrôler l'exécutif du parti.

Ce dernier est appelé Secrétariat Fédéral et est composé depuis 2007 de deux co-présidents: un homme et une femme, un(e) wallon(ne) et un(e) bruxellois(e). Ceux-ci sont élus par l'AG pour un mandat de quatre ans. Ils sont responsables du fonctionnement d'Ecolo au quotidien et en sont les porte-paroles.

Sur le plan territorial, Ecolo est structuré en trois niveaux:

  • le niveau fédéral, basé à Namur, qui regroupe les différents services centralisés d'Ecolo, ainsi que le secrétariat fédéral et le bureau du Conseil de Fédération (qui planifie les réunions du CF et les AGs et en prépare l'ordre du jour);
  • le niveau des régionales, qui sont au nombre de 15 - 14 wallonnes et 1 bruxelloise - correspondant aux circonscriptions électorales pour les élections régionales. Celles-ci sont globalement organisées à leur échelle sur le modèle du parti: AG régionale, conseil régional, secrétariat régional.
  • le niveau des locales Ecolo, qui s'occupent de la politique locale au niveau des communes wallonnes et bruxelloises. Ici aussi, l'organisation est, à l'échelle locale, similaire aux deux autres niveaux, quoique souvent dans une structure simplifiée (AG locale et secrétariat local)

Enfin, dans certaines provinces de Wallonie, les régionales qui en font territorialement partie ont créé des coordinations provinciales (Liège, Hainaut). Ceci afin notamment de piloter les campagnes pour les élections législatives, pour lesquelles la circonscription électorale recouvre le territoire de la province depuis les élections législatives de 2003.

Historique

Ancien logo d'Ecolo

Le commencement

La naissance d'Ecolo date de la fin des années 1970 et rassemble autour des "Amis de la Terre" des leaders d'abord environnementalistes. Les accidents pétroliers de l'Amoco Cadiz en 1978 ou nucléairesThree Mile Island en 1979 ainsi l'installation de missiles américains en Europe pendant la Guerre froide permettent à Ecolo d'élargir sa base de revendication.

Après 1987, les militants du parti SeP s'engagent en grande majorité chez Ecolo[13]. En 1988, les négociations communautaires entre Flamands et francophones amènent à un sous financement de la Communauté française, contraignant le gouvernement à mener une politique de restriction budgétaire, provoquant la colère des enseignants (souvent socialistes dans l'enseignement officiel, et souvent catholique dans l'enseignement libre) qui se rallient partiellement au mouvement écologiste[14].

La victoire de 1999

En 1996, l'affaire Dutroux mène à une commission parlementaire hautement médiatisée sur le fonctionnement de la police. Le député écologiste Vincent Decroly y adopte une attitude dénonciatrice envers le gouvernement offrant ainsi une assise populaire à son parti. Enfin, la crise de la dioxyne de 1999[15] apporte une légitimitéet une visibilité aux revendications écologistes et de réforme des grandes institutions.

Ils furent les vainqueurs surprise des élections du 13 juin 1999, augmentant sensiblement leur score dans la majorité des cantons électoraux (passant généralement de 5-10 % à 15-20 %).

Forts de leur score, ils furent invités par les socialistes et libéraux (qui avaient un accord pour aller ensemble au pouvoir) à participer au gouvernement de la législature 1999-2003. Dans cette coalition inédite (baptisée coalition arc-en-ciel), Ecolo hérita d'un poste de vice-Première ministre et ministre de la Mobilité et des Transports (rempli par Isabelle Durant) et d'un poste de secrétaire d'État à l'Énergie et au Développement durable (rempli par Olivier Deleuze) au niveau fédéral. À la Région wallonne, Thierry Detienne devint ministre des Affaires sociales et de la Santé et José Daras vice-président du Gouvernement wallon, ministre des Transports, de la Mobilité et de l'Énergie. À la Communauté française, Jean-Marc Nollet devint ministre de l'Enfance, chargé de l'enseignement fondamental et Nicole Maréchal ministre de l'Aide à la jeunesse et de la Santé. À la Communauté germanophone, Hans Niessen devint ministre de la Jeunesse et de la Famille, du Patrimoine et des Affaires sociales.

Lors des élections communales et provinciales d'octobre 2000, Ecolo réitéra ses bons scores et entra dans de nombreuses coalitions communales, tantôt "petit olivier" (PS-Ecolo-CDH) tantôt non (PRL-FDF-Ecolo par exemple).

La participation au pouvoir fédéral d'Ecolo fut parfois assez houleuse et les conflits avec les autres partenaires de la coalition furent nombreux.

Leur participation au gouvernement permit le vote d'une loi limitant l'utilisation de l'énergie nucléaire mais l'intransigence du parti sur l'interdiction de la publicité du tabac au grand prix de Spa-Francorchamps provoquèrent une déception chez une partie des électeurs.

Lors d'un congrès fin 2002, Ecolo vote en faveur de la suppression des pouvoirs politiques du Roi à court terme (lors de la législature 2003-2007) et l'instauration d'une république à long terme. Le sénateur républicain Josy Dubié critique dans la presse les principes monarchiques et le coût des dotations de la famille royale. Vu les très nombreuses critiques, Ecolo fait ensuite marche arrière en annonçant que ce n'était pas un dossier prioritaire.

Ecolo tint pourtant sa place au gouvernement fédéral jusqu'au 5 mai 2003 où, dans le dossier du survol nocturne de Bruxelles, Isabelle Durant refusa la signature d'un accord et fut dessaisie de ses fonctions par le Premier ministre, Guy Verhofstadt, qui les attribua à une autre ministre, Laurette Onkelinx. Suite à cet événement, Isabelle Durant et Olivier Deleuze démissionnèrent de leurs postes et depuis Ecolo siège dans l'opposition au Parlement fédéral.

La défaite de 2003

Les élections fédérales du 18 mai 2003 virent le score d'Ecolo chuter sous la barre des 10 %, obtenant quatre députés fédéraux et un sénateur élu direct (auquel vint s'ajouter un sénateur coopté).

La chute fut stabilisée lors des élections régionales et européennes du 13 juin 2004, lors desquelles Ecolo n'obtint toutefois qu'un seul député européen (Pierre Jonckheer) contre trois en 1999. À la Région wallonne, il n'obtint que trois députés alors qu'il en obtenait sept au parlement de la région de Bruxelles-Capitale. À cette occasion, Ecolo fit son entrée dans la nouvelle majorité politique de la région de Bruxelles-Capitale réunissant, autour du ministre-président Charles Picqué, le Parti socialiste, le CDH, Ecolo, le VLD, le CD&V, le sp.a et Groen!. Evelyne Huytebroeck devint ministre régionale bruxelloise de l'Environnement tandis que Christos Doulkeridis prit la présidence de l'assemblée parlementaire de la COCOF.

Le quart de siècle d'Ecolo

Le 20 mars 2005, Ecolo fête ses 25 ans. L'assemblée générale fait apparaître un parti plus uni et plus indépendant par rapport aux autres formations politiques. Avec une nette distanciation vis-à-vis du Parti socialiste, qui fête son 120e anniversaire la même année.

Le parti s'est positionné en faveur du Traité constitutionnel européen, ratifié en mai 2005 par la Chambre belge des représentants, plusieurs de ses députés (Céline Delforge, Zoé Genot, Bernard Wesphael) se positionnant toutefois contre le traité.

La crise de Schaerbeek et ses conséquences

Au lendemain des élections communales du 8 octobre 2006, Ecolo, par la voix d'Isabelle Durant a refusé de concrétiser un accord pré-electoral avec le CDH et le PS visant à offrir l'écharpe maïorale à la Ministre de la Justice Laurette Onkelinx. L'accord, né en 2003, visait à substituer à la majorité MR-Ecolo en place une majorité "Olivier" regroupant socialistes, démocrates et écologistes. Il était conditionné à l'obtention d'une majorité stable. Isabelle Durant a jugé qu'une majorité d'un demi-siège (24 conseillers communaux sur 47) n'était pas viable dans une commune où 12 changements d'affiliation de conseillers avaient été dénombrés entre 2000 et 2006. Le fait qu'un des nouveaux élus PS était en même temps le dirigeant local de l'organisation turque d'extrême droite des Loups gris a également été invoqué pour justifier cette décision[16].

Bien que des membres du parti Ecolo - dont Henri Simons, passé au PS quelques mois plus tard et candidat sur la liste de ce parti au Sénat en 2007 - se soient publiquement élevés contre la prise de position d'Isabelle Durant[17], les instances officielles du parti ont décidé de ne pas la sanctionner[18].

Les élections législatives de 2007

Les élections législatives du 10 juin 2007 ont permis à Ecolo de remporter un succès important et de doubler sa représentation au Parlement. Le slogan du parti était : « Une terre plus verte, Un monde plus juste MAINTENANT ! ». Ecolo remporte 8 sièges à la Chambre des représentants (contre 4 en 2003) et 2 sièges de sénateurs élus directement (contre 1 seul en 2003). Le parti écologiste flamand Groen! remporte quant à lui 4 sièges à la Chambre et 1 au Sénat alors qu'il n'avait plus de représentation fédérale depuis les élections de 2003. Les verts ont décidé de former un groupe commun de 12 députés à la Chambre renouant ainsi avec une tradition entamée en 1981.

Les élections régionales et européennes de 2009

Les élections du 7 juin 2009 ont vu le score d'Ecolo doubler, que ce soit à Bruxelles (17,94% contre 8,35% en 2004), en Wallonie (18,54% contre 8,52%) et à l'Europe (8,55% contre 3,69%)[19]. Ecolo devient donc 3e parti francophone devant le cdH. Forts de cette victoire et du fait d'être le seul parti belge francophone à avoir gagné des sièges partout (MR et PS chutent, cdH reste stable), les verts ont décidé de prendre la main pour diriger les négociations en Wallonie et à Bruxelles. Leur tactique est de s'allier au cdH pour pouvoir former un groupe fort qui pourra imposer des revendications à l'un ou l'autre des 2 grands partis (MR ou PS). Dans un premier temps, Ecolo et le cdH rencontrent séparément les 2 autres partis. Le 16 juin 2009, ils décident de négocier une alliance cdH, PS et Ecolo[20], tant en Wallonie qu'à Bruxelles et à la Communauté française. Un accord à trois est conclu le 12 juillet[21]. Cet accord, ainsi que la liste des ministres proposée par les co-présidents, est avalisé par les membres lors de l'assemblée de participation du 15 juillet à Louvain-la-Neuve[22].

Personnalités liées à Ecolo

Notes et sources

  1. Site de la Chambre des Représentants de Belgique
  2. Site du Sénat de Belgique
  3. Site du Parlement wallon
  4. Site du Gouvernement wallon
  5. Site du Parlement de la Communauté française de Belgique
  6. [tt_news=531&tx_ttnews[backPid]=561&cHash=484c8fd321 Site de la Communauté française de Belgique]
  7. Site du Parlement bruxellois
  8. Site de la Région de Bruxelles-Capitale
  9. Site du Parlement de la Communauté germanophone de Belgique
  10. Isabelle Durant sur le site du Parlement européen
  11. À l'époque où Ecolo s'est pour la première fois présenté aux élections, les listes en Belgique devaient adopter un sigle correspondant à une abréviation. Ecolo a donc dû trouver une dénomination correspondant au sigle Ecolo : Écologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales ; d'autre sigles électoraux, VERTS par exemple, figurent dans une liste des sigles déposés par Ecolo
  12. Le tout premier parti vert européen à entrer dans un parlement national fut le parti vert suisse.
  13. La Belgique en mutation, mutation des systèmes partisants, VERJANS Pierre, éd. Bruylant, 2009
  14. La Belgique en mutation, mutation des systèmes partisants, VERJANS Pierre, éd. Bruylant, 2009
  15. Collectif, Dioxine: de la crise à la réalité, Liège, Editions de l'Université de Liège,2000
  16. Bernard Clerfayt reste bourgmestre, Le Soir, 9 octobre 2006
  17. Ecolo prêt à imploser, Le Soir, 10 octobre 2006
  18. Ecolo en paix, Le Soir, 11 octobre 2006
  19. http://elections.lesoir.be/elections-2009/static/index.html
  20. Ecolo et CDH ont choisi : ce sera le PS et l’Olivier, Le Soir, 16 juin 2009
  21. L’Olivier a de l’ambition malgré la crise, Le Soir, 13 juillet 2009
  22. CDH, Ecolo et PS disent trois fois oui à l'Olivier !, Le Soir, 16 juillet 2009

Voir aussi

Lien externe

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