Van Rijn Rembrandt

Van Rijn Rembrandt

Rembrandt

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Rembrandt
Autoportrait par Rembrandt (1661).
Autoportrait par Rembrandt (1661).

Nom de naissance Rembrandt Harmenszoon van Rijn
Activité(s) Peinture, Eau-forte, Dessin
Naissance 15 juillet 1606
Leyde, Provinces-Unies (Pays-Bas)
Décès 4 octobre 1669
Amsterdam
Mouvement(s) Peinture baroque
Maîtres Jacob van Swanenburgh, Pieter Lastman, Jan Lievens
Élèves Ferdinand Bol, Gerard Dou, Willem Drost, Govaert Flinck, Carel Fabritius Samuel van Hoogstraten, Nicolas Maes, Eeckhout
Œuvres principales

Rembrandt Harmenszoon van Rijn, habituellement désigné sous son seul prénom de Rembrandt (15 juillet 1606 - 4 octobre 1669) est généralement considéré comme l'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art baroque européen, et l'un des plus important peintre néerlandais du XVIIe siècle. Rembrandt a également réalisé des gravures et des dessins. Il a vécu pendant ce que les historiens appellent le siècle d'or néerlandais (approximativement le XVIIe siècle), durant laquelle culture, science, commerce et influence politique de la Hollande ont atteint leur apogée.

Rembrandt a réalisé près de 400 peintures[1], 300 eaux-fortes et 300 dessins. La centaine d'autoportraits qu'il a réalisé tout au long de sa carrière nous permet de suivre son parcours personnel, tant physique qu'émotionnel. Le peintre représente sans aucune complaisance, ses imperfections et ses rides.

Une des caractéristiques majeures de son œuvre est l'utilisation de la lumière et de l'obscurité (technique du clair-obscur), qui attire le regard par le jeu de contrastes appuyés. Les scènes qu'il peint sont intenses et vivantes. Ce n'est pas un peintre de la beauté ou de la richesse, il montre la compassion et l'humanité, qui ressortent dans l'expression de ses personnages, qui sont parfois indigents ou usés par l'âge. Ses thèmes de prédilection sont le portrait (et les autoportraits ainsi que les scènes bibliques et historiques. Rembrandt représente aussi des scènes de la vie quotidienne, et des scènes populaires. Sa famille proche – Saskia, sa première femme, son fils Titus et sa deuxième femme Hendrickje apparaissent régulièrement dans ses peintures. Il a exécuté peu de paysages peints, (cela est moins vrai pour l'œuvre gravé) et de thèmes mythologiques.

Sommaire

Biographie

Huitième enfant (sur dix) d'un père meunier sur le Rhin (Harmen Gerritszoon) et d'une mère fille de boulanger, Rembrandt est né le 15 juillet 1606[2] à Leyde, aux Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas). Il passe son enfance et le début de sa vie de peintre dans sa ville natale, après avoir étudié le latin et effectué un bref passage à l'Université de Leyde, où il fut inscrit mais où il n'étudia probablement jamais.

En 1621, il décide de se consacrer entièrement à la peinture et devient apprenti dans le système d'apprentissage normal chez un artiste local, Jacob van Swanenburgh[3]. Après six mois d'apprentissage à Amsterdam chez le plus important maître de l'époque, Pieter Lastman, il ouvre un atelier à Leyde qu'il partage probablement avec son ami Jan Lievens de Leyde, lui aussi ancien apprenti de Lastman, qui l'initie probablement à l'eau-forte. En 1627, Rembrandt enseigne déjà à des apprentis, dont le premier était Gerard Dou qui entra dans son atelier en 1628, et probablement commença avec la préparation des panneaux et toiles et des peintures, qui étaient tous faits à la main dans les ateliers des peintres.

En 1631, après avoir acquis une certaine notoriété, il se voit proposer de multiples commandes de portraits issues d'Amsterdam, l'obligeant à s'installer dans cette ville. Un important marchand d'art lui offre le gîte, Hendrick van Uylenburgh dont il épouse la nièce Saskia van Uylenburgh le 22 juin 1634 . Ce dernier l'introduit dans le cénacle de la haute société et favorisera sa réputation, ce qui lui vaut de nombreuses commandes de portraits - plus de 50 - de patriciens dans les années 1631-1634. Rembrandt a aussi réalisé plusieurs portraits de sa femme entre 1633 (National Gallery of Art, Washington D.C) et 1634 (musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg).

Portrait de Saskia, femme de Rembrandt

En 1639, Rembrandt et Saskia, qui vivent désormais dans l'opulence, vont habiter une maison cossue (qui deviendra le Musée de Rembrandt) de Jodenbreestraat, dans le quartier juif. Trois de leurs enfants meurent peu après la naissance. Le quatrième, Titus, né en 1641 atteindra l'âge adulte. Saskia meurt de la tuberculose en 1642 à l'âge de 30 ans. Le sommet artistique de cette période est La Ronde de nuit (« De Nachtwacht », Rijksmuseum, Amsterdam), fini en 1641, mesurant 440 x 500 cm (plus tard diminuée), en faisant le portrait de 18 membres d'une milice civile, d'une façon dynamique révolutionnaire pour son temps.

La maison de Rembrandt

Entre 1643 et 1649, Rembrandt partage ensuite sa vie avec sa servante Geertje Dircx, jeune veuve sans enfant, qui prend en charge le bébé Titus. Geertje entame et gagne un procès contre Rembrandt sur le sujet de promesse de mariage, mais Rembrandt la fait enfermer dans un asile d'aliénés. Il doit alors affronter un certain nombre de difficultés. Sa production de peintures continue, mais sa production d'eaux-fortes monte et connait un grand succès commercial et international.

En 1645, Hendrickje Stoffels, plus jeune que Geertje, devient une nouvelle servante de la maison, et remplace Geertje comme concubine. En 1654, ils ont une fille, Cornelia, ce qui leur vaut un blâme de l'Église qui leur reproche de « vivre dans le péché ».

Rembrandt vivant au-dessus de ses moyens, achetant des pièces d'art, des costumes dont il se sert souvent dans ses peintures, n'arrive plus à honorer ses dettes en 1656. Il est alors contraint vendre sa maison et de se contenter d'un logis plus modeste sur Rozengracht. Hendrickje et Titus y installent une boutique d'art pour faire vivre la famille, car là, malgré la renommée de Rembrandt qui continue à croître, les commandes diminuent en nombre, mais pas en importance: par exemple le prince Antonio Ruffo de Sicilie commande trois grandes peintures à partir de 1653-57, mais une grande toile en 1660 (La Conjuration de Claudius Civilis, la plus grande de son œuvre) pour la nouvelle mairie d'Amsterdam, est refusée et retournée (maintenant dans le musée national de Stockholm). Il survit pourtant aux disparitions de Hendrickje (décédée en 1663) et Titus, mort en 1668. Sa fille Cornelia, sa belle fille Marguerite et sa petite fille Titia sont à ses côtés quand il meurt le 4 octobre 1669 à Amsterdam. Désargenté, il est inhumé dans l'église de Westerkerk, où plus aucune trace de l'enterrement ne subsiste aujourd'hui.

Élèves

Rembrandt a eu plusieurs élèves qui ont connu le succès :

Beaucoup d'œuvres habituellement attribuées à Rembrandt ont une paternité aujourd'hui contestée par les experts, notamment celles du Rembrandt Research Project, une coopération de six professeurs universitaires néerlandais.

Périodes

David présentant à Saül la tête de Goliath (1627), huile sur toile, 27,2 × 39,6 cm, (Bâle, Kunstmuseum). Cette œuvre est typique, par son format comme par la richesse des détails, de la "période de Leyde" du jeune Rembrandt.
Autoportrait : Rembrandt aux yeux hagards (1630), eau forte de 41x41mm (Collection du Musée Alexis Forel, Morges)
  • Pendant la période de Leyde (1625-1631), l'influence de Lastman est la plus marquante. Les peintures sont de taille modeste mais très détaillées (costumes, bijoux). Les thèmes traités sont essentiellement religieux et allégoriques.
  • À son arrivée à Amsterdam (1634-1636), Rembrandt utilise de larges toiles, des tons puissants et peint des scènes plus spectaculaires, ainsi que de nombreux portraits.
  • Vers la fin des années 1630, il réalise beaucoup de paysages, aussi bien que des gravures inspirées par les thèmes de la nature, qui est vue souvent de façon agressive (arbres arrachés par les tempêtes, nuées menaçantes…)
  • À partir de 1640, son travail gagne en sobriété et reflète les tragédies familiales dont il souffre. L'exubérance est remplacée par une intériorisation des sentiments qui le tourmentent. Les scènes bibliques sont plutôt inspirées du Nouveau Testament que de l'Ancien Testament, ce qui était le cas dans ses œuvres précédentes. La taille des toiles diminue également, à l'exception notable de la Ronde de nuit. Les forces sombres de la nature laissent place à de paisibles scènes hollandaises rurales.
  • Dans les années 1650, le style de Rembrandt change à nouveau. Il se remet à peindre de grandes toiles et utilise des couleurs plus riches, les coups de pinceaux regagnent en force. On imagine qu'il prend de la distance par rapport à son œuvre précédente et qu'il s'éloigne aussi de la mode du moment, qui favorise le détail et la finesse de réalisation. Il continue à s'inspirer de thèmes bibliques, mais dans un style plus intimiste, préférant les personnages solitaires aux scènes de groupe.
  • À la fin de sa vie, il réalise de nombreux autoportraits, sur lesquels on voit son visage empreint de souffrance et marqué par les épreuves qu'il a traversées.

Œuvres marquantes

  • 1626 La partie de musique (Rijksmuseum, Amsterdam)
  • 1629 Artiste dans son atelier (The Museum of Fine Arts, Boston)
  • 1630 La résurrection de Lazare (Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles)
  • 1630 Jérémie Pleurant (Rijksmuseum, Amsterdam)
  • 1630-1635 Un Turc (The National Gallery of Art, Washington, DC)
  • 1631 Portrait of Nicolaes Ruts (Frick Collection, New York)
  • 1631 Le Christ en Croix (Collégiale Saint Vincent, Le Mas d'Agenais, France)
  • 1632 La leçon d'anatomie du Dr. Nicolaes Tulp (Mauritshuis, La Haye)
  • 1632 Portrait d'un noble oriental (The Metropolitan Museum of Art, New York)
  • 1633 Saskia (portrait de sa femme réalisé pour leurs fiançailles)
  • 1635 Le festin de Balthazar (National Gallery, Londres)
  • 1635 Enfant insolent (dessin)
  • 1636 L'Aveuglement de Samson
  • 1636 Danaé (Musée de l'Ermitage, St. Petersbourg)
  • 1642 La Compagnie de milice de Frans Banning Cocq, connue sous le nom de Ronde de Nuit (Rijksmuseum, Amsterdam)
  • 1648 Les pélerins d'Emmaüs (Musée du Louvre, Paris)
  • 1650 Le Philosophe (Musée du Louvre, Paris)
  • 1650 The Mill (The National Gallery of Art, Washington, DC)
  • 1651 A Girl with a Broom (The National Gallery of Art, Washington, DC)
  • 1653 Le sacrifice d'Isaac (State Hermitage Museum, St. Petersbourg)
  • 1653 Aristote contemplant le buste d’Homère (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • 1654 Bethsabée au bain tenant la lettre de David (Musée du Louvre, Paris) (Hendrickje a sans doute été le modèle pour ce tableau)
  • 1655 Titus (Musée Boymans-van Beuningen)
  • 1658 Autoportrait (Frick Collection, New York)
  • 1659 Autoportrait (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • 1660 Autoportrait (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • 1661 Saint Jacques le Majeur
  • 1662 Le syndic de la guilde des drapiers (De Staalmeesters, Rijksmuseum, Amsterdam)
  • 1664 Lucrèce (The National Gallery of Art, Washington, DC)
  • 1664 La fiancée juive (Rijksmuseum, Amsterdam)
  • 1666 Lucrèce (The Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis)
  • 1668 Homme à la loupe (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • 1669 Le retour du fils prodigue (State Hermitage Museum, St. Petersburg)

Rembrandt et le dessin

Autoportrait

Près de 300 feuilles sont attribuées actuellement au peintre (contre plus de 1300 dans les années 50).

Il s'agit essentiellement d'exercices de style, la plupart n'ayant pas de rapport direct avec un tableau existant.

Les plus riches collections sont conservées à Londres, Amsterdam, Berlin et au Musée du Louvre.

Le peintre a utilisé de nombreuses techniques dont la sanguine, l'encre, la pierre noire. Les thèmes en sont divers mais différents de ceux de ses tableaux : peu de portraits et beaucoup de paysages.

Rembrandt et l'eau-forte

Les trois croix (1653)

Le peintre reste l'un des grands aquafortiste du XVIIe siècle et a laissé près de 290 planches qui pour la plupart ne correspondent pas aux originaux car Rembrandt aimait les retravailler. Il a probablement appris la technique auprès de Jan Lievens qui probablement partageait son atelier à Leyde.

Ses premières eaux-forte datent de 1626 :Repos en Egypte (B 59) et La circoncision (s 398). Rembrandt n'a pas coutume de signer et dater les eaux-fortes. Une seule échappe à cette règle : Jeune homme au buste : autoportrait (B 338). Il s'est spécialisé dans la technique de l'eau-forte, utilisant une plaque de cuivre recouverte d'un vernis, ce qui permet de travailler sur cette dernière avec le même geste que le dessinateur. De l'acide attaquait ensuite les zones découvertes par le vernis (la morsure), formant un relief en creux qui pouvait retenir l'encre. Rembrandt utilisait plusieurs techniques complémentaires : la double morsure où il reprenait la plaque en la recouvrant une deuxième fois d'un vernis transparent, l'emploi complémentaire d'un burin pour accentuer certains traits, ou d'un «mordant » directement sur la plaque afin d'obtenir des effets de brume. Il a laissé également des irrégularités d'encrage permettant la constitution de voiles plus ou moins opaques.

L'année 1630 est extrêmement prolifique : Rembrandt faisant la moue (B 10), Rembrandt à la bouche ouverte (B 13), Rembrandt au bonnet fourré et habit blanc (B 24), Présentation au temple, avec l'ange (B51), Jésus-christ au milieu des docteurs de la loi (B66), Gueux et gueuse (B 164), Gueux assis sur une motte de terre ; ressemblant à Rembrandt (B 174), Tête d'homme chauve (B 292), Tête d'homme chauve, tourné à droite (B 294), Tête d'homme de face (B 304), Vieillard à grande barbe (B 309), Tête de face riante : autoportrait (B 316), Tête d'homme au bonnet coupé ; Rembrandt aux yeux hagards (B 320), Homme à moustaches relevées et assis (B 325). Ce sont de petits formats[4].

Entre 1650 et 1655, Rembrandt a fait quelques rares planches directement en taille-douce.

Quelques tableaux

La Ronde de nuit

Rembrandt a peint La Compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch, entre 1640 et 1642. Quand la toile a été retrouvée au XVIIIe siècle, elle était si sombre et abimée qu'on aurait cru à une scène nocturne, elle fut donc surnommée la Ronde de nuit. En la nettoyant, on s'aperçut qu'il s'agissait en fait d'un groupe de mousquetaires quittant l'ombre d'une cour et s'avançant dans la lumière du jour.

Le tableau a été commandé pour orner le nouveau hall du Kloveniersdoelen, les mousquetaires de la milice civile. Rembrandt s'éloigna des conventions du genre, il choisit de montrer la milice alors qu'elle se prépare à partir en mission. On ne sait d'ailleurs pas laquelle, s'agit-il d'une simple patrouille ou d'un événement particulier ? Quoi qu'il en soit, cette approche artistique contraria les commanditaires, et certains membres de la milice furent agacés de se voir relégués à l'arrière-plan, presque invisibles. À 1600 florins, le paiement était un record dans l'œuvre de Rembrandt, dans une société dans laquelle un ouvrier gagnait 200 florins par année.

Pour qu'elle puisse trouver sa place sur le mur, des parties de la toile furent découpées. Ses dimensions actuelles (437 x 363 cm) sont encore impressionnantes, elle occupe tout un côté d'une des plus grandes salles dédiées du Rijksmuseum, dont elle est considérée comme l'œuvre majeure.

Le Syndic des drapiers

Le Syndic des drapiers

Cette toile représente six personnages en costume noir, qui portent chapeau et col en lin, et qui vérifient les comptes de la corporation des drapiers. Elle illustre bien le talent de Rembrandt pour la disposition de ses personnages. Son exécution est sobre et efficace.Un article publié en 2004 [64], par Margaret S. Livingstone, professeur de neurobiologie à l'Université de Harvard Medical School, suggère que Rembrandt, dont les yeux n'étaient pas alignés correctement, souffrait de cécité stéréo. Cette conclusion a été faite après l'étude de trent-six autoportraits du peintre. Parce qu'il ne pouvait pas former une vision binoculaire normale, son cerveau automatiquement à un œil, pour de nombreuses tâches visuelles. Cette incapacité pourrait avoir aidé à aplatir les images qu'il a vu, et puis le mettre sur la toile en deux dimensions.

Expertises

La distinction entre l'œuvre originale du peintre et celle faite par son atelier est difficile et les attributions ont été variables dans le temps.

En 1836 est publié le premier recensement de son œuvre peinte, fait par John Smith, qui compte près de 600 tableaux. Près de 400 peintures supplémentaires lui sont attribuées par la suite. Abraham Bredius ramène ce nombre à 600 dans un catalogue publié en 1935.

En 1968, le Rembrandt Research Project (RRP) a été initialisé sous l'égide de l'Organisation néerlandaise pour l'avancement de la recherche scientifique (Nederlandse Organisatie voor Wetenschappelijk Onderzoek). Des historiens d'art et des experts de plusieurs disciplines se sont associés pour valider l'authenticité des travaux attribués à Rembrandt et établir une liste complète de ses peintures. Certaines œuvres ont été retirées de la liste après expertise, dont le Cavalier polonais, conservé par la Frick Collection de New York. La plupart des experts, parmi lesquels le Dr. Josua Bruyn du RRP, attribuent maintenant ce tableau à l'un des plus talentueux élèves de Rembrandt, Willem Drost. En 2003, le comité poursuit ses travaux d'investigation. Les enjeux sont de taille : un Rembrandt peut actuellement se vendre plus de 28 millions de dollars américains. L'expertise de L'homme au casque d'or, exposé à la Gemäldegalerie de Berlin, a également abouti à la conclusion que son "attribution à Rembrandt est à présent pratiquement exclue"[5].

Signatures

"Rembrandt" est une modification de l'orthographe du prénom de l'artiste qu'il a présentée en 1633. En gros, ses premières signatures (ca. 1625) se composaient d'un premier "R", ou le monogramme "RH" (pour Rembrant Harmenszoon, c'est-à-dire «fils de Harmen"), et à partir de 1629, "RHL" ( "L "était, vraisemblablement, de Leiden). En 1632, il a utilisé ce monogramme au début de l'année, puis a ajouté à son patronyme, "RHL-van Rijn", mais a remplacé cette forme dans la même année et a commencé à utiliser son prénom seul avec son orthographe d'origine, "Rembrant". En 1633, il a ajouté un "d", et a toujours maintenu cette forme à partir de là, ce qui prouve que cette petite modification avait un sens pour lui. Ce changement est purement visuel, il ne change pas la façon dont son nom est prononcé. Curieusement, malgré le grand nombre de peintures et de gravures signées avec ce changement de prénom, la plupart de ses documents qui sont mentionnés au cours de sa vie ont conservé l'orthographe originelle "Rembrant". (Note: la chronologie approximative de la signature des formes ci-dessus s'applique aux peintures et, dans une moindre mesure, à la gravure, de 1632, vraisemblablement, il n'y a qu'une seule gravure signée "RHL-v. Rijn", le grand format "L'augmentation de Lazarus, "B 73). Sa pratique de signer son travail de son prénom, suivie plus tard par Vincent van Gogh, a probablement été inspirée par Raphaël, Léonard de Vinci et Michel-Ange, qui, hier comme aujourd'hui, ont été appelés par leur prénom seul.

Collections

Expositions récentes

  • Rembrandt - Caravaggio, Musée Van Gogh d'Amsterdam, du 28 février 2006 au 18 juin 2006
  • Rembrandt : La lumière de l’ombre, Bibliothèque nationale de France, du 11 octobre 2006 au 7 janvier 2007
  • Portraits hollandais au siècle de Rembrandt et Frans Hals, Musée Mauritshuis Korte Vijverberg 8 - La Haye, du 13 octobre 2007 au 13 janvier 2007.

Voir aussi

Bibliographie

  • Svetlana Alpers, L'atelier de Rembrandt. La liberté, la peinture et l'argent,(Rembrandt’s Entreprise. The Studio and the Market, trad. de l’anglais par Jean-François Sené), Gallimard, « NRF Essais », 1991, sl. (1e éd. 1988, Chicago).
  • Jan Blanc, Dans l'atelier de Rembrandt. Le maître et ses élèves, Paris, Editions de la Martinière, 2008.
  • Marcel Brion, Rembrandt, Albin Michel, 1969.
  • Christel Brückner, Rembrandts Braunschweiger Familienbild, Seine thematische Figuren und Farbkomposition und die Kunst Italiens, Hildesheim, 1997.
  • Max Milner, Rembrandt à Emmaüs, Paris, J. Corti, 2006.
  • Bruno Streiff,Le Peintre et le philosophe ou Rembrandt et Spinoza à Amsterdam, Éditions Complicités, 2004.
  • Christian Tümpel, Rembrandt, Anvers/Paris, 1986.
  • Christian Tümpel, Rembrandt. Études iconographiques. Signification et interprétation du contenu des images, Saint Pierre de Salerne, 2004.
  • Christian Tümpel, Rembrandt. Pictures and Metaphors, Londres 2006.
  • Emile Verhaeren, Rembrandt, biographie critique, Paris, H. Laurens, 1904.

Filmographie

Plusieurs fictions, au cinéma ou à la télévision, ont retracé la vie de Rembrandt :

Liens internes

Liens externes

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Expositions

Notes et références

  1. L'œuvre de Rembrandt suscite de sérieux problèmes d'attribution. Svetlana Alpers dans son ouvrage de 1988 L’Atelier de Rembrandt. La liberté, la peinture et l’argent avance le nombre de 420 œuvres peintes, mais au moment de la parution de son livre, le Rembrandt Research Project n'a pas encore livré ses conclusions définitives et Alpers prévoit que ce nombre sera probablement amené à être dévalué encore
  2. Malgré l'existence d'une controverse autour de cette date, la majorité des sources tendrait aujourd'hui à la confirmer plutôt que celle, autrefois avancée, de 1606.
  3. peintre de Leiden, spécialisé dans les scènes infernales
  4. Rembrandt : L'œuvre gravé complet, Office du Livre-Fribourg, 1978L
  5. Musées de Berlin - Beaux Arts - Gemäldegalerie am Kulturforum - Collections hollandaises - Berlin en ligne
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