Chamonix Mont-Blanc

Chamonix Mont-Blanc

Chamonix-Mont-Blanc

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Chamonix-Mont-Blanc

La mairie de Chamonix
La mairie de Chamonix

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Bonneville
Canton Canton de
Chamonix-Mont-Blanc
(chef-lieu)
Code Insee abr. 74056
Code postal 74400
Maire
Mandat en cours
Éric Fournier
2008-2014
Intercommunalité SIVOM Pays du Mont-Blanc
Site internet Chamonix-mont-blanc.fr
Démographie
Population 9 195 hab. (2006)
Densité 37 hab./km²
Gentilé Chamoniards
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 23″ Nord
       6° 52′ 11″ Est
/ 45.9230555556, 6.86972222222
Altitudes mini. 995 m — maxi. 4810 m
Superficie 245,46 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Chamonix-Mont-Blanc est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie dans la région Rhône-Alpes. Avec une population d'environ 9 800 habitants, la commune se classe au 865e rang national[1]. La commune de Chamonix-Mont-Blanc recouvre du nord au sud 16 villages ou hameaux : Le Tour, Montroc, Le Planet, Argentière, Les Chosalets, Le Lavancher, Les Tines, Les Bois, Les-Praz-de-Chamonix, Chamonix-Mont-Blanc, Les Pècles, Les Mouilles, Les Barrats, Les Pélerins, Les Gaillands, Les Bossons.

Chamonix entre dans l'histoire en 1091 lorsque le comte Aymon Ier de Genève fait dotation de la vallée à l'abbaye bénédictine de Saint-Michel de la Cluse, en Piémont. Des moines s'installent sur la rive droite de l'Arve. C'est la naissance du prieuré de Chamonix. La commune est un territoire du duché de Savoie qui fait partie des États de Savoie, eux-mêmes intégrés au royaume de Sardaigne. Puis sous la révolution française et l'empire napoléonien, elle devient un territoire français. Le 24 mars 1860, par le traité de Turin[2], le duché de Savoie est cédé à la France. Le 4 avril 1860, la commune de Chamonix devient alors définitivement française et a pris le nom de Chamonix-Mont-Blanc le 21 novembre 1921.

Enserrée entre les massifs montagneux des aiguilles Rouges et du mont Blanc, Chamonix partage[3], avec Saint-Gervais-les-Bains, le record de la commune ayant l'altitude la plus haute de France. Elle doit cette distinction à la présence sur son territoire, en partage avec la Vallée d'Aoste, du sommet le plus haut des Alpes: le mont Blanc qui culmine à 4 810 mètres[4]. La commune est très prisée des amateurs d'alpinisme et des sportifs de montagne en général. Le site du mont Blanc étant le troisième site naturel le plus visité au monde[5], cet atout touristique confère un visage très cosmopolite à la ville. Avec une superficie de 245,46 km2, Chamonix est la quatrième commune la plus étendue de France métropolitaine.

Sommaire

Géographie

Situation

Localisation

Vallée de Chamonix vue du sud. Au 1er plan Les Houches, au centre la ville de Chamonix et au fond l'aiguille Verte

La commune se situe dans la partie septentrionale et occidentale des Alpes. D'une superficie totale de 24 546 hectares[6], elle s'est développée dans la vallée du même nom, au nord des Alpes, proche du point de concorde de frontière de la France, la Suisse et l'Italie. La vallée de Chamonix s'étend sur une étendue d'environ 17 km de long[6]. Elle comprend un bassin de vie de 13 733 permanents. Elle est bordée par le massif des aiguilles Rouges qui culmine à 2 965 mètres d'altitude et, sur le versant opposé, par le massif du Mont-Blanc qui pour sa part culmine à 4 810 mètres[4] grâce à la présence du sommet du mont Blanc, le sommet le plus élevé d'Europe occidentale. Elle a également une frontière commune avec la Suisse et Italie. Le centre de la ville de Chamonix, situé à 1 035 mètres d'altitude[6], est traversé par l'Arve, l'un des principaux cours d'eau du département de la Haute-Savoie. D'une longueur de 102 km, l'Arve prend sa source au col de Balme et se déverse dans le Rhône en Suisse à Genève[7]. La commune se situe ainsi dans ce que l'on appelle également la haute vallée de l’Arve[7].

Le sommet du mont Blanc, à 4 810 mètres, vu depuis le Brévent.

Chamonix-Mont-Blanc est la quatrième plus grande commune de France métropolitaine en superficie avec 245 km². Le sommet du mont Blanc (4 810,90 mètres[8]) est situé sur la limite de la commune, qui suit la ligne de crête sommitale, de l'arête des Bosses au mont Blanc de Courmayeur. De fait, le versant nord du sommet du mont Blanc, et donc le sommet lui-même pour moitié, se situent sur la commune de Chamonix. Pour le versant sud, la situation est différente selon le pays. L'Italie considère que la frontière passe par le sommet. La France quant à elle considère que la frontière longe les rochers de la Tournette, sous la calotte sommitale, plaçant celle-ci intégralement en territoire français. Le versant sud de la calotte a été, en France, attribué à la commune de Saint-Gervais-les-Bains qui partage donc le sommet avec sa voisine chamoniarde. C'est d'ailleurs cette situation « vue de France » qui se retrouve sur les cartes de l'IGN, où l'on peut voir une enclave saint-gervolaine au sud du sommet. Plusieurs sommets de plus de 4 000 mètres se trouvent à Chamonix : l'aiguille Verte, les Grandes Jorasses, la dent du Géant, le mont Maudit et le mont Blanc du Tacul. La commune de Chamonix est limitrophe des communes françaises Les Houches, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, Servoz et Vallorcine[9] ; frontalière avec la Suisse et l'Italie, elle est limitrophe des communes suisses de Trient et d'Orsières dans le canton du Valais, et de la commune italienne de Courmayeur dans la région du Val d'Aoste à laquelle elle est reliée par le tunnel du Mont-Blanc.

Climat

Le climat y est de type montagnard[10] en raison de la présence du massif alpin. D'un point de vue des données météorologiques, il est important de préciser s'il s'agit de l'agglomération à une altitude d'environ 1 100 mètres ou du sommet du mont Blanc à 4 810 mètres. Pour ce dernier, la vitesse du vent peut atteindre 150 km/h et la température --40 °C[11]. Les conditions météorologiques peuvent y changer très rapidement avec l'arrivée de neige et de brouillard. Le vent renforce l'effet de froid (effet de Windchill), la température apparente chute de 10 °C tous les 15 km/h de vent[12].

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2006  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 3,5 3,4 6,1 13,1 17,9 23,9 27,4 18,8 21,4 17,9 10,7 3,7 14
Températures minimales (°C) -8,4 -6,7 -4,4 0,5 5,2 7,2 10,6 7,7 8,7 4,6 -0,1 -4,9 1,6
Températures moyennes (°C) -2,4 -1,6 0,8 6,8 11,5 15,5 19 13,2 15 11,2 5,3 -0,6 7,8
Précipitations (hauteur en mm) 70 81,8 224 136 167,6 67 117,2 177,2 69,6 72,4 45,8 70 1298,6
Source: Météo France et Météo123[13]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 15,3 18,5 22,1 26 31,3 34 37,2 36 31,1 25,7 20,2 16,5
Années des températures maximales 1998 1998 2004 1949 1912 1947 1983 1897 1911 2001 1968 1989
Températures minimales records (°C) -31 -25 -23,2 -15 -6 -3,6 -1,8 -1,7 -3,5 -13 -22 -25
Années des températures minimales 1905 1956 1971 1911 1910 1898 1898 1995 1897 1941 1910 1904
Source: Météo France et Lameteo.org[14]

Voies de communication et transports

Voies routières
Entrée du tunnel du mont Blanc (long de 11,6 km) à Chamonix.

La ville de Chamonix est desservie par la Route nationale 205 (RN 205) surnommée la Route blanche[15]. Cette 2x2 voies constitue un prolongement de l'autoroute A40, surnommée l'autoroute blanche et s’arrêtant au Fayet, village de la commune de Saint-Gervais-les-Bains[16]. Sur le territoire communal se trouve l'entrée du tunnel du Mont-Blanc qui relie Chamonix-Mont-Blanc en France à Courmayeur dans la Vallée d'Aoste en Italie[17]. Ce tunnel, d'une longueur totale de 11,6 km[18], passe sous la vallée Blanche.

Chamonix est reliée à la Suisse (commune de Finhaut) par l'ancienne route nationale 506a via le col des Montets. Cette route nationale a été déclassée en route départementale 1506 en 2006 ; une partie a été intégrée à la RN 205. Il existe des arrêtés préfectoraux portant réglementation de certaines routes départementales soumises à des risques d'avalanches. C'est notamment le cas pour la D 1506, pour laquelle un arrêté prévoit la création d'itinéraires de substitution pour contourner le passage du col des Montets[19] : une circulation alternée dans le tunnel ferroviaire qui franchit le col est alors mise en place.

Transport ferroviaire
Gare SNCF de Chamonix

En 1893, la décision fut prise de relier Le Fayet à Chamonix et Vallorcine par une ligne de chemin de fer. La ligne SNCF Saint-Gervais-Vallorcine a été inaugurée le 12 juillet 1901 jusqu'à Chamonix (toutefois la ligne ne fut ouverte au public que le 25 juillet), puis prolongée le 25 juillet 1906 jusqu'à Argentière et enfin jusqu'à Vallorcine le 1er juillet 1908. Elle relie la gare du Fayet (correspondance TGV et TER) à la frontière suisse[20] et à la ligne suisse Martigny - Chatelard elle-même inaugurée le 18 août 1906. La ligne Le Fayet - Chamonix - Vallorcine possède des caractéristiques remarquables : en simple adhérence (sans crémaillère à la différence de la ligne suisse de Martigny) sur tout son tracé, malgré des pentes qui peuvent atteindre les 9 %, écartement métrique, alimentation par troisième rail en courant continu[20]. Elle est exploitée par la SNCF. Après le passage de la frontière, elle se poursuit en Suisse (chemin de fer Martigny-Châtelard), permettant de rejoindre la ville suisse de Martigny. Des services dénommés Mont-Blanc Express permettent désormais de relier directement le Fayet à Martigny via Chamonix[21]. Tous les trains sont omnibus, et cadencés toutes les heures dans chaque sens. Neuf points d'arrêt régulièrement répartis (les Bossons, les Pélerins, les Moussoux, Chamonix, les Praz-de-Chamonix, les Tines, la Joux, Argentière, Montroc-le-Planet) assurent la desserte ferroviaire de la commune[21]. À partir de 2008, une liaison TGV relie directement Paris à Saint-Gervais.

Le train vu depuis le sentier menant à la mer de Glace

Le chemin de fer du Montenvers permet d'accéder au site touristique du Montenvers. Inauguré le 29 mai 1909, il possède sa propre gare à proximité immédiate de la gare SNCF de Chamonix. Les deux gares sont directement reliées par une passerelle[22]. Du Montenvers, on jouit d'une vue imprenable sur la Mer de Glace, l'aiguille des Drus, les Grandes Jorasses et l'aiguille des Grands Charmoz [23]. Le Montenvers est le point de départ de randonnées en moyenne montagne (jonction avec le plan de l'Aiguille par le Grand Balcon Nord, divers itinéraires pour rejoindre la vallée) et en haute montagne (refuges de la Charpoua, du Couvercle, de Leschaux, d'Envers les Aiguilles, du Requin)[23].

Téléphériques, télécabines et télésièges
Téléphérique de l'Aiguille du Midi (Mars 2009)

Chamonix possède l'un des téléphériques les plus hauts du monde : le téléphérique de l'aiguille du Midi qui relie la ville au sommet de l'aiguille du Midi à 3 842 mètres[24]. Du sommet de cette aiguille, on peut embarquer à 3 778 mètres à bord de la télécabine Panoramic Mont-Blanc, anciennement appelée télécabine de la vallée Blanche, pour rejoindre la pointe Helbronner, située dans le massif du Mont-Blanc en Italie à 3 466 mètres. Ce téléphérique permet d'effectuer un parcours aérien de 5 093 mètres, en à peu près 30 à 35 minutes, au-dessus de la vallée Blanche et du glacier du Géant[25].

Sur l’autre versant de la vallée, la colline Planpraz est reliée à Chamonix par l'intermédiaire d'une télécabine[26]. Il s'agit d'un ancien téléphérique, ouvert dans les années 1920, et transformé en télécabine en 1979. L'installation a été rénovée durant l'inter-saison en 2008 pour être reconvertie en un télécabine dernière génération pour l'hiver 2008-2009. Un second tronçon, le téléphérique du Brévent, relie Planpraz au sommet du Brévent, à 2 525 mètres d'altitude. Sur ce même versant, au départ du village des Praz, à 1 894 mètres d'altitude, se trouve le téléphérique de la Flégère[26], qui se prolonge par le télésiège de l'Index.

Plus profondément dans la vallée, le village d'Argentière dispose des téléphériques de Lognan et des Grands Montets (arrivées situées respectivement à 1 972 mètres et à 3 300 mètres d'altitude) qui permettent d'accéder au domaine skiable situé sous l'aiguille Verte[27].

Enfin, au fond de la vallée, au village du Tour, le télécabine de Charamillon et le télésiège des Autannes permettent d'accéder au col de Balme. Un autre accès à ce secteur est possible depuis Vallorcine via une télécabine[27].

Chamonix dispose également de télésièges de moindre importance, mais malgré tout ouverts en été. Aux Bossons, un télésiège part du village, et permet d'accéder à proximité du glacier. Le télésiège des Planards dessert le parc de loisirs du même nom[28]. Son départ se situe dans la ville de Chamonix à 1 030 mètres d'altitude pour atteindre très vite 1 894 mètres d'altitude. Ce télésiège est également utilisé en été pour la luge d'été.

Ont été citées les principales remontées mécaniques, qui sont en service en été. Pendant la saison de ski, de nombreuses remontées mécaniques secondaires sont en service : télésièges, téléskis, et même un téléphérique de liaison entre les domaines de la Flégère et du Brévent.

Autres voies de communication
Un des hélicoptères utilisé par une compagnie privée

La commune ne dispose pas d'aéroport qui lui soit propre. Chamonix se situant à 171 km de l'aéroport Sandro Pertini de Turin Caselle, à 88 km de l'aéroport international de Genève et à 220 km de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry[29], des transports en commun ont été mis en place pour rejoindre ces aéroports. Ainsi l'aéroport de Turin est relié à la commune par la compagnie de bus SAVDA, l'aéroport de Genève par la compagnie de bus SAT et l'aéroport de Lyon est accessible par train[29]. En revanche, Chamonix possède deux héliports : la DZ des Bois utilisée par le peloton de gendarmerie de haute montagne[30] et la Sécurité Civile, et la DZ d'Argentière[31]. Ce second héliport est situé dans la moraine et est essentiellement utilisé par une compagnie privée qui assure des vols touristiques, des services de taxi aérien ainsi que des travaux aériens[32]. L'hôpital de Chamonix est quant à lui doté d'une hélistation.

Depuis plusieurs années, le SIVOM a mis en place un réseau d'autobus : les Chamonix-Bus circulent toute l'année dans la vallée, entre les Houches et Le Tour[33]. L'accès à ce réseau est désormais gratuit pour les résidants et les touristes. Par ailleurs, une navette gratuite appelée le Mulet circule dans la ville de Chamonix durant la journée[34].

Urbanisme

Morphologie urbaine

Chamonix-Mont-Blanc vu depuis l'Aiguille du Midi.

La commune de Chamonix-Mont-Blanc se compose d'une agglomération principale qu'est la ville, ainsi que de 16 villages ou hameaux répartis de l'entrée au fond de la vallée[35]. L'agglomération principale se situe dans le creux de la vallée aux pieds des différents sommets qui l'entourent. La commune s'est établie à cheval sur les rives de l'Arve[35]. La morphologie urbaine a dû s'adapter à la géologie de ce territoire montagnard, aux terrains accidentés et aux zones soumises pour certaines à des risques naturels tels que les avalanches[36], les inondations ou encore les chutes de pierres. Avec l'expansion urbaine, l'accroissement démographique et l'augmentation de la fréquentation touristique, Chamonix s'étend sans cesse[37]. La morphologie urbaine de ce bassin de vie s'accroît en conséquence. Cependant en raison des contraintes géologiques qu'impose le relief montagneux, les possibilités de développement urbain sont limitées. Toute nouvelle construction ou aménagement est soumis au respect d'une réglementation contraignante imposant des dispositions en vue de respecter l'environnement, la cohérence du réseau urbain, des transports et surtout en vue d'assurer la sécurité des usagers et des habitants contre les catastrophes naturelles notamment contre les risques d'avalanches et d'inondations par le débordement de l'Arve[38].

La loi Barnier de 1995[39], reprenant les textes législatifs de 1982, impose à Chamonix, au même titre que 1 800 autres communes, l'obligation d'établir un plan de prévention des risques (PPR)[39]. Le PPR est un dossier réglementaire de prévention qui fait connaître les zones à risques et définit les mesures pour réduire les risques encourus. La commune était dotée d'un PER (Plan d'exposition des risques naturels) depuis 1992[40]. Suite aux inondations catastrophiques de juillet 1996, le PER a été révisé[40], aboutissant au PPR approuvé en mai 2002. À la suite de l'avalanche de MontRoc en février 1999[38], le programme de rénovation des cartes de localisation des phénomènes d’avalanche (CLPA) fut conduit, en partenariat, par le Cemagref et l’ONF[41]. Chacun des 130 couloirs d'avalanche recensés a fait l'objet d'une étude spécifique. Certaines zones ne peuvent faire l'objet de construction en raison du caractère dangereux qu'elles présentent. Afin de concilier le développement économique et urbain de la commune, l'ensemble des Conseils municipaux de la Vallée de Chamonix ainsi que les syndicats intercommunaux, ont pour mission de suivre un Schéma de cohérence territoriale (SCOT). Chamonix comme tout autre commune, dispose d'un Plan local d'urbanisme (PLU) qui intègre un Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) privilégiant, notamment, la densification de l’habitat.

La ville de Chamonix
Plan du centre ville de Chamonix.

Une vaste ceinture périphérique entoure la ville de Chamonix au moyen de la route Blanche au sud prolongée successivement de l'avenue de Courmayeur, l'allée recteur Payot, l'avenue du Mont-Blanc et l'avenue Cachat le géant. Au sein de cet îlot urbain délimité par cette ceinture, de grands axes quadrillent l'ensemble de la ville. Les plus empruntés sont l'avenue de l'aiguille du Midi, la rue du Lyret, la rue du docteur Paccard à l'ouest, la rue Helbronner plus au centre, la rue des Allobroges. Le centre-ville s'étend surtout dans la partie nord-ouest. Il est desservi notamment par la rue des écoles, l'allée du Majestic, la rue Vallot et l'avenue Michel Croz. Au nord, à l'extérieur de l'îlot urbain, un ensemble d'infrastructures dédiées à l'éducation, la culture, les sports et les loisirs a été aménagé, pour l'essentiel entre la rue Joseph Vallot à l'ouest et la Route du Bouchet à l'est. On y trouve notamment la bibliothèque, la patinoire, une piscine, huit courts de tennis, une halte garderie, un lycée, un collège, une « maison pour tous » ainsi que l'ENSA. En centre-ville, le musée alpin a été installé au rez-de-chaussée d'un ancien palace ; dans la partie nord-est, aux Planards, un parc de loisirs a été créé ; dans la partie sud, un bowling et le nouvel hôpital. Dix-huit parkings publics ont été aménagés sur l'ensemble de l'agglomération. L'Arve divisant la ville en deux, huit ponts ont été construits afin de permettre le passage d'une rive à l'autre de ce cours d'eau[42].

Villages et hameaux
La chapelle des Praz.

La commune de Chamonix-Mont-Blanc recouvre du nord au sud 16 villages ou hameaux[35] : Le Tour à 1 462 mètres d'altitude, Montroc, Le Planet, Argentière à 1 252 mètres, Les Chosalets, Le Lavancher, Les Tines, Les Bois, Les-Praz-de-Chamonix à 1 060 mètres, Chamonix-Mont-Blanc, Les Pècles, Les Mouilles, Les Barrats, Les Pélerins, Les Gaillands, et enfin Les Bossons à 1 012 mètres d'altitude.

Compte tenu de la situation très encaissée du fond de la vallée, les villages se sont installés de façon à rentabiliser les terres cultivables et les pâturages, tout en cherchant à rester à l'abri des avalanches et des inondations. C'est pourquoi les maisons sont groupées[43], voire contiguës, le long des rues et ruelles, de manière à faciliter la survie en autarcie qui caractérisa cette vallée pendant des siècles. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de ces villages ou hameaux qui donne son importance à la commune, chacun de ces villages y contribuant : Le Tour avec son domaine skiable, le domaine de Balme; Montroc avec son village constitué de maisons anciennes en pierre ; Argentière et Les Chosalets au pied du domaine skiable des Grands Montets[44] ; Les Pélerins, village natal de Jacques Balmat, abrite aujourd'hui une fraction importante de la population chamoniarde, regroupée en HLM ; Les Gaillands, village célèbre pour son rocher d'escalade[45] ouvert aux varappeurs et pour son lac dans lequel se reflète la chaîne du Mont-Blanc ; Les Bossons et son tremplin de saut à ski installé en bas du glacier.

Logement

La vallée de Chamonix (hiver 2003)

En 1999, Chamonix totalise 12 633 logements dont la répartition est la suivante. Il y a 4 366 résidences principales soit 34,6 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 7 415 soit un pourcentage de 58,7 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 300 soit 2,4 %, le nombre de logements vacants s'élève à 552 soit 4,4 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 2 921 logements individuels soit 23,1 % et 9 712 logements dans un immeuble collectif soit 76,9 %[46]. Le prix moyen de l'immobilier est de 7 794,74 €/m² contre 3 197 €/m² au niveau national, ce qui en fait une des villes les plus chères de France[47]. Les personnes désirant se loger à Chamonix, notamment les locaux, ont de plus en plus de difficultés à trouver un logement. Le prix du foncier étant en hausse, ceux-ci sont de plus en plus contraints de s'établir dans des communes plus éloignées où le coût de l'immobilier est moins important. Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 34,6 % de l'ensemble des logements chamoniards, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 4 366 résidences, 1 197 datent d'avant 1949 soit une part de 27,4 % ; 1 660 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 38,0 % ; 1 128 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 25,8 % et 381 datent de 1990 à nos jours soit 8,7 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 489 en ont une soit 11,2 %, 823 en comptent deux soit 18,9 %, 1 182 en possèdent trois soit 27,1 % et 1 872 en possèdent quatre et plus soit une part de 42,9 %[46].

Chamonix depuis l'un des ponts de l'Arve (août 2007)

Le confort des résidences principales n'est pas homogène. En effet, 59 résidences n'ont pas de baignoire, ni de douche soit 1,4 %, 3 829 ont un chauffage central soit près de 87,7 % des résidences, alors que 537 n'en ont pas soit 12,3 %, 2 820 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 64,6 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 582 disposent de deux salles d'eau soit 13,3 % du total des résidences principales[46]. En matière de logement social, la commune comprend un parc locatif d'environ 549 logements. Ces logements sont répartis dans la vallée entre Chamonix, le Lyret, les Tines et Argentière, les Bossons, les Pélerins-d'en-Bas et les Pélerins-d'en-Haut. Le parc est géré par le service logement de la mairie. Il a en charge l’inscription et le suivi des dossiers ainsi que la gestion des demandes de logement locatif social. Ce service transmet également au fichier départemental PLS (Association Pour le Logement Savoyard). Il travaille en partenariat avec de nombreuses institutions telles que la Cilse et la Sous-préfecture, mais aussi avec les sociétés d’HLM bailleurs[48].

Le prix moyen du m² en 2008 est de 6 506 €/m²[49].

Projets d'aménagements

La mairie a mis en place la Maison des Projets située en face de la gare SNCF de Chamonix. Cet établissement permet de renseigner le visiteur sur les principaux projets d'aménagements portant sur la ville de Chamonix-Mont-Blanc[50].

  • Amélioration du transport collectif : la mairie souhaite, dans le cadre du projet Tramway des Neiges, améliorer les transports en commun par le train. Les axes majeurs de cette politique sont l'augmentation des cadences et l'aménagement, voire la création de points d'arrêt notamment à la hauteur du quartier de Chamonix-Sud, ce qui implique des investissements aussi bien en infrastructures qu’en matériel roulant[50].
  • Résidence du Fond des Gires : il est prévu de construire une résidence pour accueillir simultanément des familles monoparentales et des personnes âgées. Implantée sur un terrain de 1 467 m², elle sera constituée de 18 appartements (T1 et T2) en partenariat avec un organisme public pour la construction et la gestion locative[50].
  • Lotissement au village des Bossons : depuis 2005, la mairie de Chamonix supervise au village des Bossons la création d'un lotissement destiné à l'accession à la propriété. Il est prévu à terme, la réalisation de 11 lots[50].

Toponymie

L'origine toponymique de la commune n'est pas connue, elle est partagée entre la provenance latine - campus (camp, place) et munitus (fortifié, protégé) - ou locale - toponyme proche de chamois, champ du moulin, champ d’Aymon, ... Elle correspond au nom mentionné au XIe siècle - Campo Munitum, « place fortifiée » - en ayant toutefois pu être remanié. Depuis cette période, le toponyme a évolué en Chammonis en 1229, Chamouny en 1581, Chamony en 1652, Chamonix attesté dès 1793, et enfin Chamonix-Mont-Blanc en 1921[51]. Localement, on évoque l'origine provenant du patois cha (la lande) et mon-is (la montagne). À partir de 1741, lorsque les explorateurs anglais vont découvrir la lande de la montagne, ils seront affublés du sobriquet de « Monchus »[52]. La commune de Chamonix-Mont-Blanc porte le surnom de capitale mondiale de l'alpinisme ou encore plus familièrement Cham. Pour ce qui est de la lettre finale, le « x » de Chamonix ne se prononce pas.

Histoire

L'histoire du village de Chamonix s'est construite autour d'une part de sa situation géographique exceptionnelle et d'autre part de la domination qu'exerça durant plusieurs siècles la Maison de Savoie sur ce territoire. Cette section relate les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune.

Héraldique

Armes de Chamonix-Mont-Blanc

Les armes de Chamonix-Mont-Blanc, adoptées en 1930, peuvent se blasonner ainsi :

tiercé en barre, au premier d'azur à une crête de montagne d'argent chargé d'un épicéa de sinople, au deuxième aussi d'azur chargé de cinq edelweiss boutonnées d'or rangées en barre; au troisième de gueules à une tête de chamois d'or.

La naissance de Chamonix

Carte des territoires Gaulois.
Article connexe : Histoire du Faucigny

Avant la création de la ville de Chamonix, le territoire qu'elle occupe actuellement était une contrée inoccupée et hostile en raison de son climat montagnard et de sa situation géographique. Cependant, ces terres, bien qu'inhabitées, furent la possession successive de différents peuples : Les Celtes furent les premiers à occuper la région au Ve siècle av J.-C[53]., puis les Ligures, les Ceutrons et les Allobroges[54]. Vers 121 av. J.-C, ce territoire fut intégré à l'Empire romain. Avec les Grandes invasions barbares et l'affaiblissement de l'influence romaine, la région appartint durant un temps aux Burgondes avant de devenir la propriété du Comté de Genève. Chamonix entra dans l'histoire en 1091 quand le comte Aymon Ier de Genève fit dotation de la vallée à l'abbaye bénédictine de Saint-Michel de la Cluse, en Piémont. Des moines s'installèrent sur la rive droite de l'Arve. Ils construisirent un moulin aux Praz et une ferme au Mollard[54]. Au XIIe siècle, une communauté de moines s'installa sur la commune et y fonda le prieuré de Chamonix. Les moines tentèrent, durant plusieurs siècles, d'imposer leur autorité sur la vallée, mais ils se heurtèrent continuellement aux revendications de la population chamoniarde qui se rebella à plusieurs reprises. Le prieuré subsista jusqu'en 1786.

Chamonix, possession de la Maison de Savoie

Carte de la Savoie au XIVe siècle

Chamonix est un territoire du duché de Savoie qui fait partie des États de Savoie, eux-mêmes intégrés depuis le traité d'Utrecht de 1713 au royaume de Sardaigne. Au XVIIIe siècle, Chamouny (ancien nom de Chamonix) n'est qu'une petite bourgade rurale. Ses habitants vivent alors, tant bien que mal, de l'élevage et de cultures de seigle et d'avoine. En 1741, deux Anglais, William Windham et Richard Pococke[55], racontent dans des gazettes littéraires leur visite de la vallée et leur « expédition » vers un gigantesque glacier qu'ils baptisent la Mer de Glace. La curiosité suscitée par leur récit amène assez vite les premiers touristes qui se lancent alors dans ce qui deviendra l'alpinisme. Durant l'année 1760, le riche aristocrate genevois Horace-Bénédict de Saussure, promet une forte récompense au premier qui atteindra le sommet du mont Blanc[56]. Et le 8 août 1786, deux Chamoniards, Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard y parviennent[57]. En 1770, les touristes étant de plus en plus nombreux, Mme Coutterand ouvre la première auberge de la vallée : l' hôtel d'Angleterre. En 1783, on estime à 1 500 le nombre de visiteurs pour la saison d'été. L'hôtel de l'Union, premier hôtel de luxe, est construit dès 1816. Beaucoup d'autres suivront.

Révolution et Empire : la Savoie devient française

Le prieuré de Chamonix à la fin du XVIIIe siècle

Le 24 septembre 1792, l'armée révolutionnaire française pénètre dans le duché de Savoie. Celui-ci est annexé le 27 novembre de la même année. Vaincu par les troupes de Napoléon à plusieurs reprises, le roi de Sardaigne, Victor-Amédée III, reconnaît de jure les annexions et cède la Savoie (et Nice) à la France par le Traité de Paris du 15 mai 1796[58]. Pour la première fois, une frontière internationale traverse donc le massif. Cet acte donne lieu à un procès-verbal d'abornement, dont l'une des interprétations voudrait que la frontière demeure visible des communes de Chamonix et de Courmayeur. Le sommet du mont Blanc n'est pas visible du bourg de Courmayeur (au contraire de Chamonix), ce village étant trop encaissé, mais il est par contre visible du Val Ferret, territoire de la même commune. Le département du Mont-Blanc est créé le 29 octobre 1792 avec des limites identiques à celles de la Savoie annexée à la France. Ce premier épisode prend fin avec le premier exil de Napoléon, à l'île d'Elbe : le Traité de Paris du 30 mai 1814[59] restitue au royaume de Sardaigne la partie orientale de la Savoie, le reste suivra en 1815. Le massif n'est plus frontalier. Le 14 juillet 1808[60], Marie Paradis est la première femme à atteindre le sommet du mont Blanc. Elle sera suivie en 1838 par Henriette d'Angeville.

Territoire sarde de 1814 à 1860

La vallée de Chamonix en 1860

La vallée de Chamonix est sous souveraineté sarde de 1814 à 1860. Durant cette période, les premiers hôtels de luxe voient le jour. En 1816 est construit l'Hôtel de l'Union. Il est suivi de l'Hôtel la Couronne, du Royal et de bien d'autres établissements[61]. La première ascension de l'Aiguille du Midi a lieu le 1er août 1818. Elle est effectuée par les alpinistes A. Malczewski et Jean-Michel Balmat en compagnie de cinq guides[62]. En 1820, cinq guides disparaissent dans un accident alors qu'ils tentent de gravir le mont Blanc. Avant que ceux-ci n'atteignent le Grand Plateau, ils sont emportés par une violente avalanche qui les précipite au fond d'une crevasse[62]. Sur l'ensemble du groupe, seulement deux d'entre eux en réchappent. Les trois corps de leurs compagnons ont été retrouvés quarante et un ans plus tard au fond du glacier des Bossons. En 1821, à la suite de cet accident mortel, est créée la prestigieuse Compagnie des guides de Chamonix[62]. En 1825, parmi les nombreux touristes visitant la vallée figure Victor Hugo.

Chamonix, un territoire français

Le mont Blanc vu de Chamouni, début du XXe siècle

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin (1860)[2], les comtés de Nice et de Savoie sont cédés à la France par Victor-Emmanuel II de Savoie. Le 4 avril 1860, la ville de Chamonix devient française. Pour permettre la visite de Napoléon III début septembre 1860, une route carrossable est construite entre Chamonix, Sallanches et Genève[61]. Le 29 août 1879, Jean Charlet-Staton en compagnie des guides Frédéric Folliguet et Prosper Payot, parvient à atteindre le premier le sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 mètres[63]. En 1890, le professeur Joseph Vallot installe son observatoire à 300 mètres du sommet du mont Blanc. En juillet 1901, la station inaugure l'arrivée du chemin de fer qui désenclave la vallée. Les années qui suivront voient naître un nouveau Chamonix, vivant désormais au rythme de deux saisons touristiques : l'été et l'hiver. Chamonix devient l'une des premières stations de sports d'hiver en France. C'est durant la saison hivernale de 1906-1907 que la commune connaît sa véritable première grande saison suite à l'initiative du Club alpin français[64]. Ce dernier organise de nombreux concours locaux de sports d'hiver pendant toute la saison. En 1908, est inaugurée une première section du chemin de fer du Montenvers. À cette époque, il fallait près d'une heure pour faire les 7 kilomètres permettant d'accéder à la Mer de Glace. Il sera ouvert en totalité en 1909, en même temps que la première section du Tramway du Mont-Blanc. Le 7 septembre 1910, le président de la République Armand Fallières vient inaugurer l'Hôtel de Ville. Le 16 janvier 1920, le conseil municipal demande officiellement « aux pouvoirs compétents à ce que la commune de Chamonix porte à l'avenir le nom de Chamonix-Mont-Blanc pour éviter à l'avenir que nos voisins suisses exploitent la renommée du Mont-Blanc au bénéfice de leurs stations ». Le 21 novembre 1921, le décret est signé par le président de la république, Alexandre Millerand. En 1924, Chamonix accueille les premiers Jeux olympiques d'hiver. Près de 15 000 personnes assistent aux épreuves et dès lors, Chamonix devient une station touristique très prisée. Durant cette même année, une première section du téléphérique des Glaciers[61] est mise en service. En 1927, le téléphérique de Planpraz voit le jour. En 1930, le téléphérique du Brévent est inauguré. 1932 voit à Chamonix la création de l'École de haute montagne (EHM), école militaire de formation des cadres des troupes de montagne.

Jeux olympiques de 1924

Affiche sur les J.O. de Chamonix.
Article détaillé : Jeux olympiques d'hiver de 1924.

Les Jeux olympiques d'hiver de 1924 ont eu lieu à Chamonix. L'idée d'organiser ces Jeux revient au comte Clary et au marquis de Polignac, tous deux représentants français au Comité international olympique auquel ils soumettent l'idée en 1921[65]. En juin 1922, le Comité national olympique et sportif français désigne Chamonix comme ville hôte des épreuves de sports d'hiver. Le CIO avait certes voté en faveur des Jeux olympiques d'hiver, mais l'opposition des pays nordiques à leur tenue restait farouche. Ces nations craignaient que les Jeux olympiques ne dévalorisent leur compétition locale, les « Jeux Nordiques », existant depuis 1883[65]. Le CIO composa avec cette opposition et adopta une formule de compromis. Les Jeux olympiques d'hiver devenaient Semaine internationale du sport d'hiver[66] à l'occasion des Jeux olympiques de 1924. Le contrat liant Paris et Chamonix est paraphé le 20 février 1923. Le comité d'organisation demandait la création d'une piste de bobsleigh, d'une patinoire et d'un tremplin de saut à ski. Les travaux débutent le 31 mai 1923, soit seulement huit mois avant le début des épreuves. Bien que de nombreux problèmes climatiques ralentissent l'achèvement des équipements olympiques, les travaux finissent à temps. Les jeux se déroulent sans difficulté majeure, et voient de nombreux athlètes des nations du Nord s'y distinguer[67]. Les comités nationaux des pays nordiques votent ainsi avec enthousiasme la proposition du CIO discutée au congrès de Prague le 24 mai 1925, instituant des Jeux olympiques d'hiver. À l'occasion de ce vote, les épreuves de Chamonix sont requalifiées en « Jeux olympiques d'hiver »[66].

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Carte postale ancienne sur la commune de Chamonix

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un conflit territorial voit le jour entre les communes de Saint-Gervais-les-Bains, Les Houches et Chamonix-Mont-Blanc qui se disputent les glaciers du massif du mont Blanc. Ce différend n'est pas tout à fait nouveau puisque déjà en 1881 il avait fallu ajourner la délimitation précise des communes au sein du massif. Après consultation des conseils municipaux intéressés et du conseil général de la Haute-Savoie, le préfet, par un arrêté du 21 septembre 1946[68] tranche définitivement et partage le secteur du dôme du Goûter et du mont Blanc entre les trois communes. Cet arrêté est particulièrement intéressant car, en détaillant les limites communales, il adopte l'interprétation du tracé frontalier qui apparaît sur les cartes d'État-major françaises, divisant d'ailleurs le triangle litigieux au sud du mont Blanc entre les deux communes de Chamonix et de Saint-Gervais. Le 3 novembre 1950 : Un avion de la compagnie Air India, le Malabar Princess, s'écrase[69] sur les flancs du mont Blanc; le bilan est de 48 morts. Le téléphérique des Glaciers, qui devait à terme atteindre l'aiguille du Midi, ferme définitivement en 1951. Un nouveau projet de téléphérique de l'aiguille du Midi[61] est mené à bien, et ouvre en 1955. Le téléphérique de La Flégère est achevé en 1956[61]. Le 22 décembre 1956 a lieu l'affaire Vincendon et Henry[70]. Deux étudiants alpinistes partent pour gravir le mont Blanc. Leur expédition tourne au drame. Ils se perdent dans de mauvaises conditions météorologiques à près de 4 000 mètres d'altitude et succombent après dix jours au froid et d'épuisement. Les tentatives de sauvetage avaient échoué alors que leur triste épopée était suivie à la jumelle depuis la vallée[70]. L'année 1957 voit la création du Triangle de l'amitié entre Chamonix, Martigny et Aoste, symbole des relations fraternelles qui perdurent par-delà les frontières étatiques entre ces trois communes[71]. À la construction du téléphérique de Lognan-les Grands Montets en 1963, succèdent d'importants travaux qui amènent la Route Blanche jusqu'aux portes de Chamonix. Le tunnel sous le mont Blanc est ouvert à la circulation le 19 juillet 1965[72]. Le 24 janvier 1966 : Un avion de la compagnie Air India, en route pour New York, s'écrase[73] sur les flancs du mont Blanc ; le bilan est de 117 morts.

De 1970 à nos jours

Une frénésie de constructions s'empare de Chamonix, sous le mandat de Maurice Herzog : tours et centre sportif à l'architecture résolument moderne, cité scolaire confiée à l'architecte Roger Taillibert, développement immobilier du quartier piéton de Chamonix-Sud avec la construction de nombreux petits immeubles, bibliothèque, MJC, halte-garderie[74]... Ce développement immobilier touche également Argentière avec le quartier du Grand Roc. En 1973, l'ancien presbytère est rénové. Le Bureau des Guides et l'Office de la Haute-Montagne qui vient d'être créé s'y installent. Durant la période de la fin des années soixante-dix et début quatre vingt, le développement immobilier est freiné. La priorité est donnée à la réhabilitation des bâtiments anciens : relais de Poste, hôtel Majestic, salle Michel Croz. La première zone piétonne en centre-ville de Chamonix est tentée[74]. Un golf de 18 trous est créé aux Praz[75]. L'année 1994 voit la démolition de l'ancien hôpital en centre-ville et la construction du nouvel hôpital[74]. Les crues de l'Arve des 24 et 25 juillet 1996[76] causent de très importants dégâts dans le centre-ville. Le 9 février 1999[77] une avalanche à Montroc engloutit 20 chalets et provoque la mort de 12 personnes. Une semaine plus tard, le 16 février 1999[78], malgré l'intervention de 120 pompiers, un violent incendie détruit une partie du centre-ville dont la salle des fêtes Michel Croz. Quelques jours plus tard encore, le 24 mars 1999 a lieu l'incendie du tunnel du Mont-Blanc dont l'origine est due à un camion semi-remorque qui prend feu à environ sept kilomètres de l'entrée française du tunnel. Le violent incendie qui a suivi a causé la mort de 39 personnes et entraîné la fermeture du tunnel pendant près de trois ans. Le XXIe siècle s'annonce difficile. Les Chamoniards devront relever de nouveaux défis afin de préserver leur cadre de vie. Le réchauffement climatique semble être à l'origine de la fonte de ses glaciers. Le trafic routier ne cesse de croître dans la vallée. Son bassin urbain est en constante augmentation. Chamonix doit prendre en compte également les réalités économiques : depuis deux siècles, les Anglais y investissent, aujourd'hui les acheteurs de biens immobiliers sont à 40 % des Anglais; de nombreux commerces ont disparu au profit de pubs. Le nombre de lits ne cesse d'augmenter mais la recherche d'un logement devient de plus en plus difficile, compte tenu de l'augmentation importante du prix du mètre carré[74].

Politique et administration

La ville est le chef-lieu du canton de Chamonix-Mont-Blanc qui comprend quatre communes : Chamonix-Mont-Blanc, Les Houches, Servoz et Vallorcine. Elle fait partie du SIVOM Pays du Mont-Blanc, syndicat qui regroupe quatorze communes : Chamonix Mont-Blanc, Combloux, Cordon, Demi-Quartier, Domancy, Les Contamines-Montjoie, Les Houches, Megève, Passy, Praz-sur-Arly, Saint-Gervais-les-Bains, Sallanches, Servoz et Vallorcine, et dont le vice-président est Éric Fournier[79].

Tendances politiques

Les Chamoniards ont voté pour la constitution européenne contrairement à la moyenne nationale (représentée en rouge).

Politiquement, Chamonix-Mont-Blanc est une ville de droite, les électeurs ayant majoritairement voté en faveur de ce bord politique pour les élections municipales depuis 1968. À la fin des années soixante, l'alpiniste et homme politique Maurice Herzog devient maire de la commune. Il se présente en tant que membre du parti gaulliste, l'Union des démocrates pour la République. Son successeur, Christian Couttet, est de cette même tendance politique. Il sera suivi de Michel Charlet qui fut maire de Chamonix-Mont-Blanc sous quatre mandats successifs de 1983 à 2008, en se présentant sous l'étiquette de Divers droite. Enfin, le maire actuel qui lui succède, Éric Fournier, a été élu en tant que candidat divers droite.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Chamoniards ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 64,49 % de Oui contre 35,51 % de Non avec un taux d’abstention de 37,92 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[80]. Il convient également de noter que le caractère cosmopolite de la station de Chamonix Mont Blanc (40 nationalités représentées parmi les habitants permanents) a pu peser dans ce résultat.

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour[81] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 42,83 % soit 2 516 voix, suivi de François Bayrou avec 22,30 % soit 1 310 voix, suivi de Ségolène Royal avec 16,58 % soit 974 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,94 % soit 349 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[81], les électeurs ont voté à 66,57 % soit 3 817 voix pour Nicolas Sarkozy contre 33,43 % soit 1 917 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale[82] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 7 254 inscrits sur les listes électorales chamoniardes, 82,34 % soit 5 973 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 17,66 % soit 1 281 voix, 4 % soit 239 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 96 % soit 5 734 voix se sont exprimées.

Administration municipale

Le conseil municipal chamoniard est composé : d'un maire, de vingt huit conseillers municipaux (six conseillers municipaux délégués et huit adjoints)[83]. Il a également été mis en place un conseil municipal des Jeunes[84]. Ce dernier est formé à chaque rentrée scolaire. Ce conseil permet une initiation à la vie publique et permet à de jeunes conseillers d'organiser certains projets axés sur la culture et la jeunesse en partenariat avec le conseil municipal.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Chamonix-Mont-Blanc[83][85] :

Groupe Président Effectif Statut
DVD Éric Fournier 23 majorité
SE Éric Lasserre 6 opposition

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier tour fut stable pra rapport aux précédents scrutins municipaux avec 63,04 % de votants[86]. Sur les 7 397 inscrits sur listes électorales, 4 663 Chamoniards ont voté et 4 533 électeurs se sont exprimés. La liste de divers droite d'Éric Fournier, tête de la liste Vivre à Chamonix, a obtenu 41,39 % des suffrages soit 1 876 voix. Il fut suivi par la liste sans étiquette d'Éric Lasserre, tête de la liste Chamonix autrement, qui a recueilli 24,69 % des suffrages soit 1 119 voix[86]. La liste de la majorité UMP Chamonix pour tous, avec à sa tête Roger Rollier, se place troisième en ayant recueilli 12,57 % des suffrages soit 570 voix. La liste divers gauche J'aime Chamonix, avec à sa tête Christophe de Laage, se place quatrième en ayant recueilli 12,35 % des suffrages soit 560 voix. Et enfin en cinquième position, Élisa Giacomotti, tête de la liste du Modem Chamonix 2008, obtint 9 % soit 408 voix[86]. Au second tour, le taux de participation, fut identique au tour précédent avec 63,29 % de votants[86]. Sur les 7 397 inscrits sur listes électorales, 4 680 Chamoniards ont voté et 4 540 électeurs se sont exprimés. La liste d'Éric Fournier, tête de la liste Vivre à Chamonix, a été élue avec une majorité absolue de 53,94 % soit 2 449 voix. Il fut suivi par la liste d'Éric Lasserre, tête de la liste Chamonix autrement, qui a recueilli 46,06 % des suffrages soit 2 091 voix[86].

Liste des maires

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Chamonix-Mont-Blanc[87] :

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
... 1968 20 mars 1977 Maurice Herzog UDR alpiniste, homme politique
20 mars 1977 13 mars 1983 Christian Couttet ... ...
13 mars 1983 16 mars 2008 Michel Charlet DVD assureur
16 mars 2008 → en cours Éric Fournier DVD urbaniste, homme politique


Instances judiciaires et administratives

Une caserne de gendarmerie et un peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) sont basés à Chamonix-Mont-Blanc. La gendarmerie dispose aussi d'une unité de formation du personnel des unités de montagne, le Centre National d’Instruction de Ski et d’Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG).

Suivant le découpage judiciaire, Chamonix-Mont-Blanc relève du ressort de la Cour d'appel de Chambéry, du Tribunal de grande instance de Bonneville, Tribunal d'instance de Bonneville[90], du Conseil de prud'hommes de Bonneville[91]. Elle dépend également du tribunal administratif de Grenoble[92].

Politique environnementale

Vue depuis l’Aiguille du Midi. Chamonix-Mont-Blanc et la plupart des communes avoisinantes ambitionnent de faire classer le massif du Mont-Blanc comme « Patrimoine Mondial de l'Humanité ».

Chamonix-Mont-Blanc fait l'objet de nombreuses initiatives pour la défense et la sauvegarde de son patrimoine naturel[93]. L'une de ces illustrations concrètes est la création de la réserve naturelle des aiguilles Rouges qui couvre la totalité du massif des aiguilles Rouges, près du massif du Mont-Blanc. Cette réserve fut définitivement créée par arrêté ministériel le 24 août 1974. Elle couvre 3 279 hectares sur les communes de Chamonix et Vallorcine. Elle est gérée par l'association Agir pour la sauvegarde des territoires des espèces rares ou sensibles (ASTERS). Par convention avec le Ministère de l'environnement, cette association gère l'ensemble des réserves naturelles de Haute-Savoie. Comme autre initiative, on peut citer le classement du massif du Mont-Blanc en 1951[93]. La totalité des parties dépassant les 2 000 mètres d'altitude du massif du Mont-Blanc sont dès lors classées. De plus un décret de 1976 est venu renforcer ce classement incluant dans ce périmètre, défini précédemment, le secteur du col de Balme et les moraines des glaciers. En tout cela représente près de 18 000 hectares d'espace naturel protégés. La commune de Chamonix-Mont-Blanc, fait partie d'un groupe de quinze communes en Savoie et Haute-Savoie, treize communes en Valais et cinq communes en Val d'Aoste qui travaillent au sein de l' Espace Mont-Blanc[94]. Cet espace fut décidé en 1989, sous l'impulsion d'élus valdôtains, valaisans et savoyards qui ont encouragé les États concernés à prendre en charge la gestion et la valorisation du massif du Mont-Blanc ainsi que l'ensemble du territoire qui le circonscrit[93]. Grâce à cette coopération transfrontalière, les acteurs en présence ont pu s'allier en vue de sauvegarder les milieux naturels, tout en assurant une promotion des activités socio-économiques de façon plus étendue et cohérente.

À partir de 1999, les nuisances engendrées par le passage des poids lourds dans la vallée, en particulier la pollution de l'air importante[95], rendues perceptibles par leur arrêt temporaire à la suite de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc, ont engendrées des critiques d’hommes politiques et de citoyens, qui luttent contre la concentration en sein de la vallée d'une partie importante du transport routier qui effectue la traversée des Alpes. Pour lutter contre l'intensification constante du fret dans les vallées alpines, des projets de ferroutage sont à l'étude. Notamment, le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin est assez avancé.

Manifestation à l'initiative de l'Arsmb en 2003, du Fayet à Chamonix.

Pour veiller au respect de l'environnement local, il existe, entre autres, l'Association pour le respect du site du mont Blanc (ARSMB). Basée à Chamonix, elle a pour objectif, depuis 1991, de lutter contre les nuisances générées par le trafic des poids lourds en transit dans la vallée de Chamonix. Enfin plus généralement, les collectivités locales, en collaboration parfois avec des acteurs sociaux locaux, gèrent des projets de réintroduction d'espèces animales ainsi que la revalorisation des alpages et des espaces boisés. Le territoire communal de la ville de Chamonix-Mont-Blanc compte, en tout et pour tout, 38 000 hectares de réserve naturelle, ainsi que 18 000 hectares de sites classés pour 25 000 hectares de territoire dit « occupé ».

Le site du massif du Mont-Blanc fait l'objet d'un projet de classement au patrimoine mondial de l'Unesco en tant que « site exceptionnel unique au monde » et en tant que haut lieu culturel, lieu de naissance et symbole de l'alpinisme[96],[97]. Ce projet, conduit par Jean-Louis Borloo, Ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement et de l'Aménagement durables et soutenu par le maire Éric Fournier[98] n'est cependant pas partagé par tous et devra faire l'objet d'une demande conjointe des trois gouvernements français, italien et suisse[99],[100].

Jumelage

Le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels. La ville de Chamonix-Mont-Blanc est jumelée avec plusieurs autres villes étrangères [101] :

La ville de Chamonix-Mont-Blanc est jumelée avec plusieurs villes :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Courmayeur en Italie
La commune de Garmisch-Partenkirchen en Allemagne
La commune de Fujiyoshida au Japon
La commune de Aspen au Colorado aux États-Unis
La commune de Cilaos en France
La commune de Davos en Suisse

Voici le texte de la charte de jumelage entre la ville de Cilaos et de Chamonix-Mont-Blanc :

« Nous, maires de Cilaos et de Chamonix-Mont-Blanc, certains de répondre aux aspirations de nos concitoyens, avons souhaité, bravant mers et océans, rapprocher et confronter nos expériences mutuelles. Nous promettons, animés d'une réelle volonté d'y parvenir, de chercher à nous mieux connaître par l'universalité de nos échanges à partager nos joies et nos peines. Nous prenons l'engagement solennel de maintenir des liens permanents entre nos deux municipalités et les populations de nos communes, de conjuguer nos efforts afin d'aider au succès de cette entreprise d'amitié, base d'une fraternité qui devrait devenir universelle. »

Population et société

Démographie

En 2007, la population recensée au sein de la commune était d'environ 10 109 habitants. Cependant avec les saisons touristiques, la démographie locale connaît d'importantes variations. On dénombre plus de 100 000 personnes entrant dans la vallée chaque jour durant la période estivale et environ 60 000 l'hiver[102]. En 1999, la densité de population était de 40 habitants par kilomètre carré. De 1990 à 1999, le taux annuel moyen de variation de la population a été de +0,82 %, sachant que la variation due au solde naturel a été de +0,95 % et que la variation due au solde migratoire a été de +0,13 %[103].

Évolution démographique de la commune de Chamonix-Mont-Blanc, par date de recensement de 1793 à 2006 :

Évolution démographique
(Source : Ehess[104] et INSEE[105])
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 830 1 925 1 949 2 232 2 528 2 304 2 308 2 304 2 415
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 455 2 406 2 420 2 450 2 447 2 435 2 729 3 482 3 109
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 040 3 811 4 446 4 633 5 883 5 699 7 213 7 745 8 393
1982 1990 1999 2006 - - - - -
8 746 9 701 9 830 9 195 - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes


Tableau visualisant l'évolution démographique au XXe siècle de la commune de Chamonix-Mont-Blanc, par date de recensement :

Évolution démographique de 1793 à 2006

Évolution de la pyramide des âges de la commune de Chamonix-Mont-Blanc, comparaison entre l'année 1999 et 1982[106] :

Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus
Hommes Classe d'âge Femmes
218  75 à plus  402
512  60 à 74  649
1 331  40 à 59  1 342
1 496  20 à 39  1 452
1 260  0 à 19  1 167
Pyramide des âges en 1982 en nombre d'individus
Hommes Classe d'âge Femmes
120  75 à plus  218
331  60 à 74  427
875  40 à 59  940
1 755  20 à 39  1 563
1 283  0 à 19  1 232

Le nombre total de ménages chamoniards est de 4 366. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Chamonix-Mt-Blanc 35,5 % 30 % 15,4 % 14,5 % 3,5 % 1,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[107]

En 1990, par sa population, la ville se trouvait au 849e rang national[108] puis en 1999 celle-ci a rétrogradé au 865e rang national. Sa croissance est en constante augmentation et devrait encore s'accélérer dans les années à venir en raison de l'augmentation du taux de natalité et de la diminution du taux de mortalité constatés durant ces dernières années notamment grâce aux progrès médicaux et à l'amélioration du niveau de vie. Son solde migratoire pour la période 1990-1999 a été négatif puisqu'il a été évalué à moins 682 habitants plaçant Chamonix-Mont-Blanc au 8 058e rang national. Le solde naturel pour cette même période a été positif (plus 811 habitants), pour une augmentation totale annuelle de population de 0,1 %.

Enseignement

Établissements éducatifs

Chamonix-Mont-Blanc relève de l'académie de Grenoble[109]. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale[110].

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville[111] :


Établissements spécialisés

  • Le Centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) : créé en 1988 et implanté au cœur du massif alpin à Chamonix, il forme des gendarmes aptes à exercer des missions de police judiciaire et à porter secours en milieu montagnard[112].
  • L'Institut de formation et de recherche en médecine de montagne (Ifremmont) : cet institut propose des formations médicales pour les médecins, le personnel secouriste et les particuliers.
  • L'École nationale de ski et d'alpinisme (ENSA) : elle est spécialisée dans le domaine des sports de montagne. Elle forme notamment les guides de haute montagne et les moniteurs de ski.
  • L'École militaire de haute montagne (EMHM) : c'est l'école militaire de formation des cadres des troupes de montagne. Ses missions sont l'instruction montagne des cadres alpins, l'expérimentation et la mise au point de matériels techniques, d'équipements, de moyens de transmission et d'armement[113].

Manifestations culturelles et festivités

Les grandes manifestations culturelles :

  • mai : Le Festival des Sciences
  • juillet - août : Semaines musicales du Mont-Blanc
  • juillet - août : Les Heures d'orgue
  • août : Fêtes des Guides
  • décembre : Les Sommets du tourisme

Les grandes manifestations sportives :

  • janvier : Kandahar, Coupe du monde de ski alpin
  • juin : Marathon et cross du Mont-Blanc
  • juillet : Festival international d'escalade
  • août : The North Face Ultra-Trail du tour du Mont-Blanc
 

Précisions : Le 15 août chaque année depuis 1924, a lieu la Fête des Guides. Les recettes financières de cette manifestation permettent d'approvisionner le fonds de la Caisse de secours. À la fin du mois d'août, a lieu l'Ultra-trail du Tour du Mont-Blanc, une course à pied en nature d'une longueur supérieure à celle du marathon et empruntant l'itinéraire du Tour du Mont-Blanc[114].

Santé

Opération de secours dans la vallée Blanche par la Sécurité civile.

Le nouvel hôpital de Chamonix a pour vocation première d'assurer les urgences locales puis de se charger du traitement des pathologies traumatiques et médicales de montagne. Ce centre hospitalier est spécialisé dans la chirurgie osseuse. En raison de sa situation géographique, de nombreux protocoles d'étude et de recherche y sont menés régulièrement, et tout particulièrement en matière épidémiologique[115]. Outre son service des urgences, l'hôpital possède trois autres services que sont le service médecine générale, le service médecine, cure, alcoologie et le service périnatal de proximité[116]. Par ailleurs, en 2004, l'équipe des médecins du département de médecine de montagne de l'hôpital de Chamonix a créé l'Institut de formation et de recherche en médecine de montagne (Ifremmont). Il s'agit d'un pôle d'excellence européen français spécialisé en médecine de montagne.

Les secours en montagne sont assurés par le Peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM). Il effectue chaque année plus de 700 interventions dont 70 % sont médicalisées. En raison du relief montagnard des lieux, près de 95 % des interventions se font par hélicoptère exclusivement. L'équipage basique pour ces interventions se compose d'un pilote, d'un mécanicien treuilliste, d'un médecin et enfin d'un ou deux secouristes guides. En moyenne 25 % des interventions se font à une altitude supérieure à 3 500 mètres. Dans 50 % des cas, la pathologie principale est une atteinte traumatique des membres. On estime à environ 22 % le nombre d'atteintes crâniennes et à 10 % de lésions rachidiennes. D'une manière générale 20 % des patients pris en charge lors de ces interventions sont dans un état grave et 7% sont décédés[117]. Le particularisme géographique a permis le développement d'une prise en charge spécifique à mi-chemin de la médicalisation approfondie des SAMU (stay and play) et de l’attitude habituelle des anglo-saxons (scoop and go). En effet, la commune de Chamonix-Mont-Blanc réunit en un même seul lieu tous les acteurs du secours en montagne que sont les blessés, les secouristes, les hélicoptères, les médecins et l'hôpital[118]. La ville possède également dans le privé un cabinet de radiologie, un centre d'imagerie médicale[116] et un centre d'hémodialyse[119].

Sports

Vie sportive en général

Parapentiste depuis le Brevent à Chamonix.

En été, les sports pratiqués sont principalement liés à la montagne. Outre l'alpinisme, Chamonix est réputée pour ses itinéraires de randonnée pédestre en moyenne montagne. Notamment, le Tour du Mont-Blanc (TMB) qui est l'un des sentiers de longue randonnée les plus populaires en Europe, parcourt une distance d'environ 170 km autour du massif du Mont-Blanc, pour un dénivelé total positif de 10 000 mètres en Suisse, en Italie et en France[114]. Le sentier passe par les villes de Chamonix-Mont-Blanc en France, Courmayeur en Italie et près de Martigny en Suisse. En outre, le sentier de randonnée GR 5 relie la commune de Chamonix-Mont-Blanc au territoire de Belfort d'une part et à la ville de Nice dans les Alpes-Maritimes[120]..

L’escalade peut être pratiquée sur de nombreux sites naturels, et notamment sur le Rocher d'escalade des Gaillands qui est réputé au niveau international[121]. De nombreuses compétitions d'escalade sur rochers artificiels sont organisées chaque année. Une école d'escalade y est organisée par la compagnie des guides de Chamonix. De plus, de nombreux grimpeurs viennent s'y entraîner de façon individuelle. On peut également pratiquer cette discipline en intérieur[122].

Le VTT et le parapente sont également pratiqués et d'autres activités sont proposées, comme la luge d'été, la grimpe d'arbres et les balades à poney. Enfin, le golf de Chamonix et son parcours de dix-huit trous au pied du mont Blanc s'étend sur un domaine de 6 076 mètres par 72 mètres[123]. La commune possède également une piscine ainsi que huit courts de tennis.

Le tremplin des Bossons.

En hiver, le ski sous toutes ses formes est pratiqué dans la vallée de Chamonix. Il existe de nombreuses pistes de ski alpin et de ski de fond. Le saut à ski se pratique sur le tremplin du Grépon, proche du téléphérique de l'Aiguille du Midi, et sur le tremplin du Mont aux Bossons[124]. La commune dispose de 47 remontées mécaniques avec un débit de 57 000 personnes/heure et possède 182 km de pistes de ski. Grâce au Club des Sports Chamonix Mont-Blanc[125], de nombreux skieurs ont fait le prestige de la ville tels que Andrée Tournier, Georgette Thiollière-Miller ou encore Lucienne Schmith-Couttet qui fut la première grande championne du ski français féminin en décrochant une médaille d'or en Géant aux Championnats du monde de 1954 à Aare en Suède.

À la patinoire, on pratique le curling ainsi que le hockey sur glace qui tient une place très importante dans le paysage sportif de la ville. Ainsi le Chamonix Hockey Club, évoluant actuellement en ligue Magnus (ligue élite)[126], est le club le plus titré en France, avec 30 titres de champion de France[127]. Entre le 30 janvier et le 10 février 1930, le championnat du monde de hockey sur glace 1930 a lieu sur la patinoire de Chamonix (seuls les premiers tours de la compétition y ont effectivement eu lieu en raison de la fonte de la patinoire). De plus, le Championnat du monde junior de hockey sur glace 1989 a été en partie organisé à Chamonix-Mont-Blanc, pour le groupe B essentiellement.

Alpinisme

Deux alpinistes près de l'aiguille du Midi à Chamonix.

La commune de Chamonix-Mont-Blanc porte le surnom de capitale mondiale de l'alpinisme. Sa situation géographique exceptionnelle, par la présence du sommet du mont Blanc et de nombreux pics et aiguilles sur son territoire, associée à son histoire riche en aventure humaine fait de cette ville un des hauts-lieux de la pratique de l'alpinisme. Jusqu’à la fin du XXe siècle, des nouvelles voies – toujours plus difficiles – vers les sommets sont ouvertes par des alpinistes téméraires.

Des alpinistes, quittant la station haute de l'aiguille du Midi

C'est à partir du XVIIIe siècle que l'on constate la présence de pionniers en cette discipline[54]. De tous horizons, ces hommes et ces femmes ont fait la notoriété de la ville qui constitue un point de départ pour de nombreuses expéditions. Chamonix la savoyarde puis Chamonix la française, de tout temps elle aura été une commune cosmopolite[54]. Cette caractéristique, elle le doit à son statut de ville frontalière avec l'Italie et la Suisse mais aussi à tous les alpinistes de toutes nationalités venus se mesurer aux sommets des différents massifs alpins présents sur place. Concernant les Chamoniards, ceux-ci s'adaptèrent et firent de nombreux aménagements en vue d'accueillir ces touristes d'un genre nouveau, et leur servir de guides en montagne. La Compagnie des guides de Chamonix est créée le 24 juillet 1821[62]. Il s'agit alors d'une caisse de secours. L'expédition au mont Blanc du Docteur Hamel en 1820, qui a coûté la vie à trois guides, a fortement marqué les esprits[128]. En 1863, la Savoie étant passée sous administration française, la compagnie devient une société de secours mutuel. En 1930, Roger Frison-Roche devient le premier « étranger » (non-Chamoniard) admis à la compagnie des guides de Chamonix[129]. En 1958, à la suite de deux sauvetages tragiques, la Compagnie des Guides abandonne le secours en montagne, qui sera dès lors assuré par le Peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM). En 1966, René Desmaison, qui est allé secourir deux alpinistes allemands en difficulté (dans la face ouest des Drus), contre l'avis de la Compagnie, en est radié[130]. Enfin, il faudra attendre 1985 pour voir une femme guide à Chamonix : Sylviane Tavernier[131]. Aujourd'hui, la Compagnie compte plus de 150 membres. Elle représente quatre entités associatives que sont respectivement la Caisse de secours ; l'Association de développement des sports de montagne, qui co-gère 4 refuges ; la Compagnie des guides-Voyages, qui propose des services « tout compris » (voyage, activité, hébergement...) ; et enfin la Compagnie des Guides « d'origine » qui met en contact guides et clients[132].

Actuellement, la commune est pourvue de nombreuses structures permettant la pratique de l'alpinisme dans de meilleures conditions. Les téléphériques et autres remontées mécaniques constituent, très souvent, une première étape pour les alpinistes avant le départ vers les sommets. Il existe de nombreux refuges de montagne. Le CAF gère des refuges de haute montagne dont les plus grands sont Albert 1er (2 702 m), le refuge du Couvercle (2 687 m) et le refuge d’Argentière (2 771 m)[133]. Il existe d'autres refuges de moyenne montagne et de haute montagne[134], par exemple le refuge des Cosmiques, célèbre pour l'étude des rayons cosmiques par Louis Leprince-Ringuet et la découverte du kaon[135].

Médias

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie sur 100,5 MHz, Radio 74 sur 87,8 MHz, RCF Nessy sur 88,2 MHz, Thollon La Radio sur 90,0 MHz, Radio Mont-Blanc 97,4 MHz et Couleur 3 sur 99,9 MHz qui est une radio suisse. Le siège social de Radio Mont-Blanc se situe à Sallanches, cependant une antenne et des décrochages ont été créés à Chamonix-Mont-Blanc[136]. Depuis le mois de juin 2007, en partenariat avec la ville, cette radio a ouvert un studio installé au-dessus de l’office de tourisme de Chamonix au second étage. Un journaliste y est établi en permanence. Ainsi désormais des agendas, flash infos y sont réalisés. Ce studio permet également de diffuser des informations météorologiques et il communique quotidiennement un bulletin neige spécifique à la vallée de Chamonix à partir des informations de Météo France et de la Compagnie du Mont Blanc[136].

Il existe une maison d'édition chamoniarde appelée les Éditions Guérin, éditeur de livres et de DVD axés essentiellement sur la montagne[137].

Personnalités liées à la commune

Article détaillé : Personnalités chamoniardes.
Monument en l'honneur de H.-B. de Saussure, avec Jacques Balmat

Cette liste n'est pas exhaustive :

  • Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799) — Professeur de philosophie à l’académie de Genève et botaniste, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme.
  • Michel Paccard (1757-1827) — Il est le premier à avoir atteint le sommet du mont Blanc. Il fut, à la fois, médecin, botaniste et surtout, avant tout, un alpiniste émérite.
  • Jacques Balmat (1762-1834) — Guide de haute montagne, il effectua la première ascension du mont Blanc en compagnie du docteur Michel Gabriel Paccard.
  • Marie Paradis (1778-1839) — Cette Chamoniarde fut la première femme à atteindre le sommet du mont Blanc. Le guide Payot a participé à cette ascension.
  • Venance Payot (1826-1902) - Naturaliste.
  • Jules Payot (1859-1939) — Brillant universitaire, philosophe et moraliste, il exerça la fonction de recteur des académies de Chambéry et d'Aix-en-Provence.
  • Marcel Wibault (1904-1998) — Peintre connu pour ses nombreux tableaux de montagne représentant le mont Blanc, Chamonix, ainsi que les grandes cimes des alpes.
  • Roger Frison-Roche (1906-1999) — Célèbre explorateur et écrivain français, il a été le premier non Chamoniard à devenir membre de la Compagnie des guides de Chamonix.
  • Paul Payot (1912-1977) — Ce Chamoniard fut un grand photographe mais aussi un cinéaste. Il se distingua également grâce à sa plume en tant qu’écrivain.
  • James Couttet (1921-1997) — Ce fut un grand skieur alpin français. Il remporta notamment le titre de champion du monde de descente en 1938 à l'âge de 16 ans et demi.
  • Charles Bozon (1932-1964) — Alpiniste et important skieur alpin, il obtint la médaille d’or en slalom aux championnats du monde de 1962 à Chamonix.
  • Gérard Devouassoux (1940-1974) — Célèbre alpiniste, il s’illustra en tant qu’auteur de plusieurs premières comme l’hivernale de la face nord du Dru.
  • Lionel Wibault (1947) — Peintre régionaliste et fils de Marcel Wibault, il est également guide de Montagne et moniteur de ski. Il détient certains records en tant que guide.
  • Philippe Bozon (1966) — Ancien joueur professionnel de hockey sur glace, il est le premier joueur français à avoir joué dans la ligue nationale de hockey.
  • Nicolas Couttet (1975) — Joueur de rugby à XV, à XIII et à VII français, il évolue au poste de centre au sein de l'effectif du Rugby club Châteaurenard.
  • Marco Siffredi (1979-2002) — Surfeur extrême, il s’illustra en réalisant la première descente de l'Everest en snowboard par le couloir Norton.
  • Joseph Vallot (1854-1925) — Auteur, avec son cousin Henry Vallot, des annales de l'Observatoire, du premier nivellement complet du massif, de la théorie et mouvements des glaciers, des célèbres guides Vallot pour les alpinistes. L'une des rues principales de Chamonix porte son nom.

On peut également citer la famille Ravanel, ainsi que les nombreuses personnalités venues tenter l'ascension du mont Blanc, mais aussi le guide Michel Auguste Croz. De nombreuses personnalités ont visité la ville dont le parlementaire français Hubert Dubedout qui y mourut à la suite d'un accident de montagne, de même que l'alpiniste Henri Brulle, fondateur du pyrénéisme de difficulté. Un autre alpiniste, Edward Whymper, mourut à Chamonix. Il fit, entre autres, les premières ascensions du Cervin, de l'Aiguille Verte et des Grandes Jorasses.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Le revenu moyen par ménage chamoniard est d'environ 17 764 € par an, ce qui est supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. La part des ménages imposés est de 69,9 % en 2005[103]. Le taux de fiscalité directe locale[138] de la commune pour l'année 2007 s'établit comme suit. Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 13,54 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 14,22 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 26,62 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal elle est de 21,57 %, au niveau intercommunal de 0 %, au niveau départemental de 7,08 % et au niveau régional de 2,43 %[139].

Emploi

La commune de Chamonix-Mont-Blanc comptait environ 6 657 emplois totaux[140] (salarié + non salarié) en 1999, dont 5 154 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +1,05 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au 31 décembre 2006 était de 289 et le taux de chômage de 5,3 %[141]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 86 % ce qui dépasse quelque peu la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 51 % d'actifs, et 15,1 % de retraités dont le nombre est bien inférieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21,9 % de jeunes scolarisés et 12 % de personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Chamonix-Mt-Blanc 0,2 % 13,6 % 7,9 % 24,1 % 39,5 % 14,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[142]

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Un bureau de l'agence nationale pour l'emploi (ANPE) y est présent.

Entreprises de l'agglomération

Casino de Chamonix.

Le nombre total d'entreprises et d'établissements au 1er janvier 2006 était de 2 401[103]. Chamonix-Mont-Blanc a atteint un nombre de 239 créations d'entreprises pour l'année 2004. Elle se situe ainsi au 169e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d'établissements[143]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire, au nombre de vingt-deux, représentent 1,2 % du nombre total d'entreprises, les industries des biens de consommation représentent 1,2 % avec vingt-deux établissements également, les industries automobiles ne comptent aucune entreprise soit 0 %, les industries des biens d'équipement ont une part de 0,2 % avec trois entreprises, l'industrie des biens intermédiaires comporte dix entreprises soit 0,6 %, l'énergie s'élève à 0,3 % avec ses six entreprises, la construction avec ses cent onze entreprises représente 6,2 %, le commerce représente pas moins de 17,4 % du nombre total d'entreprises avec trois cent onze établissements, le transport comprend cinquante-cinq établissements soit 3,1 %, les activités immobilières totalisent soixante-sept entreprises soit 3,7 %, les services aux entreprises représentent 9,2 % avec cent soixante-quatre établissements, les services aux particuliers comprennent neuf cent vingt-sept entreprises soit 51,9 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on compte quatre-vingt-neuf entreprises soit 5 % du nombre d'établissements total.

On dénombre 108 entreprises de plus de dix salariés[103]. Les principales entreprises[144] présentes sur la commune de Chamonix-Mont-Blanc sont Payot Pertin (gérante des supermarchés U et de quelques autres commerces[145]) avec un chiffre d'affaires annuel de 15 millions d'euros et la Compagnie du Mont-Blanc. Cette dernière est la plus grande entreprise de la ville. Cette société, née en 2000 de la fusion des sociétés de remontées mécaniques des environs emploie 215 personnes (jusqu'à 260 avec les saisonniers). Son chiffre d'affaire d'environ 50 millions d'euros en fait l'une des plus grandes compagnies de remontées mécaniques d'Europe. Signalons également la présence du Casino de Chamonix qui est la propriété du groupe Lucien Barrière. Cet établissement a un parc de 80 machines à sous de 0,10 à 5 euros, de rouleaux et vidéo poker, de Black Jack « Stud Poker ». On peut aussi y jouer à la Roulette anglaise et française[146].

Commerce

Avenue de l'aiguille du Midi, l'une des rues passantes de Chamonix

Le commerce représente près de 17,4 % du nombre total d'entreprises de la commune avec trois cent onze établissements[143]. En raison de l'exercice de nombreuses activités se rattachant à la montagne, de nombreux petits commerces se sont créés et spécialisés dans ce domaine. On trouve une quarantaine de magasins fournissant du matériel sportif pour la vente au détail ou pour la location. Notamment, plusieurs magasins, réunis sous le label « Cham 3S »[147] (des initiales de ses trois fondateurs originels), affichent l'enseigne Intersport. On compte aussi trois boutiques Cham sport ainsi que des enseignes Skiset. La ville dispose de nombreux commerces de proximité[148]. Au sein de l'agglomération, il y a environ dix huit entreprises dans l'alimentation. Dans l'ameublement, la décoration et l'art de la table, on dénombre environ dix entreprises ; dans le domaine de la beauté et bien-être, quinze établissements, dans les éditions, l'imprimerie et internet, quatre entreprises ; dans le domaine des garages et stations-services, on compte cinq sociétés, puis dans l'habillement, douze établissements[148]. Il existe deux entreprises exerçant dans le domaine de la laverie automatique et le pressing, ainsi que trois fleuristes. Les activités librairies et papeteries comptent trois entreprises ; dans la vente de produits bio, on trouve trois établissements. Pour le reste, il y a près de onze autres entreprises présentes dans les domaines de la photographie, l'électroménager, l'optique, la quincaillerie et bien d'autres[148]. La commune possède trois spas ainsi que trois discothèques[149]. Par ailleurs, en raison de son développement touristique, la ville compte environ quatorze boutiques de souvenirs[148]. La grande distribution est également représentée : outre les supermarchés Système U[150] évoqués plus haut, on note la présence des enseignes SPAR et Casino Supermarché du groupe Casino.

Capacité d'hébergement

Rue passante de Chamonix débouchant devant l'église

La commune accueille 2,5 millions de visiteurs par an dont 52 % sont de nationalité française et 48 % de nationalité étrangère[151]. Ainsi elle dispose d'une forte capacité hôtelière. On y dénombre soixante hôtels représentant un total de 1 845 chambres : 37 sans étoile, 88 une étoile, 578 deux étoiles, 994 trois étoiles et 148 chambres quatre étoiles[152]. Elle possède quelques hôtels quatre étoiles : l'hôtel Albert Ier, l’Hôtel Mont Blanc, l’Auberge du Bois Prin, le Grand Hôtel des Alpes, l’Hôtel Le Morgane, l'Hôtel Jeu de Paume et l’Hôtel Les Balcons du Savoy, mais aucun cinq étoiles[153],[154]. Des hôtels 3 étoiles, l'hôtel les aiglons resort & spa, l'hôtel Alpina, l'hôtel Prieuré, l'hôtel Gourmet Italie... La ville possède également 16 campings [155] représentant 1 417 emplacements. Tous ces campings sont étoilés en raison des services qu'ils proposent : 160 campings une étoile, 669 deux étoiles et 588 campings trois étoiles[156]. Comme autre mode d'hébergement au sein de la commune, on trouve plus d'une quinzaine de chambres et de chalets d'hôte[157]. On peut citer aussi les locations de particulier à particulier qui offrent de nombreuses possibilités de logements. Sur Chamonix, il existe environ une quinzaine de gîtes[158]. Enfin, la commune dispose de six résidences de tourisme, de trois résidences de vacances et d'une douzaine de villages vacances[159].

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Aiguille du midi

Aiguille du Midi, vue aérienne
Articles détaillés : L'Aiguille du Midi et son téléphérique, et la Télécabine Panoramic Mont-Blanc.

L'aiguille du Midi fait partie des aiguilles de Chamonix, dans le massif du Mont-Blanc. Culminant à 3 842 mètres, elle est la plus haute des aiguilles de Chamonix. Sur le sommet principal, s'élève une tour de télécommunication, qui représente le point culminant actuel. Il s'agit du plus haut centre d'émission hertzienne de France. L'aiguille est le point d'arrivée du téléphérique de l'aiguille du Midi. Sa gare supérieure est située à 3 777 mètres d'altitude[24]. Elle est le point de départ de la descente de la vallée Blanche et de la télécabine Panoramic Mont-Blanc qui traverse le glacier du Géant jusqu'à la pointe Helbronner sur le versant italien à (3 462 mètres), avec sa vue imprenable sur la vallée d'Aoste et tout le Piémont[24].

Mer de Glace

La Mer de glace
Articles détaillés : Mer de Glace et Chemin de fer du Montenvers.

La Mer de Glace est un glacier situé sur la face nord du massif du Mont-Blanc, formé de la jonction de trois glaciers plus petits que sont le glacier du Tacul, le glacier de Leschaux et le glacier de Talèfre. Il mesure au total sept kilomètres de long[160] et son épaisseur est d'environ deux cents mètres, sa surface d'environ quarante kilomètres carrés. La Mer de Glace est le deuxième plus important glacier des Alpes, après le glacier d'Aletsch. Les touristes peuvent y accéder aisément grâce au chemin de fer du Montenvers. Le site du Montenvers, situé un peu en amont de la langue terminale du glacier, offre un excellent point de vue sur la Mer de Glace[160]. Le Montenvers est également connu pour sa célèbre grotte de glace, creusée chaque année dans le flanc du glacier depuis 1946. Elle comporte plusieurs pièces, qui sont agrémentées de sculptures de glace[161].

Lac Blanc

Le lac Blanc.
Article détaillé : Lac Blanc (aiguilles Rouges).

Le lac Blanc est un lac d'altitude du massif des aiguilles Rouges, situé sur la commune de Chamonix-Mont-Blanc à une altitude 2 352 mètres[162]. Il est accessible après deux bonnes heures de marche de montagne à partir du téléphérique de la Flégère. Le lac est situé dans le périmètre de la réserve naturelle des aiguilles Rouges. Un refuge est installé à proximité du lac. Une première construction, située juste au bord du lac, a été emportée par une avalanche au milieu des années 1980. Depuis, un nouveau bâtiment a été construit, un peu à l'écart, à l'abri d'un contrefort rocheux. Le lac est composé de deux parties. Il arrive régulièrement que la partie « arrière » du lac reste enneigée, même en été. Depuis ses rives, à l'aplomb de Chamonix, il offre un panorama exceptionnel sur le massif du Mont-Blanc.

Vallée Blanche

La vallée Blanche.
Article détaillé : Vallée Blanche.

La vallée Blanche est une vallée glaciaire située au cœur du massif du Mont-Blanc, en contrebas de l'aiguille du Midi, à plus de 3 400 mètres d'altitude[163]. C'est également le nom donné à deux itinéraires au départ de l'aiguille du Midi que sont une descente à ski jusqu'au Montenvers ou à Chamonix, et une randonnée glaciaire jusqu'à la pointe Helbronner[164]. Pour la descente il s'agit d'un itinéraire non balisé et non surveillé, permettant de skier hors piste sur des glaciers enneigés et crevassés. Pour le second itinéraire qui est pédestre, il relie l'aiguille du Midi à la pointe Helbronner. La vallée Blanche est directement entourée de sommets prestigieux telles que le mont Blanc du Tacul, le Grand Capucin, la pointe Helbronner, la dent du Géant... La télécabine Panoramic Mont-Blanc parcourt la vallée. Le tunnel du Mont-Blanc passe très exactement sous la vallée Blanche, à environ 1 300 mètres d'altitude[164].

Monuments et autres lieux touristiques

L'église St-Michel et la place du Triangle de l'amitié
La statue d'H.-B. de Saussure et de Jacques Balmat

La commune dispose de plusieurs espaces verts ainsi que de nombreuses places richement fleuries et arborées telles que la place de la Gare, la place de la Mer de glace, la place de l'Aiguille du midi, ou encore la place du Triangle de l'amitié près de l'hôtel de ville[165]... Chamonix-Mont-Blanc bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[166].

Hormis les grands lieux touristiques, cités précédemment, il est également intéressant de découvrir :

  • Le lac à l'Anglais : il s'agit d'un lac artificiel. Il se situe à proximité du hameau des Pélerins, au sud de Chamonix. Il a été construit au début du XXe siècle pour le compte de Lord Sinclair, un Écossais qui s'était porté acquéreur du terrain. Le lac a d'ailleurs parfois été appelé lac Sinclair[167]. Il comporte une fausse grotte en béton armé, une fausse chapelle en ruines, ainsi qu'une île artificielle. Ces éléments étaient censés recréer l'atmosphère bucolique des lochs du pays natal de ce Britannique un peu loufoque. Il est situé à proximité immédiate du rocher d'escalade des Gaillands et du lac des Gaillands. De fait, il est aujourd'hui intégré à une aire sportive et de détente, fréquentée par les Chamoniards et les touristes. On peut y pratiquer la pêche.
  • L'église Saint-Michel en centre-ville de Chamonix, construite en 1709, et son grand orgue. Ce monument a été l'objet d'importants travaux de rénovation après son inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1979[168]. L'orgue a été réalisé par le facteur d'orgue Michel Giroud[169], artisan grenoblois, et inauguré le 12 juillet 1992 par la musicienne Marie-Claire Alain. Le buffet de l'orgue a été séparé en deux parties distinctes afin que le grand vitrail de l'église puisse demeurer visible. Le buffet de droite abrite les pédales alors que le buffet de gauche renferme les sommiers de grand-orgue et récit[170]. La place de l'église accueille, chaque année, la cérémonie traditionnelle de la Fête des Guides : un appel des guides y est effectué ainsi qu'un hommage à ceux qui sont disparus en montagne[171].
  • Le patrimoine architectural religieux : en particulier l'église d'Argentière (1727), la chapelle des Bossons (1685), la chapelle des Chosalets (1875), la chapelle des Praz-de-Chamonix (1941-1960), la chapelle des Tines (1777) et la chapelle du Tour (1685).
  • La statue d'Horace-Bénédict de Saussure en compagnie du guide Jacques Balmat, et la statue du docteur Michel Paccard.

Gastronomie

La façade traditionnelle d'un restaurant chamoniard

Il n'y a pas de spécialité culinaire typiquement chamoniarde. La cuisine chamoniarde est une cuisine savoyarde basée sur des produits du terroir local et des alpages montagnards. Outre la célèbre fondue savoyarde, on s'y plaît à préparer pour plat principal les bougnettes à base de pomme de terre, les crozets, la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes.

Chamonix possède de nombreux restaurants, dont deux sont étoilés au guide Michelin[172] : le restaurant Albert 1er (2 étoiles, dépendance de l'hôtel « 4 étoiles » Albert 1er[173]), et le Bistrot (1 étoile) dépendance de l'hôtel Best Western Premier Le Morgane (4 étoiles). En outre, quatre restaurants figurent dans la liste Michelin des « repas soignés à prix modérés ». Même si de nombreux restaurants chamoniards proposent des spécialités locales, on trouve également des restaurants d'horizons plus lointains[174].

En outre, la commune possède environ dix-huit bars[175]. L'année 2002 a vu la création de la première microbrasserie dans la région du Mont-Blanc[176] : la MBC (micro brasserie de Chamonix), qui dispose également d'un restaurant.

Patrimoine naturel

Glacier des Bossons.

La commune de Chamonix-Mont-Blanc, de par sa position géographique au pied du mont Blanc, possède de nombreux glaciers dont certains font l'objet d'aménagements afin de permettre leur observation[177]. On peut notamment observer le glacier des Bossons, le glacier d'Argentière, le glacier du Tour, le glacier de Taconnaz ainsi que la Mer de glace. Ce patrimoine naturel est actuellement en voie de disparition en raison du réchauffement climatique. On constate un net recul des glaciers depuis 1850. Le Service de surveillance mondiale des glaciers rend compte, tous les cinq ans, des changements des terminus de glaciers, ou de fins moins élevées, partout dans le monde[178]. L'édition 1995-2000, rapporte des variations du point terminal des glaciers dans tous les glaciers des Alpes. Au cours de cette période, les six glaciers en France étaient en recul. Ces glaciers ont subi de nets reculs dans les années 1942 à 1953, suivi d'avancées jusqu'en 1980, puis à nouveau de reculs à partir de 1982. Par exemple, depuis 1870, le glacier d'Argentière a reculé de 1 150 mètres. La mer de glace a perdu, en 130 ans, 8,3 % de sa longueur, soit 1 km, et s'est amincie de 27 %, soit 150 m, dans sa section médiane. Le glacier des Bossons a reculé de 1 200 mètres par rapport aux extensions observées au début du XXe siècle.

La commune comprend plusieurs massifs montagneux que sont le massif des aiguilles Rouges et le massif du Mont-Blanc. La commune possède plusieurs sommets de plus de 4 000 mètres que sont les Grandes Jorasses, la dent du Géant, le mont Blanc du Tacul et l’aiguille Verte.

Patrimoine culturel

Exemple d'architecture de style Art nouveau

Les différents musées de la ville, les espaces d'expositions et de séminaires :

  • Le Musée Alpin : expositions temporaires et collections permanentes (Le Prieuré de Chamonix ; Souvenirs de la vallée des XVIIIe siècles et XIXe siècles, La conquête du Mont-Blanc ; Les premières ascensions célèbres ; Création de la compagnie des guides ; Les sports d’hiver à Chamonix ; les débuts de l’hôtellerie dans la vallée, Cartographie et plans-reliefs du massif du Mont-Blanc ; L’agriculture et l’artisanat ; Les observatoires du Mont-Blanc ; Affiches anciennes ; Collection de cristaux).
  • Le Centre d'exposition Tairraz et le Musée des cristaux : il s'agit d'une salle d'exposition temporaire et d'un petit musée de gemmologie. Régulièrement il y est aménagé une exposition présentant en particulier les minéraux du Massif du Mont-Blanc. Depuis sa création en 2001, quatre expositions majeures ont eu lieu : Roger Frison-Roche, La Traversée des Alpes, Un siècle de photographies à travers la famille Gay-Couttet, et enfin Des glaciers et des hommes (inaugurée le 15 janvier 2007)[179].
  • L'Espace mémoire chalet l’Alpenrose : cet espace est un musée dédié à l'artiste. Il s'agit de l'ancienne habitation de Marcel Wibault à Chamonix. L'établissement est géré par l'Association La mémoire de Marcel Wibault. Celle-ci a pour objet de veiller aux œuvres de l'artiste ainsi que de le promouvoir en organisant des expositions.

La commune dispose également de nombreux autres établissements où la culture occupe une place de choix. On peut citer, à titre d'exemple, la bibliothèque-ludothèque de Chamonix. Celle-ci propose environ huit cents ouvrages axés sur l'arc alpin. Elle met également à la disposition du public un fonds spécialisé dans le domaine du ski et de l'alpinisme. D'une manière plus générale, cette bibliothèque municipale possède 70 000 documents tels que des livres, des CD-ROM, des revues, des disques et des jeux[179]. De nombreux congrès, réunions et manifestations ont lieu au Centre de congrès le Majestic, un ancien palace du début du XXe siècle[180].

Le Malabar Princess fut retrouvé sur le Glacier des Bossons tout comme ce moteur d'avion de 1961.

De très nombreux films ont été tournés dans la vallée de Chamonix. Ainsi, à titre d'exemple, on peut citer parmi la liste des films tournés dans la vallée de Chamonix :

L'office de tourisme de Chamonix organise des visites guidées du patrimoine historique de la ville. Ces dernières permettent de découvrir différents lieux de Chamonix comme la statue de Jacques Balmat, le prieuré, le pont de Cour, la gare, ainsi que d'autres lieux situés dans le centre-ville[181]. Dans le domaine musical, la commune possède un orchestre d'harmonie et de fanfare appelé l'Harmonie de Chamonix. Il existe également l'Association des amis de l'orgue Saint Michel. Celle-ci s'est constituée le 8 avril 1987 afin de promouvoir la construction de Grandes Orgues dans l'église Saint-Michel et de gérer cet instrument. Ceci implique, dans ses attributions fixées dans ses statuts, l'animation des offices religieux, l'entretien de l'orgue ainsi que la diffusion de la musique par diverses manifestations[170].

Notes et références

  1. Sources des données : INSEE - Chamonix: Données générales
  2. a  et b On trouvera sur Gallica le traité de Turin de 1860 (page 32), les protocoles de Paris (page 59) et Nice (page 150) et la convention de délimitation de Turin de 1861 (page 185).
  3. Copie de cet arrêté (scanné) et du croquis qui lui est annexé
  4. a  et b Le mont Blanc n'a jamais été aussi haut, journal Le Monde, 13 octobre 2007
  5. Site officiel de la vallée de Chamonix - Classement mondial du Mont-Blanc en termes de fréquentation
  6. a , b  et c Site officiel de la vallée de Chamonix - Présentation géographique
  7. a  et b [pdf] Publication de la Société Hydrotechnique de France - La Houille Blanche, no 3 (mai-juin 2004), p. 1
  8. Le mont Blanc n'en finit pas de grandir, article de Futura Sciences du 17 octobre 2007
  9. [pdf] Site de la préfecture de Haute-Savoie - Carte des communes du département
  10. Définition du climat montagnard et cartographie climatique des départements français
  11. Conditions météorologiques lors d'ascension du Mont-Blanc, selon le Quid
  12. [pdf] Office de haute-montagne de Chamonix - L'ascension du mont Blanc est affaire d'alpiniste
  13. Base de données météo par météociel et Météo France
  14. Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant les températures records de Chamonix-Mont-Blanc et Météo France
  15. [pdf] Le Comité de préservation du village des Houches - Dossier publié le 12/05/2004
  16. Site de l'association de défense des usagers de l’A40 et de l’A41 - Revue de presse
  17. Site de l'entreprise d'exploitation du Tunnel du Mont-Blanc ATMB -
  18. [pdf] Publié sur le mensuel Les routiers spécialisé sur la Route et les Transports - Article du 27/11/1997, p.14
  19. [pdf] Préfecture de la Haute-Savoie - Arrêté préfectoral no DDE.2007.650 du 10 décembre 2007
  20. a  et b La Fédération des amis des chemins de fer secondaires - Les chemins de fer secondaires en France
  21. a  et b Site de la SNCF - Trains touristiques et TER
  22. Site de Christophe Jacquet spécialisé sur les trains du Mont-Blanc
  23. a  et b Site officiel de la Compagnie du Mont-Blanc -Plan du chemin de fer du Montenvers
  24. a , b  et c Site de l'Aiguille du Midi - Histoire du téléphérique
  25. Site de la compagnie du Mont-Blanc - Télécabine Panoramic Mont-Blanc
  26. a  et b Plan des sites de la compagnie du Mont-Blanc tels que la Planpraz, Brévent-Flégère...
  27. a  et b Site officiel de la Vallée du Mont-Blanc - Téléphériques et télécabines de Chamonix-Mont-Blanc
  28. Site officiel du domaine skiable et du parc de loisirs les Planards à Chamonix
  29. a  et b Site officiel de l'office de tourisme de la commune de Chamonix-Mont-Blanc - Plan et accès
  30. Site d'informations spécialisé sur les hélicoptères en montagne - - Liste des Hélistation et aérodrome
  31. Article publié le jeudi 5 octobre 2006par la régie armees.Com - Pilote dans la gendarmerie, Le salut vient du ciel
  32. Site web de Chamonix-Mont-Blanc Hélico
  33. Site de Transdev , l'opérateur français de transport collectif de voyageurs en charge des Chamonix Bus
  34. Site sur le développement durable - Transport en commun le mulet
  35. a , b  et c Site de l'Institut géographique national (IGN) - Carte de la commune de Chamonix-Mont-Blanc
  36. Les grandes avalanches de la vallée de Chamonix
  37. Plan local urbain des Houches adapté à l'essor de Chamonix commune limitrophe - Volet démographique et économique
  38. a  et b Site de l'académie de Grenoble section du collège G.Monge - Les aléas naturels à Chamonix
  39. a  et b Article du journal Le Parisien publié en 1999 de la journaliste Jacqueline Meillon intitulé Les failles des plans de prévention
  40. a  et b Article du journal municipal no 24 d’avril-mai-juin 2007
  41. L'organisme public de recherche le Cemagref - Rénovation des cartes pour la prévention des avalanches
  42. Le Plan de l'agglomération de Chamonix-Mont-Blanc
  43. Site Internet développé par le Ministère de l'Écologie et du Développement Durable, avalanches.fr - Réflexions d'urbanisme
  44. La compagnie du Mont-Blanc - Carte des Grands Montets
  45. Un site de la fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME) - Les Gaillands
  46. a , b  et c Données INSEE - Fiche profil métropole Chamonix-Mont-Blanc, Logements : le parc
  47. Données INSEE - Prix moyen de l'immobilier
  48. Site de la commune de Chamonix-Mont-Blanc - Le logement social et le service logement
  49. Données statistiques pour Chamonix
  50. a , b , c  et d Site de la mairie de la commune de Chamonix-Mont-Blanc - Les grands projets
  51. Base de donnée Cassini - Fiche Chamonix-Mont-Blanc
  52. Revue Pays du Mont-Blanc, no 13 de juillet 2008, p. 18
  53. Au Royaume du Mont-Blanc, Paul Payot
  54. a , b , c  et d Site de la mairie de Chamonix-Mont-Blanc - Histoire de la commune
  55. Article du magazine Le Nouvel Observateur, nº2143 du 01/12/2005 - Avalanche british à Chamonix
  56. Horace Benedict de Saussure, Journal de l'ascension du Mont-Blanc, éd. Guérin, (ISBN 2-35221-005-4)
  57. Jean-Pierre Spilmont, Jacques Balmat dit Mont-Blanc, éd. Guérin, (ISBN 2-91175-564-2)
  58. Ce traité de Paris de 1796 est disponible sur le site Gallica de la Bibliothèque de France (page 271).
  59. Les traités de Paris de 1814 et 1815 sont également disponibles sur Gallica (page 6).
  60. QUID
  61. a , b , c , d  et e Site touristique sur la vallée de Chamonix - Histoire de la commune de Chamonix-Mont-Blanc
  62. a , b , c  et d Site de promotion touristique de la vallée de Chamonix - Faits historiques sur Chamonix
  63. Histoire de Chamonix-Mont-Blanc - Première ascension du sommet du Petit Dru
  64. Site de l'Association Les Sommets du Tourisme - Chamonix : une contribution à une problématique mondiale
  65. a  et b Culturesfrance, opérateur délégué des ministères des Affaires étrangères et de la culture et de la communication pour les échanges culturels internationaux - Jeux olympiques d'hiver de 1924
  66. a  et b Site officiel du mouvement olympique - Chamonix 1924 premier Jeux olympiques d'hiver
  67. Site du journal sportif L'Équipe - Tableau des médailles des Jeux olympiques de 1924
  68. Copie de cet arrêté (scanné) et du croquis qui lui est annexé.
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  70. a  et b Yves Ballu, Naufrage au Mont-Blanc : L'affaire Vincendon et Henry, Collection Hommes et montagnes, éd. Glénat, ((ISBN 2-72343-935-6))
  71. Site du Conseil de la Vallée Consiglio regionale della Valle d'Aosta - Triangle de l'Amitié
  72. Un des sites de la Bibliothèque municipale de Lyon, Points d'actu - La tragédie du tunnel du Mont-Blanc
  73. L'accident du Kangchenjunga
  74. a , b , c  et d Site de l'Association Les sommets du tourisme - Bilan de 50 ans de tourisme à Chamonix
  75. Site officiel du Golf de Chamonix - Histoire
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  77. Rapport officiel suite à l'avalanche de Montroc
  78. L'incendie de la salle Michel Croz le 16 février 1999
  79. Site officiel de la Conférence transfrontalière Mont-Blanc
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  81. a  et b Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
  82. Résultats électoraux indexés sur le site officiel du Ministère de l'intérieur
  83. a  et b Site officiel de la mairie de Chamonix-Mont-Blanc - Le Conseil municipal
  84. Site officiel de la mairie de Chamonix-Mont-Blanc - Service scolaire
  85. Site officiel des six élus de l'opposition du Conseil municipal de Chamonix-Mont-Blanc.
  86. a , b , c , d  et e Site du magazine l'Express - Résultats des municipales de 2008
  87. Revue Relief, la revue de Chamonix-Mont-Blanc, no 11, année 1999
  88. a  et b mandat interrompu à la suite de la démission du maire
  89. Mandat interrompu à la suite d'un accident cardio-vasculaire
  90. Arrêté du 11 juillet 2003 portant création d'offices de notaire (officiers publics ou ministériels) - Ressort du tribunal d'instance de Bonneville.
  91. Site du Tribunal de Grande Instance de Bonneville - Liste des communes de l'arrondissement de Bonneville
  92. Site du tribunal administratif de Grenoble
  93. a , b  et c Site officiel de la commune de Chamonix-Mont-Blanc - La préservation et la protection du site
  94. [pdf] Site du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement de Haute-Savoie - Définition de l'Espace Mont-Blanc
  95. Qualité de l'air en bordure de la RN205 dans la vallée de Chamonix, avril 2005, organisme AIR-APS anciennement « Air 2 Savoie »
  96. Le Mont-Blanc - Site potentiel du Patrimoine Mondial
  97. Un nouveau défi : la "montagne durable"
  98. Outdoor - Le Mont-Blanc est-il en danger ?
  99. L'Espace Mont-Blanc
  100. [pdf]Conférence transfrontalière Mont-Blanc
  101. Article du journal municipal no 21 de septembre-octobre 2006
  102. Site officiel de l'office de tourisme de Chamonix-Mont-Blanc - Géographie et climat
  103. a , b , c  et d Données publiées par l'INSEE - Chiffres clefs de l'unité urbaine de Chamonix-Mont-Blanc
  104. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  105. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  106. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  107. Données démographiques d'après l'INSEE
  108. Sources des données : INSEE reprises par le site linternaute.com
  109. Site du Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Haute-Savoie (CDDP Haute-Savoie)
  110. Site officiel de l'Inspection académique de Haute-Savoie.
  111. Site officiel de l'académie de Grenoble - Liste des établissement scolaires d'Annecy et d'Annecy-les-Vieux
  112. (fr) Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie (CNISAG) sur site de la gendarmerie nationale, 22 décembre 2008. Consulté le 28 juillet 2009
  113. (fr) L'école militaire de haute-montagne sur site du ministère de la Défense, novembre 2008. Consulté le 20 janvier 2009
  114. a  et b Site de l'organisation du Ultra-trail du Tour du Mont-Blanc
  115. Site de l'association du Département de Médecine et Traumatologie de Montagne de l'Hôpital de Chamonix (DMTM)
  116. a  et b Page d'information sur les numéros d'urgences et les lieux médicalisés de la commune de Chamonix-Mont-Blanc
  117. Site de l'association du Département de Médecine et Traumatologie de Montagne de l'Hôpital de Chamonix (DMTM) - Les secours en montagne
  118. Site de présentation du SMUR montagne de Chamonix
  119. Site de l'annuaire sanitaire et social tenu par l'office national de publication et de communication - Informations sur Chamonix-Mont-Blanc
  120. Site sur les chemins de Grandes Randonnées - GR5-De Belfort à Chamonix et GR5-De Chamonix à Nice
  121. Fiche consacrée au rocher des Gaillands sur ukclimbing.com.
  122. Liste des lieux d'escalade en extérieur à Chamonix sur ialpes
  123. Site du golf de Chamonix-Mont-Blanc - Présentation
  124. Tremplins homologués en Haute-Savoie, sur le site du Comité du Mont-Blanc
  125. Site du Club des Sports Chamonix Mont-Blanc
  126. Site internet du Chamonix Hockey Club
  127. Palmarès officiel sur le site de la Fédération française
  128. [pdf] Site du Groupe d'intervention médicale en montagne (GRIMM) établis en Suisse - Le secours en montagne et sa médicalisation
  129. Site de la maison d'édition Arthaud - Biographie de Roger Frison-Roche
  130. Sur la chaine de télévision France 3 dans le JT 19/20, le 28/09/2007 dans le reportage Retour sur le parcours exceptionnel de R.Desmaison
  131. Site de l'Institut national de l’Audiovisuel (INA) - Fête des guides dans le journalede 20 heure le 15/08/1996.
  132. Site de la Compagnie des guides de Chamonix
  133. CAF de Chamonix
  134. Site de l'office de Haute montagne à Chamonix - Liste des refuges du massif du Mont-Blanc
  135. Pierre-Louis Roy, L'aiguille du midi et l'invention du téléphérique, p. 138. ISBN 2-7234-4563-1. Glénat, 2004.
  136. a  et b Site officiel de Radio Mont-Blanc - Antenne et décrochages de la Vallée de Chamonix
  137. Site officiel des Éditions Guérin à Chamonix
  138. Données fiscales publiées par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  139. Délibérations taux applicables dans les collectivités territoriales en 2007 - Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  140. Données générales sur l'unité urbaine de Chamonix-Mont-Blanc par l'INSEE
  141. Données générales sur l'unité urbaine de Chamonix-Mon-Blanc par l'INSEE reprises sur linternaute
  142. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  143. a  et b Indices de l'INSEE et synthétisées sur linternaute
  144. Indices de l'INSEE et synthétisées par linternaute
  145. Fiche de Payot-Pertin sur societe.com
  146. Site officiel du groupe Lucien Barrière - Le Casino de Chamonix
  147. Site de Cham 3S
  148. a , b , c  et d Site officiel de l'office de tourisme de Chamonix - Listes des commerces
  149. Site officiel de l'office de tourisme de Chamonix - Liste des discothèques et des SPA
  150. Site officiel du Supermarché U de Chamonix
  151. Le Guide touristique 123Savoie - Fiche sur la commune de Chamonix-Mont-Blanc
  152. Source de donnée INSEE synthétisé par l'internaute - Capacité hôtelière de Chamonix
  153. Site de l'Office de tourisme de Chamonix
  154. « Hôtels 4 étoiles », selon le site chamonix.net
  155. Site officiel de l'office de tourisme de Chamonix - Liste des campings de la commune
  156. Source de données INSEE synthétisée par l'internaute - Campings labelisés
  157. Site de l'office de tourisme de Chamonix-Mont-Blanc - Chambres et chalets d'hôte
  158. Site de l'office de tourisme de Chamonix-Mont-Blanc - Liste des gîtes
  159. Site de l'office de tourisme de Chamonix-Mont-Blanc - Lieux d'hébergement
  160. a  et b La Mer de Glace sur Chamonix.net
  161. Site du Guide du routard - Grotte de glace
  162. Office de tourisme de la Vallée de Chamonix - Le lac Blanc
  163. Carte IGN au 25000e Top 25 3630 OT, Chamonix/Massif du Mont-Blanc. Vue sur Géoportail.
  164. a  et b Office de Moyenne et Haute Montagne de Chamonix - [Vallée Blanche]
  165. Plan général de l'agglomération de Chamonix-Mont-Blanc.
  166. Le concours des villes et des villages fleuris et le Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  167. Le nom de lac Sinclair est notamment attesté par la carte touristique IGN au 1:25000, massif du Mont Blanc 2, deuxième édition, 1975.
  168. Notice no PA00118368, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  169. CHAMONIX-MONT-BLANC Orgue de l'église Saint Michel sur orgues-giroud.com. Consulté le 6 mars 2009
  170. a  et b Site de l'organiste Frédéric Chapelet présentant le Grand Orgue l'église St-Michel à Chamonix
  171. Site officiel de l'organisateur de la Fête des guides à Chamonix
  172. Communiqué de presse à l'occasion de la sortie du guide Michelin 2008 (3 mars 2008)
  173. Site du restaurant le Hameau Albert 1er
  174. la liste des restaurants de Chamonix compte par exemple un restaurant japonais et une crêperie bretonne.
  175. Site officiel de l'office de tourisme de Chamonix - Liste des bars de la commune
  176. Site de la Micro brasserie de Chamonix
  177. Site officiel de la commune de Chamonix-Mont-Blanc - Le relief et l'environnement à Chamonix
  178. (en) World Glacier Monitoring Service, « Home page ». Consulté le 20 décembre 2005
  179. a  et b Site de l'office de tourisme de Chamonix - Les témoins du passé
  180. Site du Centre de congrès le Majestic
  181. Site de l'office de tourisme de Chamonix - Visites du patrimoine

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Vitalien, La mémoire des 1ers Jeux olympiques d'hiver : Chamonix 1924, éd. P.Vitalien, 2004, (ISBN 2-95205-491-6)
  • Guides Diamant, Chamonix et sa vallée, le mont-blanc, éd. Hachette, 1925, (ASIN B0000DTJ7R)
  • Thérèse Robache, 1786, Chamonix et la conquête du Mont Blanc, éd. Édimontagne, 1986, (ASIN B000X9TYLE)
  • C.Debarbieux, Chamonix - Mont-Blanc. Les coulisses de l'aménagement, éd. PUG, 1990, (ISBN 2-70610-364-7)
  • Collectif, Chamonix fait son cinéma, éd. Mairie de Chamonix, 1995, (ASIN B000WZ7F3I)
  • Daniel Chaubet, Histoire de la Compagnie des guides de Chamonix, éd. La Fontaine de Siloë, 1996, (ISBN 2-90869-775-0)
  • Collectif, Chamonix d'autrefois, éd. La Fontaine de Siloë, 2000, (ISBN 2-90869-742-4)
  • Roger Frison-Roche, Premier de cordée, éd. J'ai lu, 2000, (ISBN 2-29030-720-3)
  • Jean-Marie Jeudy, 30 balades en famille autour de Chamonix, Didier Richard, 2000, (ISBN 2-70380-132-7)
  • Anne Sauvy, Chamonix d'un siècle à l'autre, éd. Arthaud, 2001, (ISBN 2-70031-288-0)
  • Jean-Marie Jeudy, Chamonix mont-blanc , coll. Decouverte Patrimoine, éd. Glénat, 2001, (ISBN 2-72343-449-4)
  • Cartes BRGM, Carte géologique : Chamonix, éd. du BRGM, 2001, (ISBN 2-71591-680-9)
  • Guides Franck, Chamonix, Mont-Blanc, éd. Glénat, 2002, (ISBN 2-72343-876-7)
  • Guide FFRP, Tour pédestre du Pays du Mont-Blanc : Chamonix - Sallanches - Megève, éd. FFRP, 2003, (ISBN 2-85699-628-0)
  • Pierre-Louis Roy, L'Aiguille du Midi et l'invention du téléphérique, éd. Glénat, 2004, (ISBN 2-72344-563-1)
  • Collectif, Envoyé Spécial : 50 ans de reportage à Chamonix, éd. Guérin, 2005, (ISBN 2-91175-586-3)
  • Collectif, Folles années de Chamonix, éd. France Empire, 2006, (ISBN 2-70480-334-X)
  • Collectif, Le Train de la Mer de Glace : Le Chemin de fer Chamonix-Montenvers, éd. Du Cabri, 2006, (ISBN 2-91460-337-1)
  • Isselin Henri, Les aiguilles de Chamonix : 1741-1980, éd. Arthaud, 2007, (ISBN 2-70030-316-4)
  • François Perraudin, La haute route : Chamonix, Zermatt, éd. Slatkine, 2007, (ISBN 2-83210-187-9)

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