Pierre-Joseph de Haitze


Pierre-Joseph de Haitze
Pierre-Joseph de Haitze
Portrait de Pierre-Joseph de Haitze, par Joseph Villevieille.
Portrait de Pierre-Joseph de Haitze, par Joseph Villevieille.

Activités Historien
Naissance 10 novembre 1656
Cavaillon
Décès 26 juillet 1737
Trets
Langue d'écriture Français
Genres Histoire

Pierre-Joseph de Haitze (/pjɛ:R ̥ʒozɛf daʃ/) (Cavaillon, 10 novembre 1656[1]Trets, 26 juillet 1737[2]) est un historien français. Il se fixe à Aix-en-Provence en 1646[1]. Les historiens se contredisent sur ses origines : Honoré Bouche le dit fils d'un père natif d'Aix-en-Provence[3], tandis que pour Barjavel, son père est originaire du Béarn. Pour Ambroise Roux-Alphéran, il est originaire d'Ustaritz, dans les Pyrénées[4].

Malgré des prises de positions très influencées par la tradition[5], il est considéré comme un historien essentiel à la ville d'Aix-en-Provence, ses écrits constituant un témoignage de la ville de son temps et dont les descriptions des événements de la Ligue ou de la Fronde font autorité.

Sommaire

Biographie

Quelques mois après sa naissance, il est conduit à Aix par son père. Il y passera toute sa vie. La famille loge chez Jean-François Gaufridi, un parent aussi homme de science, chez qui le jeune Pierre-Joseph officie comme secrétaire[2]. Gaufridi est l'auteur d'une histoire de la Provence qui donnera à de Haitze le goût de l'histoire.

Traducteur

Il traduit des textes latins, entre autres, pour l'écriture de son Histoire de la vie et du culte du bienheureux Gérard Tenque, fondateur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce serait à la suite d'une de ses erreurs de traduction, que frère Gérard, fondateur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aurait été appelé Gérard Tenque : « Fr. Gerardus tunc Hospitalis praefectus cum a Christianis duce Godefredo Hyerusalem capta est anno domini MLXXXIX » où tunc doit se traduire par « à l'époque » : « Frère Gérard, à l'époque administrateur des Hospitaliers ... » et non « Frère Gérard Tenque, administrateur des Hospitaliers ... ». C'est Ferdinand de Hellwald qui a relevé l'erreur de traduction en 1885[6].

Œuvres

  • Les curiosités les plus remarquables de la ville d'Aix, Aix, David, 1679.
  • Relation générale et véritable des fêtes célébrées à Aix en 1687 à l'occasion de la convalescence de Louis XIV, en plusieurs lettres adressées à M. de Ruffi, Aix, David, 1687.
  • État de l'œuvre pour le secours des prisonniers exercée par la compagnie des FF. Pénitens blancs, sous le titre de Notre Dame de pitié, de la ville d'Aix, par frère Pierre Joseph de Haitze, secretère (sic) de l'œuvre, Aix, Charles David, 1689.
  • Les moines empruntez. Par M. Pierre Joseph (sic), Cologne, Pierre du Marteau, 1696, 2 vol.
  • Les moines travestis par Monsieur Pierre Joseph de Haitze, Cologne, Pierre du Marteau, 1698, 3 vol.
  • Lettre critique de Sextius le salyen à Euxenus le marseillois, lettre de 1er janvier 1702.
  • Douze dissertations sur divers points de l'histoire de Provence, Anvers, Aix, Audibert, 1704.
  • Histoire de saint Bénézet ou Bénédet, entrepreneur du pont d'Avignon, contenant celle de l'ordre des religieux pontifes, par Magne Agricol (pseudonyme), Aix, veuve Charles David et Joseph David, 1708.
  • L'esprit du cérémonial d'Aix, en la célébration de la Fête-Dieu, Aix, 1708, réimp. 1730 et 1758
  • Vie de Michel Nostradamus. Par Pierre Joseph (sic), Aix, David, 1711.
  • Apologétique de la religion des Provençaux au sujet de sainte Magdeleine, Aix, David, 1711.
  • Vie d'Arnaud de Villeneuve, Aix, Joseph David, 1719.
  • Histoire de sainte Rossoline de Villeneuve, de l'ordre des Chartreux, ibid., 1720.
  • Vie de Jules Raymond de Soliers.
  • Dissertation sur l'état chronologique et héraldique de l'illustre et singulier consulat de la ville d'Aix, Aix, 1726.
  • Portraits ou éloges historiques des premiers présidents du Parlement de Provence, Avignon, D. Chastel, 1727.
  • Histoire de la vie et du culte du bienheureux Gérard Tenque, fondateur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Aix, Joseph David, 1730.

Notes et références

  1. a et b Mémoire sur l'ancienne cité d'Aix, nommée par les Romains Aquae Sextiae, sur sa position prouvée par les débris des monumens qui y ont existé – lu à l'Académie d'Aix, le 2 mai 1812, par L.P.D.S.V., Alexandre de Fauris de Saint-Vincens, impr. Augustin Pontier, Aix-en-Provence, 1816, p. 3, 4.
  2. a et b Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse, Casimir François Henri Barjavel, vol. 2, p. 66.
  3. Essai sur l'histoire de Provence, Honoré Bouche, t. 2, p. 364.
  4. Les Rues d'Aix, A. Roux-Alphéran, t. 1, p. 87, 1846, note.
  5. Il affirme par exemple que le tombeau de sainte Marie-Madeleine se situe à Aix-en-Provence.
  6. Bernard Galimard Flavigny, Histoire de l'ordre de Malte, Perrin, Paris, 2006, p. 20.

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