Lepidochelys olivacea


Lepidochelys olivacea

Tortue olivâtre

Comment lire une taxobox
Tortue olivatre
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Reptilia
Ordre Testudines
Famille Cheloniidae
Genre Lepidochelys
Nom binominal
Lepidochelys olivacea
(Eschscholtz, 1829)
Répartition géographique
Lieux pontes tortue olivatre.png
Statut de conservation IUCN :

EN A1bd : En danger
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

Statut CITES : Cites II.svg Annexe II ,
Révision du 01/07/75

Wikispecies-logo.svg Retrouvez ce taxon sur Wikispecies

Commons-logo.svg D'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la biologie sur Wikipédia :
AlphaHelixSection (blue).svg
Symbole-faune.png
Salmobandeau.jpg
PCN-icone.png
Icone botanique01.png
P agriculture.png
Patates.jpg
Extracted pink rose.png

La tortue olivâtre ou tortue bâtarde (Lepidochelys olivacea) est une des plus petites espèces de tortues marines. Elle doit son nom à la couleur olive de sa carapace. Cette espèce est en voie de régression et fait l'objet localement d'un plan de restauration.

Sommaire

Description

Apparence

La tortue de Kemp et elle sont les plus petites espèces de tortue marine et mesurent entre 58 et 70 cm et un poids d'environ 50 Kg.

Sa dossière est plutôt plus bombée (la région nuchale surélevée) que celle de la tortue de Kemp. La dossière est verdâtre à ocre brun. Les bords sont légèrement retournés.

Reproduction

La maturité sexuelle est atteinte vers 7-9 ans. Les pontes durent de 20 à 40 minutes. Cette espèce pond quelques fois seule. Le nid est creusé sur 50 à 60 cm de profondeur. Chaque ponte produit entre 30 et 170 œufs. La femelle pond de 1 à 3 fois par intervalles de 17 à 29 jours au cours d’une saison. L’incubation dure entre 46 et 62 jours selon la température du sol[1].

Chorologie

On la retrouve partout dans les eaux inter-tropicales. Cependant, elles ne disposent pas de beaucoup de lieu de ponte sur. Un des plus importants, en Inde est menacé par l'industrialisation. Bien que les États-Unis aient déclaré la l’espèce comme en danger, leur population diminue en Atlantique Nord. Les populations stagnes ont sont en légère augmentation dans l'océan Pacifique. Les plus importants sites d'Inde, dans l’État d'Orissa sont les plages de Devi, Rushikulya et Gahirmatha. Ce dernier site est gravement menacé par l'industrialisation[2].

Alors qu'on pensait qu'elles ne se reproduisaient pas en mer Rouge, on a découvert plusieurs sites de nidification dans la région de l'Érythrée[3],[4].

Répartition des lieux de pontes de la tortue olivâtre
Point rouge=lieux de pontes principaux
Point jaune=lieux de pontes secondaires

Systématique

Les principaux groupes évolutifs relatifs sont décrites ci-dessous par phylogénie[5] selon Hirayama, 1997, 1998, Lapparent de Broin, 2000, and Parham, 2005 :

--o Chelonioidea Bauer, 1893
  |--o
  |  |--o †Toxochelyidae
  |  `--o
  |     |--o Carettini
  |     |  `-- Caretta L. , 1758
  |     |--o ... Natator Garman, 1880
  |     `--o Chelonini
  |        |--o Eretmochelys (L., 1758)
  |        `--o
  |           |--o Lepidochelys Girard, 1858
  |           `--o
  |              `--o Chelonia L., 1758
  `--o Dermochelyoidea

Tortue olivâtre et l'Homme

Un spécimen atteint d'albinisme ou de leucistisme à Kélonia, sur l'île de la Réunion

Comme toutes les tortues marines, elle est principalement menacée par les activités humaines (surpêche, filets abandonnés, déchets en mer.. et le braconnage ou les « prises involontaires » qu'elle subit. La pêche au chalut est particulièrement mortelle. Sur les côtes américaines, le dispositif d’exclusion des tortues limite les prises accidentelles par les chalutiers. Cependant le ramassage des œufs dans ces régions, notamment en Amérique centrale est encore très important.

En France, elle est concernée par un plan de restauration des tortues marines des antilles françaises (plan local et régional qui concerne aussi d'autres tortues Marines des Antilles Françaises (tortue imbriquée, tortue verte, tortue luth, tortue olivâtre). Ce plan est subdivisé en :

  • - un Plan de Restauration des Tortues Marines de Guadeloupe,
  • - un Plan de Restauration des Tortues Marines de Martinique,
  • - un projet de programme de coopération internationale à développer à échelle géographique plus large, voire planétaire afin de mieux prendre en compte les métapopulations et la diversité génétique des espèces.

Une campagne de protection internationale a été lancée par June Haimoff pour la protection des tortues. Plusieurs projets sont menés par le WWF en Inde et Amérique du Sud pour limiter les prises accidentelles et protéger les sites de nidification[6] aussi bien en Inde qu'en Amérique du Sud.

Voir aussi

Références externes

Liens externes

Notes

  1. Tortue olivâtre, Réseau d'information sur les tortue d'Outre-mer
  2. (en)Turning Turtle, Green peace. Consulté le 29/5/2007
  3. (en) « An Update on Eritrea’s Marine Turtle Programme and First Record of Olive Ridley Turtle Nesting in the Red Sea », dans Marine Turtle Newsletter, vol. 111, no 16, 2006 [résumé] 
  4. The Eritrean Turtle Team Finds Hatched ‘Oliver idly’ in Rastarma. Consulté le 6/3/2006
  5. (en)Dermochelyoidea - leatherback turtles and relatives, Mikko's Phylogeny Archive. Consulté le 17/5/2007
  6. Olive ridley turtle, WWF. Consulté le 29/5/2007
  • Portail de la zoologie Portail de la zoologie

Ce document provient de « Tortue oliv%C3%A2tre ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Lepidochelys olivacea de Wikipédia en français (auteurs)