Viroflay


Viroflay

48° 48′ 03″ N 2° 10′ 23″ E / 48.8008333333, 2.1730555556

Viroflay
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Viroflay (Chef-lieu)
Code commune 78686
Code postal 78220
Maire
Mandat en cours
Olivier Lebrun
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Site web ville-viroflay.fr
Démographie
Population 16 000 hab. (2007)
Densité 4 585 hab./km²
Gentilé Viroflaysiens
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 03″ Nord
       2° 10′ 23″ Est
/ 48.8008333333, 2.1730555556
Altitudes mini. 92 m — maxi. 176 m
Superficie 3,49 km2

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Viroflay est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, à la limite du département des Hauts-de-Seine. Son territoire est le même que celui du canton du même nom.

Avec treize autres communes de la banlieue ouest, Viroflay appartient à la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc.

Les habitants sont appelés les Viroflaysiens.

Sommaire

Géographie

Peuplée d'environ 16 000 habitants, Viroflay est bordée au nord par la forêt de Fausses-Reposes, au sud par la forêt de Meudon. Avec près de la moitié du territoire couvert de forêts, Viroflay est l'une des communes les plus boisées de la proche banlieue de Paris. Elle occupe une partie de la vallée du ru de Marivel, aujourd'hui entièrement recouvert. Le dénivelé (de 89 à 179 m), important pour la banlieue parisienne, en fait une commune pentue. Les arbres des forêts culminent à plus de 200 m d'altitude.

La commune est limitrophe de Chaville à l'est, de Vélizy-Villacoublay au sud, de Versailles à l'ouest et de Ville-d'Avray au nord.

Ville-d'Avray, commune jouxtant Viroflay au nord, n'est accessible que par les sentiers du massif de Fausses-Reposes, ce qui montre l'importance du relief et de la forêt dans la géographie des deux communes. Le plateau de Vélizy-Villacoublay, quant à lui, se rejoint via par une route pentue et sinueuse à travers la forêt de Meudon. Sur les quatre communes limitrophes de Viroflay, deux sont accessibles par la forêt, une configuration rare pour une commune si proche de Paris (6,5 km).

Viroflay est traversée par la route départementale 10 reliant Paris à Versailles, qui constitue l'artère principale de la ville. C'est une fraction de la Nationale 10 qui va de Paris à l'Espagne, via Poitiers et Bordeaux.

Viroflay est l'une des seules communes de France (si l'on excepte Paris ou certaines métropoles) à accueillir trois gares SNCF sur son territoire.

Bien que la commune soit située près de Paris, le territoire de Viroflay est couvert à près de 40 % de forêts.

Le coteau exposé au sud (Fausses-Reposes) et nettement plus ensoleillé que le coteau exposé au nord (forêt de Meudon). A ces deux types d'ensoleillement correspondent deux types de végétation bien distincts.

Une impasse de Viroflay (l'avenue du Parc) se trouve dans une autre commune (Chaville) située dans un autre département (les Hauts-de-Seine). Pour se rendre dans leur commune, les habitants de cette impasse doivent impérativement traverser un autre département (les Yvelines).

Toponymie

Attesté sous la forme latinisée villa Offleni en 1162[1].

De l'ancien français ville au sens de « domaine rural » (latin villa rustica), suivi du nom de personne germanique Offilin[2] ou Oodfinnus avec attraction des noms en -flé (cf. giroflée, etc.)[3].

Héraldique

Armes de Viroflay

Les armes de Viroflay se blasonnent ainsi :

parti, au premier d'azur à trois lézards d'argent posés en pal rangés en fasce, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or, au deuxième de gueules au chêne arraché d'or, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or.

La municipalité de Viroflay, comme celle de Chaville, fidèle au souvenir du secrétaire d'État à la guerre de Louis XIV, composa son blason urbain en faisant honneur à Michel et à son fils François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, dont les armes figurent dans la partie gauche (« premier parti ») : trois étoiles d’or et trois lézards d’argent. Dans la partie droite (« second parti »), la fleur de lys rappelle la possession par Louis XIV du domaine et le chêne fait allusion au chêne de la Vierge.

Un logo de la commune représentant les Arcades existe depuis quelques années.

La devise de la ville est : « Lux mea lex » (La lumière est ma loi).


Histoire

L'église Saint-Eustache, ancienne chapelle royale
  • Au Moyen Âge, les terres ont appartenu aux moines de l'Hôtel-Dieu de Paris.
  • Érigée en paroisse au XVIe siècle, Viroflay est rachetée en 1695 par la famille royale à la veuve du chancelier Michel Le Tellier, marquis de Louvois, seigneur de Chaville et de Viroflay. Son fils est alors secrétaire d'État à la guerre du roi (un poste qu'il a hérité de son père) : il deviendra chef de l'armée royale après la mort de Turenne. Louis XIV incorpore Viroflay dans le domaine des chasses royales, le Grand Parc. Viroflay est donné au Grand Dauphin, qui possède le château de Meudon. Quelques aristocrates y construisent des résidences proches des forêts riches en gibier. La paroisse restera « royale » jusqu'à la Révolution.
  • Sous Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Viroflay était la seule paroisse à être traversée à la fois par la Cour et l'armée royale entre Versailles et Paris. Venant de Versailles, à la pointe de Chaville, l'armée prenait le chemin direct vers Paris (devenu « Pavé des Gardes »), par les hauteurs de la forêt de Meudon, tandis que la Cour passait par le fond de la vallée jusqu'au pont de Sèvres, les carrosses ne pouvant monter des pentes trop fortes
  • Du XVIIe au XIXe siècles, Viroflay connaît une importante activité de blanchisserie grâce à la présence d'eaux vives (ru de Marivel, ruisseaux descendant des collines) et à la proximité de la Cour et de la ville de Versailles.
  • Avant la Révolution, les déportés emmenés de Paris à Saint-Martin-en Ré où ils embarquaient vers Cayenne ne pouvaient recevoir la grâce royale dès qu'ils avaient dépassé le relais de poste « L'Écu de France ». Alors ils ne pouvaient plus qu'espérer « la grâce de Dieu », dont ce lieu porte le nom.
  • 1839 : arrivée du chemin de fer en gare de Viroflay-Rive Droite. Par la suite, en 1840 et 1902, deux autres lignes de chemin de fer relient Viroflay à Versailles et Paris. De banlieue de Versailles, Viroflay devient banlieue de Paris.

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Viroflay comptait 16 076 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 568e rang au niveau national, alors qu'elle était au 593e en 1999, et le 28e au niveau départemental sur 262 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Viroflay depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[4], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Le maximum de la population a été atteint en 1968 avec 16 352 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 825 751 874 847 904 974 1 057 986 1 001
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 1 016 1 220 1 282 1 507 1 572 1 640 1 700 1 827 1 964
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 2 213 2 490 2 937 4 252 6 394 9 182 11 108 12 262 13 292
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 16 004 16 352 15 696 14 074 14 689 15 205 16 064 16 000 16 076
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[5], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[6],[7]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Viroflay en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,7 
6,4 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
13,3 
17,5 
45 à 59 ans
19,1 
23,7 
30 à 44 ans
21,0 
18,0 
15 à 29 ans
17,7 
22,2 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Administration

Les maires de Viroflay

Hôtel-de-Ville, ancien "Grand Chalet" du duc de Morny

Intercommunalité

Viroflay adhère à la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc qui regroupe onze communes, totalisant 163 466 habitants (dont 148 377 dans les Yvelines et 4200 dans l'Essonne). Les communes sont Bièvres, Bois d'Arcy, Buc, Les Loges-en-Josas, Toussus-le-Noble, Fontenay-le-Fleury, Rocquencourt, Jouy-en-Josas, Saint-Cyr-l'École, Versailles et Viroflay. La ville principale, Versailles, représente 56 % de la population totale.

Les compétences sont l'Aménagement du territoire avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale et le Développement économique. D'autres compétences optionnelles ont été rajoutées avec l'Environnement, le Logement : élaboration du programme local de l’habitat intercommunal, constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux et le Transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacement (PLD), organisation des transports urbains.


Économie

  • Commune aisée en majorité résidentielle le long des forêts de Fausses-Reposes et de Meudon.
  • Quelques entreprises du secteur tertiaire.

Transports et voies de communication

Réseau routier

L'autoroute A86 passe en souterrain sous la commune suivant un axe nord-sud.


Desserte ferroviaire

Fait rare pour une commune de cette taille, trois gares ferroviaires sont situées sur son territoire :

Bus

Grands projets

Culture

Patrimoine architectural

  • Église Saint-Eustache : construite à partir de 1543 sur des fondations médiévales au centre du village primitif, cette ancienne chapelle royale en meulière est dominée par un clocher rustique. Les chevaux royaux, avant de participer à une chasse, étaient bénis par le curé - royal - de Viroflay.
  • Église Notre-Dame-du-Chêne : construite de 1960 à 1966 par les frères Sainsaulieu et financée par la population de Viroflay, cette église de vastes dimensions (800 places assises) ressemble à la coque d'un grand navire renversé. Sa charpente en bois comprend 1300 alvéoles en forme de losange. Les deux poutres faîtières soutiennent l'ensemble de la charpente. C'est une des plus hautes et des plus vastes charpentes en bois de France (20 mètres de haut sans pilier). Deux flèches aiguës couvertes d'ardoises, hautes de 34 mètres, surmontent un toit vert en cuivre comme celui de certaines cathédrales. Notre-Dame-du-Chêne est caractéristique de l'architecture des années 1960 : mélange de béton armé et de bois, formes courbes, absence de piliers, puits de lumière façon Notre-Dame-de-Ronchamp. Une crypte en béton se trouve sous l'édifice.
  • Pavillon Saint-Vigor (classé à l'Inventaire des monuments historiques) : non loin de la forêt de Meudon, cet édifice classique a été construit en 1770 par un élève de Gabriel, architecte de la place de la Concorde et du Petit Trianon. Il appartenait à la famille de l'ancienne nourrice de Louis XV, Marie-Madeleine Bocquet, surnommé « madame Poitrine » par l'enfant roi. Reconnaissant à jamais, Sa Majesté anoblira ses descendants qui deviendront « de Saint-Vigor » et s'installeront à Viroflay. Le bâtiment central, d'une grande sobriété, est relié à deux pavillons par des colonnades. La façade sur le jardin comprend un péristyle dorique avec fenêtre à fronton triangulaire. Un parc gigantesque entourait l'édifice. Une partie de ce parc est devenue la résidence dite du « Clos Saint-Vigor ».
  • Première mairie : placé au cœur du « village », voisin de l'ancien bailliage de Meudon, ce bâtiment classique à un étage fut construit en 1794 pour abriter la première mairie-école.
  • Le viaduc ferroviaire (les Arcades), symbole de la ville, long de 1407 mètres, enjambe le fond de la vallée où passe la route départementale. Construit en 1851-1852, en meulière, brique et fonte (dans sa partie centrale), il comprend de nombreuses arches. L'une de ses particularités, outre sa hauteur et sa longueur, est d'être légèrement courbe. Il a été bombardé lors des combats de la Libération. Marguerite Duras l'évoque implicitement dans Les Viaducs de la Seine-et-Oise. La ligne de chemin de fer qui l'emprunte, longtemps réservée au trafic de marchandises, est aujourd'hui utilisée par la liaison La Verrière-La Défense.
  • L'Alliance (rue Rieussec) : édifice contemporain (1990) à l'architecture néo-classique imposante. Une esplanade pavée précède une colonnade dorique ajourée et courbe. A l'arrière des colonnes s'élève une pyramide en verre transparent qui rappelle, à une échelle moindre, celle du Louvre. L'Alliance est l'un des plus grands édifices de la commune. Il abrite le siège social de l'entreprise Bongrain (produits laitiers).

Bâtiments municipaux

  • L'hôtel de ville, en bois et meulière, surnommé le « Grand Chalet », a été construit par Charles de Morny, dit duc de Morny, homme politique et demi-frère de Napoléon III, propriétaire du haras de Viroflay. Le monument, comme ses annexes autour de la place de Gaulle, a été élevé dans le style « isba », en hommage aux origines russes de la duchesse de Morny.
  • L'ancien hôtel seigneurial Aimery abrite maintenant le conservatoire de musique.
  • L'Écu de France, ancien relais à chevaux entre Paris et Versailles, est un ensemble de bâtiments récemment rénovés. Des manifestations artistiques y ont lieu.
  • Une bibliothèque-médiathèque, avec salle de spectacle, s'élève depuis 2007 au lieu-dit la « Grâce de Dieu ». Elle jouxte l'Écu de France. L'esplanade qui précède l'édifice est considérée comme le nouveau centre de la ville.

Patrimoine naturel

  • Forêt de Fausses-Reposes (635 hectares) : la partie de la forêt située sur la commune de Viroflay est orientée plein sud. Elle est remarquable par ses reliefs, ses vallons, ses crêtes boisées dominant la ville, sa géologie (limons, argiles à meulière, sables). Sa flore est dominée par le châtaignier, dont certains spécimens atteignent des tailles imposantes. On trouve aussi des chênes, des bouleaux et des pins. Certains sols exposés au sud sont couverts de bruyères. En 1907, Ardouin-Dumazet, dans l'un de ses 70 volumes de son Voyage en France, écrit : « La crête, au-dessus de Viroflay, dans Fausses-Reposes, atteint 162 mètres d'altitude. C'est 70 mètres seulement au-dessus du val, mais la raideur des pentes, les ondulations et les plissements des collines donnent un air de grandeur. »
  • Forêt de Meudon (1100 hectares) : le versant situé sur la commune de Viroflay, orienté plein nord, très raide, est assez humide. Il permet d'accéder à un plateau boisé assez sauvage coupé d'allées forestières créées au XVIIIe siècle. A l'ouest du coteau se trouve le belvédère de la Sablière, aménagé par l'ONF, qui surplombe le bassin de Versailles : si les feuillages n'obstruent pas le paysage, vue grandiose sur la ville royale, la cathédrale Saint-Louis, le château dominé par sa chapelle. Paul-Loup Sulitzer écrit au sujet de cette futaie : « On imagine toujours la banlieue parisienne surpeuplée mais cette forêt-là, à cinq kilomètres de la capitale, est déserte. Pas de routes, des pistes. Des sous-bois silencieux. Des étangs. De grandes clairières entourées d'arbres centenaires. Les hauteurs ressemblent à des ballons vosgiens » (Money 2).
  • Chêne de la Vierge : situé en bordure de la forêt de Meudon, cet arbre consacré est plusieurs fois centenaire. Des pèlerinages destinés à tenter de mettre fin à des épidémies de choléra y ont eu lieu au XIXe siècle.

Villes jumelées

Personnalités liées à la commune

  • Louvois (François-Michel Le Tellier, marquis de). Personnage clé du règne de Louis XIV, il devient maître tout puissant de l'armée royale après la mort du maréchal Turenne en 1675, se transformant en rival de Colbert. Son père le chancelier Michel Le Tellier fut seigneur de Chaville et de Viroflay avant que le territoire ne devienne domaine royal. Le père fit construire à Chaville un sublime château inspiré du Versailles de Louis XIII. L'immense domaine avec bassins, jets d'eau, communs, étangs, forêt débordait sur l'actuelle commune de Viroflay, où se pratiquait l'élevage (dans le "parc aux vaches" qui deviendra "haras royal" puis quartier du Haras). A Viroflay, l'actuel château de Gaillon, en bordure de la forêt de Meudon, a été construit à la place d'un petit château appartenant aux Louvois. Aujourd'hui, il ne reste rien du domaine des marquis de Louvois, à l'exception d'un mur du parc, à l'exacte limite entre les Yvelines et les Hauts-de-Seine.
  • Joseph Rieussec, ou Nicolas-Joseph Rieussec (1779-1835). Après avoir créé le haras de Buc, rachète en 1812 le haras de Viroflay et participe à la fondation du Jockey Club et à celle de la Société d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux, tout en poursuivant sa carrière militaire. Maire de Viroflay de 1819 à 1831, colonel de la Garde nationale, il fut tué le 28 juillet 1835 dans l'attentat perpétré par Giuseppe Fieschi contre Louis-Philippe se rendant à la Bastille pour commémorer la Révolution de 1830. Il est inhumé avec les autres victimes aux Invalides. Son nom a été donné à une rue de sa ville.
  • Charles de Morny (1811-1865). Petit-fils caché de Talleyrand et fils de la reine Hortense, il était le demi-frère de Napoléon III et l'un des personnages les plus importants du Second Empire. Dandy de la politique, affairiste, promoteur de l'essor industriel et des chemins de fer, Morny acheta le haras de Viroflay en 1855 où il fit construire une résidence de campagne pour sa femme, la princesse Troubetzkoï, d'origine russe, et leurs quatre enfants : Charlotte, Auguste, Serge, Sophie. Ce "Grand chalet" est l'actuel Hôtel-de-Ville. Les enfants Morny séjournaient souvent à Viroflay, où se trouvait leur nourrice.
  • Alphonse de Lamartine (1790-1869). Poète, écrivain, historien et homme politique, Lamartine a, selon certains historiens, fréquenté les bois de Meudon et le parc de Bon Repos avec Julie Charles, rencontrée en convalescence au bord du lac du Bourget. L'été suivant, Julie, trop souffrante, ne put rejoindre le poète, qui, désespéré, écrivit plusieurs poèmes, dont Le Lac, qui contribua à le faire connaître.
  • Gaston Boissier (1823-1908). Normalien, professeur de rhétorique à Angoulême puis au lycée Charlemagne de Paris, il devint maître de conférences à l’École normale supérieure et professeur au Collège de France. Il collabora à La Revue des Deux Mondes. En 1876, il fut élu membre de l'Académie française, dont il devint le secrétaire perpétuel en 1895. En 1886, il fut élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Ses ouvrages d'érudition, dont Cicéron et ses amis, traduit en anglais en 1897, ont connu un large succès. Il s'installa à Viroflay en 1876, au n°12 de l'avenue portant son nom. c'est là qu'il s'éteignit en 1908.
  • Tony Robert-Fleury (1837-1912). Peintre français réputé pour ses compositions historiques et ses portraits. Il a remplacé Bouguereau en 1904 au siège de président de la Société des artistes français. Il mourut en décembre 1912 dans sa propriété de la Côte du Paradis (rue Joseph Bertrand). Sa veuve vendit la propriété au baron des Rotours, sinologue réputé, qui y installa sa bibliothèque chinoise de plusieurs milliers de volumes.
  • Jules Clarétie (1840-1913). Journaliste, romancier, administrateur de la Comédie-Française de 1885 à sa mort, élu à l'Académie française en 1888, il a vécu au 34 rue de la Saussaie, devenue rue Gabriel Péri. Cette propriété dénommée La Saussaye (puis Les Ormes)a été fréquentée par de grands noms des lettres françaises de l'époque. Des répétitions des spectacles de la Comédie-Française s'y tenaient.
  • Henri Welschinger (1846-1919). Né à Muttersholtz, homme de lettres et historien passionné par la Révolution et le Premier Empire. Il fut administrateur du Sénat pendant 42 ans. Neveu par alliance du curé Hamelin qui desservit la paroisse, il prit sa retraite à Viroflay où il s'éteignit dans la rue (anciennement Amédée Dailly) qui porte aujourd'hui son nom.
  • Fulgence Bienvenüe (1852-1936). Né à Uzel, il fut admis à l'Ecole polytechnnique et à l'Ecole des Ponts-et-Chaussées. Il se fit remarquer par l'originalité et l'audace de ses travaux dans les chemins de fer de l'Ouest. Il devint le "père du métro parisien". Il séjourna souvent à "La ville aux bois", (20 rue des Sables) chez son ami Pierre Constant Napoléon Sagnet (dit "Léon") propriétaire des lieux et secrétaire général de la Société du Chemin de Fer Métropolitain de Paris
  • Paul Kauffmann (1849-1940). Né à Belfort, peintre et illustrateur de plusieurs ouvrages et de cartes postales, notamment sur l'Alsace traditionnelle. Il résida 3 rue Faidherbe.
  • René Lalique (1860-1945). Né à Ay, il conçut des bijoux de l'Art nouveau français et fut premier maître verrier à sculpter le verre dans de grandes réalisations monumentales.
  • Jean Rey (1861-1935). L'un des plus grands ingénieurs français du XXe siècle. Ses inventions concernent le domaine maritime (phares, gouvernail des navires, turbines à vapeur...). Ingénieur civil des Mines, membre de l'Académie des sciences , il aimait se reposer à Viroflay dans sa propriété des Feuillantines (au 30 rue de Versailles) acquise en mai 1907 à la famille Chaix (qui donnèrent leur nom aux indicateurs des chemins de fer).
  • Hippolyte Mazé (1839-1891). Normalien en 1859, professeur d'histoire au lycée Hoche (Versailles), il habitait rue de la Saussaie (actuellement rue Gabriel Péri), gendre de Louis Auguste Blanqui, membre de l'opposition républicaine sous le Second Empire, il fut élu député puis sénateur de Seine-et-Oise. Ardent mutualiste, il s'efforça de faire triompher ses idées dans le domaine social. Il est le fondateur de la Ligue nationale de la mutualité.
  • Henri-Joseph-Eugène Gouraud (1867-1946). Général français, il s’illustra dans les colonies puis, pendant la Grande Guerre, en Argonne, aux Dardanelles et en Champagne. Une de ses maisons familiales, carrefour de la Fontaine, fut louée comme mairie au début du XXe siècle.
  • Léon Le Sabazec (1889-1944)dit "Lebreton". Lieutenant-Colonel,refusant la capitulation en 1940, il reprit la lutte sans uniforme. Il fut arrêté en juin 1943 dans son pavillon, 40 rue des fleurs. Il fut déporté à Mauthausen où il succomba à l'épuisement ayant gardé jusqu'au bout sa fierté et sa foi dans les destinées de la patrie.
  • Alfred Fronval (1893-1928). Breveté pilote-aviateur en 1917, fut pilote de guerre et moniteur d’acrobatie. En 1927, il est sacré champion du monde d’acrobatie aérienne. Il prône l’acrobatie aérienne comme la meilleure école de pilotage. Le 3 février 1928, il bat le record du monde en exécutant 1111 loopings en 4h56. Employé de Morane Saulnier, il fut auteur d'un manuel de pilotage et inventeur d’un appareil d'entraînement au sol (Link-Trainer). Un autographe de 1928 le situe au 51 avenue Gaston Boissier. Le 28 juin 1928, Alfred Fronval se tue dans un accident d’avion à Villacoublay à la suite d’une collision. Il est inhumé au cimetière de Viroflay.
  • Louis Althusser (1918-1990). Acteur majeur du courant structuraliste des années 1960 avec Claude Lévi-Strauss, Jacques Lacan et Michel Foucault. Il est mort le 22 octobre 1990 à l'hôpital de La Verrière (Yvelines) et inhumé au cimetière de Viroflay.
  • Paul Chocque (1914-1949). Coureur cycliste professionnel de 1933 à 1949. Il a été deux fois champion de France de cyclo-cross (1936, 1938), vainqueur du Bordeaux-Paris en 1936 et septième du Tour de France 1937.
  • Jacques Chaban-Delmas (1915-2000). Homme politique, Premier ministre de Georges Pompidou de 1969 à 1972. Il a vécu à Viroflay avenue Gaston Boissier pendant un an, juste après la Libération de Paris en 1944, avant d'être élu député de la Gironde puis maire de Bordeaux et président de l'Assemblée nationale.
  • Bernard-Pierre Donnadieu (1949-2010) Une des "voix" et des "gueules" du cinéma français ( "Le professionnel","La passion de Béatrice", "Rue Barbare", "L'homme qui voulait savoir",...) et du petit écran ("l"Affaire Salengro"). Il a résidé les dernières années de sa vie à l'angle des rues G Péri et Galliéni (ancienne entrée de la propriété de Jules Clarétie)
  • Philippe de Dieuleveult (1951-1985). Journaliste, aventurier, animateur de la fameuse émission de télévision francophone la Chasse aux trésors, disparu mystérieusement lors d'un raid sur le fleuve Zaïre (expédition "Africa-Raft") en 1985. Il a habité à Viroflay, enfant, rue Jean Mermoz, puis Villa Bon Accueil au 22-24 rue Chanzy, puis au 144 rue des Prés-aux-Bois. Son nom a été donné à un centre de loisirs de la ville.
  • Léon Leroy. Premier flûtiste de l'orchestre philharmonique de l'ORTF, il a vécu de 1969 à 1979 (année de son décès) à Viroflay, 31 rue Rieussec. La municipalité a donné le nom de ce professeur de flûte au conservatoire de Viroflay à une salle du conservatoire de musique.
  • Dominique Champot (1952-2007). Il a vécu sa jeunesse à Viroflay. Journaliste sportif à But et RTL, il est devenu chef du service des sports à la rédaction nationale de France 3. Avant sa mort, il habitait la ferme du village.
  • Jean-François Kahn. Journaliste né à Viroflay le 12 juin 1938. Ancien directeur de L'Événement du jeudi, il est aujourd'hui directeur-fondateur de l'hebdomadaire Marianne et auteur d'une série d'ouvrages.
  • Benoît Duquesne. Journaliste de télévision. Il a habité rue des Oiseaux jusqu'en 2006.
  • Jehan Despert. Poète et essayiste. Il suggéra le nom d'« Yvelines » pour baptiser le département. Il habite actuellement Viroflay. L'un de ses poèmes, Viroflay-sur-Giroflée, est gravé sur une pierre du marché.
  • Guy Lartigue. Sculpteur contemporain. Il habite et crée une partie de ses sculptures à Viroflay.
  • Julie Arnold. Actrice (Sophie de Marc & Sophie), elle a habité toute sa jeunesse chez ses parents à Viroflay. Elle est la compagne du journaliste Gérard Holtz.
  • Viroflay est la commune d'origine du célèbre groupe de metalcore Black Bomb Ä.

Photos

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D'hier et d'aujourd'hui

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Notes et références

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 722.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Librairie Droz 1991. p. 995.
  4. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 5 mai 2011
  6. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 5 mai 2011
  7. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 5 mai 2011
  8. Évolution et structure de la population à Viroflay en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 5 mai 2011
  9. Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 5 mai 2011

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes



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