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World of Goo

World of Goo
Logo de World of Goo

Éditeur Indépendant
Développeur 2D Boy
Concepteur Kyle Gabler, Ron Carmel

Date de sortie

WiiWare :

Windows :

Mac :

Linux :

Genre Réflexion
Mode de jeu Solo ou coopérative (uniquement sur Wii)
Plate-forme Windows, Mac OS X, Linux, Wii (WiiWare)
Média téléchargement (PC, Wii), DVD-ROM (PC)
Langue anglais, français …
Contrôle souris (PC), Wiimote (Wii)

Évaluation ESRB : E (everyone)
PEGI : 3+
USK : Aucune restriction d'âge

World of Goo est un jeu vidéo de réflexion sorti en octobre 2008 en téléchargement pour Windows, Mac, Linux et sur le WiiWare. Il est créé par 2D Boy, une petite société de développement indépendante composée de Kyle Gabler et Ron Carmel, deux anciens employés d'Electronic Arts.

Le jeu consiste à construire des structures avec de petites créatures rondes (les Goos) afin d'atteindre un tuyau de sortie. Plusieurs types de Goos différents permettent d'enrichir les possibilités de progression.

Le jeu a reçu un très bon accueil de la presse, ainsi que plusieurs récompenses.

Sommaire

Système de jeu

L'objectif de base est très simple : il faut amener de petites boules colorées, les Goos, jusqu'à l'embouchure d'un tuyau. Pour cela, le joueur doit édifier une structure pour les y mener. Le joueur déplace les Goos avec la souris ou la Wiimote par un système de glisser-déposer. Quand le joueur « lâche » un Goo près de deux autres Goos déjà reliés entre eux, il se forme deux liaisons, et la plate-forme ainsi créée fait alors partie intégrante de la structure.

La difficulté du jeu vient d'un important modèle de simulation des forces qui s'exercent sur la structure. Par exemple, si la structure est haute, elle a tendance à vaciller. De même, si le joueur ajoute des Goos sur un coté, la structure penche de ce coté sous l'effet du poids des Goos. Si rien n'est fait pour rétablir l'équilibre, plusieurs issues sont possibles : soit la structure revient toute seule en position d'équilibre si l'ensemble de la construction est suffisamment homogène, mais il risque d'y avoir un balancement important, voire un basculement de la structure, soit, lorsque trop de forces sont concentrées sur une liaison, celle-ci peut se casser, cela entraînant généralement d'importants changements dans la forme de la structure.

Au fur et à mesure de la progression, le joueur découvre plusieurs espèces possédant des caractéristiques différentes, que l'on distingue par leur couleur. Celles-ci possèdent des propriétés particulières qui permettent de diversifier et d'enrichir le concept initial. On rencontre entre autres : des Goos rouges qui se consument au contact du feu qu'ils transmettent à leurs voisins, les Goos vert qui peuvent former autant de liaisons que nécessaire, et peuvent être réutilisés librement, alors que les Goos roses peuvent s'élever dans les airs. Certains éléments du décors ont une influence directe sur les Goos : par exemple les rouages en mouvements et les pics peuvent les détruire.

Un jeu en parallèle, World of Goo Corporation, est disponible assez rapidement dans l'aventure. Il permet, grâce aux Goos récupérés dans les niveaux, de construire la plus haute tour possible. Une connexion internet permet de comparer la taille de sa tour avec celle des autres joueurs (en décembre 2008 le record est de 45,2 mètres[1]). Le site officiel liste aussi les meilleurs scores et meilleurs temps pour chaque niveau[1].

La version Wii propose un mode coopératif, où quatre personnes peuvent manipuler en même temps les Goos. Cette fonctionnalité est accessible pour le scénario et le jeu libre.

Trame

Le scénario est divisée en cinq chapitres. Chaque niveau possède ses propres thèmes graphiques et musicaux, ainsi que ses nouvelles espèces de Goos, lui donnant une atmosphère particulière.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Dans le premier chapitre, le joueur découvre les Goos et fait connaissance avec le mystérieux peintre des pancartes qui, tout au long de l'aventure, lui donnera des conseils et des informations dans des messages énigmatiques ou malicieux.

Dans le deuxième chapitre, le joueur doit rétablir le courant jadis généré par une source inconnue. De nouvelles boules font leur apparition, et elles permettront au final de réactiver le générateur.

Le troisième chapitre se déroule dans une sombre usine, filiale de World of Goo Corporation. Il semblerait qu'on y fabrique le « Produit Z », qui s'avérera être la dévastatrice troisième dimension.

Dans le quatrième chapitre, monde virtuel, le joueur fera la rencontre de l'entité MAMAN, maîtresse de l'information numérique.

Enfin, l'épilogue ne contient que des Goos basiques, tels ceux du premier chapitre, et permet de découvrir une gigantesque lunette astronomique ainsi que de se rapprocher du peintre des pancartes.

Le chapitre 6 qui devait se passer sur la lune a été abandonné.[réf. nécessaire]

Développement

Le concept de base prend ses racines dans un jeu expérimental réalisé en quatre jours par Kyle Gabler, intitulé Tower of Goo, où il s'agissait uniquement de construire une tour de 25 mètres[2].

Le développement du projet est amorcé en août 2006, par Ron Carmel et Kyle Gabler[3]. Ils créent le studio indépendant 2D Boy en février 2007[4] à San Francisco[5].

Le jeu est développé par le duo. Tous deux travaillent dans le jeu vidéo depuis longtemps. Ron Carmel a précédemment été développeur sur un logiciel d'effet visuel et sur des simulations basés sur l'haptique et a travaillé pour le site pogo.com avant d'engager la production du jeu où il s'occupe de la programmation[5]. Kyle Gabler est à l'origine du concept, des graphismes, du scénario et de la musique. Il avait déjà travaillé chez Electronic Arts où il était game designer[5],[2].

Logo de 2D Boy, développeur de World of Goo

Initialement prévu pour l'été 2007 sur Windows, 2D Boy changea ses plans et décida de porter son jeu sur Wii, Mac et Linux[2] et le jeu n’est sorti qu'en octobre 2008[6]. En novembre 2007, 2D Boy fait appel au programmeur Allan Banquist, pour développer notamment la version Wii : ce sera l'un des seuls employés[2].

Les développeurs utilisent de nombreuses technologies libres comme Simple DirectMedia Layer, Open Dynamics Engine pour les simulations physiques, et TinyXML pour la configuration, les niveaux et l'animation[2]. Les logiciels Subversion et Mantis Bug Tracker ont également servi pendant le développement[2], ainsi que Libcurl et AES.

Sortie

Le jeu sort le 13 octobre 2008 sur le WiiWare américain et en téléchargement pour la version Windows. Un port pour Mac OS X sort le 2 novembre 2008 en téléchargement également. Une version pour les systèmes GNU/Linux est annoncée au téléchargement le 12 février 2009 ; 2DBoy annonce que le jour de la sortie de la version Linux, le nombre de téléchargements a dépassé de 40% le précédent record et conclut qu'il existe donc bien « un marché pour les jeux Linux »[7]. Bien qu'en anglais par défaut, le jeu propose des traductions en plusieurs langues (dont le français). Elles sont également dépourvues de tout système de protection numérique (DRM)[8].

En Europe, une version en boîte est disponible depuis décembre 2008 en Allemagne, et est prévue pour février 2009 en France. Un téléchargement via Steam sera également disponible. Pour la Wii, le jeu sera en vente sur le WiiWare. À noter que cette nouvelle version présentera une nouvelle traduction réalisé par des volontaires.

Le jeu est sorti à un prix attractif : 20 euros pour la version boîte sur Windows, et 1 500 Wii Points (15 euros) pour la version téléchargeable WiiWare.

Réception

Aperçu des notes reçues
Média Note
1UP.com US A (Wii)[9]
Eurogamer R-U 9/10 (PC)[10]
Gamekult FR 8/10[11]
GameSpot US 9/10 (PC)[12]
IGN R-U 9/10 (PC)[13]
JeuxVideo.com FR 18/20 (PC)[14]
Compilation(s) de plusieurs critiques
Game Rankings 94% (Wii)[15]
91% (PC)[16]
Metacritic 95% (Wii)[17]
91% (PC)[18]

Le jeu a connu un très bon accueil de la part des critiques. Il a notamment été récompensé à l’Independent Games Festival de 2008, catégories Innovation in Game Design et Technical Excellence[19].

2D Boy a déclaré que 90 % des gens ayant joué à la version Windows de World of Goo ont utilisé une version piratée. Cependant, les ventes sur WiiWare et Mac ont été suffisantes pour qu'ils soient bénéficiaires[20].

Notes et références

  1. a  et b Page des records sur le site du jeu
  2. a , b , c , d , e  et f (en) Road To The IGF: World Of Goo's 'Suggested Emotional Journey' To Wii sur gamasutra.com
  3. (en)Interview: World of Goo Creators Talk Development, Nintendo, Brains
  4. kylegabler sur experimentalgameplay.com
  5. a , b  et c (en)Who are you, 2D Boy? sur 2dboy.com
  6. Games sur 2dboy.com sur internet archive
  7. (en) World of Goo Linux Version is Ready!
  8. (en) Games sur 2dboy.com
  9. Andrew Hayward, World of Goo Review sur 1up.com
  10. Jon Blyth, World of Goo Review, sur eurogamer.net
  11. Prodigy, World of Goo, le test, sur gamekult.com
  12. Brett Todd, World of Goo Review sur gamespot.com
  13. Matt Casamassina, World of Goo Review sur ign.com
  14. Jean-Marie Prival, Test de World of Goo, sur jeuxvideo.com
  15. World of Goo (Wii) sur gamerankings.com
  16. World of Goo (PC) sur gamerankings.com
  17. World of Goo (Wii) sur metacritic.com
  18. World of Goo (PC) sur metacritic.com
  19. (en)Finalists and winners, IGF.com.
  20. (fr) World of dégoût ?, 14 novembre 2008, JeuxVideo.com.

Liens externes

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