CGL Paris


CGL Paris

Centre LGBT Paris-Île-de-France

Le Centre LGBT Paris Île-de-France, constitué en association de type « loi 1901 », est un lieu d’accueil convivial, d'information et d’écoute au service de la population lesbienne, gay, bisexuelle et trans (LGBT).

Sommaire

Historique

Lutte contre le sida et ses conséquences

D'abord appelé Maison des homosexualités (1989), puis Centre gai et lesbien CGL de Paris (1993), le Centre a été créé par des militants homosexuels face aux crises provoquées par la pandémie VIH/sida au tournant des années 1980-1990. Association mixte, il se préoccupe aussi de la place des homosexuels et des lesbiennes dans la société - notamment autour des problématiques liées à l'homophobie.

Ouverture

En 1994, installé au 3, rue Keller dans le onzième arrondissement de Paris, il a élargi ses activités, notamment en devenant maison des associations, en intégrant la composante « trans » (transexualité, transgenre). Des lignes d'appel, un accueil physique, un bar associatif, une bibliothèque thématique ont enfin permis d'offrir au public des repères au-delà de la lutte contre le sida qui reste malgré tout structurante dans l'action - et les financements. En 2001, le changement de nom en Centre LGBT Paris-Île-de-France marque de facto l'intégration de toutes les problématiques LGBT et l'implantation en Île-de-France - bien que l'appellation CGL Paris persiste.

Développement et difficultés financières

Dans les années 1998 à 2001, le CGL Paris développe ses activités de soutien, mais aussi de communication, grâce aux diverses subventions reçues des associations et organismes luttant contre le sida (AFLS, Ensemble contre le Sida, etc.). S'appuyant sur un groupe de salariés, les activités sont florissantes mais coûteuses. N'ayant pu renouveler ses sources de financement, le Centre est contraint à une restructuration qui passe par le licenciement de la majorité de ses salariés. Le licenciement du directeur du Centre donne lieu à un procès devant les prud'hommes que le Centre perd sur la forme utilisée (non-respect des règles de licenciement) mais pas sur le fond (l'ancien directeur attaquait le Centre pour discrimination envers un hétérosexuel). Avec le départ de la dernière assistante sociale, il ne restait plus qu'un seul employé secrétaire administratif.

Renouveau

L'équipe du Centre a réagi à la situation financière désastreuse par une modification complète de son fonctionnement. Les activités des spécialistes (juristes, assistants sociaux, psychologues,etc.) sont désormais encadrées par des bénévoles, le bar associatif devient financièrement responsable (toujours à des tarifs accessibles). Les restrictions financières font cependant craindre une fermeture de la structure.

Une activité de soutien est décidée. Au-delà de l'organisation de soirées et autres fêtes, les appels aux dons se multiplient. La Fondation de France, des entreprises privées, des associations LGBT ou non et des personnes y répondent. En parallèle, afin de financer ses activités et son local, des dossiers organisés par projets sont déposés auprès de soutiens historiques (Sidaction, DDASS, DRASS) ou nouveau (la Mairie de Paris).

Petit à petit le centre se remet et le nouveau projet de Centre LGBT Paris IDF se lance : le déménagement, devenu nécessaire étant donnés les locaux devenus vétustes de la rue Keller.

Nouveaux projets et nouveaux locaux

La forme actuelle du Centre a depuis quelques années relancé tous ses projets pour être conforme à la fois aux attentes des publics LGBT mais aussi à celles des pouvoirs publics ou des organismes habilités. Si les projets ont évolué, deux projets particuliers ont été renforcés : l'aspect santé-prévention (générale) et l'accueil des jeunes LGBT encadrés tous deux par des salariés.

Suite à la promesse de l'actuelle majorité parisienne, de nouveaux locaux ont été livrés mi-février 2008 et inaugurés le 26 mars 2008.

Financement et soutiens

On peut compter les organismes et associations suivants parmi les « financeurs » passés et présents du Centre LGBT Paris Île-de-France. Ceux-ci sont intervenus dans le cadre de la lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles mais aussi dans le cadre des projets de lutte contre les discriminations et les exclusions.

Financement :

Soutien :

Critique vis-à-vis du financement

La polémique liée au financement des activités d'associations LGBT par les pouvoirs publics existe depuis que le Centre reçoit de telles subventions. Elle a enflé quand la Ville de Paris a pris l'engagement, après l'élection de la « gauche plurielle » en 2001, de financer, notamment, le Centre LGBT.

La polémique réapparaît à chaque élection, et elle est soutenue à la fois par des médias anticommunautaristes polémiques (comme le Perroquet libéré ou le site internet l'Observatoire du communautarisme), des opposants politiques municipaux (RPR puis UMP, notamment Françoise de Panafieu). Là où ses opposants à ces subventions voient une dérive communautarisme, ses partisants voient des attaques opportunistes occasionnellement homophobes et une attaque personnelle contre le maire actuel, Bertrand Delanoë, ouvertement homosexuel.

À ce jour, les subventions allouées par la Mairie de Paris au Centre LGBT sont de 100 000 €, selon un plan sur trois ans. La Mairie a aussi permis au Centre LGBT de s'installer dans des nouveaux locaux de 250 m², mis à neuf par une société d'économie mixte de la Ville de Paris, pour un loyer d'environ 5 800 € par mois hors charges[réf. nécessaire].

Missions

Le Centre LGBT Paris-IDF a pour but :

  • d'assurer les services de maison des associations LGBT pour l'Île-de-France et Paris ;
  • d'offrir des services aux publics qui le visitent, en répondant aux attentes sur des sujets LGBT ;
  • de militer pour l’égalité des droits personnels et sociaux des gais, lesbiennes, bisexuel(le)s et trans et lutter contre l'homophobie.

Maison des associations

Le Centre est siège social de nombreuses associations très majoritairement LGBT. D'autres associations ont fait le choix d'en être membres au titre de personnes morales. Domiciliées ou non en ses locaux, certaines y organisent de manière régulière dans le mois des permanences d'accueil ou de discussion.

Diversité

Les associations représentent la diversité des des identités, des attentes et des intérêts des personnes LGBT :

  • Chants, musique et danse
  • Convivialité
  • Étudiants ou amicale d'anciens
  • Famille
  • Handicape
  • Identité cultuelle
  • Identité culturelle
  • Identité sexuelle ou de genre
  • Politique
  • Professionnels et entreprises
  • Santé et prévention, sexualité
  • Sport
  • Tourisme, accueil des étrangers

Liste complète

Rôle au sein du CLGBT

Participation au conseil d'administration

Les associations membres sont représentées au conseil d'administration (CA) par six d'entre elles : Angel 91, APGL, Beit Haverim, FSGL, Paris Gay Village et SOS homophobie. Les statuts du centre interdisent l'appartenance à son CA aux associations issues de partis politiques (ex. Gaylib pour l'UMP, Centr'égaux pour le MoDem, H&S pour le Parti socialiste).

Participation aux activités

Le second rôle est celui de représentation de la diversité. Celle-ci permet notamment d'élargir les activités d'accueil du Centre à ses associations membres, souvent plus aptes à répondre aux questions et attentes des usagers. Cet aspect est à double sens : les associations qui le désirent organisent sur place, de façon régulière, des accueils, profitant ainsi de la structure du Centre et de ses ressources propres.

Le partenariat entre associations et Centre se renforce autour de trois points :

  • le relais dans la lutte contre les IST, le sida, et les diverses préventions ;
  • la mutualisation des forces d'information et de soutien, permettant un réel réseau de ressources communes ;
  • la lutte contre les discriminations et les exclusions.

Services au public

Le Centre est un lieu d'accueil en Île-de-France des populations LGBT et d'information sur la vie LGBT, notamment en région Île-de-France. Ses missions propres sont organisées essentiellement par des bénévoles qui assurent l’accueil du public et répondent aux questions des visiteurs après une formation adéquate.

Outre la redirection vers les associations ou structures plus aptes à aider des usagers, le Centre informe sur des sujets allant de la santé à la culture en passant par des préoccupations plus sociales voire juridiques.

Convivialité

En tant que lieu convivial, les bénévoles assurent la tenue d'un bar associatif, lieu de rencontre et d'écoute, et organisent des soirées associatives régulières. Le mercredi après-midi se déroule un accueil, encadré par un salarié, dédié aux jeunes notamment LGBT ou ceux en questionnement sur leur identité sexuelle ou de genre.

Permanences de soutien

Le Centre propose gratuitement des permanences régulières assurées par des professionnels de façon bénévole. Ces activités ont pour but de conseiller et de permettre des démarches, souvent en redirigeant les usagers vers des services ou personnes extérieures. On compte les permanences :

  • juridiques qui abordent le droit de la famille, du travail, de la santé, des étrangers, etc. ;
  • sociales qui informent sur les droits, aident à la mise en œuvre de démarches, etc. ;
  • d'aide au retour à l'emploi pour la rédaction de CV, les conseils dans la recherche d'emploi dans la préparation de rendez-vous, etc. ;
  • de médiation familiale, avec une personne habilité à agir sur ordre judiciaire ;
  • de soutien psychologique, notamment avec un groupe de parole sur les violences au sein du couple.

Chacune de ces activités peut fonctionner avec les autres - un usager de la permanence juridique peut être dirigé vers les psychologues qui peuvent eux-mêmes faire appel à la permanence sociale.

Santé et prévention

Le Centre est un relais de prévention médicale contre les MST-IST, grâce à un financement public, notamment du GRSP ou de Sidaction. Les aspects de prévention abordés concernent aussi les problématiques de dépendance (alcool, tabac, drogues), d'hygiène de vie, mais aussi de problématiques d'accès aux soins : gynécologiques pour les lesbiennes et femmes bisexuelles, médecin traitant ou dentistes pour les séropositifs, et plus généralement praticiens non discriminants. Dans un registre moins médical, c'est aussi au travers de cette activité que sont abordées les problématiques de sexualité, de bien-être. La synergie entre cette activité et les permanences de soutien est assez forte.

Cette activité de prévention s’appuie sur :

  • la mise à disposition de brochures et prospectus d’information,
  • la distribution gratuite de préservatifs,
  • l’organisation de séminaires et de débats,
  • le partenariat avec un CDAG de la Croix-Rouge qui se déplace au Centre,
  • la permanence hebdomadaire des bénévoles du pôle santé,
  • la présence trois jours par semaine d'un chargé de prévention-santé.

Ce dernier répond aux attentes du public en matière de lutte contre les IST (dont le VIH) mais aussi de toute autre questions de santé concernant les personnes LGBT. Une partie du travail du chargé de prévention est aussi effectuée en collaboration avec les autres permanences de soutien du centre et des associations ou structures externes.

Culture

Le Centre met aussi en valeur les cultures LGBT au travers d'activités allant du partenariat avec des spectacles vivants à la gestion d'une bibliothèque thématique en passant par des expositions régulières d'artistes ou sur des thèmes LGBT.

Une exposition par mois est prévue dans les locaux, toujours en lien avec les thématiques LGBT ou l'actualité : une exposition ayant pour thématique l'homophobie en mai (17 mai : Journée mondiale de lutte contre l'homophobie) ou une autre ayant pour thématique le Sida en décembre (1er décembre : journée internationale de lutte contre le Sida). Les expositions peuvent aussi bien concerner la photographie, la peinture que la sculpture.

La salle de spectacle peut accueillir des représentations telles que des one-(wo)man show, des projections de films, des concerts. Au delà, le Centre met en place des partenariats avec des théâtres, des cinémas, autour de pièces ou films traitant de ses centres d'intérêt.

La bibliothèque est essentiellement tournée vers le prêt. Les étudiants et les chercheurs peuvent ainsi se documenter au travers d'ouvrages peu référencés ailleurs. De nombreuses revues, uniquement disponibles en consultation, sont elles aussi disponibles. Le fond documentaire a dû récemment être trié afin d'alléger la quantité de références, privilégiant les oeuvres rares, les études, les essais, les livres de références artistiques et les bandes dessinées aux romans trouvables en bibliothèques généralistes.

Communication

En tant qu'acteur associatif et politique, le Centre émet son avis sur les sujets LGBT par voie de communiqué de presse (CP). Ceux-ci sont publiés sur son site internet.

Le Centre édite chaque mois GenreS, qui recense ses activités et rappelle ses CP. Le magazine présente aussi les activités des associations membres qui en font la demande.

Le Centre prend part aux évènements majeurs de l'année, de la marche des Fiertés à la marche du 1er décembre contre le Sida, en passant par Existrans ou le printemps des associations LGBT.

Égalité des droits et lutte contre l'homophobie

Le Centre LGBT Paris-IDF milite pour « l’égalité des droits, personnels et sociaux, des gais, lesbiennes, bisexuel(le)s et trans ». Cette action se concentre sur les exclusions ou discrimination, sociales ou professionnelles, fondées sur l’orientation, l’identité ou les pratiques sexuelles. Le Centre soutient la création d’associations professionnelles contre l’homophobie au travail (3HVP, Gare, Energay ou Homobus par exemple). En lien avec le Centre, l’association SOS Homophobie tient un standard téléphonique d’écoute pour les victimes d’actes homophobes et leur apporte des conseils en respectant l’anonymat. Cette action permet aussi de dresser un état annuel de l’homophobie en France qui prend la forme d’un rapport transmis au gouvernement.

Le Centre aujourd'hui

L'équipe

Une équipe d'environ 60 personnes permet de faire fonctionner le Centre LGBT de Paris Île-de-France. Organisés en pôles (accueil, culture, santé, etc.) et en permanences (juridique, psychologique, santé, social), les bénévoles (appelés volontaires) accueillent le public et organisent les manifestations auxquelles prend part le Centre en tant que personne morale.

Conseil d'administration

En tant qu'association « loi 1901 », le Centre est doté d'un conseil d'administration élu par une assemblée générale, et d'un bureau issu de ce conseil. Les membres de ces deux groupes sont :

Bureau

  • Présidente : Christine Le Doaré
  • Secrétaire : Karine Leclère
  • Secrétaire Adjoint : Eric Tomini de la permanence sociale
  • Trésorier : Christophe Arvis
  • Trésorier Adjoint : Franck Tanguy, représentant de l’association APGL (Association des Parents Gay et Lesbien)

Autres membres du conseil d'administration

  • les personnes morales (associations) : Angel 91, ARDHIS, le Beit-Haverim, la FSGL (Fédération Sportive Gay et Lesbienne), MAG (Mouvements des jeunes LGBT), Paris Gay Village, SOS homophobie
  • les personnes physiques : Tom Afton, Jacqueline Bitti, Hervé Caldo, Marc Etchenou référent de la Permanence juridique.

Les locaux

Inaugurés le 26 février 2008, les locaux du CLGBT Paris-IDF sont situés au 63, rue Beaubourg, dans le 3e arrondissement de Paris, soit environ 10 minutes à pied des Halles.

La station de métro la plus proche est Rambuteau (ligne 11, sortie rue du Grenier Saint-Lazarre), suivie d'Arts-et-Métiers (ligne 11 et 3) et Réaumur-Sébastopol (lignes 3 et 4).

Le CGLBT est ouvert le lundi de 18 h à 20 h, du mardi au samedi de 15 h à 20 h. Le mercredi de 14 h à 18 h est mis en place un accueil spécifique aux jeunes.

En dehors de ces horaires, les associations membres occupent souvent les locaux. C'est notamment le cas pour Café lunettes rouges, rendez-vous d'accueil convivial du dimanche après-midi (15 h-19 h) accueillant notamment des personnes séropositives tout en restant ouvert à tous.

Liens externes

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