Bruguières


Bruguières
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43° 43′ 30″ N 1° 24′ 44″ E / 43.725, 1.41222222222

Bruguières
Armoiries
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Fronton
Code commune 31091
Code postal 31150
Maire
Mandat en cours
Philippe Plantade
2008-2014
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Toulouse (2011)
Démographie
Population 4 938 hab. (2008)
Densité 547 hab./km²
Gentilé Bruguiérois
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 30″ Nord
       1° 24′ 44″ Est
/ 43.725, 1.41222222222
Altitudes mini. 116 m — maxi. 175 m
Superficie 9,03 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bruguières est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Bruguiérois.

Sommaire

Blason

Blason écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, au second et au troisième de gueules aux trois bandes d'or.

Géographie

Commune de l'aire urbaine de Toulouse, située dans son pôle urbain à 15 km au nord-ouest de Toulouse, sur l'Hers-Mort.

Accès par l'autoroute A62 sortie sortie 11.

Histoire

Bruguières tire son nom des brugues (ou bruyères) qui fleurissaient ses coteaux. La forêt recouvrant non seulement les hauteurs comme aujourd'hui, mais aussi la plaine de chaque côté de l'Hers.

Ancien régime

On a découvert 2 sarcophages mérovingiens en 1979 lors des travaux du péage de l'autoroute A62.

De même, en 2004, lors de la construction d'un lotissement à La Mouline, il a été repéré des vestiges de céramiques et d'amphores romaines, à proximité d'un ancien cimetière du XIIe siècle.

Le nom du village de Bruguières apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sernin comme étant en sa possession après avoir été dépendant de celle de Moissac. Une église déjà dédiée à saint Martin est mentionnée en 1080.

Le village s'entoure d'une enceinte fortifiée à l'époque de la guerre de Cent Ans, comme tous les villages des alentours. En subsiste la disposition resserrée des maisons autour d'un puits, ainsi que le nom de rue du Fort. Cependant, on crée hors les murs une vaste place rectangulaire (plus grande que celle du Capitole de Toulouse) avec sur le côté est le château du Castelet (banque). On y trouvait le four banal, la forge, une fontaine. Plus tard, côté nord, Georges d'Olive, seigneur de Bruguières construit en 1657 l'actuel château (restaurant). Un autre château se situait au Petit Paradis (ou paravis), c'est-à-dire sur la bretelle d'accès vers Toulouse de l'autoroute A62. Il a été vendu et démoli en 1845.

En 1511, il est décidé de refaire l'église en reprenant ce qui restait de l'église primitive romane. Elle n'est terminée qu'en 1538. Sa consécration solennelle n'interviendra que le 20 mai 1550. Peu après, en 1562, elle fut incendiée par des Reistres allemands à la solde des protestants de Montauban.

La plupart des terres appartenaient à de riches toulousains. Les habitants étaient surtout des paysans employés à la journée. Les coteaux sont alors garnis de nombreuses vignes.

Le pont sur l'Hers existait au XVIIe siècle. Auparavant, on franchissait la rivière à gué, comme en témoigne le nom de Gamouna (gué des moines), situé sur le chemin de Bruguières au monastère de Lespinasse (fondé en 1114). La rivière Hers a été détournée au XVIIIe siècle sur ordre de l'intendant du Languedoc. Ainsi, suite aux crues, on a détruit le moulin de la Mouline et supprimé le méandre en amont du pont.

En 1770, on réaménage la côte de Bruguières en coupant tout droit.

Les seigneurs de Bruguières

La juridiction de Bruguières est passée entre de nombreuses mains jusqu’au XVIe siècle. Puis en 1560, le seigneur de Saint-Jory, Michel Dufaur († 1561), président du Parlement de Toulouse, rachète la juridiction de Bruguières. Ses enfants Charles Dufaur († 1575), puis Pierre Dufaur (1540-1600) président du Parlement et fait baron par Henri IV, lui succéderont. Le fils de ce dernier, Jacques Dufaur († 1616) conseiller au parlement, sera seigneur de Saint-Jory et Bruguières jusqu’en 1613.

Puis Jean d’Olive, avocat et syndic général du Languedoc (1579-1623) rachète la juridiction de Bruguières. Sa femme Marguerite d’Espaigne de Novital (1587-1653) prendra la suite. Leur fils Georges d’Olive (1620-1693) marié avec Marie-Louise Dufaur (1612-1669,) fille du Jacques Dufaur précédemment cité, fut seigneur de Bruguières de 1638 à 1693 (55 ans !). Son fils Jean-François d’Olive (1645-1713) lui succède.

N’ayant qu’une fille Marie-Anne d’Olive, elle se marie avec François Brandouvin de Balaguier, marquis de Beaufort. Ce dernier sera seigneur de Bruguières jusqu’à sa mort en 1723. Sa veuve, Marie-Anne d’Olive, prendra la suite jusqu’à ce soit leur fils, Joseph de Beaufort, lieutenant (1711-1765), qui reprenne le titre. Un de leurs 11 enfants, Joseph-Michel de Beaufort, lui aussi militaire, (1746-1795) sera le dernier seigneur de Bruguières. Il connaîtra une fin tragique comme émigré aux côtés des Anglais à Quiberon en Vendée. Contrairement à son père qui résidait à Bruguières, ce dernier était plus souvent à Paris où il s’était marié en 1781.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1975 Pierre Aubinel SE  
1975 1994 René Albus SE  
1994 2001 Jacques Chabosi SE  
mars 2001 2014 Philippe Plantade SE  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne

Depuis quelques années, un conseil municipal des jeunes a été créé.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2007
813 1 169 1 726 2 524 3 056 3 862 4 552 4 923[2]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
2005 : Population provisoire (enquête annuelle).

Lieux et monuments

  • Château de Bruguières, à côté de la mairie et datant du XVIIe siècle, malheureusement défiguré par l'extension ancienne de l’hôtel-restaurant occupant encore actuellement les murs. Une des quatre tours d'angle a disparu.
  • Église Saint-Martin, rebâtie en briques au XVIe siècle. Son clocher mur typique de la région toulousaine comporte 5 fenêtres. L'ancienne entrée (avant 1862) abrite un petit musée qui présente quelques vêtements et vases liturgiques. Mais surtout expose la statue en bois polychrome de Notre-Dame de Grâce XIVe siècle. Cette statue, vénérée comme miraculeuse, est le seul vestige de la chapelle qui lui était dédiée en haut du village.
  • Quartier Notre-Dame. Dans l'actuelle impasse du Prieuré s'élevait de 1450 à 1793, une vaste chapelle de briques (25 x 10 m) avec un clocher, dédiée à Notre-Dame de Grâce. Elle était, sur le point le plus haut du village, visible de fort loin. Le pèlerinage du 8 septembre prenant de l'ampleur, elle fut rebâtie en 1602. Puis en 1605, les frères dominicains fondèrent un vicariat (couvent annexe de celui de Toulouse). Ce bâtiment existe encore, contrairement à la chapelle qui a été entièrement détruite à la révolution.

Personnalités liées à la commune

Germain-François-Marie Cucsac

Bienfaiteur de la commune, il fonda l'hospice devenu depuis maison de retraite.

Il était trésorier général de France. Il est mort à Toulouse le 7 avril 1809, place de la monnaie (actuelle place du Salin) . Fils de Philippe Cucsac (né le 5 janvier 1679) et de Françoise d’Augery. Il succède en 1754 à son père. Sa mère, fille de Marguerite Augery de la Roquebouillac, avait de grands biens à Bruguières.

En 1789, Trésorier honoraire, il fut convoqué à l’assemblée de la noblesse de Toulouse. Il fit don à la cathédrale Saint-Étienne à Toulouse de grandes tapisseries des Gobelins qui sont toujours exposées dans la nef ancienne.

Son oncle, Germain Cucsac (1680-1743), juge garde de la monnaie fut capitoul en 1737. Deux de ses fils eurent des destins tragiques lors de la Révolution : Bernard-François Cucsac (1728-1792) supérieur du séminaire Saint-Sulpice fut massacré aux Carmes à Paris. Il a été béatifié pour cela. Un autre frère, Germain-Marie-Anne Cucsac (1735-1794), conseiller au Parlement, fit partie des 8 parlementaires toulousains guillotinés à Paris.

Germain-François-Marie Cucsac a réussi à sauver pendant la Révolution, les grands biens qu’il possédait à Bruguières et qu’il tenait surtout de sa mère. Il devait être célibataire.

Dans son testament du 5 Thermidor an 13 (21 juillet 1805) il demande « que soient formés les établissements de charité suivants :

  • Une maison de charité et de secours à domicile pour le soulagement des pauvres malades et infirmes et instruction des jeunes filles de Bruguières, Castelginest et Saint-Sauveur. Etablissement desservi par 3 sœurs de Saint-Vincent de Paul.
  • Une école gratuite dans la commune de Bruguières pour l’instruction des jeunes garçons pauvres desservie par un prêtre catholique payé 1 000 F par an.
  • Je veux que le surplus de mon hérédité serve de dotation à l’hospice que j’entends fonder au dit Bruguières »

Les héritiers de M. Cucsac ont contesté ce legs. Un procès les opposa à la commune jusqu’en 1812. La maison de M. Cucsac (donnant sur l’actuelle rue des Sports) et son vaste jardin ont été alors transformés en 1816 en hospice et école de filles.

Maison de retraite de Bruguières.

Ce fut l’origine de la maison de retraite de Bruguières tenue du 1er juin 1817 jusqu’en septembre 2007 par les sœurs de Saint-Vincent de Paul. La communauté comptera jusqu’à dix sœurs. L’école a fonctionné jusqu’en 1955.

Le domaine de 150 Ha appartenait alors au bureau de bienfaisance, ancêtre du CCAS de la commune. Ces terrains de Cap de Jouan et de Canet, un moulin à vent, et un four étaient alors mis en fermage aux enchères (Journal de Toulouse 27/4/1826 et 6/4/1844 Bibliothèque municipale de Toulouse)

Une statue en l’honneur de M. Cucsac s’élevait sur la place à l’emplacement de l’actuelle mairie. Seule une rue de Bruguières rappelle son nom. Pourtant, la prospérité récente de la cité provient en grande partie des recettes fiscales issues de la zone industrielle bâtie sur ces terrains. Appartenant au CCAS, ils ont été mis en vente progressivement au profit de la maison de retraite. La nouvelle maison de retraite EHPAD Saint-Vincent de Paul, gérée par la EPAJH 31, et ouverte le 1er juin 2009 a été construite sur ce qui restait du jardin Cucsac.

Décret impérial du 23 juillet 1810 qui autorise l’acceptation du legs fait par le sieur Cucsac au profit des pauvres des communes de Bruguières, Saint-Sauveur et Castelginest.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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