Saint-John Perse


Saint-John Perse
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Saint-John Perse
Saint-John Perse 1960.jpg
Nom de naissance Alexis Leger
Autres noms Saint-Leger Leger
puis Saint-John Perse
Activités poète et diplomate
Naissance 31 mai 1887
Pointe-à-Pitre, Guadeloupe,
Drapeau de France France
Décès 20 septembre 1975
Presqu'île de Giens, Provence,
Drapeau de France France
Langue d'écriture français
Distinctions prix Nobel de littérature 1960

Saint-John Perse, pseudonyme d'Alexis Leger (né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre - mort le 20 septembre 1975 sur la presqu'île de Giens) est un poète et diplomate français.

Alexis Leger a utilisé d'autres noms de plume comme Saint Leger Leger en trois mots ou Saintleger Leger en deux, ou St L. Leger, et enfin Saint-John Perse à partir d'Anabase en 1924. On trouve une multitude d'interprétations quant à ces pseudonymes[1]. Pas d'accent à son nom[2] et le diplomate y tenait[3], de même qu'à la prononciation « Leuger ». De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger était son vrai nom et Leger seulement une abréviation, et le volume de ses Œuvres complètes ("son" Pléiade) répète cette fiction. Dans sa vie privée, il s'est fait appeler par bien d'autres "petits noms", comme Allan ou Diego, ou Pierre Fenestre, etc.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et débuts diplomatiques

Fils d'Édouard Pierre Amédée Leger, avocat à Pointe-à-Pitre à partir de 1873[4], et Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d'une famille de planteurs[5], Marie René Auguste Alexis Leger passe son enfance à Pointe-à-Pitre jusqu'en 1899[6] date à laquelle il suit ses parents à Pau, où il fréquente l'actuel lycée Louis-Barthou[7] (c'est un autre lycée de Pau qui porte aujourd'hui son nom). Il fait ensuite des études de droit à Bordeaux dès 1904, puis fait son service militaire dans l'infanterie à Pau dès avant la fin de ses études.

Il rencontre assez tôt le poète Francis Jammes, en 1902[8], qui habite alors à Orthez, lequel le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretiendra des relations mouvementées. Grâce à Jammes encore, il entre en relation avec André Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivière le poussent à publier ses premiers poèmes[9]. Les poèmes Images à Crusoé puis Éloges paraissent dans La Nouvelle Revue française en 1909 et 1910, puis en recueil sous le titre Éloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article très élogieux au recueil dans la revue La Phalange. Ayant réussi au concours des consulats en 1914, il est affecté au service de presse du ministre Delcassé, puis à la Maison de la presse du ministère des Affaires étrangères avant d'être nommé secrétaire de la légation française de Pékin[10] où il restera de 1916 à 1921[11]. Remarqué par Aristide Briand, il est nommé à l'administration centrale du ministère en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En février 1933, il remplace Philippe Berthelot souffrant au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, avec le rang et la dignité d'ambassadeur de France, et ce jusqu'en 1940. Sous le pseudonyme de Saint-John Perse, il avait publié en 1925 son recueil Anabase, mais s'astreindra à ne plus rien publier aussi longtemps qu'il sera diplomate.

Le diplomate

Peu de temps après avoir été nommé chef de cabinet d'Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile[12], est l'un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une « conciliation franco-allemande pour assurer la sécurité de la France puis de l'Europe »[13] ; Aristide Briand aura été son mentor et après sa mort en 1932, son disciple prolongera son influence au Quai d'Orsay et ce jusqu'en 1940. Ce que l'on a appelé la « pactomanie » lui sera reprochée par ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a défendu la mémoire de Briand, comme en 1942 où il prononce un discours à sa mémoire à New York[14].

Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, il a participé en avril 1935 à la conférence de Stresa. À ce poste pendant huit ans, il a assuré la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne, dont Pierre Laval). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum, sur plusieurs sujets, demanda : « Qu'en pense Leger ? » Par exemple sur l'attitude à adopter face à la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S'agissant de la Guerre d'Espagne et de la politique de la non-intervention, le rôle de Leger a peut-être été déterminant[15]. Lors des Accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant »[16]. En juin 1940, Paul Reynaud le démet brutalement de ses fonctions pour complaire à sa maîtresse[17] et pour marquer une rupture avec la politique pratiquée vis-à-vis du Reich depuis huit ans. Leger, remplacé par François Charles-Roux, en est blessé, refuse les affectations qui lui sont proposées en compensation et s'exile aux États-Unis.

Non sans être d'abord passé par Londres, mais tout rapprochement avec de Gaulle était impossible : Leger lui dénie toute légitimité[18]. Il est alors déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, son appartement parisien est mis à sac et il est radié de l'ordre de la Légion d'honneur[14]. À Washington, il a trouvé un emploi à la Bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain, qui en était le bibliothécaire. Il devient, avec Jean Monnet peut-être, le seul Français qu'accepte d'écouter le président Roosevelt[19], très hostile au général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier à sa cause, mais Leger refuse sèchement, ce que le Général ne lui pardonnera jamais : en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, Alexis Leger ne reçoit aucune félicitation du Général[20].

Exil américain et mort

Aux États-Unis, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Poème à l'étrangère en 1943, Neiges en 1944. À la Libération, depuis les États-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. À cette date, il revient chaque été faire de longs séjours en France, sur la presqu'île de Giens où des amis américains ont acquis pour lui une propriété, « Les Vigneaux ». Il se marie avec une Américaine, Dorothy Russel, dédicataire de Poème à l'étrangère, qu'il appelle « Dot »[21] et surtout « Diane », de vingt ans plus jeune que lui. Il publie son poème Chronique en 1960, année où lui est attribué, grâce à ses amis américains et à Dag Hammarskjöld[22], secrétaire général des Nations-Unies, le Prix Nobel de littérature. Son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 est consacrée aux rapports entre science et poésie[23]. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspiré par Georges Braque en 1963[24], et encore quelques poèmes dans la Nouvelle Revue Française : Chanté par Celle qui fut là en 1969, Chant pour un équinoxe en 1971, Nocturne en 1973 et Sécheresse en 1974. Il meurt le 20 septembre 1975, à Giens, dans le Var, où il repose désormais. Ses quatre derniers poèmes paraissent peu après en recueil sous le titre Chant pour un équinoxe. Peu avant sa mort, il avait légué tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa bibliothèque, à la Ville d'Aix-en-Provence, qui aujourd'hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse.

Œuvres

pour fêter un enfance (1907)

  • Éloges (1911)
  • Anabase (1924)
  • Exil (1942)
  • Poème à l'étrangère (1943)
  • Pluies (Éditions des belles lettres françaises, 1944]
  • Neiges (1944)
  • Vents (1946)
  • Amers (1956)
  • Chronique (1960)
  • Poésie (1961)
  • Oiseaux (1962)
  • Pour Dante (1965)
  • Chant pour un équinoxe (1971)
  • Nocturne (1973)
  • Sécheresse (1974)
  • Œuvres complètes, « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1972, volume entièrement conçu par le poète lui-même sous anonymat, y compris la « Biographie », les notes et notices, la bibliographie, la correspondance (coupures, réécriture, voire écriture, etc. Réédition augmentée en 1982[25].

Correspondance

  • « Lettres de Saint-John Perse à Pierre Guerre [1, de 1951] et à Yvan Goll [8, de 1942-1943] », Roger Little (éd.), in Cahiers Saint-John Perse, n° 2 (1979).
  • « Lettres de Saint-John Perse à Roger Caillois », 2 lettres, de 1956 et 1971, Henri Colliot (éd.), in Cahiers Saint-John Perse, no 3 (1980).
  • « Lettre de Saint-John Perse à André Gide », de 1949, Roger Little (éd.), in Cahiers Saint-John Perse, no 5 (1982).
  • « Annotations, Saint-John Perse à Friedhelm Kemp », 1956-1974, Friedhelm Kemp (éd.), in Cahiers Saint-John Perse, no 6 (1983).
  • Lettres à l'étrangère, Mauricette Berne (éd.), Gallimard (1987).
  • « Lettres d'Alexis Léger à Philippe Berthelot », in Jean-Luc Barré, Le Seigneur-Chat / Philippe Berthelot, 1866-1934, Plon (1988).
  • Correspondance Saint-John Perse / Jean Paulhan (1925-1966), Joëlle Gardes-Tamine (éd.), Cahiers Saint-John Perse, no 10 (1991).
  • Lettres d'Alexis Léger à Gabriel Frizeau (1906-1912), Albert Henry (éd.), Académie royale de Belgique (1993).
  • Correspondance Alexis Leger / Dag Hammarskjöld (1955-1961), Marie-Noëlle Little (éd.), Cahiers Saint-John Perse, no 11 (1993).
  • Correspondance Saint-John Perse / Roger Caillois (1942-1975), Joëlle Gardes-Tamine (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 13, Gallimard (1996).
  • Courrier d'exil / Saint-John Perse et ses amis américains / Archibald MacLeish, Francis et Katherine Biddle (1940-1970), Carol Rigolot (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 15, Gallimard (2001).
  • Lettres à une dame d'Amérique, Mina Curtiss (1951-1973), Mireille Sacotte (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 16, Gallimard (2003).
  • Correspondance Saint-John Perse / Alain Bosquet (1942-1975), Michèle Aquien et Roger Little (éd.), Gallimard (2004), Cahiers de la NRF.
  • Lettres atlantiques Saint-John Perse / T.S. Eliot, A. Tate (1926-1970), Carol Rigolot (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 17, Gallimard (2006).
  • Correspondance Saint-John Perse / Henri Hoppenot (1915-1975), Marie-France Mousli (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 19, Gallimard (2009).

Honneurs et distinctions

  • Commandeur de la Légion d'honneur.
  • Prix Nobel de littérature en 1960.
  • Un monument de bronze, Hommage à Saint-John Perse, du sculpteur Patrice Alexandre (commande passée par le Ministère de la Culture en 1985) a été inauguré en 1992 dans le jardin du Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Il s'agit de trois états du manuscrit du poème Nocturne agrandis à l'échelle monumentale.
  • Un musée lui est en partie consacré à Pointe-à-Pitre, sa ville natale.
  • Son nom a été donné à diverses voies (une allée à Pointe-à-Pitre et une autre à Paris près des Halles, une avenue à Aix-en-Provence et à Billière dans les Pyrénées atlantiques, une rue à Dijon et Fort-de-France, etc.), à des établissements scolaires (un lycée de Pau, un collège à Grand-Camp/Les Abymes, Guadeloupe, plusieurs écoles à Paris, etc.), à des bibliothèques (à Aubervilliers, à Aurillac, etc.), à un parc (à Reims) et même un camping (dans le Var, à 300 m du cimetière de Giens).

Notes et références

  1. Voir par exemple le chapitre "Pseudonymes' dans Mireille Sacotte, Saint-John Perse, Belfond, 1991, p. 13-20 (réédition en 1998 avec la même pagination chez L'Harmattan).
  2. Nicolas Servissolle, Éloges palimpseste, Éditions L'Harmattan, 2008, p. 26.
  3. Carol Rigolot, Saint-John Perse : la culture en dialogues, Éditions L'Harmattan, 2007, p. 140.
  4. René Rouyère, La Jeunesse d'Alexis Leger (Saint-John Perse) : Pau-Bordeaux, 1899-1912, Presses universitaires de Bordeaux, 1989, p. 21.
  5. R. Rouyère, op. cit., p. 22.
  6. R. Rouyère, op. cit., p. 27.
  7. R. Rouyère, op. cit., p. 28.
  8. M. Sacotte, op. cit., p. 285.
  9. R. Rouyère, op. cit., p. 123.
  10. M. Sacotte, op. cit., p. 289.
  11. François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, Karthala Éditions, 2008, p. 855.
  12. La question des options politiques d'Alexis Leger est complexe car d'une part, en grand commis de l’État, il s'est adapté à chaque nouveau ministre (dont Laval et Blum), d'où des évolutions. Était-il vraiment "germanophile" et l'a-t-il toujours été ? "Anglophile" assurément il l'a été, et "italianophile" assurément pas. Son "briandisme" en a fait plutôt, avant la guerre, un "pacifiste", mais le mot après guerre a été si vite assimilé à "collaborationniste" que l'intéressé a plutôt souligné, dans son autobiographie, ce qui pouvait le présenter comme un "belliciste" avant guerre, puis un "résistant" à sa façon. L'ouvrage essentiel sur le sujet est celui de Renaud Meltz, Alexis Léger dit Saint-John Perse, 2008 (Grandes biographies, Flammarion.
  13. Élisabeth Du Réau, L'idée d'Europe au XXe siècle: des mythes aux réalités, Éditions Complexe, 2001, p. 98-99.
  14. a et b M. Sacotte, op. cit., p. 300.
  15. M. Sacotte, op. cit., p. 155. Sur le sujet, voir Claude Thiébaut, Alexis Leger et la non-intervention en Espagne, in Les Français et la guerre d'Espagne, actes du colloque tenu à Perpignan les 28, 29, et 30 septembre 1989, Jean Sagnes et Sylvie Caucanas (éd.), Centre de recherche sur les problèmes de la frontière, Université de Perpignan, 1990, p. 23-43. R. Meltz conteste cette idée d'un rôle déterminant qu'aurait joué Leger dans cette affaire (op. cit., chapitre "Les abstentions", p. 455-481).
  16. Nicolás Falhun, Cuerpo de Profesores de Enseñanza Secundaria. Francés. Temario Vol. III., Editorial Cep, p. 395.
  17. M. Sacotte, op. cit., p. 159.
  18. M. Sacotte, op. cit., p. 162-163.
  19. André Béziat, Franklin Roosevelt et la France (1939-1945) : la diplomatie et l'entêtement, L’Harmattan, 1997, p. 239.
  20. Cahiers Saint-John Perse, numéros 11-12, Gallimard, 1993, p. 43.
  21. Cahiers Saint-John Perse, numéro 15, Gallimard, 2001, p. 12.
  22. Dag Hammarskjöld a contribué à l’attribution du prix Nobel à Saint-John Perse par la traduction qu’il a donnée en suédois de Chronique (cf. Carlo Ossola, « Seul en communion », trad. de l’italien par Nadine Le Lirzin, préface à D. Hammarskjöld, Jalons, trad. du suédois de Carl Gustaf Bjurström et Philippe Dumaine, Paris, Éditions du Félin, 2010, p. 18).
  23. Le texte de ce discours a été publié sous le titre Poésie, il figure, comme quelques autres discours et allocutions que Saint-John Perse aura prononcés en sa vie, dans le volume de ses Œuvres complètes, il a été réédité, avec en fac-similé ses brouillons successifs, dans la revue Souffle de Perse, hors-série n° 1, 2010.
  24. Jack Corzani, Saint-John Perse : les années de formation, actes du colloque de Bordeaux (17, 18 et 19 mars 1994), Éditions L'Harmattan, 1996, p. 189.
  25. Ce volume a fait l'objet d'une exposition organisée par la Fondation Saint-John Perse à Aix-en-Provence en 2006.[1] Le dernier ouvrage de Renée Ventresque chez Garnier, paru en mai 2011 (voir la bibliographie), lui est entièrement consacré.

Bibliographie

Classement chronologique

  • Saint-John Perse, Alain Bosquet, 1953 (Seghers)
  • Poétique de Saint-John Perse, Roger Caillois, 1954 (Gallimard)
  • Amers de Saint-John Perse. Une poésie du mouvement, 1963 (La Baconnière)
  • "La phrase nominale dans Amers de Saint-John Perse", Adolphe Nysenholc, tiré de son mémoire de licence, in Le Français moderne, 1969, n°3)
  • Saint-John Perse ou le conteur, Émile Yoyo, 1971 (Bordas)
  • Le rituel poétique de Saint-John Perse, Henriette Levillain, 1977 (Gallimard)
  • Ascendance antillaise d'Alexis Leger / Saint-John Perse, Bernadette et Philippe Rossignol, 1982 (Centre de Généalogie et d'Histoire des Isles d'Amérique)
  • Saint-John Perse : qui êtes-vous ?, Guy Féquant, 1986 (La Manufacture)
  • Parcours de Saint-John Perse, Mireille Sacotte, 1987 (Champion-Slatkine)
  • Saint-John Perse : l'obscure naissance du langage, collectif, Daniel Racine (dir.), 1987 (Minard)
  • La jeunesse d'Alexis Leger (Saint-John Perse), René Rouyère, 1989 (Presses Universitaires de Bordeaux)
  • Portrait de Saint-John Perse, Pierre Guerre, 1989 (Sud)
  • Alexis Leger, l'autre visage de Saint-John Perse, Étienne de Crouy-Chanel, 1989 (Jean Picollec)
  • Les Antilles de Saint-John Perse, Renée Ventresque, 1993 (L'Harmattan)
  • Le Songe antillais de Saint-John Perse, Renée Ventresque, 1995 (L'Harmattan)
  • Saint-John Perse, collectif, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), Europe, no 799-800, 1995.
  • Saint-John Perse, Mireille Sacotte, 1991 (Belfond) puis 1997 (L'Harmattan)
  • Éclat des contraires : la poétique de Saint-John Perse, Colette Camelin, 1998 (CNRS)
  • Les Lettres d'Asie de Saint-John Perse / Les récrits d'un poète", Catherine Mayaux (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 12, [1994] (Gallimard).
  • Forged Genealogies : Saint-John Perse's Conversations with Culture, Carol Rigolot, 2001 (North Carolina Studies in the Romance Languages and Literatures)
  • La Rhétorique profonde de Saint-John Perse, Colette Camelin, 2002 (Honoré Champion)
  • Saint-John Perse sans masque. Lecture philologique de l'œuvre, Colette Camerlin, Joëlle Gardes-Tamine, Catherine Mayaux, Renée Ventresque, 2003 (La Licorne)
  • La Rhétorique de Saint-John Perse, Samia Kassab-Charfi, thèse d'État, 2003, consultable en ligne.[2]
  • Bibliographie des écrivains français : Saint-John Perse, Colette Camelin et Catherine Mayaux, 2003 (Memini)
  • Trentième anniversaire de la mort de Saint-John Perse, article de Joëlle Gardes-Tamine, consultable en ligne.[3]
  • Saint-John Perse, les rivages de l'exil, biographie, Joëlle Gardes-Tamine, 2006 (Aden)
  • Saint-John Perse : la culture en dialogues, Carol Rigolot, 2007 (L'Harmattan)
  • Saint-John Perse dans sa bibliothèque, Renée Ventresque, 2007 (Honoré Champion)
  • Alexis Léger dit Saint-John Perse, Renaud Meltz, 2008 (Grandes biographies, Flammarion)
  • Quête ésotérique et création poétique dans Anabase de Saint-John Perse, Laurent Fels, 2009 (P.I.E. Peter Lang)
  • Saint-John Perse, neveu de Nietzsche, May Chehab, 2009 (Honoré Champion)
  • Saint-John Perse ou l'antique phrase humaine, Raphaël Confiant, Revue Archipélies n°1, 2010, p. 57-64
  • La créolité de Saint-John Perse et le partage des émotions ancestrales, Jean Bernabé, Revue Archipélies n°1, 2010, p. 51-56.
  • Saint-John Perse intime / Journal inédit d'une amie américaine [Katherine Biddle] (1940-1970), Carol Rigolot (éd.), Cahiers de la NRF, série Saint-John Perse, no 20, 2011 (Gallimard)
  • La 'Pléiade' de Saint-John Perse. La poésie contre l'histoire, Renée Ventresque, 2011 « Études de littérature XXe et XXIe siècles » (Classiques Garnier)

Actes de colloques

Classement chronologique

  • De l'homme au poète : Portulans pour Saint-John Perse, Pau, mars 1987, Yves-Alain Favre (dir.), 1989 (J&D Éditions)
  • Saint-John Perse : antillanité et universalité, Pointe-à-Pitre, mai 1987, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), 1989 (Éditions caribéennes)
  • Saint-John Perse face aux créateurs, Aix-en-Provence, juin 1995, Joëlle Gardes-Tamine (dir.), Souffle de Perse, no 5-6, 1995
  • Saint-John Perse : les années de formation, Bordeaux, mars 1994, Jack Corzani (dir.), 1996 (L'Harmattan)
  • Journée d'étude : Saint-John Perse, Tunis, décembre 1995, Souffle de Perse, no 7, 1997
  • Trois poètes face à la crise de l'histoire : André Breton, Saint-John Perse, René Char, Montpellier, mars 1996, Paule Plouvier, Renée Ventresque et Jean-Claude Blachère (dir.), 1996 (L'Harmattan)
  • Journée d'étude : Saint-John Perse et la Chine, Pékin, mai 1997, Pierre Morel (dir.), 1999 (La Chine au Présent)
  • Modernité de Saint-John Perse ?, Besançon, mai 1998, Catherine Mayaux (dir.), 2001 (Presses Universitaires Franc-Comtoises)
  • Postérités de Saint-John Perse, Nice, mai 2000, Éveline Caduc (dir.), 2002 (ILF-CNRS et Association des Amis de la Fondation Saint-John Perse), consultable en ligne.[4]
  • Saint-John Perse (1945-1960) : une poétique pour l'âge nucléaire, Paris, janvier 2005, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), 2005 (Klincksieck)
  • Saint-John Perse : un Prix Nobel de littérature entre Giens et Washington, Toulon & Hyères, décembre 2005, Daliel Aranjo (dir.), Méthode !, 2006 (Vallongues)
  • Journée d'agrégation, Aix-en-Provence, février 2007, Claude P. Pérez (dir.), Souffle de Perse, n° 12, 2007, consultable en ligne.[5]
  • Journée d'agrégation, Paris, janvier 2007, Henriette Levillain et Mireille Sacotte (dir.), Souffle de Perse, no 13, 2008, consultable en ligne.[6]
  • Saint-John Perse en ses dictionnaires. L'idilolecte d'un poète, Catherine Mayaux (dir.), Cergy-Pontoise, 26 et 27 novembre 2009 (à paraître).

Liens externes


Précédé de :
Salvatore Quasimodo
Prix Nobel de littérature
1960
Suivi de :
Ivo Andrić



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  • Saint-John Perse — Infobox writer name = Alexis Léger pseudonym = Saint John Perse birthname = Alexis Léger birthdate = birth date|1887|5|31|df=y birthplace = Pointe à Pitre, Guadeloupe deathdate = death date and age|1975|9|20|1887|5|31|df=y deathplace = Provence,… …   Wikipedia

  • Saint-John Perse — (1887 1975)    diplomat, poet, Nobel laureate    Born in Point à Pitre in the overseas department of Guadeloupe, Alexis Leger, who was known as Alexis Saint Leger Leger and then as Saint John Perse, was the descendant of French colonists who had… …   France. A reference guide from Renaissance to the Present


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