Chat des forêts norvégiennes

Chat des forêts norvégiennes

Norvégien (chat)

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Norvégien icône chat
Bosque de noruega.jpg
Norvégienne blanc aux yeux vairons

Région d’origine
Région Norvège Norvège
Caractéristiques
Silhouette Longue et substantielle
Taille Grande
Poids Jusqu'à 7 kilos pour les mâles et 5 kilos pour les femelles
Poil Mi-long, avec une collerette autour du cou
Robe Toutes les couleurs acceptées sauf chocolat, lila, cannelle et faon, ainsi que le patron colourpoint
Tête Moyenne, en forme de triangle équilatéral
Yeux Grands, en amande
Oreilles Grandes, dirigées vers l'avant
Queue Longue et fournie
Standards


Le norvégien, également appelé chat des forêts norvégiennes ou skogkatt est une race de chat originaire de Norvège. Ce chat de grande taille est caractérisé par sa fourrure à poils mi-longs très épaisse et son allure sauvage.

Sommaire

Origines

Le norvégien se différencie des autres races par le fait qu'il n'est pas le produit d'une sélection poussée mais bien parce qu'il est le résultat d'une évolution naturelle que les éleveurs se contentent de réguler, d'où une harmonie certaine dans son type[1]. Le norvégien fait partie de l'histoire de la Scandinavie. Des chats à poils mi-longs et à la longue queue touffue apparaissent dans des contes pour enfants écrits au XIXème siècle[2]. Certain auteurs supposent que le Norvégien a été ramené des abords de la mer Caspienne pas les Vikings vers le VIIIe siècle, à des fins de dératisation[1]. On ne peut être certain de cette hypothèse, mais il semblerait que les chats à poils courts arrivés de l'Europe du sud aient été sélectionnés naturellement par les rudes conditions climatiques de la Norvège. Ceux ayant la meilleure capacité d'adaptation en développant la fourrure la plus épaisse ont survécu[3]. Sans pouvoir assurer qu'il s'agissait du norvégien, on retrouve le chat dans la mythologie nordique tirant le char de la déesse Freyja ; il existe aussi une aventure du dieu Thor avec un chat où Thor, pourtant le plus puissant des dieux de la mythologie scandinave, se montre parfaitement incapable de soulever un norvégien. En 1550 déjà, un prêtre passionné de la faune et la flore de son pays avait classifié le "lynx norvégien" en trois catégories : le loup-lynx, le renard-lynx et le chat-lynx. Il se trouve que ce dernier était un chat des forêts norvégiennes, confondu avec un lynx par ses plumets et par sa grande taille[3]. Dès 1930, des éleveurs établissent un programme de sélection afin de sauvegarder les caractéristiques rustiques de ce chat. En effet, la survie de cette race naturelle était en danger, le rapprochement des chats des zones rurales augmentait considérablement les chances de survie des sujets à poils courts[1].

A Oslo, afin de le faire connaître, on présente certains sujets en exposition. Il fallut attendre 1972 pour que la race soit reconnue[1]. Trois ans plus tard, le premier club de race ainsi que le standard sont créés. En 1976, c'est la FIFé qui reconnait à son tour le norvégien[3].

Afin de diversifier le réservoir génétique de la race, on chercha des sujets correspondant au standard partout dans le pays[1]. Un jury décidait s'ils méritaient ou non le titre de chat des forêts norvégiennes. Il fut ainsi jusqu'en 1990[3].

Les premiers norvégiens arrivèrent en Allemagne et aux États-Unis en 1979, en Grande-Bretagne en 1980, et en France en 1982, de plus la race figure régulièrement dans les expositions félines[1].

La fourrure du Norvégien est très épaisse
Touffes de poils entre les doigts d'un norvégien

Le norvégien est actuellement très populaire en Norvège et en Suède. Différents timbres ont été édités ayant pour illustration un chat, on en trouve en Norvège, mais aussi en Finlande, en Tanzanie, au Congo ou à Montserrat. Il est également apprécié dans le reste de l'Europe. En France, il fait partie des dix races les plus appréciées, à la cinquième place depuis 2003. On compte environ 400 à 500 naissances par an sur le sol français[3]. Il fait également partie depuis de nombreuses années des dix races préférées des anglais et des américains[4].

Cependant le Norvégiens se heurte à deux types de problème, on le confond tout d'abord souvent avec le Maine Coon américain, et c"est pour éviter cela que les éleveurs de chat des bois norvégiens ont modifié le standard en 1987, en précisant les différences qui particularisent leur race[1]. D'autre part, le Norvégien est victime de contrefaçons issues de chat Européen à poil mi-long[5]. C'est donc pour cela que la classe novice a été interdite pour n'accepter que les individus avec pedigree en concours[1].

L'appellation Norsk skogkatt qui est parfois utilisée pour désigner la race est la traduction norvégienne littérale qui signifie simplement "chat des forêts norvégiennes". De même, l'appellation de chat des forêts norvégiennes n'était utilisée qu'aux origines de la race et actuellement, en France, seul le terme de chat norvégien est reconnu par le livre des origines habilité (LOOF).

Standards

Corps

Le chat norvégien est grand, solidement bâti et a une forte ossature[6]. Il donne une impression de robustesse et de puissance[7]. Les pattes sont moyennement hautes avec une ossature forte et une musculature puissante. Les postérieures plus hautes que les antérieures[6]. Les pieds sont grands et ronds avec d'importantes touffes de poils entre les doigts[7]. La queue est longue, elle doit pouvoir toucher le cou, touffue[6] et portée dressée.

Des pattes non proportionnées et notamment trop courtes, une queue et un corps trop courts et une ossature fine pénalisent le chat lors de son passage devant les juges s'il était amené à participer à une exposition[7].

Tête

Le norvégien doit avoir une tête en forme de triangle équilatéral (une tête ronde ou carrée serait considéré comme un défaut[6]), son profil doit être parfaitement rectiligne et sans stop. Le menton est fort et carré et le nez d'une longueur moyenne. Les yeux sont en amande et placés en oblique[7]. Les oreilles sont grandes, larges à la base et placées dans le prolongement du triangle formé par la tête et se terminent par une touffe de poils à la manière des oreilles du lynx[6]. Des oreilles trop petites ou trop rapprochées sont considérées comme un défaut pénalisant (mais cependant pas éliminatoire)[6].

Un profil présentant une cassure, un menton fuyant et des yeux ronds sont des défauts pénalisant en exposition[7].

Robe et fourrure

Le pelage est une caractéristique importante, il doit être double, constitué d'un sous-poil laineux recouvert d'un poil de couverture mi-long, retombant sur les flancs, luisant et imperméable à l'eau[7]. Les sous-poils forment des culottes, appelées knickers, à l'arrière des cuisses, et le poil de couverture forme une collerette fournie sur la gorge[6]. le manque de sous-poil et de poil de couverture en hiver ainsi qu'une fourrure trop soyeuse ou cassante sont des défauts[7].

Toutes les couleurs sont acceptées hormis le chocolat, lilas, faon et cannelle de même que le patron colourpoint. La couleur ambre est reconnue en France[7]. Toutes les couleurs des yeux sont également acceptées[6]. La robe du norvégien peut être noire, rousse, bleue, crème , ambre ou écaille unis ou tabby, avec ou sans blanc mais également entièrement blanche. Les chats silver ou smoke présentent la caractéristique d'avoir un sous-poil argenté[7].

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Chaton norvégien tabby avec d'importantes touffes de poils sortant des oreilles

Couleur ambre

Article détaillé : Ambre (robe de chat).

La couleur ambre est une couleur spécifique à cette race et qui est très récente. En effet, les premiers chatons ambres sont nés en Suède en 1992[8]. Pendant plusieurs années, de nombreuses polémiques ont eu lieu et la couleur fut nommée X-Color tellement elle paraissait mystérieuse[8]. Personne ne s'accordait sur la classification de ces chatons à la couleur étrange. On les enregistra tantôt en golden, chocolat, lila ou encore cannelle[8].

Il fallut attendre 2004 pour une première reconnaissance par la FIFé puis mars 2009 pour une reconnaissance française par le LOOF, malgré la rareté de la couleur. Cette dernière a été possible grâce à la thèse menée par un vétérinaire prouvant l'existance d'une mutation génétique à l'origine de cette nouvelle couleur[8].

Santé

Le norvégien peut être touché par la glycogénose de type IV (GSD IV), une maladie héréditaire mortelle qui perturbe le métabolisme du glucose. La maladie est autosomale récessive et causée par une mutation du gène GBE1. Le pourcentage de chats atteints est faible. Cette mutation a été décrite pour la première fois en 92 sous le terme de GDS IV. Il était responsable du décès de Norvégiens dans des conditions particulières et incomprises[9]. La maladie a été identifiée suite à la consanguinité nécessaire dans le but de produire des lignées américaines à partir d’un pool génétique très réduit dans le pays. On a remarqué alors que les chats atteints étaient tous apparentés et descendaient d’un mâle allemand, Jarls av Trollsfjord présent dans les descendances des côtés maternels et paternels. Cela incita le professeur Fyfe à supposer une origine héréditaire. La mutation fut alors identifiée et la production d'un test de dépistage génétique fut mis au point en 1996[5]. Cette maladie est inéluctablement mortelle entre 10 et 14 mois, la mort peut être causée soit suite à un arrêt cardiaque brutal ou alors après un stade comateux[9].

Caractère

Le norvégien est généralement décrit comme un chat rustique, sûr de lui et très posé. Calme, affectueux et joueur, on dit qu'il s'entend généralement très bien avec les autres membres du foyer : autres chats, chiens, enfants.

Selon certains, son caractère sportif doit amener à lui proposer une infrastructure adéquate comme un jardin ou à défaut, un arbre à chat, pour qu'il soit heureux[6].

Cependant il convient d'insister sur la redoutable efficacité de certains individus en tant que chasseur. La taille imposante de la race, leur permet de maîtriser sans difficulté des proies de dimensions importantes comme des lièvres adultes ou des oiseaux domestiques de grande taille comme l'oie et la dinde. Ses incursions dans les réserves de chasse ou les basses-cours peuvent entraîner parfois de violentes réactions de l'entourage, et il peut être parfois nécessaire de contrôler les promenades diurnes ou nocturnes[5].

Ces traits de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont fonctions de l'histoire de chaque chat.

Notes et références

  1. a , b , c , d , e , f , g  et h DR Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, 1992, 174 p. (ISBN 2035174023), « Race et type européen » 
  2. L'origine du Chat Norvégien sur [http://norvegien.com le site du Club de race Norvegien.com
  3. a , b , c , d  et e Histoire : Il y a des siècles, de très grands chats en Norvège, ... sur [http://skogkatt-norvegien.org/entree.php le site de l'AID Skogkatt
  4. Chiffres pour l'Anglettre et les États-Unis sur le site de l'unité de médecine de l'élevage et du sport</
  5. a , b  et c Muriel Alnot-Perronin, Colette Arpaillage et Patrick Pageat, Le traité rustica du chat, Rustica, 2006, 75 p. (ISBN 2840386801), « Le chat, origines et races » 
  6. a , b , c , d , e , f , g , h  et i DR Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, 1992, 175 p. (ISBN 2035174023), « Race et type européen » 
  7. a , b , c , d , e , f , g , h  et i Standards LOOF
  8. a , b , c  et d Thèse du docteur vétérinaire M. Peterschmidt « L’ambre chez le chat des fôrets norvégiennes, un mystère résolu », sur le site de l’école vétérinaire nationale de Lyon
  9. a  et b http://skogkatt-norvegien.org

Bibliographie

  • Muriel Alnot-Perronin, Colette Arpaillage et Patrick Pageat, Le traité rustica du chat, Paris, Rustica, 2006, (ISBN 2840386801)
  • Pierre Rousselet-Blanc, Larousse du Chat, Larousse, Paris, 2000. (ISBN 2035174295)
  • Pierre Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, Paris, 1992, (ISBN 2035174023)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

Bibliographie



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