Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn
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Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn en 2008.
Dominique Strauss-Kahn, en 2008.

Mandats
10e directeur général du Fonds monétaire international
1er novembre 200718 mai 2011
(&&&&&&&&&&&012943 ans, 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Rodrigo Rato
Successeur John Lipsky (par intérim)
Christine Lagarde
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie
4 juin 19972 novembre 1999
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean Arthuis
Successeur Christian Sautter
Maire de Sarcelles
18 juin 19953 juin 1997
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur François Pupponi
Ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur
Ministre délégué de 1991 à 1992
16 mai 199129 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
2 avril 200119 octobre 2007
Prédécesseur Raymonde Le Texier
Successeur François Pupponi
12 juin 19974 juillet 1997
Prédécesseur Pierre Lellouche
Successeur Raymonde Le Texier
23 juin 198816 juin 1991
Prédécesseur scrutin à la proportionnelle
Successeur Bernard Angels
Député de la Haute-Savoie
(élu à la proportionnelle)
2 avril 198614 mai 1988
Biographie
Nom de naissance Dominique Gaston André
Strauss-Kahn
Surnom DSK
Date de naissance 25 avril 1949 (1949-04-25) (62 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Anne Sinclair
Diplômé de HEC Paris
Sciences Po
Université Paris X
ISUP
Profession Professeur d'économie

Dominique Gaston André Strauss-Kahn (souvent surnommé « DSK »), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et homme politique français.

Il est successivement professeur d'économie à l'Université Paris-X-Nanterre, député socialiste à partir de 1986, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy.

Élu maire de Sarcelles en 1995, il contribue à la victoire de la majorité plurielle en 1997 et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne de ses fonctions ministérielles, puis retrouve son siège de député en 2001, avant de bénéficier d'un non-lieu et d'une relaxe. Candidat à la primaire socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il est directeur général du Fonds monétaire international (FMI) du 1er novembre 2007 au 18 mai 2011, date de sa démission après sa mise en cause dans le cadre d'une accusation de crimes sexuels à New York. Dans cette affaire, il bénéficie d'un non-lieu au pénal le 23 août 2011.

Biographie

Enfance

Dominique Gaston André Strauss-Kahn[1] est le fils de Jacqueline Fellus[2], journaliste, d'origine ukrainienne (Odessa) et tunisienne[3], et de Gilbert Strauss-Kahn[4], conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France[5]. Du côté maternel, Jacqueline Fellus est la fille de Shemaoun André Fellus, fils de Haim et Taina Hagège, originaires de Tunisie, et de Blanche Breitman, fille de Grégor et Tatiana Berkoff, originaires d'Odessa[6]. Du côté paternel, Gilbert Strauss est le fils d'Yvonne Stengel (née en 1892 à Lunéville), et fils naturel de Gaston Strauss (1875, à Bischwiller-1934) et fils adoptif de Marius Kahn (cousin de Gaston), tous deux mariés successivement avec Yvonne Stengel.

Issu d'une famille juive[7],[8] installée au Maroc en 1951[9], Dominique Strauss-Kahn grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc pour Monaco à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960.

Vie de famille

Après avoir rencontré Hélène Dumas en 1963 (au cours d'un pique-nique sur la plage de Menton avec des élèves du lycée Albert-Premier à Monaco[10]), il l'épouse en 1967[11] et ils ont ensemble trois enfants (Vanessa, Marine et Laurin).

Il divorce, puis se remarie en 1986[12] avec Brigitte Guillemette, alors PDG du Groupe Corolle PR, filiale du groupe Mattel[13]. Avec elle, il a une autre fille : Camille, née en 1985[14],[15].

À nouveau divorcé en 1989, il épouse en troisièmes noces, le 26 novembre 1991[9], Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentatrice de l'émission politique télévisée 7 sur 7, elle-même divorcée du journaliste Ivan Levaï. Les témoins des mariés sont pour Anne Sinclair la philosophe Élisabeth Badinter et la productrice Rachel Kahn (épouse de Jean-François Kahn), pour Dominique Strauss-Kahn son père Gilbert et son ami Lionel Jospin[16].

Études

Après des études secondaires à Monaco, au lycée Albert-Premier, et à Paris, au lycée Carnot, il est admis à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (IEP de Paris), dont il sort diplômé en 1972 (section Service public), et à l'Institut de statistique de l'université Paris-VI (ISUP). Il obtient, en 1972, une licence en droit public et, en 1975, un doctorat ès sciences économiques à l'université Paris X.

Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale[14].

En plus du français, il maîtrise plusieurs langues : l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien[17].

Carrière de fonctionnaire et d'avocat d'affaires

Assistant, puis maître-assistant à l'université Paris-X, après son échec au concours d'entrée de l'École nationale d'administration (ENA), il est reçu au concours d'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977, et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l'université Nancy-II, avant sa mutation à l'Université Paris X en 1981. L'année suivante, il rejoint les services du Commissariat au Plan comme chef de service du financement, puis comme commissaire général adjoint, jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il fait de même en 1991, lors de sa nomination au gouvernement. Après sa défaite aux élections législatives de 1993, il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d'affaires. Après sa démission du gouvernement Lionel Jospin, il reprend ses fonctions universitaires et est nommé en 2000 à l'Institut d'études politiques de Paris, où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie.

Il enseigne également à l'ENA, à HEC (Paris) et à l'université Stanford aux États-Unis en tant que professeur invité[18].

Il travaille au Centre de recherche sur l'épargne, où il se lie notamment d'amitié avec André Masson, actuel directeur de recherche au CNRS à l'École d'économie de Paris (EEP), et Denis Kessler, futur vice-président du MEDEF. Ce dernier devient son assistant à Nanterre, puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu'ils écrivent ensemble L'Épargne et la retraite.

Débuts en politique

Proche du Parti communiste français (PCF), il s'en éloigne « en apprenant l'économie », selon ses termes[19].

Il adhère en 1976 au Parti socialiste. Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu'il conseille à partir de 1981[20]. Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989).

Les militants socialistes de la Haute-Savoie rejettent sa candidature en vue des élections législatives de 1986, mais celle-ci est imposée par la direction nationale[21] ; il est finalement élu député au scrutin proportionnel le 16 mars 1986. Deux ans plus tard, il quitte la Haute-Savoie pour se présenter dans la huitième circonscription du Val-d'Oise. Élu au second tour, il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l'Industrie).

À l'automne 1988, il participe à l'examen du projet de loi du gouvernement Michel Rocard qui vise à réintroduire l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Alors que le Premier ministre propose de plafonner le montant de l'ISF et de l'impôt sur le revenu à 80 % des ressources d'un ménage, Dominique Strauss-Kahn cosigne un amendement pour un bouclier fiscal à 70 %[22].

En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement Pierre Bérégovoy, qui prend fin après les élections législatives de 1993, perdues par la gauche.

Pendant la guerre du Golfe, à laquelle participe la France, et alors qu'Israël est bombardé par les Scud irakiens, Dominique Strauss-Kahn déclare : « Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël[23],[24]. »

Au second tour des élections législatives de 1993, recueillant 48,8 % des suffrages exprimés, Dominique Strauss-Kahn perd son mandat de député dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse au profit de Pierre Lellouche. Cette même année, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Désormais privé de mandat, contrairement à certains députés (issus de la fonction publique et pouvant donc y retourner), l'ancien ministre crée alors le cabinet d'avocat DSK Consultants.

En février 1993, il projette la création du futur Cercle de l'industrie avec Raymond Lévy, patron de Publicis. Y seront représentés Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L'Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN… Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG de Renault, créent le « Cercle de l'Industrie », en juin 1993. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles. Il en est le vice-président représentant la gauche et y côtoie notamment des personnalités et industriels comme Louis Schweitzer, Vincent Bolloré, Alain Lamassoure, Benoît Potier. Vingt-cinq dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l'industrie[25].

Briguant le poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 1994, Dominique Strauss-Kahn est battu par Henri Emmanuelli[26]. Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes et des zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience qu'il nourrit notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.

Ministre de l'Économie et des Finances

En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Dominique Strauss-Kahn cède son mandat de maire à François Pupponi.

Ce ministère régalien lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique » et affirme ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional : c'est donc Jean-Paul Huchon qui devient président du conseil régional. Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Alors qu'il est à l'origine du programme économique du PS qui prévoit la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, Lionel Jospin confie la mise en route de ce dispositif à Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, qui y était initialement hostile[27]. Dominique Strauss-Kahn exprime toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Il fait adopter une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur. La conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel de la dette publique et l'adhésion de la France à la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti socialiste, dont il a la charge, y soit opposé, la France doit, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Strauss-Kahn supervise des ouvertures du capital engagées de longue date, comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'ont selon lui plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs, au sein de la gauche antilibérale et de son propre parti, lui reprochent la responsabilité de « privatisations massives ».

Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), qui voit le jour en 2000.

En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause dans plusieurs affaires[28]. Pour se défendre sans affaiblir le gouvernement Jospin, il démissionne de son poste ministériel le 2 novembre 1999. Il est remplacé par Christian Sautter.

Affaires judiciaires

Dans le cadre de l'affaire de la MNEF, il est poursuivi pour « faux et usage de faux ». Les questions portent sur son rôle en tant que consultant lors de la négociation de l'entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d'une holding de la MNEF, à une époque où il exerçait la profession d'avocat d'affaires. À ce titre, il a perçu 603 000 francs de la mutuelle étudiante, en février 1997. La justice soupçonne une affaire de fausses factures visant à couvrir un emploi fictif dont il aurait bénéficié[29]. Accusé d'avoir produit une fausse facture (il reconnaît l'avoir antidatée, mais sans intention délictuelle), il est mis en examen le 15 décembre 1999, puis est relaxé par le tribunal correctionnel de Paris le 7 novembre 2001[30],[31].

Il est aussi l'objet de soupçons d'emploi fictif dans une filiale suisse du groupe pétrolier ELF Aquitaine au profit de sa secrétaire, Evelyne Duval, de 1993 à 1994, pour un montant total de 192 000 francs[32]. Il est mis en examen pour « complicité par instruction donnée et recel d'abus de biens sociaux » en janvier 2000. La juge d'instruction Eva Joly prononce un non-lieu à son encontre le 2 octobre 2001[33].

Dominique Strauss-Kahn est également mis en cause dans l'affaire de la cassette Méry. Il est notamment accusé d'avoir octroyé, en tant que ministre de l'Économie, une remise fiscale de 160 millions de francs au couturier Karl Lagerfeld en échange de la remise par l'avocat de ce dernier d'une cassette contenant des aveux de Jean-Claude Méry, financier occulte du RPR[34]. Dominique Strauss-Kahn reconnaît avoir détenu cette cassette, mais déclare ne jamais l'avoir regardée et l'avoir égarée[35]. Le 23 mai 2001, la section financière du parquet de Paris requiert la saisine de la Cour de justice de la République pour enquêter sur d'éventuels faits de « corruption passive » et de « concussion », tandis qu'un rapport du procureur de la République de Paris, Jean-Pierre Dintilhac, indique qu'il existe de « fortes présomptions de faits de corruption passive à l'encontre de l'ex-ministre »[36]. Finalement, le 28 juin 2001, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-François Burgelin, prend la décision de ne pas saisir la CJR, considérant qu'en l'état, il manque « les indices pour justifier une saisine de la CJR du chef de concussion »[37].

Pendant cette période, plusieurs élus socialistes sont critiques à son égard : en septembre 2000, Odette Grzegrzulka considère ainsi qu'« il n'est plus digne d'être membre » du Parti socialiste, Ségolène Royal déclare que les personnalités politiques sont là « pour servir et pas pour se servir »[38],[39]. Dominique Strauss-Kahn fait son retour en politique au niveau national en étant réélu député de la 8e circonscription du Val-d'Oise avec 53,89 % des voix, le 1er avril 2001, au second tour d'une élection législative partielle provoquée par la démission de sa suppléante, Raymonde Le Texier[40]. Il est alors considéré comme « premier ministrable » en cas de victoire de Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 2002[41].

Un des chefs de l'opposition

Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au Zénith, le 29 mai 2007.

Après la défaite de Lionel Jospin et la réélection de Jacques Chirac lors de la présidentielle de 2002, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, dans la 8e circonscription du Val-d'Oise, avec 55,01 % des suffrages exprimés au second tour[42]. Ces élections législatives permettent à la droite d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le Parti socialiste devient alors le principal parti d'opposition.

Dominique Strauss-Kahn est successivement secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005), secrétaire national du PS, chargé des élus (2005-2007). À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde, en 2003, le club de réflexion « À gauche, en Europe » avec Michel Rocard. Il préside également, avec Jean-Christophe Cambadélis, le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.

Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il envisage dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'oppose ensuite aux privatisations d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'insèrent pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national qui font figure de référence (avec celui d'Alain Juppé)[43]. L'opération de chirurgie esthétique de sa paupière tombante en 2003, accompagnée d'un régime et d'un bronzage permanent, fait qu'il est considéré par la presse comme un candidat à la course à la présidentielle[44].

En mai 2005, il participe à l'édition d'un DVD en faveur du « oui » au Traité de Rome de 2004. Il s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France avec 54,67 %.

Il se positionne en faveur d'une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste sur l'ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs[45]. »

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande, qu'il a soutenu au congrès du Mans en 2005[20], et d'une équipe regroupant notamment Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l'emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d'Oise.

À la suite de la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens[46]. Briguant un nouveau mandat lors des élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, il arrive en deuxième position au premier tour, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP), puis l'emporte au second, avec 55,47 % des voix[47].

Directeur général du Fonds monétaire international

Désignation

En 2007, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, apporte son soutien à Dominique Strauss-Kahn en vue de la désignation du nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI)[48]. Sans l'accord préalable du président français Nicolas Sarkozy, Juncker n'aurait pas appuyé cette candidature[49]. S'ensuivent de nombreux autres soutiens pour Dominique Strauss-Kahn.

Après une tournée des principales capitales mondiales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique lui apportent leur soutien[50], tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant la candidature de Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à la direction de l'institution internationale. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI[51] et le Financial Times dénonce ouvertement cette nomination dans son éditorial du 28 août 2007[52].

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur général du FMI[53]. Il prend ses fonctions le 1er novembre suivant. Entre temps, il démissionne de son poste de député du Val-d'Oise.

Selon le magazine l'Express, sa rémunération annuelle totale en tant que directeur général du FMI s'élève à 496 280 dollars américains (nets d'impôt) : 420 930 dollars auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 dollars[54]. En 2010, elle s'élève selon ABC News, à 530 000 dollars[55].

Actions

Dominique Strauss-Kahn aux côtés de Cristina Fernández de Kirchner et de Jan Peter Balkenende, le 22 septembre 2009.
Dominique Strauss-Kahn avec Jean-Claude Trichet et Mario Draghi.

À son arrivée, il met notamment en place un plan de départs volontaires pour 600 cadres et salariés, et vend une partie des stocks d'or du FMI[56].

Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu'une enquête interne est ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds[57]. Cette dernière l'accuse d'avoir abusé de sa position dans une lettre envoyée aux enquêteurs :

« Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. Je vous ai expliqué en détail comment il m'a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées. […] Je ne savais que faire ; ainsi que je vous l'ai dit, j'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais […]. Pour ce que cela peut valoir, je pense que M. Strauss-Kahn est un leader brillant […]. C'est également un homme agressif […] je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu apte à diriger une institution où des femmes travaillent sous ses ordres[58]. »

Réputé « homme à femmes »[59],[60] et qualifié de « drague[ur] » de manière « très lourde, très appuyée » par Aurélie Filipetti[61],[62],[63], Dominique Strauss-Kahn présente publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu'au personnel du Fonds monétaire international pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant eu cette liaison[64] et, le 25 octobre, il est disculpé par l'enquête du FMI, dont le doyen du conseil d'administration souligne toutefois qu'il a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement[65] ». À ce sujet, le journaliste Jean Quatremer écrit en 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant […], il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)[66]. »

Le 6 mai 2011, à la suite de l'affaire Piroska Nagy, le harcèlement devient un motif de licenciement au FMI[67].

À la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn se prononce pour la régulation du capitalisme à l'échelle mondiale[68]. Il se situe en rupture avec plusieurs intellectuels de gauche en s'opposant à la taxe Tobin (taxation des transactions monétaires internationales), soutenue par des économistes comme Joseph E. Stiglitz ou Lawrence Summers[69]. La rupture avec les positions classiques de la gauche s'est aussi illustrée à la tête de l'institution financière dans la mise en œuvre des politiques de rigueur touchant la Grèce, l'Espagne ou l'Irlande[70].

En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn persuade les dirigeants de la zone euro de la nécessité que le FMI accorde un prêt de 30 milliards d'euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse[71]. Son action à la tête du FMI est alors contestée par plusieurs dirigeants de la gauche française, comme Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, qui l'accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté (baisse des salaires des fonctionnaires, coupes dans les dépenses publiques ou de santé, allongement de la durée du travail…), tout en refusant de soutenir le projet de taxe sur les transactions financières[72],[73],[74].

À la suite de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, et conformément aux procédures du Fonds monétaire international, John Lipsky, premier directeur général adjoint, est désigné le 15 mai 2011 par le conseil d'administration pour assurer la direction par intérim du FMI[75],[76]. Dominique Strauss-Kahn annonce sa démission le 18 mai 2011[77],[78].

Place dans le paysage politique français

En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre Ifop de l'hebdomadaire Paris Match, avec 73 % d'opinions positives[79]. Sa fonction au FMI lui imposant un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn ne peut s'exprimer sur la politique française durant son mandat.

Lors du débat sur la réforme des retraites, Dominique Strauss-Kahn déclare qu'il n'y a pas « de dogme » sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans[80],[81], tandis que le FMI publie un rapport qui préconise le relèvement de l'âge de départ à la retraite comme « point de départ de la réforme »[82]. Cette opposition avec la position du Parti socialiste suscite surprise et incompréhension dans son parti[83].

Au fil des mois, son retour en France est régulièrement évoqué et sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011 apparaît probable pour ses partisans et les médias français (selon BFM TV, il avait l'intention de l'annoncer officiellement le 28 juin 2011)[84],[85]. Dominique Strauss-Kahn est alors en tête dans les sondages en vue de la primaire socialiste et de l'élection présidentielle de 2012[86].

En mai 2011, les médias diffusent une photographie montrant le couple Strauss-Kahn monter dans une Porsche Panamera appartenant à Ramzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère et conseiller en communication de DSK, ce qui fait polémique[87],[88]. Dans le même temps, les médias font état de l'important patrimoine du couple Strauss-Kahn, qui possède une maison à Georgetown (Washington, D.C.), deux appartements à Paris, un situé place des Vosges et l'autre dans le XVIe arrondissement, et un riad à Marrakech, de même que des collections d'œuvres d'art appartenant à Anne Sinclair, dont la valeur est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros[89],[90],[91],[92].

L'affaire judiciaire au retentissement international qui le contraint à démissionner du FMI empêche Dominique Strauss-Kahn de participer à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012[86],[93]. Dans le même temps, sa cote de popularité s'effondre, passant notamment de 46 % d'opinions favorables en mai à 17 % en juin dans le baromètre TNS Sofres ; il reste à ce niveau d'opinion dans le baromètre de juillet, malgré la mise en doute de la crédibilité de son accusatrice[94].

Accusation d'agression sexuelle à New York

Article détaillé : Affaire Dominique Strauss-Kahn.

Le 14 mai 2011, soupçonné d'agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite de l'hôtel Sofitel de Manhattan, il est arrêté à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York, peu avant le décollage du vol AF 023 d'Air France à destination de Paris[95]. Le 16 mai, Melissa Carow Jackson, juge du tribunal pénal de la ville de New York[note 1], lui signifie les sept chefs d'accusation retenus contre lui[96], refuse sa mise en liberté sous caution et demande son maintien en détention provisoire à la prison de Rikers Island[97]. Un grand jury[note 2] l'inculpe formellement le 19 mai 2011[98].

Le même jour, Michael J. Obus, juge de la Cour suprême de l'État de New York, accepte sa mise en liberté sous caution avec plusieurs conditions[99]. Le 20 mai, Dominique Strauss-Kahn est transféré de la prison de Rikers Island à un appartement de l'immeuble sis au 71, Broadway, pour y être placé en résidence surveillée[100]. Le 25 mai, il quitte cet appartement pour une maison située au 153, Franklin Street, dans le quartier de TriBeCa[101]. Au cours de l'audience du 6 juin 2011 consacrée à la lecture officielle de l'acte d'accusation, Dominique Strauss-Kahn plaide « non coupable »[102].

Lors de l'audience du 1er juillet 2011, Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole, en raison de doutes sur la crédibilité de la plaignante, qui a menti à plusieurs reprises, notamment dans ses déclarations à la police et au grand jury[103],[104].

Le 23 août 2011, le juge Michael J. Obus décide d'abandonner les poursuites au pénal, suivant ainsi l'avis du procureur Cyrus Vance, qui la veille, avait recommandé dans une motion de non-lieu[105],[106] l'abandon des charges en raison du manque de crédibilité de Nafissatou Diallo qui ne permet pas de « donner du crédit à sa version des faits au-delà du doute raisonnable »[107],[108],[109].

Retour en France

Le 4 septembre 2011, avec son épouse Anne Sinclair, il rentre en France et regagne son appartement place des Vosges à Paris[110].

Dominique Strauss-Kahn est alors visé par deux plaintes. Nafissatou Diallo a en effet porté plainte au civil le 8 août 2011[111]. Une plainte a également été déposée contre lui en France, le 5 juillet 2011, par Tristane Banon et son avocat David Koubbi — la journaliste l'accuse de s'être livré à des violences sexuelles à son encontre en 2003[112].

Sur le plan politique, son retour est présenté par la presse comme une « gêne », voire un « handicap », pour le Parti socialiste, dont plusieurs dirigeants se sont démarqués de lui[113],[114],[115]. En effet, les commentateurs considèrent que son image est durablement écornée dans l'opinion publique et estiment son retour en politique impossible dans l'immédiat, ce que confirment plusieurs sondages[116],[117],[118]. Pour la première fois de sa carrière politique, Dominique Strauss-Kahn est la personnalité la moins populaire du baromètre Ipsos, avec 20 % d'opinions favorables contre 71 % de défavorables[119].

Il admet, lors d'une interview au journal de 20 heures de TF1 du 18 septembre 2011, avoir eu une « relation inappropriée » avec Nafissatou Diallo et qualifie cette relation de « faute morale », mais nie toute violence, contrainte, agression ou acte délictueux[120].

Le 13 octobre 2011, le parquet de Paris estime que des faits constitutifs d'une agression sexuelle contre Tristane Banon ont été reconnus par Dominique Strauss-Kahn[121]. Ses avocats nient cette reconnaissance par leur client et rendent publiques ses déclarations aux policiers dans lesquelles il admet seulement avoir tenté d'embrasser Tristane Banon[122]. Le délai de prescription de ce délit étant dépassé, le parquet classe sans suite la plainte de la romancière[123].

Détail des mandats et fonctions

Fonctions internationales

Mandats nationaux

  • Député :
    • 2 avril 1986 – 14 mai 1988 : député de Haute-Savoie
    • 23 juin 1988 – 16 juin 1991 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 12 juin 1997 – 4 juillet 1997 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise[note 4]
    • 2 avril 2001 – 18 juin 2002 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 19 juin 2002 – 19 juin 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 20 juin 2007 – 19 octobre 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise[note 5]

Mandats locaux

Fonctions politiques

  • Secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (19861988), puis de l'économie et des finances (19881989)
  • Secrétaire national du PS (20022003), membre du bureau national du PS (20032005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005 – juin 2007)

Décorations et distinctions

Œuvres

  • Inflation et partage des surplus : le cas des ménages, Éditions Cujas, 1975 (avec la coll. d'André Babeau et André Masson)
  • Économie de la famille et accumulation patrimoniale, Éditions Cujas, 1977
  • La Richesse des Français : épargne, plus-value/héritage (avec la coll. d'André Babeau), Paris, PUF, 1977. Collection « L'économiste » dirigée par Pierre Tabatoni. Enquête sur la fortune des Français
  • Pierre Bérégovoy : une volonté de réforme au service de l'économie, 1984-1993, Cheff, 2000 (avec la coll. de Christian Sautter)
  • La Flamme et la cendre, Grasset, 2002
  • Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe, Grasset et Fasquelle, 2004
  • « Éléments pour un réformisme radical », dans Les Notes de la fondation Jean-Jaurès « Pour l'Égalité réelle », no 41, juillet 2004, p. 3-108 (ISSN 1294-6133) [texte intégral] 
  • DVD pour le Oui à la constitution, 2005
  • 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006

Sur Dominique Strauss-Kahn

Bibliographie
Filmographie

Notes et références

Notes
  1. (en) En anglais : New York City Criminal Court.
  2. Dans le système pénal de l'État de New-York, un grand jury est l'instance décidant de la mise en accusation pour les crimes graves. Un grand jury réunit 16 à 23 jurés dans une audience à huis clos où le suspect peut demander à témoigner mais sans son avocat. Le secret de cette procédure est cependant total, et rien de ce qui se dit dans un grand jury ne saurait être utilisé au cours d'un procès. Les grands jurys suivent généralement les demandes de mise en accusation, notamment lorsque la victime accepte de témoigner. Voir « Dominique Strauss-Kahn: how the New York criminal justice system works », The Telegraph, 16 mai 2011.
  3. Il démissionne en raison de sa mise en cause dans plusieurs affaires ; cf. « Dominique Strauss-Kahn démissionne de son poste de ministre : nécessaire justice », La Vie, 4 novembre 1999.
  4. a et b Il démissionne pour entrer au gouvernement Lionel Jospin.
  5. Il démissionne pour prendre la tête du FMI.
Références
  1. Biographie sur la page des primaires de DSK
  2. Décédée le 14 novembre 2006 ; cf. « Jacqueline Strauss-Kahn », Blog maçonnique, 15 novembre 2006.
  3. « Du côté maternel, il a des ancêtres à la fois en Tunisie (Fellous, devenu Fellus) et en Russie (Breitman) » ; cf. Jean-Louis Beaucarnot, « La généalogie de DSK », 23 janvier 2008.
  4. Décédé en 1992.
  5. « DSK est-il de droite ? », L'Express, 24 juin 2010.
  6. Michel Taubmann, Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, Éditions du Moment, 2011.
  7. Raphaëlle Bacqué, « Affaire DSK : Anne Sinclair, combative et effondrée », Le Monde, 18 mai 2011.
  8. « Le livre qui lance sa campagne », Le Point, 5 mai 2011, no 2016, pp. 42-48.
  9. a et b Vincent Giret, Véronique Le Billon, Les Vies cachées de DSK, Éditions du Seuil, 2000.
  10. « Qui est vraiment Dominique Strauss-Kahn », Le Point, 5 mai 2011.
  11. « Arrestation de New York - DSK en quelques dates », Le Point.fr, 15 mai 2011.
  12. « La deuxième épouse de DSK : “C’est impensable et impossible” », leParisien.fr, 17 mai 2011.
  13. Profil Viadeo de Brigitte Guillemette
  14. a et b Hortense Paillard, « Biographie : qui est Dominique Strauss-Kahn ? », La République des Lettres, 22 mai 2011.
  15. Bio de star, Gala.fr
  16. « Affaire DSK : Anne Sinclair, combative et effondrée », Le Monde, 18 mai 2011.
  17. « DSK-Aubry : tout les sépare », L'Express, 15 décembre 2010.
  18. « Le Conseil d'administration du FMI nomme Dominique Strauss-Kahn au poste de Directeur général », communiqué de presse no 07/211, 28 septembre 2007.
  19. Hervé Gattegno, « À la recherche du strauss-kahnisme », Le Point, no 2004, 10 février 2011, p. 40.
  20. a et b « Dominique Strauss-Kahn, le “social-démocrate” », nouvelobs interactif, 29 septembre 2006.
  21. Sylvie Pierre-Brossolette et Michel Revol, « Les sept cauchemars de DSK… », Le Point, no 2004, 10 février 2011, p. 38.
  22. « ISF : ça s'en va et ça revient », Challenges, 25 novembre 2010.
  23. « La guerre jusqu'où ? (suite) », La Vie, no 2954, 11 avril 2002.
  24. « Tout sur DSK : Israël, Internet et lui », Le Nouvel Observateur, no 2405, 9-15 décembre 2010, p. 61.
  25. Liste des membres en mai 2011 [PDF]
  26. « Les premiers secrétaires du Parti socialiste », Le Monde, 13 novembre 2008.
  27. Rosalie Lucas, Marion Mourgue, Martine Aubry : les secrets d'une ambition, Éditions Archipel, 2011, p. 39.
  28. « Les affaires de Dominique Strauss-Kahn », ina.fr
  29. « Strauss-Kahn : questions sur une rémunération. Le parquet de Paris fait enquêter sur les 600 000 F versés à DSK par la Mnef quand il était avocat d'affaires », Libération, 9 décembre 1998.
  30. « Strauss-Kahn mis en examen et “soulagé” », Libération, 16 décembre 1999.
  31. « MNEF : Dominique Strauss-Kahn relaxé », L'Expansion, 7 novembre 2001.
  32. « Quand Elf salariait la secrétaire de DSK », L'Express, 25 novembre 1999.
  33. « Non-lieu pour DSK dans l'affaire Elf », dépêche AFP reprise par La Libre Belgique, 2 octobre 2001.
  34. « Strauss-Kahn, le rapport accablant », L'Express, 7 juin 2001.
  35. « Affaire Mery : cette cassette égarée par Strauss-Kahn », La Dépêche du midi, 5 décembre 2002.
  36. Strauss-Kahn soupçonné de corruption passive », nouvelobs interactif, 1er juin 2001.
  37. « DSK échappe à la Cour de justice de la République », Libération, 29 juin 2001.
  38. « Rétrospective des mises en examen de Dominique Strauss-Kahn », ina.fr, journal télévisé de France 2 du 29 juin 2001.
  39. « L'éternel survivant », Le Point, 7 juillet 2011.
  40. « Réélection de Dominique Strauss Kahn à Sarcelles », ina.fr, journal télévisé de France 3 Paris Île-de-France du 2 avril 2001.
  41. « Jospin et la bande des quatre », L'Express, 4 avril 2002.
  42. Élections législatives de 2002 – résultats dans la huitième circonscription du Val-d'Oise sur le site du ministère de l'Intérieur.
  43. « Les politiques aussi », Le Figaro, 10 août 2006.
  44. Vanessa Schneider, « Des candidats trop beaux pour être vrais », Libération, 11 février 2006.
  45. « Depuis New York, Strauss-Kahn veut “dynamiter” les facs », Libération, 19 septembre 2006.
  46. Marianne, 7 mai 2007
  47. Élections législatives de 2007 - résultats dans la huitième circonscription du Val-d'Oise sur le site du ministère de l'Intérieur.
  48. « Strauss-Kahn ou la tentation de Washington », Le Figaro, 11 juillet 2007.
  49. Franz-Olivier Giesbert, M. le Président : scènes de la vie politique (2005-2011), Flammarion, 2011, p. 82.
  50. « DSK poursuit son tour du monde et mène campagne sur Internet », le Figaro, 4 septembre 2007.
  51. « Afrique : FMI – Tosovsky contre Strauss-Kahn », AllAfrica.com, 23 août 2007.
  52. (en) « Not Strauss-Kahn », Financial Times, 28 août 2007.
  53. « DSK, nouveau patron du FMI », Le Figaro, 28 septembre 2007.
  54. « Ces postes qui valent de l'or », L'Express, no 224-225, mai-juin 2008, p. 49
  55. « DSK : une liberté à plus de 150.000 euros par mois », France Soir, 20 mai 2011.
  56. David Revault d'Allonnes, Petits meurtres entre camarades : enquête secrète au cœur du PS, éditions Robert Laffont, 2010, p. 144.
  57. « Dominique Strauss-Kahn visé par une enquête pour abus de pouvoir », Reuters, 18 octobre 2008.
  58. « La lettre qui accuse DSK d'avoir un “problème” avec les femmes », blog de Jean Quatremer, 23 février 2009.
  59. « Strauss-Kahn, le politicien qui aimait trop les femmes », Le Matin, 28 juillet 2007.
  60. « Tout sur DSK : a-t-il des casseroles ? », Le Nouvel Observateur, no 2405, 9-15 décembre 2010, p. 62.
  61. Christophe Deloire et Christophe Dubois, Sexus Politicus, 2006.
  62. « Strauss-Kahn et les femmes : les histoires de trop », Rue 89, 15 mai 2011.
  63. « DSK : ses amis redoutaient le pire », France Soir, 18 mai 2011.
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  66. « FMI : Sarkozy propulse DSK et enterre Fabius », Coulisses de Bruxelles, UE, 9 juillet 2007.
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  68. Dominique Strauss-Khan, « Je proposerai au G20 un plan de nouvelle gouvernance mondiale », Le Monde, 31 octobre 2008.
  69. « Le FMI enterre la taxe Tobin », L'Expansion, 15 mars 2010.
  70. « L'UE et le FMI veulent une réduction du déficit grec de 10 points en 2 ans », NouvelObs.com, 29 avril 2010.
  71. « Grèce : Strauss-Kahn s'attribue le mérite », Le Figaro, 3 mai 2010.
  72. « DSK “sauveur” ou “affameur” ? », Le Journal du dimanche, 15 mai 2010.
  73. « DSK serait “le candidat de la gestion” », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 12 décembre 2010.
  74. « Tout sur DSK : est-il, au FMI, “l'affameur de la planète” ? », Le Nouvel Observateur, no 2405, 9-15 décembre 2010, p. 58.
  75. « Le FMI prépare l'après-DSK », Europe 1, 16 mai 2011.
  76. Lorraine Millot, « Sursis pour DSK au FMI », blog de Libération, 16 mai 2011.
  77. (fr) « Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, démissionne », communiqué de presse no 11/187, 18 mai 2011.
  78. « Dominique Strauss-Kahn démissionne de son poste de directeur général du FMI », Le Figaro, 19 mai 2011.
  79. « Jacques Chirac, personnalité préférée des Français, selon un sondage », NouvelObs.com, 14 juillet 2009.
  80. « Strauss-Kahn refuse tout “dogme” sur la retraite à 60 ans », Le Monde, 20 mai 2010.
  81. « DSK à contre-courant du PS sur la retraite à 60 ans », Libération, 21 mai 2010.
  82. « Retraites: “merci” à DSK (Woerth) », Le Figaro, 7 octobre 2010.
  83. David Revault d'Allonnes, Petits meurtres entre camarades : enquête secrète au cœur du PS, éditions Robert Laffont, 2010, p. 287.
  84. « Les partisans de Dominique Strauss-Kahn en effervescence », NouvelObs.com, 4 mai 2011.
  85. « DSK candidat : annonce possible le 28 juin », Le Parisien, 3 mai 2011.
  86. a et b « DSK, grandeur et décadence d'un favori », Le Figaro, 16 mai 2011.
  87. « DSK, une Porsche qui sème le trouble chez les socialistes », Le Figaro, 6 mai 2011.
  88. « DSK et la Porsche : Ramzi Khiroun riposte », Le Nouvel Observateur, 13 mai 2011.
  89. « Une héritière très réservée », Le Point, 10 février 2011.
  90. « Critiques envers DSK (3/4) : déconnecté des réalités, il représente “la gauche ultra-caviar” », 20 minutes, 17 février 2011.
  91. « Les appartements parisiens du couple Strauss-Kahn », L'Express, 11 mai 2011.
  92. « Le train de vie de Dominique Strauss-Kahn épinglé par la presse », Le Parisien, 12 mai 2011.
  93. « Primaires PS : DSK officiellement écarté », France Soir, 17 juillet 2011.
  94. « Cotes de popularité des personnalités politiques - Dominique Strauss-Kahn », TNS Sofres, 2011.
  95. « Dominique Strauss-Kahn inculpé d’agression sexuelle par le parquet de New York », Libération, 15 mai 2011.
  96. « Le texte de la plainte déposée contre Strauss-Kahn (traduction) », Rue 89, 16 mai 2011.
  97. « Dominique Strauss-Kahn incarcéré à Rikers Island », Le Monde, 17 mai 2011.
  98. « AFP : Strauss-Kahn formellement inculpé », Le Figaro, 19 mai 2011.
  99. « DSK inculpé, mais bientôt libéré », L'Express, 20 mai 2011.
  100. « La résidence de Dominique Strauss-Kahn, nouvelle attraction à Manhattan », France 24, 23 mai 2011.
  101. « DSK s'installe dans une nouvelle résidence surveillée », Le Monde, 26 mai 2011.
  102. « “Not guilty” : l'audience éclair de DSK », nouvelobs.com, 6 juin 2011.
  103. (en) « Letter From District Attorney to Defense in Strauss-Kahn Case », The New York Timess', 1er juillet 2011.
  104. « Le témoignage fragile de Nafissatou Diallo : la lettre du procureur aux avocats de DSK », France Info, 1er juillet 2011.
  105. [PDF] (en) « Recommendation for dismissal », Supreme Court of the State of New York, 22 août 2011.
  106. « Abandon des poursuites contre DSK : le document en français », Rue89, 23 août 2011.
  107. « Le procureur de New York demande l'abandon des charges contre DSK », Le Figaro, 22 août 2011.
  108. « DSK : Affaire classée », Libération, 23 août 2011.
  109. Caroline Politi, « Pourquoi le procureur veut abandonner les poursuites contre DSK », L'Express, 23 août 2011.
  110. « Le retour muet de Dominique Strauss-Kahn en France », Le Figaro, 4 septembre 2011.
  111. « DSK libéré mais pas innocenté », L'Express, 24 août 2011.
  112. « Tristane Banon : Le parquet ouvre une enquête », France-Soir, 8 juillet 2011.
  113. « Le retour prochain de DSK embarrasse le Parti socialiste », Le Monde, 24 août 2011.
  114. « Le retour éventuel de Strauss-Kahn, un handicap pour le PS », Le Point, 24 août 2011.
  115. « Montebourg et Aubry prennent leurs distances avec DSK avant son retour en France », Le Point, 31 août 2011.
  116. « Les Français ne veulent pas d'un retour de DSK », Le Journal du dimanche, 25 août 2011.
  117. « Un nouveau sondage bon pour la gauche, moins bon pour DSK », La Dépêche du Midi, 26 août 2011.
  118. « DSK : les Français pour un retrait politique », Europe 1, 18 septembre 2011.
  119. [PDF] « Le baromètre de l'action politique Ipsos-Le Point », ipsos.fr, 24 octobre 2011.
  120. voir-eu-peur-tres-peur/ « Dominique Strauss-Kahn avoue avoir eu peur, très peur », Euronews, 18 septembre 2011.
  121. « Le procureur évoque l'agression mais classe la plainte », Rue89, 13 octobre 2011
  122. « Selon DSK, Banon l'a repoussé, il l'a laissée partir », L'Express, 14 octobre 2011
  123. « Agression sexuelle : la plainte de Banon contre DSK classée sans suite », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 13 octobre 2011.
  124. « Cérémonie Royale, S.M. Mohammed VI préside une réception à l'occasion de la Fête du Trône et reçoit les vœux. Le Souverain a décoré plusieurs personnalités nationales et étrangères de wissams royaux », Le Matin, 30 juillet 2008 ; consulté le 18 février 2011.
  125. « Ben Ali reçoit le directeur général du FMI », Le Renouveau, 19 novembre 2008 ; consulté le 18 février 2011.
  126. « Strauss-Kahn Docteur Honoris Causa de l'ULg », La Libre Belgique, 24 février 2010 ; consulté le 18 février 2011.

Voir aussi

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