Tortue d'Hermann

Tortue d'Hermann
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 Tortue d'Hermann
Tortue d'Hermann
Classification selon TFTSG
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Chelonii
Ordre Testudines
Sous-ordre Cryptodira
Famille Testudinidae
Genre Testudo
Nom binominal
Testudo hermanni
Gmelin, 1789
Synonymes
  • Chersine hermanni (Gmelin, 1789)
  • Eurotestudo hermanni (Gmelin, 1789)
  • Testudo graeca bettai Lataste, 1881
  • Testudo graeca boettgeri Mojsisovics, 1889
  • Chersine boettgeri (Mojsisovics, 1889)
  • Eurotestudo boettgeri (Mojsisovics, 1889)
  • Testudo graeca hercegovinensis Werner, 1899
  • Testudo enriquesi Parenzan, 1932
  • Testudo hermanni robertmertensi Wermuth, 1952
Statut de conservation UICN :

NT  : Quasi menacé
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Testudo hermanni, la Tortue d'Hermann, est une espèce de tortues de la famille des Testudinidae[1]. Elle est également appelée Tortue des Maures.

Sommaire

Distribution et sous-espèces

Distribution

Selon TFTSG (27 juin 2011)[1] :

La sous-espèce occidentale, la plus petite. Elle mesure de 18 à 20 cm à la taille adulte (le mâle étant légèrement plus petit que la femelle). La couleur jaune prédomine sur la carapace, en contraste avec les taches sombres qui s'y trouvent. La queue est plus longue chez le mâle. Elle se distingue des autres tortues par les bandes de couleur noire continues sous le plastron. . C'est la sous-espèce la plus menacée, et elle est d'ailleurs classée comme « en danger » par l'UICN.

La sous-espèce orientale, plus grande que la sous-espèce occidentale (sa taille peut atteindre 28 cm, et son poids 3 à 4 kg). Les bandes sous le plastron sont plus clairsemées. Sa tête va de la couleur marron à noir, avec de fines écailles ainsi que sur les pattes avant munies de 5 griffes. La population de la côte dalmate de T. h. boettgeri est parfois considérée comme une troisième sous-espèce T. h. hercegovinensis.

Comportement

L'espérance de vie des tortues dans la nature avoisine les 40 ans. En captivité elle peut atteindre 100 ans [réf. nécessaire], plus souvent entre 60 et 80 ans [réf. nécessaire]. Cette longévité s'explique par un métabolisme adaptable aux conditions extérieures mais surtout par le fait que si elles survivent aux 6-7 premières années de leur vie, elles ne craignent plus par la suite les prédateurs qui se heurtent au problème de la carapace... sauf l'Homme bien sûr, les machines et les chiens domestiques (qui les considèrent comme des os à ronger et provoquent des blessures + stress mortel).

Les tortues sont des animaux à sang froid (ectothermes) qui doivent s'adapter à la température ambiante pour assurer un bon métabolisme et une activité optimale. S'il fait froid, elles doivent d'abord trouver un endroit pour se réchauffer. S'il fait trop chaud, elles doivent impérativement se mettre à l'ombre. Dans la nature, elles font aussi de longues distances pour aller boire régulièrement (toutes les 2 semaines environ en période chaude).

Tôt le matin, elles quittent leur gîte de nuit (dont elles changent tous les jours) dès qu'elles sont réchauffées et partent en quête de nourriture, des feuilles, des fleurs, des fruits, parfois des escargots et des vers. À midi, le soleil étant haut, elles se mettent au frais dans des buissons et ressortent en fin de journée. Dotées d'un excellent sens de l'orientation, elles se repèrent parfaitement dans l'espace grâce aux champs magnétiques de la terre et au soleil, et sans doute grâce à une très bonne olfaction et à la mémoire de leur environnement. En fin de journée, elles quittent leur gîte pour se nourrir à nouveau.

Les tortues sont extrêmement attachées à leur lieu de vie (phylopatrie), c'est pourquoi elles essaieront sans cesse d'y retourner si on les en déplace (ramassage). Certaines de celles qui ont survécu aux feux de 2003 ont été observées comme retournant sur leur lieu de vie ou continuant à le fréquenter malgré sa dévastation (lors du feu elles étaient en bord de rivière, ou dans des zones épargnées/sautes de feu)

Hibernation

En espace naturel méditerranéen, les tortues creusent leur abri d'hibernation au pied d'un buisson, et en changent d'année en année, même s'il semblerait qu'elles hibernent quand même dans la même zone de leur domaine vital. Elles hibernent de mi-novembre à mi-mars. À ce moment, le rythme cardiaque et la respiration s'abaissent notablement, elles ne dorment pas à proprement parler, il s'agit plutôt d'une sorte de léthargie. Les tortues en captivité doivent également hiberner, besoin vital pour elles.

Reproduction

Une éclosion en neuf étapes

Mâles et femelles vivent en solitaires et ne se rencontrent que pour l'accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s'ils ne posent pas de problème dans la nature (la femelle peut fuir), peuvent causer de graves blessures à la femelle en captivité. La femelle peut s'accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s'accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés même si les mâles sont absents ou se font rares (un avantage après les incendies par exemple !). C'est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d'autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et refuser l'accouplement s'il ne lui convient pas... Des recherches sont en cours pour mieux comprendre quels sont les critères de choix des femelles.

La reproduction ne fixe pas le sexe des embryons. Celui-ci dépend de la température d'incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31,5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de poids. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs, mais si la femelle est âgée elle pourra pondre deux à trois fois dans l'année. La proportion des pontes arrivant à la naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée (fouine, sangliers, blaireau). La maturation des œufs dure environ 97 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d'automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

En France

La Tortue d'Hermann est la seule tortue terrestre de France : elle est présente dans la plaine et le massif des Maures (Var), et en Corse. Si elle ressemble à ses cousines italiennes et espagnoles, ou corses, ce sont pourtant des tortues génétiquement différentes. Les tests génétiques effectués pour les chercheurs de la SOPTOM de Gonfaron montrent de façon indubitable que la population varoise est génétiquement différente des autres populations: espagnole, corse, toscane[2].

Cette tortue est considérée comme étant en voie d'extinction en France et fait l'objet d'un Plan de restauration national. Un premier plan de restauration de la Tortue d'Hermann avait été rédigé par le CEEP (Conservatoire Etudes des Ecosystèmes de Provence) et la SOPTOM-Village des Tortues de Gonfaron pour être mis en œuvre en 1994. Il n'a pas été jugé prioritaire durant 9 ans au Ministère de l'environnement puis, avec le soutien de la Fondation Nicolas Hulot, a été remis en écriture en 2004, avec un financement de 80 000 euros de la DIREN en 2004[3], il a finalement été publié en décembre 2007, puis amendé et validé par le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), il doit maintenant être mis en œuvre sous l'autorité de la DREAL PACA et du ministère chargé de l’Environnement.

Menaces

Les menaces à l'origine de la disparition de l'espèce portent à la fois sur son habitat et sur les individus qui composent les quelques populations sauvages relictuelles.

Dans le premier cas, l'extension de l'urbanisation et des surfaces viticoles cause la disparition et/ou la fragmentation écologique des espaces naturels. Les tortues peuvent encore traverser les vignes ou se réfugier dans les haies, même si ces dernières ne sont pas des milieux de vie sûrs. Vient ensuite la dégradation de la qualité de ces habitats, par exemple par le débroussaillage anti-incendie qui tue ou blesse parfois les tortues, et ôte broussailles et buissons où elles vivent et ne laissent qu'une végétation rase qu'elles évitent. Les feux ne causent de dommages aux habitats que s'ils sont trop fréquents où ils finissent alors par épuiser les sols sur lesquels plus grand chose ne poussera.

À l'opposé, la disparition des traditions agricoles douces (pastoralisme, vergers et oliveraies entretenues à la main, vendanges manuelles...) peuvent entraîner dans le Massif une fermeture des milieux qui favorise la prédation sur les œufs alors tous concentrés dans les quelques endroits ensoleillés restants.

Les menaces directes sont les écrasements par les engins (de débroussaillage, tracteurs) et par les voitures), la prédation par les chiens domestiques et le ramassage par les particuliers. S'y ajoute les risques sanitaires et génétiques liés au lâcher ou à l'évasion de tortues captives (souvent exotiques ou hybridées), voire consanguines.

Autrefois, les tortues d'Hermann (ainsi que les cistudes) étaient consommées dans les monastères le vendredi, car elles n’étaient pas considérées comme de la viande mais assimilées à des poissons.

Cette tortue a pour principaux ennemis :

  • la dégradation de son habitat ;
  • l'extension des cultures agricoles et de l'urbanisme dans les communes bordant le massif des Maures ;
  • les véhicules motorisés ou pas (routes nationales et départementales, chemins forestiers) ;
  • les incendies annuels dans le Massif des Maures ;
  • les rotobroyeurs utilisés préventivement contre les incendies par les propriétaires de terrain, mais souvent sans aucun respect pour la faune présente ;
  • les chiens de chasse, les chiens errants et les chiens domestiques ;
  • le trafic et le prélèvement d'individus par les touristes et par les habitants ;
  • le relâcher d'individus par des acheteurs dépassionnés et par les habitants ;
  • l'élevage mal géré ou mal encadré :
  • la malfaisance humaine ;
  • la méconnaissance des besoins d'une tortue.

Sauvegarde

Les moyens pour sauver l'espèce reposent sur la sauvegarde de son habitat (mise en réserve, protection légale, acquisitions foncières) et la sensibilisation du public afin de lutter contre les ramassages, le trafic et les lâchers non contrôlés.

L'association SOPTOM (Station d'Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux, ass. loi 1901), et le centre qui lui est associé, le Village des Tortues à Gonfaron (situé dans le département du Var), pratiquent dans la mesure de leurs moyens des actions de protection, ainsi que le CEEP (Conservatoire Etudes des Ecosystèmes de Provence) qui a pour mission l'acquisition de terrains à haute biodiversité.
La SNPN et le Collectif de la Plaine des Maures oeuvrent aussi pour éviter que certains importants projets d'urbanisation aient un impact grave sur les tortues et la biodiversité en général (on peut citer par exemple les LGV, les décharges (cf extension de la décharge de Balançan sur 30 hectares) ou les golfs).

La FFEPT, regroupant les associations francophone d'éleveurs de tortues, veut œuvrer pour la protection des tortues à travers la captivité, notamment par l'information et la sensibilisation du grand public, et le regroupement des éleveurs passionnés. Ses actions se veulent complémentaires de celles des autres associations.

Les enjeux théoriques à moyen terme sont de mieux comprendre les besoins des tortues en milieu naturel, notamment leur biologie et leur comportement, afin de favoriser l'extension des populations existantes et de recréer des populations dans des zones protégées.

En 2006 en raison des incendies annuels et du morcellement des sols permanent, le nombre de Testudo hermanni françaises en milieu sauvage est désormais inférieur au nombre de Testudo hermanni en élevages associatifs ou encadrés [réf. nécessaire]. Selon le Centre de Recherche et de Conservation des Cheloniens au Village des Tortues de Gonfaron (CRCC), une tortue de captivité perdrait la capacité à utiliser les ressources l'espace naturel et la capacité à vivre sur un espace d'environ 1 à 2 ha.[réf. nécessaire]

Statut de protection

Elle figure dans l'Annexe 2 de la Convention de Washington, dans l'Annexe A de la Réglementation Européenne[4] et dans l'Annexe I des deux Arrêtés Ministériels du 10 août 2004. La détention en France est soumise à conditions aux termes de ces Arrêtés du 10 août 2004.

Commerce

Son commerce était totalement interdit en France depuis un arrêté de 1985 portant sur la protection de la faune sauvage française. Suite à une décision de la commission européenne, le ministère de l'écologie publie en 2006 une modification de l'interdiction totale de vente, pour ré-autoriser la vente des individus issus de parents nés en captivité. Cette autorisation permet aux éleveurs de vendre le fruit de leur élevage en toute légalité.

Les arguments de la Commission Européenne sont :

  • Contradiction avec un des principes fondateurs européens : la libre circulation des biens
  • Incitation à un marché noir
  • Incitation au braconnage en France par manque d'intérêt de l'activité d'élevage

Les individus sauvages ou d'origine indéterminée demeurent interdits à la vente.

Taxonomie

Son appartenance générique à Testudo n'est pas universellement reconnue elle peut être placé dans le genre Chersine voir Eurotestudo.

En juin 2007 le statut taxonomique de la tortue d'Hermann a été remis en question par la communauté scientifique. La nomenclature scientifique continue à évoluer, comme elle l'a déjà fait par le passé.

Certain auteurs considèrent aujourd'hui Testudo hermanni boettgeri taxonomiquement comme une espèce à part entière, distincte de Testudo hermanni[5]. Dans cette optique l'appellation devrait être :

  • Testudo hermanni, Chersine hermanni ou encore Eurotestudo hermanni
  • Testudo boettgeri, Chersine boettgeri ou encore Eurotestudo boettgeri

La majorité des auteurs n'ont cependant pas adopté cette approche, dans la mesure où les deux taxons se croisent sans problème [réf. nécessaire].

L'UICN cite uniquement Testudo. Pour l'ITIS (Système d'Information Taxonomique Intégré), le genre Testudo ne compte que cinq taxons (Testudo graeca, Testudo hermanni, Testudo horsfieldii, Testudo kleinmanni et Testudo marginata.

Étymologie

Cette espèce est dédiée au botaniste et médecin Jean Hermann (1738-1800).

En captivité

La détention de cette espèce est autorisée jusqu'à 6 individus adultes en demandant une Autorisation d'Elevage d'Agrément[6] (AEA) à la Direction des Services Vétérinaires[7] de votre département. L'appartenance à une association est vivement souhaitée par le Ministère. Au-delà de ce nombre de 6 adultes il est nécessaire d'obtenir un Certificat de Capacité[8] (CDC). La vente est interdite, le don est autorisé (des registres d'Entrées/Sorties sont à tenir à jour et un formulaire de déclaration simple de cession est à fournir avec la tortue pour tracer son itinéraire en cas de cessions successives. Si la tortue a un numéro d'enregistrement CITES il doit être fourni également avec la cession de l'individu comme tous les documents relatifs au passé de la tortue.

La vente d'individus sauvages vivants ou morts est interdite, de même que la vente d'œufs sauvages vivants ou morts. Les individus issus de l'élevage (parents nés en captivités) sont autorisés à la vente sous certaines conditions de régularisation administrative.

Les prélèvements dans la nature sont interdits, de même que les lâchers.

Certains relâchers à titre scientifique (sous contrôle gouvernemental et dans des espaces isolés et surveillés) sont effectués dans le Var en France. Le relâcher sauvage de tortues par des particuliers représente un sérieux problème dans la lutte pour la protection de cette tortue. En effet, les deux espèces Testudo hermanni et Testudo boettgeri étant souvent mélangées dans les élevages amateurs non encadrés par les associations, les individus issus d’élevages ne peuvent pas, en l'état actuel, être utilisés pour le repeuplement car ils constituent une pollution génétique affectant lourdement la biodiversité. De plus des germes pathologiques peuvent être propagés lors de relâchers dans des zones où sont présents des groupes de tortues n'ayant jamais été mis en présence de ces germes, avec pour conséquence de possibles épidémies décimant les populations naturelles. Ces problèmes surviennent même lors de relâchers scientifiques d'animaux pourtant effectués dans les meilleures conditions et avec de très longues préparations (parfois plusieurs années). Le relâcher des animaux dans la nature par des particuliers, accidentellement ou avec de bonnes intentions, compromet donc de façon très grave la survie des populations sauvages. Il est préférable de donner un individu à une association plutôt que le relâcher.

Publication originale

  • Gmelin, 1789 : Caroli a Linné Systema naturae. 13. ed., Tom 1 Pars 3. G. E. Beer, Lipsiae, p. 1033-1516.

Liens externes

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Articles connexes

Notes et références

  1. a, b et c Turtles of the World, 2010 Update:Annotated Checklist of Taxonomy, Synonymy, Distribution, and Conservation Status (Checklist 000v3), p. 123
  2. turtleland
  3. Selon une lettre du Gouvernement français au Secrétariat général de la convention de Berne (Conseil de l'Europe) suite à une plainte de la Société nationale de protection de la nature (SNPN), faisant elle-même suite à une plainte de 1991 relative à un projet de construction d'une piste d’essai pour pneumatiques par le groupe Michelin au centre de la plaine des Maures. En 1999, puis en 2003 la SNPN a à nouveau signalé ses réserves quant à l’efficacité du Programme d’intérêt général (PIG) qui devait assurer la conservation de la tortue Testudo hermanni, dénonçant un manque de rigueur de l’Etat français.
  4. Détail de la réglementation Européenne
  5. Bonin, Devaux & Dupré, 2006 : Turtles of the World. English translation by P.C.H. Pritchard. Johns Hopkins University Press, p. 416.
  6. Autorisation d'Elevage d'Agrément
  7. Direction des Services Vétérinaires
  8. Certificat de Capacité

Bibliographie

  • Avise, John C.; Bowen, Brian W.; Lamb, Trip; Meylan, Anne B. & Bermingham, Eldredge (1992): Mitochondrial DNA evolution at a turtle's pace: evidence for low genetic variability and reduced microevolutionary rate in the Testudines. Molecular Biology and Evolution 9(3): 457-473. PDF fulltext
  • de Lapparent de Broin, France; Bour, Roger; Parham, James F. & Perälä, Jarmo (2006): Eurotestudo, a new genus for the species Testudo hermanni Gmelin, 1789 (Chelonii, Testudinidae). [English with French abstract] Les Comptes rendus de l'Académie des sciences 5(6): 803-811. DOI:10.1016/j.crpv.2006.03.002 PDF fulltext
  • Fritz, Uwe; Kiroký, Pavel; Kami, Hajigholi & Wink, Michael (2005): Environmentally caused dwarfism or a valid species - Is Testudo weissingeri Bour, 1996 a distinct evolutionary lineage? New evidence from mitochondrial and nuclear genomic markers. Molecular Phylogenetics and Evolution 37(2): 389–401. DOI:10.1016/j.ympev.2005.03.007 PDF fulltext
  • Fritz, Uwe; Auer, Markus; Bertolero, Albert; Cheylan, Marc; Fattizzo, Tiziano; Hundsdörfer, Anna K.; Sampayo, Marcos Martín; Pretus, Joan L.; Široký, Pavel & Wink, Michael (2006): A rangewide phylogeography of Hermann's tortoise, Testudo hermanni (Reptilia: Testudines: Testudinidae): implications for taxonomy. Zoologica Scripta 35(5): 531-548. DOI:10.1111/j.1463-6409.2006.00242.x PDF fulltext
  • Gagno, S. (2005) Diversité parasitaire intestinale chez la tortue d’Hermann Testudo hermanni (Gmelin, 1789) (Chelonii, Testudinidae) en captivité et dans la nature (Var, France). Bull. Soc. Herp. Fr. 113-114: 5-16.
  • van der Kuyl, Antoinette C.; Ballasina, Donato L. Ph. & Zorgdrager, Fokla (2005): Mitochondrial haplotype diversity in the tortoise species Testudo graeca from North Africa and the Middle East. BMC journals 5: 29. DOI:10.1186/1471-2148-5-29 (HTML/PDF fulltext + supplementary material)
  • Atlas de la terrariophilie, volume 2, "Les tortues" de Pr Roger Bour, Dr Lionel Schilliger, Dr Antoine Cadi, Dr Ghislaine Guyot, Michel Louchart, Jérôme Maran, Philippe Magnan, Sébastien Métrailler, Denis Mosimann. Ed. Animalia Editions, 2002. ISBN 2-9516451-9-8
  • Toutes les tortues du monde de Franck Bonin, Bernard Devaux et Alain Dupré aux éditions Delachaux et Niestlé. ISBN 2-603-01024-7
  • Les tortues de "jardin" - Guide des soins & des maladies de Lionel Schilliger, Docteur vétérinaire aux éditions Animalia Editions. ISBN 2-915740-35-6



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