Culture du Cap-Vert


Culture du Cap-Vert
Palais de la Culture à Praia

Cet article concerne la culture du Cap-Vert.

Sommaire

Peuples

Habitantes de Santiago
Église Nossa Senhora da Luz à São Vicente

La population de l'archipel est constituée d'environ 70 % de métis, de Noirs africains et de Blancs (1 %)[1]. Une importante diaspora vit en Europe et dans le nord-est des États-Unis[2].

Ancienne colonie portugaise, le Cap-Vert a conservé le portugais comme langue officielle, mais la langue usuelle est le crioul, un créole à base lexicale portugaise[1].

Le catholicisme est la religion de la presque totalité de la population[1].

Littérature

La littérature du Cap-Vert est l’une des plus riches de l’Afrique. Elle s’exprime surtout en portugais.

Poètes

Sergio Frusoni, Eugénio Tavares, B. Léza, João Cleofas Martins, Ovídio Martins, Jorge Barbosa, Corsino António Fortes, Baltasar Lopes (Oswaldo Alcântara), João Vário, Oswaldo Osório, Arménio Vieira, Vadinho Velhinho, José Luís Tavares, Antonio Lima, António de Névada

Auteurs

Manuel Lopes - Movimento Claridade, Germano Almeida, Luís Romano de Madeira Melo, Orlanda Amarílis, Jorge Vera Cruz Barbosa, Pedro Cardoso, Mário José Domingues, Daniel Filipe, Mário Alberto Fonseca de Almeida, Corsino António Fortes, Arnaldo Carlos de Vasconcelos França, António Aurélio Gonçalves, Aguinaldo Brito Fonseca, Ovídio de Sousa Martins, Osvaldo Osório, Dulce Almada Duarte, Manuel Veiga

Historiens

Antonio Carreira

Le Cap-Vert est riche en fables comme Ti Lobo et 'Chibim' (Oncle Loupet Oncle Chèvre), 'Ti Lobo' et 'Ti Pedro', Ti Ganga, Capotona, ec.


  • Peintres
Nelson Nunes Lobo, Luisa Figueira, Manuel Figueira, Tchalé Figueira, Kiki Lima, Leão Lopes, Marie-Isabel Kouassi, ,Nelson Neves ,Alex da Silva

Musique

Morna

Article détaillé : Morna.

Née à Boa Vista dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la morna descend supposément du « landu ». Les instruments utilisés sont une guitare, un cavaquinho (petite guitare à quatre cordes au son clair, équivalent du ukulélé) et un violon.

Sur l’île Brava, Eugénio Tavares transforme la morna en privilégiant les thèmes amoureux à ceux de la vie quotidienne. La morna devient donc plus grave, plus mélancolique et gagne ainsi ses lettres de noblesse. Elle chante la beauté de la mer, la saudade (nostalogie et mélancolie, souvent liées à l’exil et à la séparation) et l’amour. Puis Francisco Xavier da Cruz dit B. Leza (de São Vicente) ajoute des accords particuliers à la morna qui prend sa forme quasi définitive. De nos jours, la morna est le genre musical qui incarne l’âme capverdienne, du moins à l’étranger à travers la voix profonde de Cesária Évora.

  • Quelques grands compositeurs de mornas : Francisco Xavier da Cruz, Jorge Monteiro (Jotamont), Sergio Frusoni, Lela d'Maninha, Paulino Vieira, Tito Paris, Betú et Téofilo Chantre
  • Interprètes : Bana, Cesária Évora, Ildo Lobo, Maria Alice, Mayra Andrade

Médias

Le cinéma Eden Park à Mindelo

En 2009, le classement mondial sur la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières situe le Cap-Vert au 44e rang sur 175 pays[3]. La situation y est jugée « plutôt bonne »[4].

Notes

  1. a, b et c (fr) Jean Sellier (et al.), Atlas des peuples d'Afrique, La Découverte, Paris, 2003, p. 117 (ISBN 9782707141293)
  2. « Cap-Vert », in Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 118 (ISBN 978-2-86950-426-4)
  3. Reporters sans frontières  : Classement mondial 2009 [1]
  4. Reporters sans frontières [2]

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Deirdre Meintel, Race, culture, and Portuguese colonialism in Cabo Verde, Maxwell School of Citizenship and Public Affairs, Syracuse University, Syracuse, N.Y., 1984, 201 p. (ISBN 0915984660)
  • (fr) Claire Andrade-Watkins, « Le cinéma et la culture au Cap Vert et en Guinée-Bissau », in Cinémas africains, une oasis dans le désert ?, Condé-sur-Noireau, Corlet/Télérama, 2003, p. 148-151, Collection CinémAction no 106 (ISBN 2854809807)
  • (fr) Bernard Magnier (dir.), Littératures du Cap-Vert, de Guinée-Bissao, de São Tomé et Principe, Clef, Paris, 1993, 152 p.
  • (fr) Eugène Tavares, Littératures lusophones des archipels atlantiques : Açores, Madère, Cap-Vert, São Tomé e Príncipe, L'Harmattan, Paris, Turin, Budapest, 2009, 294 p. (ISBN 978-2-296-07575-7)
  • (pt) Pedro Monteiro Cardoso, Folclore caboverdiano, Solidariedade Caboverdiana, Paris, 1983, 120 p.
  • (pt) José Luís Hopffer C. Almada (dir.), O ano mágico de 2006 : olhares retrospectivos sobre a história e a cultura Cabo-verdianas, Instituto da Biblioteca Nacional e do Livro, Praia, 2008, 864 p.

Discographie

  • (en) The rough guide to the music of Cape Verde : morna, funáná, coladeira : music of sweet sorrow (compil. Phil Stanton), World music network, Londres, distrib. Harmonia mundi, 2001
  • (en) Cape Verde (Cesaria Evora, Mendes brothers, Teofilo Chantre et al.), ARC Music, East Grinstead, West Sussex ; Clearwater, Floride, 2002
  • (fr) Îles du Cap-Vert : les racines, Playa Sound, 1990
  • (fr) Le violon du Cap Vert (Travadinha Antoninho), Buda musique, Paris ; distrib. Universal, 1992
  • (fr) Cap Vert, anthologie 1959-1992, Buda musique, Paris ; distrib. Universal (2 CD)
  • (fr) Cap-vert : un archipel de musiques, Radio-France, Paris ; Harmonia mundi, Arles, 2003
  • (fr) Magia d'morna : musique du Cap-Vert (Lena Timas), Sunset-France, distrib. Mélodie, 2007

Filmographie

  • (pt) Arquitecto e a Cidade Velha film de Catarina Alves Costa, Documentary Educational Resources, Watertown, MA, 2007, 70' (DVD)
  • (pt) Cesaria Evora : Morna Blues, film documentaire d'Anaïs Porsaïc et Éric Mulet, Image ressource, Morgane Production, La Sept Vidéo, Paris, 1996, 105' (DVD)

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