Les Parapluies De Cherbourg


Les Parapluies De Cherbourg

Les Parapluies de Cherbourg

Les Parapluies de Cherbourg est un film musical franco-allemand de Jacques Demy, sorti en 1964.

C'est le premier des deux films entièrement chantés de Jacques Demy, le second étant Une chambre en ville (1982).

Il associe des partis-pris irréalistes (dialogues intégralement chantés, décors aux couleurs poussées, etc.) à une grande précision dans la datation des séquences et au souci de rendre compte de la réalité économique, sociale et politique (notamment les événements d'Algérie).

Ce film, une sorte d'opéra populaire, a suscité depuis sa sortie, il y a un demi-siècle, des passions contradictoires, mais n'a laissé personne indifférent. C'est une oeuvre qui a fortement marqué l'histoire du cinéma et un des premiers films évoquant la guerre d'Algérie.

Sommaire

Généralités

Synopsis

Cherbourg, 1957. Madame Emery et sa fille, Geneviève, vendent des parapluies dans une boutique appelée Les parapluies de Cherbourg. Geneviève est amoureuse de Guy, un mécanicien auto. En novembre 1957, il est appelé pour faire son service militaire en Algérie. Enceinte, désemparée parce qu'elle a peu de nouvelles de Guy, Geneviève, sur l'insistance de sa mère, épouse Roland Cassard, un négociant en pierres précieuses fortuné. Blessé, Guy est démobilisé en mars 1959 après un long séjour à l'hôpital. Apprenant à ce moment le mariage de Geneviève, il passe une phase de démoralisation, puis se reprend, devient gérant d'une station-service grâce à l'héritage de sa tante, Elise et épouse Madeleine, qui s'occupait d'Elise depuis plusieurs années.

La veille de Noël 1963, Geneviève, de passage à Cherbourg avec Françoise, l'enfant de Guy, s'arrête par hasard dans cette station-service. Guy refuse de renouer quelque lien que ce soit, refusant même de parler à Françoise ; pendant que Geneviève repart, il joue avec son fils dans la neige.

Fiche technique

Distribution

  • Catherine Deneuve : Geneviève Emery
  • Danielle Licari : Geneviève Emery (chant)
  • Nino Castelnuovo : Guy Foucher
  • José Bartel : Guy Foucher (chant)
  • Anne Vernon : Madame Emery
  • Christiane Legrand : Madame Emery (chant)
  • Mireille Perrey : Tante Élise
  • Claire Leclerc : Tante Élise (chant)
  • Marc Michel : Roland Cassard
  • Georges Blanes : Roland Cassard (chant)
  • Ellen Farner : Madeleine
  • Claudine Meunier : Madeleine (chant)
  • Jean Champion : Aubin
  • Pierre Caden : Bernard
  • Jean-Pierre Dorat : Jean
  • Michel Legrand : Jean / Le facteur (chant)
  • Jacques Demy : Le client égaré / Le serveur (chant)
  • Rosalie Varda  : Françoise
  • Hervé Legrand : François

Le film

Découpage

Ce découpage est fondé sur la version restaurée du coffret L'intégrale Jacques Demy. La munérotation correspond aux changements importants de lieu : cela donne 78 scènes (alors qu'il y a environ 230 plans dans le film). Les musiques utilisées sont indiquées et sont explicitées dans la rubrique suivante.

GENERIQUE DE LA RESTAURATION

1. GENERIQUE. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
Le port de Cherbourg (sirène de bateau). ROTATION 90 ° DESCENDANTE. Pavés humides : des passants, vus à la verticale, la plupart avec des parapluies ouverts traversent l'écran selon des directions géométriques ; pour finir un groupe de religieuses (?) en file indienne avec des parapluies noirs ouverts. ROTATION 90 ° ASCENDANTE : le port, avec en surimpression : "Première partie : le départ".

2. Lieu : Garage Aubin. Musique : Jazz 1 (très syncopé).
"Novembre 1957". Fin de journée au garage ; Guy livre une voiture réparée à un client ; entrée de la Mercedes de Roland Cassard, Aubin demande à Guy s'il accepterait de faire une heure supplémentaire, mais il refuse et va dans le vestiaire.

3. Lieu : Vestiaire garage. Musique : Jazz 1.
Un collègue lui demande s'il va au volley, mais, non, il doit aller voir "Carmen" ; une discussion s'engage sur leurs loisirs préférés (cinéma, dancing) ; Guy décroche son vélo et sort.

4. Lieu : Rue. Musique : Thème 3.
Il arrive à vélo devant le magasin "Les Parapluies de Cherbourg" ; Geneviève le rejoint dans la rue ; elle lui confirme leur rendez-vous au théâtre et promet d'aller ensuite au dancing.

5. Lieu : Magasin. Musique : Thème 3.
Geneviève revient dans le magasin, Mme Emery exprime sa désapprobation relativement à Guy, puis lui demande de s'occuper d'un client.

6. Lieu : Immeuble. Musique : Jazz 2 (pas de dialogue).
Il dépose son vélo.en bas de l'escalier

7. Lieu : Appartement Guy. Musique : Jazz 2 puis Thème Madeleine.
Il entre dans l'appartement, discute un moment avec Elise, avec à la fois tendresse et une légère tension ; il parle de son amour pour Geneviève ; arrivée de Madeleine. il va dans sa chambre.

8. Lieu : Chambre Guy. Musique : Thème Madeleine.
Il se change.

9. Lieu : Rue. Musique : Thème 3.
Elle arrive en courant, lui montre la robe neuve qu'elle vient d'avoir. Ils entrent dans le théâtre.

10. Lieu : Théâtre. Musique : Carmen (pas de dialogue).
Assis dans une loge, ils regardent le spectacle ; Guy se pique à une aiguille oubliée sur la robe de Geneviève.

11. Lieu : Rue. Musique : Tango (pas de dialogue).
Ils arrivent au dancing.

12. Lieu : Dancing. Musique : Tango puis mambo.
Ils entrent, dansent : elle lui raconte que sa mère se méfie, qu'elle a prétendu aller au théâtre avec une amie qui n'aime pas le théâtre ; ils prennent une consommation puis retournent danser sur un mambo.

13. Lieu : Quai. Musique : Thème 3 : Nous aurons des enfants...
Ils font des projets d'avenir (elle appellera leur fille Françoise, ils vendront des parapluies, ils auront une station-service).

14. Lieu : Rue. Musique : Thème 3.
Ils envisagent de se marier, mais Geneviève s'attend à une réaction négative de sa mère

15. Lieu : Magasin. Musique : Thème Est-ce qu'on pense au mariage... puis Thème : C'est un jeune homme que j'ai rencontré puis Thème Evidemment ce n'est pas avec ce que tu m'as dit....
(Lendemain) Réaction négative de Mme Emery ; Geneviève essaie de s'expliquer ; Mme Emery objecte que Guy n'a pas fait l'armée ; entrée du facteur ; Geneviève sort.

16. Lieu : Magasin. Musique : Thème "tragique" (pas de dialogue).
Une des lettre (une échéance de 80 000 F) provoque une violente réaction de la part de Mme Emery.

17. Lieu : Appartement Emery. Musique : Jazz 3 (syncopé) :.
Elle informe Geneviève de ce nouveau problème ; Geneviève envisage de se mettre à travailler, notamment si elle épouse Guy ; après des hésitations, Mme Emery décide de vendre un collier..

18. Lieu : Bijouterie. Musique : Thème 4 puis Thème 5 puis Thème 4.
Le bijoutier examine une bague proposée par Roland Cassard, qui en montre ensuite d'autres ; entrée de Mme Emery et Geneviève ; M. Dubourg ne peut pas acheter le collier, mais Roland Cassard propose de le faire ; il se présente ; il apportera l'argent le lendemain.

19. Lieu : Magasin. Musique : Jazz 3.
(Lendemain soir) Mme Emery s'inquiète que Roland Cassard ne soit pas arrivé ; Geneviève sort pour aller voir Guy, outrepassant l'interdiction catégorique de sa mère.

20. Lieu : Magasin. Musique : Jazz 3.
Roland Cassard apporte l'argent (en liquide) ; il est déçu de l'absence de Geneviève qu'il a juste vu partir ; ils discutent puis elle l'invite à dîner ; mais il n'est pas disponible, promet que ce sera une autre fois.

21. Lieu : Rue garage Aubin. Musique : Thème J'avais si peur de ne pas te trouver...
Passage de la Mercedes ; Geneviève rejoint Guy au garage ; Il lui annonce son départ pour l'Algérie.

22. Lieu : Café. Musique : Thème 1 : Je ne pourrai jamais... puis Thème 2.
Dialogue désolé ; elle envisage qu'il déserte, mais il refuse....

23. Lieu : Rue. Musique : Thème 2 et Thème 1.
Ils parcourent la rue sans marcher. TRAVELLING CAMERA ET PERSONNAGES.

24. Lieu : Entrée immeuble. Musique : Thème 1 orchestration maximale puis Silence.
Guy l'invite à l'accompagner chez lui ; elle accepte ; il pose son vélo, ils montent en silence.

25. Lieu : Appartement Guy. Musique : Jazz 2.
Ils entrent ; dialogue rapide entre Guy et tante Elise alitée.

26. Lieu : Chambre. Musique : Thème 2 puis Thème 1.
La chambre est chauffée par un feu de cheminée. Ils s'embrassent, etc.

27. Lieu :. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
3 plans reprenant les endroits où ils sont passés en arrivant.

28. Lieu : Appartement Emery. Musique : Thème 1 puis Thème : Il s'en va....
Retour de Geneviève, elle annonce le départ de Guy pour l'Algérie ; Mme Emery essaie de la convaincre que ce n'est pas si grave ; Geneviève se met au lit. FONDU AU NOIR.

29. Lieu : Appartement Guy. Musique : Jazz 4.
(Quelques jours plus tard) Guy a sa valise a la main ; adieux avec Tante Elise qui lui promet de lui léguer ses biens ; adieux avec Madeleine.

30. Lieu : Entrée immeuble. Musique : Jazz 4 (pas de dialogue).
Il trouve Geneviève l'attendant en bas de l'immeuble ; ils partent ensemble.

31. Lieu : Gare de Cherbourg, café à la gare. Musique : Thème 1.
Vues de la gare (sifflet prolongé) ; dans le café : leurs adieux pathétiques ; les matelots et la serveuse ne leur prêtent aucune attention ; il se lève, puis elle le suit péniblement ; ils sortent sur le quai

32. Lieu : Quai de la gare. Musique : Thème 1.
Le départ : il saute dans le train quand celui-ci démarre ; elle reste debout immobile TRAVELLING ARRIERE ; elle se retourne et s'éloigne ; horloge : "16 h 28" ; pancarte "CHERBOURG Express Paris Saint-Lazare" ; pancarte "CHERBOUR" ; au loin, elle rentre dans le café. FONDU AU NOIR.

33. Lieu :. Musique : Silence.
Deuxième partie : l'absence

34. Lieu : Rue magasin. Musique : Jazz 3 (pas de dialogue).
"janvier 1958" Mme Emery se dirige vers le magasin

35. Lieu : Magasin. Musique : Jazz 3 puis Thème : Il ne pense plus à toi.
Geneviève est en train de nettoyer la vitrine. Elles parlent de sa santé... Mme Emery a rencontré Roland Cassard retour d'Amérique ; elle l'a invité le soir. Courrier : pas de lettre de Guy (elle en a seulement reçu une jusque là) ; Mme Emery suggère qu'il l'a oubliée ; Geneviève s'évanouit, puis va dans l'arrière-boutique ;

36. Lieu : Arrière-boutique. Musique : Thème : Je suis enceinte puis Thème : Roland Cassard vient dîner ce soir.
Geneviève avoue qu'elle est enceinte ; Mme Emery évoque les nombreux problèmes que cela va poser, en particulier, pour faire bonne figure devant Roland Cassard le soir même.

37. Lieu : Appartement Guy. Musique : Thème 5.
Fin du repas ; Roland suggère que Geneviève prenne du repos, qu'elles partent à la campagne, mais cela ne leur est pas possible ; ils mangent la galette des rois ; ayant eu la fève, Geneviève est obligée de choisir Roland Cassard comme "son roi" ; mal à l'aise, elle se retire.

38. Lieu :. Musique : Thème Geneviève est triste puis Thème 4 : Autrefois j'ai aimé une femme.
Devant le feu de cheminée. Roland Cassard et Mme Emery parlent de Geneviève ; il finit par demander la main de Geneviève ; Mme Emery lui demande de fournir des renseignements sur lui : il évoque son amour passé pour Lola. Insert passage Pommeraye à Nantes (TRAVELLING CIRCULAIRE) ; son départ à l'étranger.... La rencontre avec Geneviève, son amour pour elle. Elle se montre circonspecte ; il quitte l'appartement.

39. Lieu : Chambre Geneviève. Musique : Thème : Roland Cassard m'a demandé ta main.
Elle vient informer Geneviève mais elle se montre peu coopérative.

40. Lieu : Port de Cherbourg. Musique : Thème idem (pas de dialogue).
("février 1958") Cherbourg sous la neige qui tombe

41. Lieu : Magasin. Musique : Thème idem puis Thème 3 (pas de dialogue).
Courrier ; Mme Emery met une lettre de côté.

42. Lieu : Appartement Emery. Musique : Thème 3.
Elle remet la lettre à Geneviève : elle vient de Guy (lecture de la lettre en voix off par Guy lui-même).

43. Lieu : Magasin couturière. Musique : Thème 3 (pas de dialogue).
Essai d'une robe à Geneviève

44. Lieu : Chambre Geneviève. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
Elle écrit une lettre (datée "25 février 1958") à Roland Cassard, puis regarde pensivement une photo de Guy, en tenue de soldat devant un bâtiment qui évoque l'Algérie. FONDU AU NOIR.

45. Lieu : Rue magasin. Musique : Fanfare puis Thème : Je déteste le carnaval (pas de dialogue).
("mars 1958") Foule carnavalesque ; Geneviève se fraie difficilement un chemin pour aller au magasin.

46. Lieu : Magasin. Musique : Thème idem, puis Thème 2 puis Jazz 3 puis Thème 1.
Mme Emery tricote une brassière rose. Discussion sur la grossesse et sur l'avenir de Geneviève ; Geneviève souffre de l'absence de Guy ; Mme Emery la relance sur Roland Cassard, avec conviction et insistance ; Geneviève commence à céder à la pression, mais évoque avec désespoir le souvenir de Guy.

47. Lieu : campagne. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
"avril 1958" TRAVELLING EN CONTRE-PLONGEE VERTICALE Arbres en fleur en sur un ciel légèrement nuageux.

48. Lieu : Appartement Emery. Musique : Thème 1.
Mme Emery donne à Geneviève une bague envoyée par "Roland". Geneviève, d'abord réticente, finit par se passer la bague à l'annulaire.

49. Lieu : Quai. Musique : Thème 4 (variante).
Roland Cassard affirme son amour pour Geneviève et pour l'enfant à naître.

50. Lieu : Magasin. Musique : Thème 5.
Mme Emery annonce à Roland Cassard que Geneviève a accepté de l'épouser.

51. Lieu : Magasin robes de mariées. Musique : Thème 5 (pas de dialogue).
Robes de mariées, parmi lesquelles se trouve Geneviève.

52. Lieu : Eglise. Musique : Orgue (pas de dialogue).
Roland et Geneviève se passent les anneaux.

53. Lieu : Entrée église. Musique : Orgue (pas de dialogue).
La Mercedes se présente alors qu'ils sortent de l'église ; ils montent et partent ; apparaît dans le champ le visage de Madeleine qui a assisté à la scène. FONDU AU NOIR.

54. Lieu :. Musique : Silence.
"Troisième partie : le retour"

55. Lieu : Gare Cherbourg. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
"mars 1959" Pluie. Guy sort de la gare, mûri.

56. Lieu : Rue magasin. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
Il trouve le magasin fermé avec une pancarte "Changement de propriétaire".

57. Lieu : Appartement Guy. Musique : Jazz 4 (très lent) puis Jazz 2 puis Thème Madeleine.
Elise alitée, très pâle, vient de lui apprendre le mariage de Geneviève ; il parle de sa blessure, de l'attentat qui l'a causée ; d'un éventuel travail ; de l'enfant de Geneviève ; arrivée de Madeleine

58. Lieu : Chambre. Musique : Thème 3 (pas de dialogue).
Il retrouve sa chambre et ses objets d'enfant (des maquettes). FONDU AU NOIR.

59. Lieu : Garage Aubin. Musique : Jazz 1.
"avril 1959" Aubin demande à Guy des explications sur l'avarie subie par la voiture d'un client ; Guy se met en colère et décide de quitter l'entreprise.

60. Lieu : Quai. Musique : Thème 1 (pas de dialogue).
Il marche, entre dans un café.

61. Lieu : Café du Pont Tournant. Musique : Thème 1 puis Thème 2.
Il commande un blanc sec ; vue de sa place vide ; de nouveau à cette place, il en commande "un autre" (on peut envisager une durée variable entre ses deux apparitions) ; altercation avec le patron ; il quitte le café.

62. Lieu : Rue magasin et magasin. Musique : Thème 2 puis Thème 1.
Il arrive au magasin qui est en train d’être transformé en laverie automatique ; il entre, se fait rabrouer par les déménageurs, ressort.

63. Lieu : Rue. Musique : style cabaret (pas de dialogue).
Il marche jusqu'à un bar, entre.

64. Lieu : Bar du Port. Musique : style cabaret.
Il demande un cognac, repousse une hôtesse ; un peu plus tard, une seconde (Jenny) lui propose de venir avec lui ; ils quittent le bar et entent dans un hôtel.

65. Lieu : Port Cherbourg. Musique : style cabaret (pas de dialogue).
(Lendemain matin). Vue du port (sirène de bateau).

66. Lieu : Chambre hôtel. Musique : style cabaret.
Elle lui apprend qu'elle s'appelle Geneviève ; il est un peu surpris ; il se prépare, puis quitte la chambre amicalement.

67. Lieu : Appartement Guy. Musique : style cabaret, puis Thème tragique : Elise est morte cette nuit.
Il frappe, Madeleine lui ouvre ; elle lui apprend la mort d'Elise.

68. Lieu : Eglise. Musique : Orgue (pas de dialogue).
(Autre jour) Funérailles d'Elise ; ils sont presque seuls dans l'église. FONDU AU NOIR.

69. Lieu : Appartement Guy. Musique : Thème Madeleine : Je n'aime pas ce que tu es devenu....
Madeleine fait ses préparatifs pour quitter l'appartement ; il lui dit qu'il a besoin d'elle, mais elle lui reproche son avilissement ; finalement elle accepte de rester. FONDU AU NOIR.

70. Lieu : Etude notaire (entrée). Musique : Jazz (pas de dialogue).
"juin 1959" Il sort de l'étude en courant.

71. Lieu : Banque. Musique : Jazz idem (pas de dialogue).
Il reçoit de l'argent (en liquide).

72. Lieu : Station L'escale cherbourgeoise. Musique : Jazz idem (pas de dialogue).
Il signe des papiers et donne de l'argent (en liquide)..

73. Lieu : Terrasse café. Musique : Jazz idem.
Il annonce à Madeleine que tout est réglé, puis lui demande de l'épouser ; elle accepte. FONDU AU NOIR.

74. Lieu : Station-service L'escale cherbourgeoise, logement. Musique : Jazz légèrement syncopé.
"décembre 1963" Il neige ; préparatifs de Noël ; François tambourine ; Madeleine (cheveux plus courts qu'en 1959) annonce à Guy qu'elle va sortir lui acheter un cadeau et emmène François.

75. Lieu : Station-service, extérieur. Musique : Thème 1.
La Mercedes (klaxon, actionné par Françoise) conduite par Geneviève (coiffure très élaborée), vient prendre de l'essence ; Guy sort servir, ils se reconnaissent ; elle sort de la voiture, il l'invite à venir l'intérieur.

76. Lieu : Bureau. Musique : Thème 1 puis Thème 2 puis Thème 1 (choeur, style chant de Noël).
Elle explique pourquoi elle se trouve là ; un employé vient demander des consignes pour la voiture ; ils parlent encore un peu ; elle trouve l'arbre de Noël très beau ; Mme Emery est morte peu avant, Françoise ressemble beaucoup à Guy ; il refuse de lui parler et invite Geneviève à partir ; elle s'en va à regret, monte dans la voiture, démarre ; la voiture sort du champ.

77. Lieu : Station-service, extérieur. Musique : Thème 1, orchestration maximale (pas de dialogue).
PANORAMIQUE GAUCHE : retour de Madeleine et François ; Guy vient vers eux ; il joue avec son fils dans la neige, puis ils rentrent, Guy portant François dans ses bras.

78. Lieu : Station-service, vue d'ensemble. Musique : Thème 1, orchestration maximale (pas de dialogue).
Plan final : la station déserte ; dans le logement, on distingue leurs silhouettes à travers les vitres dépolies. FONDU AU NOIR.

Les musiques

Elles peuvent être réparties en trois groupes : musiques de type classique (signalée dans le découpage par la mention Thème) ; musiques de type jazz (Jazz) ; et les autres musiques, notamment : un tango, un mambo, de la musique de cabaret (piano bar), de la musique de fanfare, de l’orgue.

Les thèmes classiques

Certains sont utilisés une fois (citation dans le découpage), d’autres sont récurrents (numéro).

Le Thème 1 est la musique emblématique des Parapluies de Cherbourg.

Il apparaît au générique, à la fin du film et à plusieurs reprises pendant. Il paraît lié au personnage de Geneviève ; il correspond essentiellement à l’idée de la séparation insurmontable. La première occurrence dialoguée se situe après l’annonce du départ de Guy pour l’Algérie :
Je ne pourrai jamais vivre sans toi.
c’est aussi le thème du départ à la gare de Cherbourg. Puis, Geneviève dira :
Moi qui serais morte pour lui, pourquoi ne suis-je pas morte ? (le thème 1 est aussi associé à l'idée de la mort).

A la fin du film, le thème est introduit lorsque la Mercedes de Geneviève arrive à la station-service ; il se poursuit de façon emphatique après son départ, alors qu’on sait qu’ils ne se reverront plus jamais.

Le Thème 2, bien que sa mélodie soit très différente, est associé au Thème 1, qui s’y raccorde très facilement.

Il semble lié au personnage de Guy et correspond à l’idée que la séparation n’est pas insurmontable : dans les scènes 22 et 23, le thème 2 répond au thème 1 :
Il faut essayer d’être heureux…
Il faut que nous gardions de nos derniers moments un souvenir plus beau que tout, un souvenir qui nous aidera à vivre…
Nous nous retrouverons et nous serons plus forts
.

Dans les dernières scènes, c’est Geneviève qui l’utilise :
C’est la première fois que je viens à Cherbourg depuis mon mariage.
Mais sa tentative de rapprochement (elle invoque le hasard pour sa venue dans la station-service, mais c’est peu vraisemblable) est refusée par Guy ; le thème 2 est alors utilisé pour tout autre chose puisque le jeune pompiste apparaît pour demander :
Est-ce que je fais le plein pour Madame ?.
Le thème 2 est aussi associé à l'idée de vie, y compris de cette façon banale.

Le Thème 3 est très simple : c’est celui du bonheur partagé et à venir ; il est lié aux deux personnages Geneviève et Guy lorsqu’ils sont ensemble, du moins avant qu’intervienne l’appel en Algérie. Il est présent dans la première partie, notamment dans la scène 13, lorsqu’ils se promènent sur le quai après leur soirée théâtre et danse :
(Guy) Nous aurons des enfants,
(Geneviève) et j’appellerai ma fille Françoise,
(Guy) Et si c’est un garçon ?
et n’apparaît ensuite qu’occasionnellement : c’est sur ce thème que Geneviève lit une lettre de Guy (et que nous écoutons Guy la dire) et que plus tard, il retrouve sa chambre (leur chambre) à son retour d’Algérie, mais ce n'est plus que de la nostalgie.

Le Thème 4 est associé au personnage de Roland Cassard. L'occurrence la plus connue est l'évocation de Lola :
Autrefois, j'ai aimé une femme... elle s'appelait Lola...,
mais le thème est apparu auparavant dans la scène de la bijouterie :
Quelle beauté, une pure merveille...
à propos d'une bague de diamant, puis lorsque Roland se présente. C'est, semble-t-il, une variation de ce thème, que Roland utilise lorsqu'il décide d'adopter l'enfant qu'attend Geneviève. C'est un thème qui n'a pas un sens très marqué, qui est un peu superficiel.

Le Thème 5 est associé au personnage de Mme Emery. C’est un thème curieux parce qu’il associe une musique enlevée, de style XVIIIe siècle (évocations de clavecin) et des énoncés un peu négatifs :
Nous sommes dans une situation difficile… (scène de la bijouterie)
La situation dans laquelle nous nous débattons ne nous permet pas …. (scène du repas)
Puisque la situation dans laquelle elle se trouve ne vous effraie pas… (annonce de l'acceptation du mariage).

Les thèmes de jazz

La musique de jazz est utilisée dans les situations quotidiennes, alors que les thèmes classiques (le 5 mis à part) correspondent souvent à des sujets plus "littéraires" (l'amour, la séparation, le bonheur, la guerre, etc.), d'où un effet amusant lorsqu'ils entrent dans la vie quotidienne (faire le plein d'essence).

Le thème Jazz 1, très syncopé, est associé au Garage Aubin. Il évoque certainement, au-delà de cet atelier, le travail ouvrier en général.

Le thème Jazz 2, assez rythmé, est associé aux échanges entre Guy et Elise.

Le thème Jazz 3, syncopé, est associé aux discussions, assez conflictuelles, entre Mme Emery et Geneviève.

Le thème Jazz 4, très lent, est associé à Elise malade .

Les contextes

L'arrière-plan historique

La guerre d’Algérie

Le film est délibérément placé dans le cadre historique de la guerre d'Algérie, achevée depuis seulement quelques mois (cessez-le-feu le 19 mars 1962, mais suivi de la guerre de l'OAS qui s'achève seulement fin juin 1962) lorsque le tournage commence. En ce qui concerne le début du récit (novembre 1957), il se situe peu après la fin de la bataille d'Alger (septembre 1957) ; à cette date, il y a environ 450 000 militaires français en Algérie, dont 200 000 appelés ; le temps de service a été porté de deux ans à 27 mois en 1956 et ils sont généralement affectés au "quadrillage", qui n'est pas exempt de tout risque.

La guerre d’Algérie n’est pas évoquée sous tous ses aspects, puisqu’elle ne constitue pas le sujet du film, mais des détails précis sont donnés, du point de vue d'un soldat français : la longue durée du service militaire, mais aussi :
Hier soir une patrouille est tombée dans une embuscade et trois soldats sont morts (la lettre)
Un attentat à la grenade, c’était fréquent. (le retour).

Dans la scène 22, Geneviève envisage l'éventualité d'une désertion de Guy.

Le changement de régime politique

Sur le plan chronologique (novembre 1957-décembre 1963), on se trouve dans la période de l’extrême fin de la IVe République (gouvernement de Félix Gaillard, octobre 1957-avril 1958) et des débuts de la Ve République (l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle date de mai 1958), dont l’avènement est d’ailleurs lié à l’évolution de la situation en Algérie.

A première vue, ces événements importants sont totalement absents du film, sauf peut-être de façon métaphorique : parti en novembre 1957, Guy revient en mars 1959 et découvre que la boutique a subi un « changement de propriétaire ».

L’évolution économique

Le film se place aussi dans le cadre de l'évolution économique des années 1950 et 1960, l'avènement de la société de consommation. Le magasin de parapluies, dont Mme Emery souligne à plusieurs reprises qu'il ne marche pas très bien, relève à l'époque d'un secteur en voie de disparition : les magasins d'articles de demi luxe (chapellerie, etc.[1]). La vente du magasin et sa transformation en laverie automatique est donc tout à fait réaliste en 1959[2]. L'acquisition par Guy d'une station-service est aussi vraisemblable, à une époque où la France en compte de plus en plus, avec l'expansion de l'automobile. On peut remarquer le réalisme de Demy qui indique clairement l'origine du financement de l’achat : l'héritage de la tante Elise.

Autres aspects

Dimension sociologique du film

Demy marque l'opposition entre le milieu petit-bourgeois de Mme Emery, qui aspire à une ascension sociale, ici permise par le diamantaire Roland Cassard et le milieu ouvrier qui est celui de Guy. On peut noter à son sujet le thème de l'orphelin élevé par sa marraine (Guy est né en 1937, époque où la mortalité des jeunes adultes est beaucoup plus élevée que maintenant).

Mais Demy n'a pas pour but de "dénoncer" la petite-bourgeoisie, puisque Guy devient lui-même chef d'entreprise à la fin du film ; rien ne laisse supposer que Demy soit ironique vis-à-vis de cette ascension sociale, qui se substitue à la déréliction du retour de l'armée (d'autant qu'il s'agit de devenir garagiste : le métier du père de Demy[3]).

Dimension culturelle du film, Carmen, l'opéra, le cinéma

Un épisode intéressant est celui du spectacle Carmen. Si on peut concevoir que Geneviève (une jeune fille de province, bien élevée, en 1957) aille voir Carmen, cela paraît moins évident pour le mécanicien Guy. Sur ce point, on peut faire intervenir deux éléments : l’interaction entre le personnage de Guy et l’acteur Nino Castelnuovo, un Italien, pour qui l’opéra est a priori plus banal que pour un Français ; mais surtout les souvenirs personnels que Jacques Demy a de ses parents, l’un garagiste et l’autre coiffeuse, qui étaient de grands amateurs de théâtre et d’opéra, de cinéma aussi du reste (voir la page Jacques Demy, L’enfance), et qui ont de cette façon joué un rôle dans la vocation artistique de leur fils. Pour Jacques Demy, il est normal qu’un mécanicien se trouve dans une loge d’opéra : il l'a vu très souvent dans son enfance.

La scène du théâtre proprement dite est précédée par celle de la conversation dans le vestiaire du garage :
(Collègue 1) Qu'est-ce que tu vas voir ?
(Guy) Carmen...
(Collègue 2) L'amour est enfant de bohème...
(Collègue 1) J'aime pas l'opéra, le ciné c'est mieux !
(Collègue 2) Moi, ce soir je vais danser...
(Collègue 1) Tous ces gens qui chantent, moi tu comprends ça me fait mal, j’aime mieux le ciné !
(Collègue 2) Tu l’as déjà dit !

Dans son livre sur Jacques Demy[4], Jean-Pierre Berthomé indique qu’il y a là une déclaration d’intentions du cinéaste et met en exergue la formule « J’aime pas l’opéra, le ciné c’est mieux ! ». Mais la deuxième déclaration du Collègue 1 pourrait indiquer que Jacques Demy cherche surtout à surmonter l’opposition entre « le ciné » et « tous ces gens qui chantent » ; la danse n'est pas non plus absente du film (le tango).

En ce qui concerne le choix de Carmen, il s’agit d’une œuvre familière à beaucoup de gens ; mais c’est aussi, dans un moment de bonheur pour les deux héros, l’évocation d’un amour qui se termine très mal.

Les personnages

Roland Cassard

C’est un personnage qui vient du film Lola, où il est également interprété par Marc Michel. Mais il a complètement changé : Roland était un peu bohème dans Lola, il a failli participer à une opération frauduleuse. Il est devenu un homme d’affaires très strict, avec sa moustache impeccablement taillée ; mais il a aussi un certain penchant pour la culture :
Vous me faites penser à cette Vierge à l'enfant que j’ai vue à Anvers...[5] (scène du repas).
Anvers est un des grands centres du négoce du diamant : Roland Cassard a donc profité d’un voyage d’affaires pour aller dans un musée ou visiter une église. C’est peut-être ce penchant culturel qui lui permet d’épouser Geneviève bien qu’elle soit enceinte d’un autre.

La Mercedes

Il est le seul protagoniste important à avoir une automobile (comme Michel dans Lola) : mais c’est une Mercedes noire, assez courte par rapport à sa hauteur, évoquant vaguement un corbillard. Cette automobile est présente dans un assez grand nombre de scènes, parfois « par hasard » (sans la justification du récit donc comme un signe adressé par Jacques Demy au spectateur) : dans la scène 2 (Roland Cassard l’amène au garage Aubin) et au début de la scène 21 (la Mercedes passe devant le garage Aubin alors que Geneviève s’apprête à traverser la rue pour rejoindre Guy : elle lui « coupe la route »). On peut remarquer aussi la construction : Geneviève disparaît scène 53 (juste mariée, elle entre dans la Mercedes) et réapparaît scène 75 (au volant de la Mercedes).

Geneviève

Le Dictionnaire du cinéma français de Jean-Loup Passek [6] affirme que, dans Les Parapluies de Cherbourg, Jacques Demy « valorise [chez Catherine Deneuve] l’aspect le moins intéressant de sa personnalité : la belle, lisse et pure jeune fille, aspect qui sera ultérieurement surexploité… ».

Ce point de vue sur le personnage interprété par Catherine Deneuve ne paraît pas entièrement fondé. En effet, la vision de Geneviève comme jeune fille pure et lisse n’est pas celle de Jacques Demy, mais celle de Roland Cassard. C’est flagrant dans la scène du repas : (voir ci-dessus). Il conservera cette vision éthérée de Geneviève même après avoir appris qu’elle est enceinte. Mais la Geneviève de Jacques Demy n’est pas seulement cela.

Geneviève est dans sa 17 ° année. On ne sait pas quelles études elle a faites. A priori, on imaginerait qu’une fille de commerçante de ce style aurait dû poursuivre des études jusqu’au baccalauréat, même en 1957, mais visiblement Geneviève les a interrompues : il y a peut-être ici une interaction du personnage Geneviève et de l’actrice Catherine Deneuve, qui a abandonné ses études secondaires en 1960 (à 17 ans, l’âge revendiqué par Geneviève), après la classe de seconde. Donc, pour une raison non indiquée, Geneviève est devenue assistante de sa mère dans le magasin, qui malheureusement n’est pas très actif ; la perspective de Mme Emery est certainement que Geneviève épouse quelqu’un d’assez riche et devienne femme au foyer. Mais lorsque sa mère est confrontée à un problème économique grave, Geneviève envisage tout naturellement de travailler, à la poste ou à la mairie ou avec Guy. Elle ne se pose pas, contrairement à sa mère, la question du « déclassement » (c’est probablement ici le point de vue de Jacques Demy qui s’exprime, selon lequel un ouvrier vaut un bourgeois).

On pourrait penser que Geneviève cherche à échapper à un destin justement trop lisse, qu’elle ne souhaite pas devenir une épouse plus ou moins décorative (cf. sa coiffure dans les scènes finales). Le soir fatidique (scènes 21 et suivantes), elle envisage de partir avec Guy, de quitter à jamais sa mère, et après qu’elle a appris son appel en Algérie, elle envisage qu’il déserte. Elle finit par accepter de devenir ce que sa mère souhaite et ce que Roland Cassard imagine. Mais c’est d'une certaine façon mourir.

Lorsqu’elle revient en 1963, c’est peu de temps après la mort de sa mère ; elle est maintenant virtuellement libre (elle n’a pas eu d’autre enfant que celui de Guy). Mais si on se demande ce que Geneviève peut envisager à ce moment (et que Guy refuse a priori), on est amené à penser que ce personnage n'est pas si simple qu'il paraît.

Un autre aspect intéressant du personnage est sa capacité à jouer le rôle de sa mère, ce qui se produit deux fois : pendant qu'elle danse le tango avec Guy :
(Geneviève) Elle m'a regardée d'une drôle de façon !
(Guy) Comment ?
(Ge.) Comme ça (elle mime l'expression de sa mère) ;
et à la fin de la soirée :
(Ge.) Je sais bien ce qu'elle répondra.
(Guy) Quoi ?
(Ge.) Ma petite fille, tu es folle, est-ce qu'on pense au mariage à ton âge ? (là encore, elle mime en gros plan l'expression de Mme Emery).
On passe alors immédatement à un gros plan sur Mme Emery :
Ma petite fille, tu es folle, est-ce qu'on pense au mariage à 16 ans ?
(Ge.) 17 ans !

Autour du film

Le tournage

Il a presque entièrement eu lieu à Cherbourg (Manche), principalement dans le quartier central, autour de la rue du Port, au cours de l'été 1963.

Les acteurs

Malgré le succès du film, la plupart des acteurs, à l'exception de Catherine Deneuve, n'ont pas fait de carrière particulièrement remarquée.

Plusieurs d’entre eux ont apporté leur témoignage dans L’Univers de Jacques Demy (Agnes Varda, 1995) et dans Il était une fois… les Parapluies de Cherbourg (Marie Genin, 2008).

Catherine Deneuve (Geneviève)

Depuis 1960, début de sa carrière au cinéma (elle a aussi tenu un rôle en 1957), Catherine Deneuve a tourné plusieurs films, dont un avec Vadim, et a déjà été remarquée par la critique.

Agée de 20 ans au moment du tournage, elle joue Geneviève à 17 ans (1957-58) puis à 23 ans (1963).

Nino Castelnuovo (Guy)

Nino Castelnuovo a été remarqué par Jacques Demy pour son rôle dans Rocco et ses frères de Luchino Visconti.

Il a 27 ans au moment du tournage et interprète un personnage qui a 20 ans (1957), 22 ans (1959), 26 ans (1963).

Il apparaît que le film n’a pas eu de succès en Italie et n’a pas particulièrement favorisé la carrière de Nino Castelnuovo, qui a tout de même atteint par la suite une certaine popularité dans son pays, sans retrouver une renommée internationale.

Dans son témoignage de 1995, il parle très bien le français.

Ellen Farner (Madeleine)

Ellen Farner est une actrice allemande sur laquelle la documentation est extrêmement réduite : sa fiche IMDB0267833 indique en plus des Parapluies, quelques tournages (surtout pour la télévision) allemands datés de 1964 à 1967.

Anne Vernon (Mme Emery)

Elle a 38 ans au moment du tournage.

Marc Michel (Roland Cassard).
Mireille Perrey (Elise)

Le succès du film

Distinctions

Voir aussi

Références

Livres
  • Jean-Pierre Berthomé, Jacques Demy et les racines du rêve, L'Atalante, Nantes, 1982 (nouvelle édition en 1996), pages 164-188 (chapitre IX : "Les Parapluies de Cherbourg").
  • Jean-Pierre Berthomé, Les Parapluies de Cherbourg : étude critique, Nathan (collection "Synopsis"), Paris, 1996.
Films
  • L'Univers de Jacques Demy d'Agnès Varda (1995)
  • Il était une fois... les Parapluies de Cherbourg de Marie Genin (écrit par Marie Genin et Serge July), émission de télévision (2008)

Liens internes

Liens externes

(fr+en) Les Parapluies de Cherbourg sur l’Internet Movie Database

Notes et références

  1. L'existence de boutiques spécialisées dans les parapluies est peut-être une invention amusante de Jacques Demy.
  2. A l'époque, les agences immobilières n'avaient pas commencé leur boom des années passées. On en était encore réduit aux études de notaires.
  3. D'après les entretiens de Demy au sujet d'Une chambre en ville, dans L'Univers de Jacques Demy, on a l'impression qu'il se ressent comme fils d'ouvrier et non pas comme fils de chef d'entreprise : pour lui, son père était avant tout un ouvrier, un membre de la classe ouvrière.
  4. Page 174.
  5. Probablement la vierge de Jean Fouquet expositions.bnf.fr au musée des beaux-arts.
  6. Larousse, Paris, 1987, page 117
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