Saint-Germain-l'Herm


Saint-Germain-l'Herm
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45° 27′ 34″ N 3° 32′ 32″ E / 45.4594444444, 3.54222222222

Saint-Germain-l'Herm
Image illustrative de l'article Saint-Germain-l'Herm
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Saint-Germain-l'Herm
Code commune 63353
Code postal 63630
Maire
Mandat en cours
Jean-Noël Mahault
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Livradois
Démographie
Population 524 hab. (2007)
Densité 14 hab./km²
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 34″ Nord
       3° 32′ 32″ Est
/ 45.4594444444, 3.54222222222
Altitudes mini. 860 m — maxi. 1 135 m
Superficie 36,68 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Germain-l'Herm est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région Auvergne.

Sommaire

Géographie

Le bourg est situé à mi-chemin entre Issoire (à l'ouest) et Ambert (à l'est), au cœur des monts du Livradois, horst entre Allier et Dore, à environ 1000 mètres d'altitude. La géographie de la commune est organisée autour d'un massif qui comprend le Suc des Trots (1131 m), le Bois du Sauzet, le Bois du Château, la Briche, le Courtaud et le Bois de Guérine qui forment une ligne de crête majeure. De cet ensemble part un réseau assez complexe de six vallées rayonnantes qui se déterminent selon trois directions principales, celle de la Dore vers l'Est, celle du Doulon vers le Sud et celle de l'Allier vers l'Ouest.

  • La première, celle du Ruisseau de la Grive, coule vers le Sud puis fait un crochet vers le nord avant de s'orienter vers l'Est en direction de la Dolore dans laquelle il se jette au dessous du Péaghier.
  • La deuxième, celle du ruisseau de Berny devient la Dore. Elle prend sa source dans le Bois du Château, coule vers le Sud, décrit un large crochet vers l'Est au Sud d'Arlanc puis reprend la Limagne d'Ambert vers le Nord jusqu'à Puy-Guillaume où elle se jette dans l'Allier.
  • La troisième, celle du Doulon, part d'un point entre le Sauzet et la Suchère, vers le Sud/Sud-Est et se jette dans la Sénouire puis dans l'Allier à Domeyrat.
  • La quatrième est le ruisseau de Faredonde qui coule aussi vers le sud et qui se jette dans le Doulon au niveau d'Ardennes. Le Ruisseau de Faredonde constitue une cascade pittoresque, la Cascade de Gomot, au Sud de la Forêt de l'Etat.
  • La cinquième est la vallée du Ruisseau de Châteauneuf qui prend sa source au Nord du Sapt et coule vers l'Ouest/Sud-Ouest jusqu'à se jeter dans l'Allier entre Auzon et Vezeyzoux.
  • La sixième est la vallée du Ruisseau de Lair qui coule vers l'Ouest/Nord-Ouest, devient le Veysson en se joignant au ruisseau du Chomeil puis se jette dans l'Eau Mère qui elle même se jette dans l'Allier peu avant Issoire.

Son territoire est couvert de forêts de conifères, essentiellement épicéas, mais aussi pins, sapins, mélèzes et Douglas et de feuillus, hêtres, bouleaux, sorbiers et alisiers. Les forêts sont entrecoupées de grandes clairières qui sont soit des prairies agricoles généralement bien drainées et irriguées par des systèmes hydrauliques assez sophistiqués, soit des prairies de type montagnard avec des tourbières et des arbres clairsemés. Les sols sont essentiellement granitiques ou métamorphiques et détritiques le long des ruisseaux.

Lieux-dits et écarts

Bellevue, Blanchard, le Bourg, le Brément, Cistrières, le Clos des Barthes, la Collange, la Combe, la Couharde, Faredonde, le Favet, la Fontaine Saint-Georges, Germain, les Gorces, les Gouttes, les Granges, Lair, Lallabert, Lioux, Losfonds, Malpertuis, Marret, le Montel, Moranges, le Moulin de la Couharde, Pégoire, Pégoire (scierie de), Permet-le-Bas, Permet-le-Haut, Pierre Bille, le Pin, le Pont, le Pommerel, les Prés du Pommerel, Recolles, la Sagnette, Saint-Éloy, le Sapt, le Sauzet, la Suchère, Sujobert, les Thiolles, les Vialettes.

Communes limitrophes

(1) Dans le canton de Jumeaux (arrondissement d'Issoire)
(2) Dans le canton de Sauxillanges (arrondissement d'Issoire)

Histoire

La légende de Tuniac ou de Runiac

L'herm signifie en occitan le désert, le lieu inculte. Il est donc fort probable que la région n'ait été qu'une lande inculte jusqu'à une époque relativement avancée. Une légende veut qu'il y ait eu, à l'époque gallo-romaine un établissement appelé Tuniac ou Runiac dont le nom est cité dans des documents du haut Moyen Âge, mais aucun élément tangible ni aucun document crédible ne permet d'affirmer qu'il y ait eu un lieu de vie permanent avant le X e ou le XI e siècle. Des mégalithes, la Pierre des Prades, la Pierre noire et la "tombe du soldat" qui pourraient être les restes de menhir ou de dolmen sont considérées comme étant les preuves d'une vie et d'une activité cultuelle sur le plateau avant le Moyen Âge. La toponymie montre qu'effectivement aucun nom ne remonte au delà du haut Moyen Âge excepté pour le nom des ruisseaux.

La fondation de Saint-Germain

Les premières traces historiques qui apparaissent dans la région sont des mottes féodales qui peuvent être datées de l'époque carolingienne VIII e ou IX e siècle. Leur édification est probablement due à l'insécurité croissante dans les vallées qui obligent les gens à se réfugier dans la montagne et à constituer des lieux de protection. La plus proche d'entre elle est située à Berny, en limite est de la commune, le long de la crête entre Dore et Dolore.

Le premier établissement connu est un prieuré des moines de la Chaise-Dieu fondé au début des années 1050 dans le cadre des grands défrichements du Moyen Âge. A sa tête, un prieur, seigneur du lieu, est théoriquement nommé par les moines. Cette prérogative leur échappe peu à peu au profit de l’État central. Une église fortifiée de style roman auvergnat est construite sur un promontoire dominant la vallée du Doulon. Une agglomération se développe et s'entoure de murailles. L'Etang de la Fargette est construit pour ravitailler les habitants en poisson lors du Carême. Autour du bourg se construisent des hameaux moins importants dont le Sauzet, maison fortifiée dont le propriétaire est baron.

Le bourg pendant le Moyen Âge et la Renaissance

La communauté est soumise à tous les fléaux du Moyen Âge, épidémies, famines, froid, y compris les exactions de troupes sans foi ni loi pendant la Guerre de cent-ans. La vie y est généralement agréable mais précaire. Les défenses servent une dernière fois pendant les guerres de religions. A partir du début du XVIe siècle, l'agglomération se développe en dehors de ses murailles. Ses activités sont essentiellement agricoles et forestières. Le plateau ravitaille la plaine en bois de construction ou de chauffage qui est descendu jusqu'à la vallée de l'Allier puis transporté jusqu'à Nantes ou à Paris par la rivière ou par charroi avec d'autres produits d'Auvergne comme le vin. Des moulins à vent ou à eau pour l'huile, la farine ou le chanvre se développent sur les crêtes ou le long des cours d'eau. En janvier 1501, deux foires sont institutionnalisées par le roi Louis XII, l'une le 11 juin (Saint Barnabé), l'autre le 27 septembre. Si les mouvements de population sont rares au XVIe siècle, ils s'intensifient au fur et à mesure de son développement. Les hommes s'en vont pendant les mois difficiles pour être scieurs de long, abatteurs ou chaudronniers dans le reste de la France. Les ressources ainsi collectées permettent d'enrichir la région.

La Révolution et la période moderne

La vie du bourg est perturbée par la Révolution. Son nom est momentanément changé en Herm-la-Montagne. Il fournit en soldats les armées de la République et la Grande-Armée sans difficulté notable. Bien qu'essentiellement agricole, son activité continue à se développer tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle grâce aux industries à domicile venues de la vallées et des petites usines, cardage de la laine à Marchaud, dentelle à la Coharde, carrières de pierre, multiples scieries, etc. Aux deux foires traditionnelles viennent s'ajouter quatre autres avec un marché aux veaux tous les mois.

Dès le début du XXe siècle, un tourisme familial se développe. Des hôtels ouvrent le long de la rue principale et dans le bourg. Les commerces de proximité prospèrent, épiceries, boucheries, boulangeries, cafés, quincailleries, garages auto, merceries, modistes. Le chemin de fer atteint Saint Alyre (14 km), permet au pays de communiquer avec le nord et le midi de la France et ainsi d'exporter ses productions. Malgré ces perspectives, la population jeune commence, dès les années 1850, à quitter la région pour les grandes villes régionales ou nationales. La Première guerre mondiale décime la population masculine.

Dans les années 1920 et 1930, le tourisme continue à se développer. En revanche, la population agricole s'amenuise peu à peu. Lors de la débâcle, en 1940, le bourg accueille nombre de réfugiés. La région connaît l'activité de quelques mouvements de résistance. Les années 1950 et 1960 sont marquées par un lent déclin du tourisme qui oblige peu à peu la fermeture des hôtels et des restaurants. La population décline peu à peu et se tourne vers les villes les plus proches, Ambert, Issoire, Clermont-Ferrand, comme les plus lointaines, Paris, Toulouse, Marseille, Strasbourg. Seule l'exploitation forestière continue à vivre et à faire vivre le pays. Au fur et à mesure de la disparition des fermes, les champs se sont plantés en conifères, essentiellement pins, sapins, épicéas, mélèzes et douglas.

Un renouveau toutefois se fait jour à partir des années 1980. L'autoroute A 75 et le renouvellement de la Départementale 999 qui facilite l'accès au bourg ouvre de nouvelles perspectives. La construction européenne permet à des étrangers, Britanniques, Hollandais et Belges, de découvrir la qualité de la vie dans la région et de s'y installer parfois sur une base plus ou moins permanente. Le parc Livradois-Forez donne une nouvelle dimension à l'environnement dont profite maintenant Saint-Germain.

Les manifestations les plus marquantes sont :

  • le festival du Haut Livradois qui concerne l'ensemble du canton
  • la fête patronale à "Notre Dame des Neiges" qui a lieu le deuxième dimanche du mois d'aôut
  • la brocante la plus importante de la région qui a lieu systèmatiquement le 16 aôut chaque année.

Administration

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité
cité en 1891 Charles-Claude Barrière député du Puy-de-Dôme (1885-1889)
sénateur du Puy-de-Dôme (1891-?)
cité en 1896 Louis-Annet Gaudias
Les données antérieures à 2001 sont encore fragmentaires.
1994 Jean Faye
2001 Marcel Gourgouillon décédé en cours de mandat
2002 Jean-Noël Mahault PCF
2008 Jean-Noël Mahault PCF

Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[1])
1796 1841 1851 1866 v. 1882 1888 1896 1922 1982 1990 1999 2006 2007
1 635 2 447 2 400 2 136 1 962 1 781 1653 1 463 651 533 513 530 524
Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes

Économie

À la fin du XIXe siècle, on rapporte l'existence d'une manufacture de cardage de la laine, exploitée à l'initiative du maire-conseiller général-député/sénateur Charles-Claude Barrière.

Au début du XXe siècle existait une manufacture de papiers à cigarettes, employant environ 80 personnes.

De nombreuses scieries ont été ouvertes à partir du XVIII° siècle. Une seule subsiste à l'heure actuelle.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Divers

La commune de Saint-Germain-l'Herm est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.

Voir aussi

Sources

  • Jean Olléon, Saint Germain l'Herm : Histoire d'un canton d'Auvergne, Edition Créer, Nonette, 1989, (ISBN 2902894627)

Notes et références

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-Germain-l'Herm de Wikipédia en français (auteurs)

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