Christianisme et avortement


Christianisme et avortement

Christianisme et avortement

Les positions du christianisme à l'égard de l'avortement sont diverses selon les Églises et, à l'intérieur de celles-ci, selon les tendances. Ainsi, l'Église catholique romaine a une doctrine officielle qui prévoit l'excommunication pour ceux qui pratiquent l'avortement. Certains catholiques réformateurs partagent une position pro-choix.

Léonard de Vinci

La position des Églises orthodoxes rejoint, sur le plan de la morale, celle du catholicisme.

Les Églises protestantes historiques (presbytérienne, épiscopalienne, méthodiste…) adoptent des positions variées.

Les Églises évangéliques, ainsi que les Témoins de Jéhovah, interdisent fermement l'avortement.

Sommaire

La Didachè et les premiers chrétiens

Les premiers chrétiens condamnaient l'avortement de manière unanime.[1]

« Concernant les femmes qui commettent la fornication, et anéantissent ce qu’elles ont conçu, ou qui travaillent en fabriquant des drogues pour l’avortement, un ancien décret les excluait jusqu’à l’heure de la mort, et à cela beaucoup ont consenti. Néanmoins, étant désireux d’agir quelque peu avec une plus grande clémence, nous avons ordonné qu’elles satisfassent dix ans [de pénitence], selon les degrés prescrits » (Concile d’Ancyre, canon 21).


  • La Didachè « Deuxième commandement de la doctrine : « Tu ne tueras pas, tu ne seras pas adultère, » tu ne souilleras point de garçons, tu ne commettras ni fornication, « ni vol, » ni incantation, ni empoisonnement ; tu ne tueras point d'enfants, par avortement ou après la naissance » .

« Tu ne feras pas mourir l'enfant dans le sein de sa mère, tu ne le feras pas mourir à sa naissance. » (Barn. 19,5)

« Ceux qui font usage de médicaments abortifs commettent un homicide. »

« Le foetus dans le ventre ne peut pas être détruit. »

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« Aussi, parmi les instruments de chirurgie, en est-il un qui force d'abord les parties secrètes de s'ouvrir, espèce de lame flexible qui, gouvernée par un anneau, déchire les membres du fœtus dans une opération pleine d'incertitude, et qui, à l'aide d'un crochet émoussé, arrache par une couche violente les sanglants débris de cet infanticide. Il y a encore une aiguille d'airain qui sert à faire périr secrètement un enfant dans le sein de sa mère: on la nomme "embryosphacte", parce qu'elle a pour fonction l'infanticide, et par conséquent l'immolation d'un enfant qui vit. » Traité de l'âme, 25 « il ne nous est pas même permis de faire périr l'enfant conçu dans le sein de la mère, alors que l'être humain continue à être formé par le sang. C'est un homicide anticipé que d'empêcher de naître et peu importe qu'on arrache la vie après la naissance ou qu'on la détruise au moment où elle naît. C'est un homme déjà ce qui doit devenir un homme; de même, tout fruit est déjà dans le germe. » Apologétique 9,8

« La femme qui détruit volontairement son enfant non-né est coupable de meurtre. L'ergotage sur une soit-disante différence entre déjà formé ou non ne fait aucune différence pour nous. »

« Parfois, leurs penchants sadiques pour la licence vont si loin qu'ils se procurent du poison pour produire l'infertilité, et lorsque ceci n'a pas réussi, ils trouvent l'un ou l'autre moyen pour détruire l'enfant non-né et l'expulser du sein maternel. Dans leur désir de voir leur rejeton périr avant de vivre ou, s'il a déjà reçu la vie, ils cherchent à le tuer dans le sein maternel avant qu'il ne naisse. »

«  Pourquoi semez-vous là où le champs est avide de détruire le fruit? Où il y a des médecines de stérilité? Où il y a le meurtre avant la naissance? Vous ne laissez même pas une prostituée être une prostituée, mais vous en faites aussi une meurtrière. En effet, c'est quelque chose de pire que le meurtre et je ne sais pas comment l'appeler; car elle ne tue pas ce qui est formé mais empêche sa formation. Et alors quoi? Condamnez-vous les dons de Dieu, et combattez-vous Ses lois? C'est une malédiction que vous recherchez, comme si c'était une bénédiction. Fabriquez-vous l'antichambre d'un massacre? Enseignez-vous à la femme qui vous est donnée pour la procréation d'une descendance de perpétuer la mise à mort? »

« Nulle femme ne devrait prendre de potion dans le but d'avorter, car elle ne devrait pas douter que devant le tribunal du Christ, elle aurait à rendre compte pour autant de cas que le nombre de ceux qu'elle a tués lorsqu'ils étaient déjà nés ou seulement conçus. »

Catholicisme

Hildegard von Bingen Liber Divinorum Operum.jpg

S'appuyant notamment sur Tertullien qui affirme au IIe siècle: Il est déjà un homme celui qui doit le devenir[2], dès le concile d'Elvire vers l'an 300, l'Église catholique sanctionne l’avortement par l'excommunication, quel que soit le stade de développement du fœtus, et que ce soit une interruption volontaire de grossesse (IVG) ou une interruption médicale (IMG). Toutefois, la question de savoir à quel moment le fœtus doit être considéré comme entièrement humain (ce qui rend l'avortement condamnable au même titre qu'un meurtre) a été longuement débattue. [3]. En fait les saints ne sont pas tous d'accord : Saint Basile pense que l'âme de l'embryon lui est donnée dès la conception et saint Thomas d'Aquin pense que c'est le cas au bout de plusieurs semaines . De nos jours le Professeur Jérôme Lejeune a le plus combattu cette idée moderne du "droit" à l'avortement, ainsi que le Professeur Paul Chauchard, en insistant sur le fait qu'un embryon est déjà un être humain.

La question des limbes

Enfin, la récente décision, en 2008, de la commission théologique internationale du Vatican, approuvée par le pape Benoît XVI, de considérer l'idée des limbes, théorisée par Saint-Augustin, comme « une vision trop restrictive du salut » précise le statut des embryons avortés, puisque si l'avortement est toujours condamné, l'Église affirme « qu'il y a lieu de croire que Dieu pourvoit au salut de ces enfants, précisément parce qu'il n'a pas été possible de les baptiser » et qu'il y a « des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que lorsqu'ils meurent, les bébés non baptisés ne vont pas en enfer »[4],[5]. Certains catholiques pensent que l' embryon reçoit alors le « baptême du sang » dont parle Tertullien [6]et de « désir » comme les premiers martyrs . Il aurait donc la vision béatifique, comme les chrétiens baptisés. Cela a été exprimé de manière populaire par la comparaison des embryons avec les anges (Faiseuse d'anges) .

Du Concile de Vienne (1312) au Concile de Trente (1563)

Au Concile de Vienne en 1312, « l’Eglise Catholique a exclu tout dualisme entre le corps et l’âme dans la nature humaine, niant ainsi la pré-existence de l’âme avant le corps ; il faut les deux pour constituer un être humain, l’âme animant le corps. Toutefois le Concile n’a pas précisé à quel stade du développement humain avait lieu cette union de l’âme et du corps ».[7] La thèse de l'animation médiate (c'est-à-dire différée), qui avait la faveur de Saint Thomas d'Aquin, parait être la plus répandue chez les pères conciliaires mais elle n'est pas rendue « de fide », c'est-à-dire engageant la foi. Le Concile de Trente (1563), ne prend lui non plus pas partie quant à la date de l'animation du fœtus. Cependant, l'avortement n'est pas condamné en tant que meurtre sur un être humain, mais à cause du respect dû à l'embryon dès sa conception, que sa nature entièrement humaine soit réalisée ou non.

Du XVIe au XXe siècle

En 1679, Innocent XI confirme que la condamnation de l'avortement est indépendante des controverses théologiques sur la date d'« animation » de l'âme.[8][réf. insuffisante] Ensuite, les différents papes reviendront à de nombreuses reprises sur ce sujet sensible. La bulle effraenantum de Sixte V en 1588 fait de tout avortement un crime méritant excommunication. Elle fut annulée par son successeur Grégoire XIV trois ans plus tard en raison des abus provoqués par une application trop stricte de la sentence.

C'est à partir de la fin du XIXe siècle que la papauté favorise la thèse de « l'animation immédiate » définissant que l'être humain existe dès la conception, par la lettre Apostolicae Sedis de Pie IX en 1869.[9] Casti connubii de Pie XI en 1930, Humanae Vitae de Paul VI en 1968, et enfin Evangelium vitae de Jean-Paul II en 1995 vont répéter cette condamnation absolue de l'avortement provoqué.

Les débats doctrinaires aujourd'hui

Aujourd'hui, dans l'Église catholique,[10] « qui procure un avortement encourt l'excommunication latae sententiae », c'est-à-dire une exclusion automatique du simple fait que l'acte ait été commis, sans que l'autorité cléricale ait à se prononcer.[11] Cette forme d'excommunication, provoquée par l'acte même (ce n'est pas une juridiction ecclésiastique qui décide d'excommunier) est rarissime pour les laïcs (la plupart des cas recensés dans le droit canon concerne les clercs), ce qui montre bien la force de l'interdit pour l'Église catholique. Néanmoins, pour encourir véritablement cette peine, l’une des conditions est de savoir qu’elle est liée au délit (au moment où le délit est commis), ce qui, de facto, est rarissime (un exemple s'est produit le 5 mars 2009, par l'archevêque brésilien José Cardoso Sobrinho).

Bien que le magistère semble avoir tranché définitivement la question, avec L'évangile de la vie (1995), où le pape condamne tout avortement sans exception, certains théologiens « libéraux » [Qui ?] affirment que l'interruption médicale de grossesse (IMG) est moralement acceptable.[12]

L'Église affirme ne porter un jugement sévère que sur l'acte lui-même et non pas condamner la personne, ce que montre sa recommandation sur l'accueil pastoral qui doit être réservé aux femmes ayant avorté : elle souligne que cet acte, qu'elle considère très grave, est traumatisant pour la personne qui l'a vécu, qui doit donc du fait même être accompagnée avec une sollicitude toute particulière. D'autre part, l'Église affirme que l'avortement résulte souvent d'une pression sociale,[13] « structure de péché »[14] contre laquelle il convient de lutter par des actions sociales adaptées (abstinence, centre d'accueil pour mères en détresse). Des excommunications ont pourtant frappées les femmes ayant avorté, signe sûr d'une condamnation effective.

En revanche, l'Église condamne sévèrement les membres du corps médical procédant à l'avortement (et ce, même dans le cas de prescription de médicament abortif — par exemple la « pilule du lendemain ») en les excommuniant. Ceci s'applique également aux hommes politiques qui défendent l'avortement, en tant que participants à cette structure de pêché[15] [16]. Les sacrements (en particulier la communion, le mariage et l'extrême-onction) leur sont donc interdits, ainsi qu'en principe l'enterrement en terre consacrée.

L'excommunication de mars 2009

En mars 2009, l'archévêque d'Olinda et Recife, José Cardoso Sobrinho prononce une peine d'excommunication à l'encontre de la mère d'une fillette de neuf ans ayant avorté après avoir été violée, ainsi que des médecins ayant pratiqué l'IVG. Critiquée par la société civile brésilienne et l'opinion laïque mondiale, la peine a été confirmée par le cardinal Giovanni Battista Re, officiel du Vatican dans une interview à « la Stampa », souvent présentée comme la "réaction officielle du Vatican" [17].

Plusieurs évêque français comme Yves Patenôtre ou Norbert Turini jugent à titre personnel cette excommunication « abrupte » ou « inacceptable », marquant leur incompréhension d'une telle sévérité[18].

Par ailleurs, cette excommunication a été désavouée par la Conférence Nationale des Évêques Brésiliens le 13 mars 2009, considérant que la maman de la fillette avait agi sous la pression des médecins qui craignaient pour la vie de celle-ci. Ils reprochent également à Mgr Sobrinho de ne pas avoir suffisamment tenu compte des circonstances particulières de cette interruption de grossesse [19]. Dans une tribune publiée le 15 mars dans l'organe semi-officiel du Vatican, l'Osservatore Romano[20], le président de l'Académie pontificale pour la Vie, Mgr Rino Fisichella assure la fillette de la proximité de l'Eglise et se démarque de la décision d'excommunier sa mère et les médecins qui l'ont prise en charge.

Église orthodoxe

Les Églises orthodoxes des sept conciles se réfèrent au canon 91 du concile Quinisexte de 692 :

Les femmes qui procurent les remèdes abortifs et celles qui absorbent les poisons à faire tuer l'enfant qu'elles portent, nous les soumettons à la peine canonique du meurtrier.

En général elles reconnaissent que certains cas extrêmes, comme un danger de mort pour la femme enceinte, peuvent justifier un acte abortif. C'est alors à la femme de prendre cette décision. La position des Églises orthodoxes rejoint, sur le plan de la morale, celle du catholicisme. [21]

[22]

  • Prière ancienne orthodoxe pour une femme ayant avorté :

« Maître, Seigneur notre Dieu, Qui est né de la sainte Théotokos et toujours-vierge Marie, et a été déposé bébé dans la mangeoire : daigne Toi-même, selon Ta grande miséricorde, avoir pitié de Ta servante, qui est aujourd'hui dans le péché, ayant chuté volontairement ou involontairement dans le meurtre, et a avorté de celui qui avait été conçu en elle; et sois miséricordieux envers ses iniquités volontaires et involontaires, et préserve-la de toute ruse diabolique, purifie-la de sa souillure et guéris sa souffrance, et accorde-lui, O ami de l'humanité, guérison et force du corps et de l'âme; garde-la par des Anges radieux contre la maladie et la faiblesse; et purifie-la de sa souillure corporelle et du travail intérieur qui l'accable; et par Ton abondante miséricorde, relève-la du lit sur lequel elle gît. Car nous avons tous été conçus dans le péché, et nous nous tenons tous devant toi souillés par le péché et la transgression, O Seigneur (cf. Ps. 50,5); et avec crainte nous te crions et disons : regarde du haut du Ciel et voit notre impuissance à nous, les maudits, et sois miséricordieux envers Ta servante, (nom), qui gît dans le péché, ayant chuté volontairement ou involontairement dans le meurtre, et a avorté de celui qui avait été conçu en elle; et selon Ta grande miséricorde, en tant que Dieu bon et ami des Hommes, aie pitié d'elle et sois miséricordieux envers elle en toute choses qui l'ont entourée et sont venus en contact avec elle; car Toi seul a le pouvoir de pardonner les péchés et les transgressions, par les prières de Ta très pure Mère et de tous Tes saints. Amen. » [23]

Protestantisme

Les Églises protestantes historiques (presbytérienne, épiscopalienne, méthodiste…) adoptent des positions variées. L'avortement est une question éthique, et les protestants considèrent le plus souvent qu'en matière de morale, c'est à chacun de prendre ses responsabilités face à Dieu. Ils acceptent généralement l'avortement en cas de grave danger pour la femme enceinte, et ne condamnent pas formellement les autres cas. Ainsi par exemple, la Fédération des Églises protestantes de la Suisse a soutenu la révision du code pénal donnant aux femmes le droit de décider librement sur l'interruption d'une grossesse dans les 12 premières semaines. Les Églises évangéliques interdisent fermement l'avortement.

Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah, s'appuyant sur plusieurs versets bibliques dont Exode 21:22, 23[24], interdisent fermement l'avortement à leurs fidèles. Conformément à leurs principes de neutralité politique, ils ne tentent pas de faire modifier les législations sur cette question dans les pays où ils se trouvent[25].

Bibliographie

  • Jean-Paul II : Evangelium Vitae
  • Jean-Claude LARCHET, Pour une éthique de la procréation. Éléments d'anthropologie patristique, (Théologies), Paris : Cerf, 1998. 24 cm. 175 p. ISBN 2-204-05858-0
  • Professeur Jerôme LEJEUNE : 21 pensées de Jérôme Lejeune » -- Un florilège de poche-Fondation Jérôme Lejeune - 37 rue des Volontaires 75725 Paris Cedex 15


Lien interne

Lien externe

Références

  1. Source :[1] et l'avortement condamné par les Pères
  2. Tertullien : Homo est qui futurus est, Apologeticum, 9, 6-8
  3. Dans Le Suicide et la Morale Albert Bayet rappelle que saint Jérôme de Stridon pensait que les femmes coupables d'avortement allaient en enfer pour trois motifs : suicide, meurtre et adultère
  4. Le Vatican abolit les limbes et ouvre aux bébés les portes du paradis - 20 Minutes, 15 avril 2008
  5. Le Vatican ne croira bientôt plus aux limbes - Hervé Yannou Le Figaro, 15 octobre 2007
  6. Baptême effectif accordé aux croyants non-baptisés qui meurent en martyr pour leur Foi.
  7. « La recherche sur les cellules souches humaines » Rapport de la Commission de la culture, de la science et de l’éducation de l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe, 26 mai 2003, « La recherche sur les cellules souches humaines » Rapport de la Commission de la culture, de la science et de l’éducation au § 11.
  8. décret du Saint-Office du 2 mars 1679 « Erreurs d'une doctrine morale plus laxiste » dans le Denzinger au n°2134 et 2135
  9. Pour autant, si la condamnation de l'avortement est renforcé par cette thèse, celle-ci n'est pas « de fide »
  10. Pour plus de précisions, voir la position officielle de l'Eglise catholique romaine.
  11. canon 1398
  12. Le choix de sainte Gianna Beretta Molla, médecin choisissant de mener à terme la grossesse qui l'a finalement tuée, serait de ce point de vue un exemple de « vertu héroïque », mais non une obligation: tout en montrant cette attitude en exemple, l'Eglise n'exige de personne qu'il se conduise en héros.
  13. Voir l'encyclique L'évangile de la vie.
  14. Notion introduite par l'encyclique Sollicitudo rei socialis
  15. Cohérence eucharistique des politiciens et des législateurs, « Peut-on permettre l’accès à la communion eucharistique à ceux qui nient les principes et les valeurs humains et chrétiens ? »
  16. Voir l'encyclique de Jean-Paul IIL'évangile de la vie Chapitre 3 § 59
  17. L'excommunication de médecins brésiliens aggrave le trouble des catholiques, Le Monde, 11 mars 2009.
  18. Stéphanie Le Bars, Excommunication au Brésil : des évêques français indignés, in Le Monde, 12/03/2009, article en ligne
  19. [2]
  20. [3] Tribune de Mgr Fisichella sur l'affaire de la fillette ayant avorté au Brésil
  21. (Ancyre, Canon 21; Trullo, Canon 91; Saint Basile, Canon 2).
  22. Sources : « Une femme qui avorte délibérément est passible de jugement comme meurtrière. Ce n'est pas une affirmation précise d'une certaine conception figurative et inexprimable qui aurait actuellement cours parmi nous. Car ici est impliquée la question de se soucier de l'enfant encore à naître, mais aussi de la femme qui a comploté contre elle-même. Car dans la plupart des cas, les femmes meurent durant de telles opérations. Mais en plus de cela, il est à noter que le fait de la destruction de l'embryon constitue un autre meurtre.. Il nous convient, cependant, ne pas prolonger leurs confessions jusqu'à la limite extrême avant la mort, mais les admettre à la fin d'une période moyenne de dix ans, sans spécifier un temps précis, mais ajustant le remède proportionnellement à la manière dont se déroule la pénitence. » « Au sujet des femmes qui deviennent prostituées et qui tuent leurs bébés, et qui font commerce de concocter des médicaments abortifs, l'ancienne règle les interdisait à vie de la communion, et elles étaient laissées sans ressource. Mais ayant trouvé une alternative plus philanthropique, nous avons fixé la peine à dix ans, en accord avec les degrés prévus.." "En ce qui concerne les femmes qui détruisent professionnellement les embryons, et celles (non-prostituées) qui donnent ou prennent des poisons dans le but d'avorter des bébés et de les expulser prématurément, nous prescrivons la règle que, par économie, elles se la voit infligé 5 ans au plus. »
  23. (Cité par le p. John Kowalczyk, "An Orthodox View of Abortion", pp. 36-37)Source site Saint Materne.
  24. « Si des hommes sont aux prises et qu’ils heurtent une femme enceinte et que ses enfants sortent, mais sans qu’il se produise d’accident mortel, il faudra lui imposer sans faute une indemnité, selon ce que le propriétaire de la femme lui imposera, et il devra la donner par l’intermédiaire des magistrats. Mais s’il se produit un accident mortel, alors tu devras donner âme pour âme. »
  25. Apocalypse delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 152
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