"Maître écrivain"

"Maître écrivain"

Maître écrivain

Un maître écrivain est un professionnel qui, sous l'Ancien Régime, faisait son métier de bien écrire. Aux XVIe et XVIIe siècles, les maîtres écrivains se sont regroupés dans des corporations (en France) ou des guildes (dans les Pays-Bas espagnols).

Ce terme de « maître écrivain » doit être préféré à celui de « calligraphe », qui n'est pas ou peu utilisé à l'époque et qui porte une connotation plus artistique que professionnelle.

La devise Vive la plume tracée par Jan van den Velde.

Sommaire

Le métier

Un maître écrivain est capable non seulement d'écrire très soigneusement, mais il est aussi capable de tracer de nombreuses écritures différentes, influencées par des écoles nationales (lettre gothique, lettre bâtarde, lettre de civilité, lettre flamande, etc.). Les grands maîtres sont surtout connus pour avoir écrit et parfois gravé (par eux-mêmes ou par un graveur) des recueils d'exemples où leur savoir-faire est exposé. Outre l'écriture proprement dite, le maître écrivain était friand d'ornements faits de traits de plumes entrelacés, appelés « cadeaux » (du latin catena, fil). Ornementer ainsi se disait « cadeler ».

Cette profession a des attaches dans plusieurs milieux :

  • avec la justice, pour l'expertise des écritures et des signatures. Pour cette raison, certains maîtres écrivains étaient jurés et pouvaient donc faire des expertises lors des procès ;
  • avec la secrétairerie, c'est-à-dire le service de la Maison du roi ou d'un Parlement qui rédige les actes qui doivent être signés et expédiés dans le royaume ;
  • avec l'éducation des enfants et des nobles, puisqu'un maître écrivain est bien placé pour apprendre à écrire ;
  • avec les comptables (ou teneurs de livres), parce que la clarté des comptes suppose la clarté de leur présentation ;
  • avec les miniaturistes, une catégorie de peintres spécialisés dans les œuvres de très petit format, et dont l'exécution demande une sûreté de main parfaite ;
  • avec les écrivains publics, qui font profession d'écrire des documents pour les autres ;
  • enfin les ornemanistes, qui publient des recueils de chiffres, c'est-à-dire des lettres capitales entrelacées.

Il est donc fréquent qu'un maître écrivain pratique un ou plusieurs des métiers ci-dessus. La proximité entre la calligraphie et l'instruction s'observe dans le fait que souvent, les textes utilisés dans les recueils d'exemples (ou "exemplaires") sont des sentences morales, comme ceux-ci :

Le soldat ne devient capitaine qu’en travaillant, veillant, patissant, supportant le jour la nuict le froid le chaud la pluye le soleil et mille autres incommodités.
Quand l’honnesteté est une fois maculée jamais ne retournera en son premier estat, ainsi la renommée d’un gentilhomme portant armes demeure tousjours vitupere.

Les corporations

Dans les Anciens Pays-bas, les maîtres écrivains se sont regroupés dans une guilde dont la devise était Vive la plume ; celle-ci s'observe au début ou à la fin de nombreux recueils d'exemples de la première moitié du XVIIe siècle (voir un exemple dans l'illustration plus haut).

En France, la corporation des maîtres écrivains jurés (ou « communauté ») a été établie en France par un édit du 16 octobre 1570 par le chancelier Michel de L'Hospital, en suite à une affaire de contrefaçon de la signature du roi Charles IX de France par un de ses secrétaires. Le secrétaire particulier du roi, Adam Charles, lui avait représenté l'utilité qu'il y aurait de former une compagnie d'hommes experts dans l'art d'écrire, à la science desquels on pût faire appel pour la vérification des écritures, signatures, comptes et calculs contestés en justice. Charles fut chargé par le roi de de désigner les huit plus habiles maîtres écrivains de Paris pour constituer cette communauté, qui reçut en même temps le privilège exclusif d'enseigner les enfants à l'écriture et au calcul, à Paris et par tout le royaume — exemple typique d’un privilège totalement inapplicable.

Le privilège d'enseigner seuls l'écriture et le calcul suscita des réclamations de la part des maîtres d'école, ceux-ci ayant jusque là joui sans contestation de ce droit moyennant l'autorisation d’un grand-chantre pour les écoles épiscopales, ou celle des curés pour les écoles des paroisses. Portée devant les autorités judiciaires, la question fut tranchée par le Châtelet de Paris le 25 juin 1598, favorablement aux maîtres écrivains. Les maîtres d'école firent appel le 22 avril 1600 et le Parlement de Paris leur donna raison, à condition de ne pouvoir tenir école d'écriture ni montrer l'art d'icelle séparément [du reste de l’enseignement]. Un arrêt du 2 juillet 1661 régla un point résiduel, à savoir la longueur des exemples qu’on donnait à copier aux enfants : ceux-ci furent limités à trois lignes. Les maîtres d’école furent aussi confirmés dans leur droit exclusif d’apprendre à lire.

La communauté fut reconfirmée en 1595 par Henri IV, puis en 1644 et 1648. Elle fut protégée par le pouvoir contre une augmentation excessive de ses membres et contre un risque d'admission sans qualification réelle, en raison des risques judiciaires. Sous Louis XIII, le Parlement de Paris, qui désirait bannir les défauts qui rendaient les d'écritures cursives difficiles et fatigantes à lire, ordonna aux maîtres écrivains de travailler à fixer les principes d'une écriture correcte. Deux de ceux-ci furent chargés par leurs collègues de présenter au Parlement des modèles : Louis Barbedor exécuta un exemplaire de lettres françaises ou rondes, et Etienne Le Bé un exemplaire de lettres italiennes ou bâtardes. Le Parlement décida par un arrêt du 26 février 1633 qu'à l'avenir on ne suivrait point d'autres alphabets, caractères, lettres et forme d'écrire, que ceux qui étaient figurés et expliqués dans ces deux exemplaires.

Les statuts de 1576 furent modifiés en 1658, et ces statuts réformés furent remplacés à leur tour par de nouveaux statuts rédigés en 1727. Ceux-ci prévoyaient notamment que :

  • outre sa capacité, le postulant devait être de la religion catholique, apostolique et romaine, et de bonne vie et mœurs,
  • il devait avoir au moins vingt ans,
  • il devait subir trois examens, dans trois jours différents : l'écriture, l'orthographe, l'arithmétique, la comptabilité, les changes étrangers,
  • les fils de maîtres nés dans la maîtrise de leur père étaient reçus à dix-huit ans, sans examen, à la condition de faire "une légère expérience par écrit de leur capacité" ; ils étaient reçus gratis, en payant les deux tiers du droit royal, le coût de la lettre de maîtrise, et autres petits droits,
  • les fils de maîtres nés avant la réception de leur père, ainsi que ceux qui épousaient des filles de maîtres, subissaient les examens ordinaires et payaient la moitié des droits, plus les deux tiers du droit royal, le coût de la lettre de maîtrise ou autres,
  • chaque maître pouvait mettre au devant de sa maison un ou deux tableaux ornés de plumes d'or, traits, cadeaux, et autres ornements, dans lesquels il indiquait ses qualités,
  • la communauté était administrée par un syndic, un greffier, un doyen, et vingt-quatre anciens.

La communauté comptait entre 100 et 150 membres exerçant simultanément ; c'est ce qui ressort de ses archives, conservées aux Archives nationales pour les années 1673-1775. On compte 465 réceptions de maîtres entre ces deux années. La communauté avait saint Jean L'Évangéliste comme patron.

Il est clair que, à mesure que l'instruction se répandait dans la société, la communauté eut de plus en plus de mal à défendre ses privilèges et à donner la chasse aux maîtres qui exerçaient hors de celle-ci, qu'ils appelaient les "buissonniers".

Les sources biographiques

Les maîtres écrivains ont ceci de particulier qu'ils n'ont que très peu fait l'objet de recherches biographiques. Cela peut être dû à trois causes :

  • Leur savoir-faire s'exerce sur des textes qui ne sont pas les leurs ; il n'est donc pas reconnu comme véritablement créatif, comme le serait l'art d'un peintre ou d'un auteur. Ils sont parfois vus plus comme des artisans que comme des artistes.
  • Leur positionnement entre l'éducation, la justice, le service du public, la comptabilité et la secrétairerie les a fait considérer comme des emplois annexes dans chacun de ces domaines. Le fait est qu'ils ne sont ni juges, ni professeurs, ni commerçants, ni hommes d'état... de là un souci moindre de retracer leurs carrières.
  • Enfin, leur art s'est essentiellement exercé sur des pièces de nature éphémère : des exemples pour écoliers, des comptes, des correspondances. Mais il existe des contre-exemples, tel Nicolas Jarry, dont le gros de la production connue concerne des livres manuscrits plutôt luxueux.

Les seuls éléments disponibles étaient ceux qui apparaissaient au titre ou dans les pièces liminaires des recueils d'exemples (dédicaces, privilèges, pièces de vers, privilèges, préfaces...) ou dans les registres de la Communauté des maîtres écrivains jurés, en partie conservés (mais jamais encore exploités de manière systématique).

Le premier à rassembler des éléments biographiques fut Charles Paillasson, qui publia quelques notices dans l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert (en 1765) puis dans le Dictionnaire de chiffres de Jean Henri Prosper Pouget (Paris, 1767). A partir de là, il faut se contenter de notices diverses parues dans tel ou tel catalogue de vente ou d'exposition, qui apportent rarement des éléments originaux.

Il a fallu attendre l'ouvrage de Claude Mediavilla (Histoire de la Calligraphie française, 2006) pour disposer d'une synthèse sur le domaine. Même si cette étude est plus axée sur l'évolution historique de l'écriture et la comparaison des styles, les notices biographiques qu'elle contient constituent un ensemble homogène, malgré quelques lacunes.

En fait, les chercheurs travaillant sur les maîtres écrivains français (Jean Hébrard, Christiane Métayer) ont privilégié une approche fonctionnelle et sociologique, ou artistique pour Mediavilla. Pour les maîtres écrivains des Anciens Pays-bas, l'approche biographique a été plus développée (par Anthony R. A. Croiset van Uchelen et Herman de La Fontaine Verwey, notamment) et la publication de facsimilés a été plus nourrie.

Le traitement similaire qui a été donné ici aux maîtres français et néerlandais s'explique naturellement par l'usage courant du français dans les Anciens Pays-bas.

Principaux maîtres écrivains

En France au XVIe siècle


En France au XVIIe siècle
  • Jean Alais de Beaulieu, mort vers 1648,
  • son fils Jean-Baptiste Alais de Beaulieu, mort en 1689,
  • Louis Barbedor (1589-1670), qui publie de nombreux recueils d'exemples au milieu du XVIIe siècle.
  • Beaulieu, qui republie à Montpellier en 1635 un recueil gravé en 1599,
  • Belluchaux, qui travailla à un somptueux manuscrit de pièces pour luth intitulé la Rhétorique des Dieux (voir à Denis Gaultier),
  • Claude Auguste Berey, qui publie vers 1690-1710 et décède vers 1730,
  • Pierre Bierri, qui copie en 1634 un Speculum poenitentiae sur vélin actuellement conservé à Londres BL : Davis 455.
  • Etienne de Blégny, actif dans le dernier tiers du XVIIe siècle et qui est republié jusque vers 1735,
  • Charles Céberet, dont les Diverses manières d'escrire, datées 1649, sont restées manuscrites (et non localisées),
  • Claude de Chaste, syndic de la communauté, actif vers 1670-1700,
  • Robert Cordier, un graveur qui travaille pour plusieurs maîtres écrivains,
  • André Daniel Cressé, maître écrivain juré, qui épouse une fille de l'imprimeur de musique Robert I Ballard,
  • Etienne Damoiselet, actif vers 1650-1670,
  • François Demelle, célèbre vérificateur d'écritures au tout début du XVIIe siècle,
  • Armand Desmarets de Saint-Sorlin, auteur d'un recueil de chiffres en 1664,
  • François Desmoulins, qui publie à Moulins puis à Lyon entre 1615 et 1645,
  • Guillaume Desperrois, qui publie ses exemples en 1623,
  • Jean-Baptiste Du Bois, qui travaille à Cambrai autour de 1635,
  • Louis Du Miny, qui publie un recueil en 1647,
  • Nicolas Duval, qui publie vers 1670-1705,
  • Laurent Fontaine, qui publie un recueil en 1677,
  • Étienne Fromont, maître écrivain juré, actif dans le premier quart du XVIIe siècle,
  • Charles Gilbert, disciple de Nicolas Jarry, actif vers 1680-1705,
  • Nicolas Gougenot, natif de Dijon, qui travaille au début du XVIIe siècle,
  • Jacques de His, actif à Abbeville au XVIIe siècle,
  • Jean Jacques, dont on connaît un Formulaire de diverses sortes de lettres manuscrit, signé et daté 1645, très orné, non localisé,
  • Nicolas Jarry (ca. 1615-1666), sans doute le plus célèbre d'entre eux,
  • Alexandre Jean, également arithméticien, qui publie vers 1635-1650,
  • Jollain, également graveur en géographie et en musique, qui édite La Perfection de l'écriture composée de sentences tirées de l'Ecriture sainte pour servir à l'instruction de la jeunesse, présentée au nobles demoiselles de la Maison royale de Saint-Cyr, établie sous les soins de Mme la Duchesse de Maintenon à la fin du XVIIe siècle,
  • Barthélémy de La Vau (Châtellerault, 2e quart du XVIIe siècle),
  • André Le Bé, maître écrivain juré, actif dans le 3e quart du XVIIe siècle,
  • Etienne Le Bé, maître écrivain juré, qui publie en 1633,
  • Siméon Le Couteux, de qui Portalis décrit 7 manuscrits de la fin du XVIIe siècle,
  • Pierre Lejeune, actif dans le 3e quart du XVIIe siècle,
  • Jean Le Moyne, actif dans le 3e quart du XVIe siècle,
  • Roland Le Vayer de Boutigy, expert en comparaison d'écritures autour de 1660-1670,
  • Michael Liebarts, actif à Lille autour de 1666,
  • Philippe Limosin, maître écrivain juré, qui publie vers 1645-1670,
  • Louis Maingueneau, dernier quart du XVIIe siècle,
  • Lucas Materot, d'Avignon, qui publie vers 1605-1630,
  • Charles Mavelot, spécialisé dans les chiffres et les ornements, qui publie vers 1680-1685,
  • F. de Melle, expert en écritures et en cryptographie au début du XVIIe siècle,
  • Pierre Moreau, maître écrivain juré, qui devient ensuite imprimeur ;
  • Bénigne Morel, actif à Besançon au début du XVIIe siècle,
  • Jean Petré, secrétaire de la Chambre du Roi, maître écrivain juré et syndic de sa communauté, qui publie entre 1647 et 1670,
  • Pierre Pouard, qui éxécute en 1646 les Messes des grandes fêtes, in-folio sur vélin avec miniatures et ornements pour l'Eglise Saint-Sauveur à Paris (Paris BNF : Ms. lat. 8891).
  • Robert Preudhomme, maître et expert en écritures, autour de 1640,
  • Jacques Raveneau, maître écrivain juré, connu pour un Traité des inscriptions en faux et reconnaissances d'écritures...,
  • Jacques Reymond, dont on possède une Théorie de l'art d'écriture, manuscrit daté 1660, non localisé,
  • Jean Pierre Rousselet, actif dans la période 1677-1736,
  • Louis Senault, ca. 1630-ca. 1680, qui grave lui-même ses ouvrages, publiés entre 1667 et 1690,
  • Nicolas Verrien, qui publie un recueil de chiffres en 1685 réédité jusqu'en 1724.
  • Robert Vignon, qui publie à Paris au début du XVIIe siècle.


En France au XVIIIe siècle


En France au XIXe siècle


Aux Pays-Bas, sont surtout connus aux XVIe siècle et XVIIe siècle
  • Bastien Boers, maître d'école à Warmond,
  • Cornelis Dircksz. Boissens (1569-c. 1635).
  • François de Bruyne, actif à Amsterdam à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle,
  • George de Carpentier, actif à Leyde et Hoorn entre 1600 et 1631 environ.
  • les frères J.D. et P.F. Chicot, actifs à Amsterdam à la fin du XVIIe siècle,
  • Lieven Willemsz van Coppenol (1599-ca. 1668),
  • Jean Théodore Debry, qui publie à Francfort/Main en 1595-1596,
  • Simon Frisius (c. 1575-1628), graveur et maître écrivain,
  • Salomon Henrix, (1566 - après 1650), actif à Amsterdam.
  • Balderic van Horicke (actif à Bruxelles, ca. 1630-1650), très actif dans la musique et dans les illustrations en trait de plume.
  • Michiel Komans, actif à Noordwijk à la fin du XVIIe siècle,
  • Jean de La Chambre (1601-1685), qui publie deux livres d'exemples dans les années 1640,
  • Willem van der Laegh (ca. 1614-après 1674),
  • Nicolaes Bodding van Laer (1606 – ca. 1669),
  • Pieter Le Prestre, originaire de Bruges, devenu maître écrivain à Middelburgh ; publie en 1632 son Exemplaerboeck inhoudende diveersche Soorten van geschriften...,
  • Aert van Meldert, actif à Anvers autour de 1580,
  • Hendrik Meurs (1603-1640). Maître écrivain et maître comptable à Amsterdam. Il grave L’Alphabet françois de George de Carpentier.
  • Abraham van Overbeke, mort en 1638, qui publie en 1620 puis en 1630.
  • Elie Palairet, actif à La Haye à la fin du XVIIe siècle,
  • Ambrosius Perling, actif à Amsterdam jusqu'en 1718,
  • Clément Perret, actif à Bruxelles et publié à Anvers,
  • Mathieu Petit, actif à Leyde puis à Amrnhem à la fin du XVIIe siècle,
  • David Roelands, né vers 1572 à Anvers, qui publie en 1616,
  • Felix van Sambix (ca. 1553-1642), actif à Delft.
  • Anthoni Smyters (c. 1545-1625). Originaire d’Anvers, maître écrivain et maître comptable à Amsterdam. Publie en 1613 à Amsterdam son Schryf Kunst Boeck, gravé par Gerard Gauw. On connaît aussi de lui un manuscrit intitulé Een grondlyck Formulaerboeck de 1585.
  • Maria Strick, (Bois-le-Duc 1577, Rotterdam ca. 1625).
  • Samuel de Swaef (1597-1636), maître d’école à Middelburgh puis à Dirksland et Bergen op Zoom. Il publie à Middelburgh en 1619 son Proef-Stuck van de Schryf-konste et collabore à des recueils collectifs de calligraphie comme les Gedichten van verscheijde poëten de 1628.
  • Erasme van den Steene, de Gand, actif vers 1687.
  • Jan van den Velde (1569-1623) est le plus connu de tous.
  • Georges-Herman Wilmart (1623-1687), actif à Bruxelles.
  • Prix de la Plume couronnée

Liens externes

Voir sur la base Mnemosyne de l'INRP un contrat entre un maître écrivain et le père d'un enfant (taper contrat écrivain comme clé de recherche)

Bibliographie

Généralités
  • Claudio Bonacini, Bibliografia delle arte scrittorie e della calligraphia. Florence : 1953.
  • Hermann Delitsch, Geschichte der abendländlischen Schreibschriftformen. Leipzig : 1928.
  • Peter Jessen. Meister der Schreibkunst aus drei Jahrhunderten. 200 Bildtafeln her. von Peter Jessen. Stuttgart : 1936. Reprint, NY, Dover, 1981, avec l'introduction traduite en anglais.
  • Stanley Morison et Carla Marzoli. Calligraphy : 1535-1885 : a collection of seventy-two writing-books and specimens from the Italian, French, Low countries and Spanish schools, catalogued and described with upwards of 210 ill. Milano : 1962. 175 p.
  • E. F. Strange. The writing-books of the XVIth century. In Transactions of the bibliographical society 1896, p. 41-69.
  • Juan Jose Tornero. L'art d'escriure : la lletra cursiva del segle XVI al XVIII. Valencia : Universitat de Valencia, 1990.
  • Jan Tschichold. Schatzkammer der Schreibkunst : Meisterwerke der Kalligraphie aux vier Jahrhunderten auf Zweihunderts Tafeln. 2e Auflage. Basel : 1949.
  • Joyce Irene Whalley. The pen's excellence : calligraphy of western Europe and America. New York : 1980.
  • Calligraphy and palaeography : essays presented to Alfred Fairbank on his 70th birthday, éd. Arthur S. Osley. Londres : 1965, xxiv-286 p., 58 pl., 68 ill.
  • Aileen Douglas. Making their Mark: Eighteenth-Century Writing-Masters and their Copy-books. In Journal for Eighteenth-Century Studies 24/2 (2008) p. 145-159.
France
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  • Jacques Bonzon. La corporation des maîtres-écrivains et l'expertise en écritures sous l'Ancien Régime. Avec une préface de M. F. Buisson. Paris : 1899.
  • Documents sur la calligraphie française, 1587-1847. (Collection de mémoires, documents, manuscrits et imprimés, par d'Autrèpe, Bédigis, Dubourg, Harger, Paillasson, Vallain, Vigenère, etc.). Chicago NL : Wing MS ZW 2 .234
  • Jean Hébrard. , Des écritures exemplaires : l'art du maître écrivain en France entre XVIe et XVIIIe siècle, in Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée 107 (1995-2), p. 473-523.
  • André Jammes. Calligraphie et typographie sous Louis XIV. In Caractère Noël, 1961.
  • Albert Labarre. Les maîtres écrivains : contribution à l’histoire de l’enseignement à Amiens du XVe au XVIIIe siècle. In Bulletin trimestriel de la Société des antiquaires de Picardie 58, 1979-1980, p. 37-54.
  • Michel de Marolles. Le livre des peintres et graveurs. Seconde édition de la Bibliothèque elzévirienne revue et annotée par M. George Duplessis. Paris : 1872.
  • Fernand Mazerolle. Documents sur les relieurs, miniaturistes et calligraphes des ordres royaux de S. Michel et du S. Esprit. - 8°, 120 p. (extrait du Bulletin du Bibliophile, 1895-1897).
  • Claude Mediavilla. Histoire de la calligraphie française. Paris : A. Michel, 2006, 335 p., ill.
  • Christine Métayer. "Au tombeau des secrets" : les écrivains publics du Paris populaire, Cimetière des Saints-Innnocents, XVIe-XVIIIe siècle. Paris : Albin Michel, 2000.
  • Christine Métayer. De l'école au palais de justice: l'itinéraire singulier des maîtres écrivains de Paris (XVIe-XVIIIe siècles). In Annales ESC, 45/5 (1990) p. 1217-1238.
  • Christine Métayer. Normes graphiques et pratiques de l'écriture : maîtres écrivains et écrivains publics à Paris aux 17e et 18e siècles. In Annales ESC 56/4-5 (2001), p. 881-901.
  • Christine Métayer. Humble métier et métier des humbles: l'écrivain public à Paris, aux XVIIe-XVIIIe siècles. In Scrittura e Civiltà 18 (1995), p. 325-349.
  • Christine Métayer. La résonance sociale et culturelle du métier d'écrivain public à Paris sous l'Ancien Régime. In Histoire sociale / Social History, 24/47 (mai 1991), p. 149-167.
  • Christine Métayer. La communauté des maîtres écrivains de Paris et l'enseignement de l'écriture sous l'Ancien Régime : dans la destinée de l'art calligraphique. In Historical Papers / Communications historiques, un choix des meilleures communications présentées au Congrès annuel de la Société historique du Canada, (Hamilton, 1987), (Ottawa, 1988), p. 23-43.
  • Hélène Michaud. La grande chancellerie et les écritures royales au seizième siècle (1515-1589). Paris : PUF, 1967. 8°, 419 p.
  • Baron Roger Portalis. Nicolas Jarry et la calligraphie au XVIIe siècle. In Bulletin du Bibliophile, 1896 et 1897 (pagination multiple).
  • Jacques Vanuxem. Les manuscrits peints à l'hôtel des Invalides à la fin du XVIIe siècle. In Bulletin de la Société de l'art français 1950, p. 42-51.
  • Jacques Vanuxem. Un exemple de trésor perdu pour les Invalides : Les manuscrits enluminés de la fin du XVIIe siècle. Exposition : Paris, Musée de l'Armée, 1974, p. 105-112.
  • Des Maîtres experts et jurés ecrivains de la ville de Paris, leurs statuts et reglemens, des privileges qu'ils ont de tenir des ecoles d'écriture, d'ortographe, d'arithmétique, tant au burin qu'à la plume, et de tout ce qui regarde cette profession. Paris BNF (Mss) : Ms. fr. 21747, f. 138 sq.
  • Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire oublié sous la direction de Ferdinand Buisson. Paris : 1911.
Anciens Pays-Bas
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Italie
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Espagne
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États-Unis d'Amérique
  • Stanley Morison. American copybooks : an outline of their history from colonial to modern times. Philadelphie : 1951. 42 p.
  • Ray Nash. American writing masters and copybooks : history and bibliography through colonial times. Boston : 1959. xiv-77 p., 36 pl.
  • Ray Nash. American penmanship 1800-1850 : a history of writing and a bibliography of copybooks from Jenkins to Spencer. Worcester : American Antiquarian Society, 1969. xii-303 p.
Catalogues de collections, de vente et d'exposition (par ordre chronologique)
  • Frederick Muller & Co. Catalogue d'une collection précieuse de calligraphie, imprimée, gravée et manuscrite. Amsterdam : 1873.
  • Catalogue de la collection calligraphique : Livres, manuscrits, chartes, autographes, dessins à la plume, estampes et portraits composant le cabinet de feu M. A.-G. Taupier. (Vente Drouot, 24 avril 1878). Paris : 1878.
  • G. J. Dekker. Catalogue du Musée de calligraphie délaissé par feu M. G. J. Dekker, calligraphe de S. M. le roi des Pays-Bas. Amsterdam : 1882.
  • Catalogue de livres et estampes relatifs aux beaux-arts, architecture, peinture, gravure, ornementation, etc., provenant de la bibliothèque de feu Hippolyte Destailleur... Paris : D. Morgand, 1895. 4°, XXVIII-420 p.
  • Harvard College Library. Illuminated & calligraphic manuscripts : an exhibition held at the Fogg Art Museum & Houghton Library, February 14 – April 1 1955. Cambridge (Mass.) : 1955.
  • Catalogue of a fine collection of calligraphic books and manuscripts, the property of Mrs E. F. Hutton, New York City. - Catalogue de vente, 27 mars 1972. 96 p.
  • Anthony R. A. Croiset van Uchelen. Nederlandse schrijfmeesters uit de zeventiende eeuw : tentonstelling, Rijksmuseum Meermanno-Westreenianum, 's-Gravenhage, 16.6-19.8.1978, door A.R.A. Croiset van Uchelen. La Haye : Rijksmuseum Meermanno-Westreenianum, 1978. 28 p.
  • The Universal penman : a survey of Western calligraphy from the Roman period to 1980 (catalogue of the exhibition held at the Victoria & Albert Museum, London, 1980), by Joyce Irene Whalley and Vera C. Kaden. Londres : H.M. Stationery Office, 1980. IX-152 p., 280 numéros.
  • Ove Hagelin. The art of writing and drawing : a selection of one hundred books from the Ekström collection in the National Library for Psychology and Education, Stockholm, a descriptive and annotated catalogue of 16th through 18th century rare and important books... Stockholm : 1987, 229 p., nombr. ill.
  • Belles écritures. [Catalogue de vente à prix marqués]. Paris, Librairie Paul Jammes, 1992.
  • David P. Becker. The practice of letters : the Hofer collection of writing manuals 1514-1800. Cambridge (Mass.) : Harvard College Library, 1997, xxiii-127 p.
  • Anthony R. A. Croiset van Uchelen. Vive la plume : schrijfmeesters en pennekunst in de Republiek. [Catalogue de l’exposition, Universiteitsbibliotheek Amsterdam, 2005]. Amsterdam : Uitgeverij De Buitenkant, Universiteitsbibliotheek Amsterdam : 2005.
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