Attaque du site pétrolier d'Abole

Attaque des champs pétrolifères d'Abole

Attaque du site pétrolier d'Abole
Ethiopia-Somali.png
Carte de l'Éthiopie avec la région Somali en rouge
Informations générales
Date 24 avril 2007, 6:00 am (UTC+3)[1]
Lieu Abole, Région Somali, Éthiopie
Issue En réaction, le gouvernement éthiopien engage une campagne de répression
Belligérants
ONLF flag.svg Front national de libération de l'Ogaden
Pertes
Insurrection dans l'Ogaden

L'attaque des champs pétrolifères d'Abole est un raid qui s'est déroulé dans la matinée du 24 avril 2007 lorsque des hommes armés du Front national de libération de l'Ogaden (FNLO) a attaqué un site pétrolier chinois dans la ville d'Abole, 30 km au nord de Degehabur, dans la région Somali en Éthiopie. 74 personnes, dont neuf ouvrier chinois travaillant pour le groupe pétrolier chinois China Petroleum & Chemical Corporation (Sinopec), furent tuées.[2]

Cette attaque a choqué la population et nombreux ont été ceux qui ont craint qu'elle ne dissuade les investisseurs étrangers de venir dans le pays. La plupart des éthiopiens tués lors de ce massacre étaient des ouvriers, des gardes ou des personnels administratifs. Certains membres de la sécurité éthiopiennes ont également été tués au cours de l'attaque surprise. Ce fut le plus important attentat commis par FNLO.[3]

L'attaque d'Abole est survenus alors même que les forces armées éthiopiennes étaient impliquées dans des combats contre des insurgés somaliens à Mogadiscio.[4]

Sommaire

Détails

Selon un rapport de Human Rights Watch, des centaines de combattants du FNLO auraient attaqué le site pétrolier à l'aube et auraient rapidement pris le dessus sur les 50 soldats de l'armée éthiopienne chargés de protéger le site. Les combats n'aurait pas dépassé 30 minutes au cours desquels il y aurait eu de nombreux échanges de coups de feu. Après avoir vaincu les soldats, les combattants du FNLO sont entrés dans les installations pétrolières, tuant environ 65 ressortissants éthiopiens, pour la plupart des ouvriers, ainsi que neuf techniciens chinois.

Selon des témoins oculaires, un grand nombre d'ouvriers éthiopiens et de techniciens chinois ont été abattus à bout portant, le commando du FNLO étant entré dans les tentes où ils étaient hébergés et ayant cherché ceux qui tentaient de se cacher. Certains ont été alignés en dehors de leurs quartiers et ils ont été sommairement exécutés. Parmi les victimes figuraient l'infirmière du camp et trois cuisinières.[4]

Conséquences

Article détaillé : répression dans l'Ogaden (2007).

Le 27 avril 2007, un porte-parole du gouvernement éthiopien rapporta que les rebelles du FNLO avaient lancés une grenade, tuant une personne qui assistait aux funérails d'un membre de sa famille qui avait été tué lors de l'attaque d'Abole.[5] Le 29 avril, sept ouvriers chinois qui avaient été kidnappés par le FNLO furent relachés et pris en main par la Croix Rouge. Un somalien et un éthiopien furent également libérés, indiqua un prote-parole du FNLO qui ajouté qu'ils étaient en bonne santé.[6] L'organisation Human Rights Watch indiqua qu'un troisième ouvrier éthiopien enlevé par le FNLO n'aurait pas été libéré et qu'il était à craindre qu'il ne soit mort.[4]

L'émotion suscitée par cette attaque, fut l'un des éléments déclencheurs de la vague de répression que le gouvernement éthiopien décida de mener contre le FNLO. En juin 2007, des troupes militaires ont commencé à se regrouper dans l'Ogaden en jurant de "traquer" les rebelles. L'armée a tout d'abord fermé les routes de la région aux échanges commerciaux ainsi qu'aux organisations humanitaires.[7] Le 9 juin, le premier ministre Meles Zenawi a annoncé que le gouvernement éthiopien entamait une offensive massive pour supprimer la rébellion du FNLO, et qu'un nombre important de militaires étaient venus renforcés les troupes déjà en place dans la région Somali.[4]

Réactions

  • ONLF flag.svg Le Front national de libération de l'Ogaden revendiqua l'attaque et indiqua qu'il s'agissait de représailles contre la politique gouvernementale dans la région.[2] Le FNLO avait précédemment averti les compagnies pétrolières internationales de ne pas signer d'accords avec le gouvernement éthiopien pour l'exploitation des sites pétroliers du bassin de l'Ogaden.[8]
  • Éthiopie Le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a dénoncé l'attaque comme étant un "meurtre de sang-froid".[6]
  • République populaire de Chine Le gouvernement de la République populaire de Chine a condamné l'attaque par le biais du porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois qui annonçait : "Le gouvernement chinois condamne fermement cette attaque armée atroce, et pleure pour les chinois et éthiopiens victimes et exprime sa profonde sympathie à leurs familles ainsi qu'à ceux qui ont été blessés au cours de l'attaque".[1]
  • Drapeau du Royaume-Uni Au Royaume-Uni, le secrétaire d'état du Foreign and Commonwealth Office, Lord David Triesman, a dénoncé le "massacre aveugle d'innocents éthiopiens et chinois qui étaient des travailleurs sur le site d'exploitation pétrolière".[9]

Voir aussi

Références

Liens externes

Articles connexes

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