BMX Bicross

Bicycle motocross

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BMX à Sainte-Maxime, France, championnat européen de 2005

Le Bicycle Motocross (BMX) ou bicross est un sport cycliste physique, technique et très spectaculaire.

Il s'agit, pour les concurrents, qui sont 8 au départ, de parcourir une piste développant entre 340 m et 400 m (à l'aide d'un vélo de bicross). Cette piste a la particularité d'être parsemée d'obstacles qui, soit se sautent, soit s'enroulent par cabrage du vélo sur la roue arrière. C'est un sport acrobatique et spectaculaire demandant des qualités physiques telles que la vélocité, la puissance, l'explosivité et l'endurance. Les pratiquants de ce sport sont des pilotes (on dit aussi parfois bicrosseur, rider, bmxeur ou bmxer). Ce sport dit « extrême » est devenu discipline olympique pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Sommaire

Historique

Le BMX (en anglais : bicycle moto cross) est apparu à la fin des années 1960 en Californie, alors qu’au même moment le moto cross devenait un sport très populaire aux Etas-Unis. La version motorisée de ce sport a été la source dans le besoin d'inspiration du BMX. Enfants et adolescents animés par le désir de pratiquer la moto cross alors qu’ils n’en avaient pas les moyens ont donc assouvi leur appêtit en participant à des compétitions de vélo sur des pistes qu’ils construisaient eux-mêmes. Et pour que l’imitation soit plus fidèle, ces jeunes aventuriers se sont habillés avec des équipements de moto cross. Le sport a pris le nom de BMX et le concept fut adopté. La compétition de BMX offre à moindre frais et proche de chez soi l’excitation d’un sport d’action. Il est facile de comprendre pourquoi le sport connut immédiatement un véritable engouement. C’est en Californie qu’il fut le plus populaire. Au début des années 1970, une structure de régulation des courses fut créée aux Etats-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition. Au cours de cette même décennie, cette pratique fut introduite sur d’autres continents et à travers l’Europe à partir de 1978. En avril 1981 a été créée "International BMX Federation" (Fédération Internationale de BMX) et les premiers Championnats du monde se déroulèrent en 1982. Le BMX se développa rapidement comme un sport à part entière et après plusieurs années, il trouva plus de points communs avec les codes du cyclisme qu’avec ceux du moto cross. Depuis janvier 1993, le BMX a été totalement intégré à l’Union Cycliste Internationale.

Le vélo

Le vélo de bicross est petit. Il possède des roues de 20 pouces, environ 50cm, taille des pneus 20x1.50 à 20x2.125 plus gros pour les roues avant et 20x1-1/8 ou 20x1-3/8 pour les jeunes de moins de 10 ans (sauf les « Cruisers » qui ont des roues de 24 pouces). Quand on parle de 21 pouces, c'est la taille du tube supérieur du cadre (top tube) au sol mais les roues restent de 20 pouces. Ce vélo est donc particulièrement maniable. Il n'y a pas de dérailleur : les courses sont des sprints courts (moins d'une minute). L'équipement du pilote s'apparente à celui d'un pilote de motocross et hormis les chaussures, la tenue est généralement choisie parmi les équipementiers de motocross. Le vélo reçoit peu d'équipement et certains composants comme la tige de selle, les pédales ou encore le guidon chez les plus jeunes pilotes sont en alliage d'aluminium et depuis quelques temps en carbone, bien que celui-ci soit plus fragile, pour les fourches. Ceci afin de rendre le BMX le plus léger possible. Le poids d'un BMX adulte se situe aux environs de 12 kg, ou moins pour les bmx de compétition les mieux équipés descendant parfois sous la barre des 9 kg.

En race

La race est la pratique la plus courante du BMX : elle est la pratique de ceux qui sont lassés de courir après les nouvelle tendances, et de ceux qui préfèrent les sensations fortes, la vitesse. En race, une grande partie de la course se fait au départ! Quelqu'un qui part bien et qui ne fait pas de fautes par la suite, en général, remporte la course! Il ne s'agit pas de faire des figures, celui qui en fait peut d'ailleurs être pénalisé.[réf. nécessaire]

La piste

Les pistes de bicross sont toutes différentes les unes des autres. Elles sont en terre battue avec un revêtement qui offre une surface très roulante pour favoriser la vitesse et la fluidité. De nos jours, il n'est pas rare de trouver des pistes comportant des virages en bitume ou en ciment. Ces pistes font entre 280 et 400m de long, avec 3 à 6 virages et de 10 à plus de 30 bosses dont les fameuses whoops, série de simple de bosse à sauter par paire ou à enrouler. Certaines pistes sont particulièrement sélectives pour que les meilleurs en technique soient avantagés. Il y a plusieurs type de bosses :

  • Une simple est une bosse seule. Les pilotes la passent en se mettant sur la roue arrière avant de l'atteindre.
  • Une double est une série de deux bosses qui se suivent. Elles sont écartées de 2 mètres ou plus (même si elles font rarement plus de 10m de long). Deux solutions sont adoptées pour passer rapidement : sur la roue arrière pendant le creux ou en sautant d'une bosse à l'autre (ce qui est spectaculaire quand les sauts font 6 mètres ou plus de long, ainsi la première double du championnat du monde UCI 2008 à Madrid faisait 13 mètres de long[réf. nécessaire]). C'est l'obstacle le plus souvent rencontré sur les pistes.
  • Une triple est une série de trois bosses.
  • Une table est une bosse en forme de table : une montée, un plat et une descente. Le plat fait de 1 à 8 mètres de long, toujours pour favoriser les sauts. Ce type de bosse est très apprécié pour l'apprentissage du saut chez les jeunes pilotes.
  • Une double asymétrique est une double dont la première bosse est plus petite que la deuxième.
  • Une pro est une table avec une simple bosse dessus au début ou à la fin de celle-ci (en forme de chaise).
  • Les whoops sont une série de bosses très rapprochées (5 à 8 bosses, 2 à 5 mètres entre chaque bosse). Il s'agit d'un obstacle intéressant car il existe de multiples manières de les passer. Souvent, les pilotes sautent ces bosses deux par deux.
  • Une dromadaire est une table avec une simple au milieu de celle-ci
  • Un chameau est une table avec une double au milieu de celle-ci
  • Une simple table est une bosse simple avec une table juste derrière
  • Une double table est une double suivie d'une table

La compétition

Une compétition de bicross est assimilable à un sprint où le sprinter devrait franchir des haies sur une distance de moyenne de 300 mètres, avec en plus, de légers dénivelés.

Au départ, les pilotes sont positionnés en équilibre sur une pente, appelée butte de départ, avec leur roue avant appuyée contre une grille de départ. À l'origine, cette grille s'abaissait par un mécanisme actionné manuellement. Aujourd'hui, sous l'impulsion des américains, la totalité des pays ont adopté un système de départ actionné par un piston à air, qui projette la grille vers l'avant et permet aux pilotes de s'extraire rapidement. Les ordres de départ sont énoncés par un haut parleur suivant la procédure suivante homologuée : « Attention. Riders ready ? Watch the gate ! ». Les concurrents regardent les feux tricolores, rouge, orange et vert et quand le feu passe au vert, la grille bascule vers l'avant. Dans les années 1980, il n'y avait pas de feux, on pouvait entendre "Attention pilotes, Prêts pilotes, Riders, Ready ? GO !" et la grille tombait. Ce système a occasionné de nombreux faux départs et pouvait parfois blesser légèrement les pilotes qui chutaient. Depuis 2004, la France a installé un nouveau système de grille de départ sécurisée et silencieuse ayant la forme d'un quart de lune caissonné, qui empêche ainsi qu'un pilote ne glisse un de ses membres en-dessous. Elle fut notamment utilisée lors des championnats du monde de BMX UCI à Paris-Bercy en juillet 2005. Actuellement un nouveau système est utilisé dans certaines courses : la "random gate", littéralement "grille aléatoire", où un délai choisi aléatoirement par un programme s'écoule entre le "Watch the gate!" et la chute de la grille, ce délai varie de 0 à 3,5 secondes, ce type de grille favorise les réflexes et enlève l'avantage qu'avaient les pilotes à domicile qui savaient exactement à quel instant s'abaissait leur grille.

Derrière la grille, il y a 8 pilotes au maximum pour s'élancer sur la piste. Si dans une catégorie d'âge, le nombre de participant est supérieur à 8 (ce qui est souvent le cas), les pilotes font 3 manches qualificatives par groupe de 8 pilotes maximum, puis des 1/8,1/4, des demi-finales et une finale pour chaque catégorie d'âge. Il faut être dans les 4 premiers pour passer des manches au 1/4 puis des 1/4 aux demis...

Il y a environ 15 catégories, filles et garçons séparés (sauf pour les courses moyennes où il n'y a pas assez de pilotes pour le faire). Les espoirs sont les débutants. Il faut avoir fait des résultats en espoir pour devenir expert puis élite (semi-professionnel). Les plus jeunes sont les prélicenciés (6 ans et moins) et les plus vieux sont les vétérans (plus de 40 ans). Un champion Elite de BMX est âgé en moyenne de 21 ans. Ces jeunes garçons et filles sont des sportifs de haut niveau reconnu par le Ministère Jeunesse et Sport et bénéficient d'un suivi médical.

La France fait partie du groupe de tête pour le BMX Race. Des pilotes comme Christophe Lévêque (9 fois champion du monde) ou Thomas Allier (2 fois champion du monde) sont des stars et sont allés aux USA pour vivre de ce sport comme professionnel. Christophe Lévêque réside toujours aux États-Unis, en Californie. À 33 ans, il est le sportif le plus titré de l'histoire du BMX. Lors des derniers championnats du monde de BMX à Paris-Bercy, 2500 pilotes venant de 45 pays étaient présents. Cependant, les américains, comme dans le motocross, sont très présents dans la course au titre mondial.

En freestyle

On appelle un freestyler, un rider qui utilise son BMX pour faire des figures. Contrairement au BMX race qui est affilié à la FFC, le BMX freestyle est une pratique libre et non gérée par une quelconque fédération. Ainsi, le BMX freestyle est en quelque sorte régi par ses pratiquants. Au niveau français, ce sont en général les riders qui organisent les compétitions. Les juges sont d'anciens riders ou encore riders mais expérimentés. Les riders sont jugés sur les figures effectuées et leurs difficultés mais aussi sur l'originalité et le style.

Le flat

Une figure de Flat

Le flat est une discipline qui se pratique avec un BMX, mais qui est devenue une discipline à part entière qui se détache un peu des autres disciplines. Elle consiste à faire des figures ou enchaînements de figures exclusivement sur un sol plat, souvent en équilibre sur une seule roue ou en utilisant des pegs.

Le flat évolue très rapidement depuis quelques années, et devient plus une forme d'art qu'un sport à part entière, discipline très exigeante que l'on pourrait comparer à une danse, semblable au breakdance, la danse hip-hop. De ce fait, dans les compétitions, (plus souvent appelées Contest ou jam), l'originalité et le style des pratiquants sont largement mis en avant au détriment du côté purement sportif et compétitif. L'originalité des tricks fait la différence en compétition. Pour le flat on utilise un vélo plus court et plus léger ce qui permet un meilleur maniement. Beaucoup de flatlanders utilisent seulement le frein avant ou pas de frein du tout ce qui rend la pratique plus difficile mais aussi plus impressionnante et aussi beaucoup plus fluide. Au niveau des repose-pieds on peut remarquer une différence avec les autres pratiques, en effet ceux-ci sont plus gros et accrochent aux chaussures. Les légendes américaines comme Bob Haro, RL Osborn, Dennis McCoy, Kevin Jones, Chase Gouin, ou européennes Martti Kuoppa, Viki Gomez et certains français comme Alexis Desolneux, et bien d'autres ont, chacun à leur époque, fait avancer la discipline. De nombreux japonais pratiquent cette discipline et font actuellement partie des meilleurs mondiaux enchainant des figures originales et très rapides.

Le dirt

Le dirt est la discipline qui consiste à exécuter des figures sur des bosses en terre lors de compétitions de sport extrêmes. Les bosses sont toujours construites par les utilisateurs eux-mêmes. La difficulté du dirt étant que les bosses d'appel et de réception sont en général espacées de plusieurs mètres, formant ainsi un creux entre-elles. Par ailleurs, l'autre difficulté dans cette discipline étant de réussir à placer des figures pendant le saut. De nos jours, le dirt est une discipline qui demande de l'engagement afin de réussir les figures actuelles telles qu'un 360°, un backflip (salto arrière), un frontflip (salto avant), ou un tailwhip (le cadre du vélo effectue une rotation autour du tube de direction) et bien d'autres figures (busdriver, no hand, superman...). La liste de ces figures est presque infinie, et les meilleurs arrivent à placer plusieurs figures dans un seul saut.

Le street

Figure sur rampe, aux Suzuki BMX Masters 2006 à Cologne

Comme son nom l'indique le street se pratique dans la rue, sans règle ni contrainte. Le but est d'utiliser le mobilier urbain afin d'y effectuer des figures. Le rider se sert de plans inclinés, de murs, de mains-courantes, de murets sur le côté d'escalier, et de toutes autres installations non prévues à cet effet. A la base le street est venu souvent d'une absence de structures (skateparks) mais la discipline est en train de devenir la plus en vogue dans les vidéos et les magazines spécialisés. La grande tendance actuelle est de faire du street sans avoir de frein. Une autre très forte tendance actuelle[réf. nécessaire] est de faire des figures en les enchainant le plus proprement possibles sur plusieurs obstacles qui se suivent, et donc de créer une "ligne" la plus fluide et complète possible. La base du street est la technique du bunny hop qui consiste à décoller les deux roues sans tremplin. Certaines figures de motocross freestyle peuvent être réalisées en street.

Le park

Le park est la discipline la plus connue du BMX freestyle, notamment grâce aux contests tels que les X Games, les Gravity Games... Le principe du park est de réaliser des figures sur les modules présents dans l'aire du park (quarters, plans inclinés, curbs, rails, walls...). Le park est en quelque sorte la combinaison de toutes les disciplines du BMX (dirt, street, flat) car grâce à la diversité des modules, il est possible de réaliser des figures aériennes comme en dirt sur une fun-box ou bien des grinds comme en street sur les curbs et rails et des figures au sol sur les plateformes des quarters comme en flat. Le problème du park étant son manque d'infrastructures. En effet, les villes sont rarement dotées de structures nécessaires à la pratique, ainsi les bmxeurs se tournent vers le street (avec les inconvénients qu'il engendre comme les dégradations du mobilier urbain) ou vers le dirt car il est parfois plus facile de creuser quelques bosses en terre que de construire un skatepark.

La vert'

La vert' (abréviation de Vertical) est le nom donné à la pratique qui consiste à faire des figures dans une rampe en forme de "U". La difficulté étant que les parois de la rampe finissent à la verticale (de 30 à 70 cm suivant les rampes). La vert' est de moins en moins pratiquée de nos jours car c'est une des disciplines les plus exigeantes du BMX, demandant des années d'entraînement et des structures lourdes. Les plus grands champions de la vert' sont Mat Hoffman (qui a littéralement dédié sa vie à la discipline), Dave Mirra, l'anglais Jamie Bestwick, tous plusieurs fois médaillés d'or aux X-Games et Gravity Games. Une rampe classique mesure généralement 3,50 m (plutôt 4 m de nos jours) de haut et les meilleurs arrivent à décoller de 3 m ou 4,50 m au-dessus de la rampe. Une mode récente est celle des rampes qui mesurent le double d'une rampe normale, permettant des sauts à plus de 6 m. Une folie imaginée par Mat Hoffman vers 1993, cette discipline fait depuis 2007 partie des X Games.

Voir aussi

Liens externes

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