Taroudant


Taroudant

30°25′N 9°36′W / 30.417, -9.6

Taroudant
ⵜⴰⵔⵓⴷⴰⵏⵜ
تارودانت
Taroudant, mai 2007
Taroudant, mai 2007
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Souss-Massa-Drâa
province Province de Taroudant
Géographie
Coordonnées 30° 28′ 01″ Nord
       8° 52′ 01″ Ouest
/ 30.467, -8.867
Superficie 1 650 ha = 16,500 km2
Démographie
Population 71 133 hab. (2004)
Densité 4 311,1 hab./km2
Divers
La capitale historique du Souss
Localisation
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Taroudant
Internet
Site de la ville http://www.taroudannt-province.com

Taroudant (en arabe : تارودانت , en tifinagh : ⵜⴰⵔⵓⴷⴰⵏⵜ) est une ville du sud-ouest du Maroc située dans la plaine du Souss, chef-lieu de la province du même nom. En 2005, elle comptait 63 000 habitants.

Les remparts de Taroudant

Sommaire

Géographie

Les remparts de Taroudant

La ville se trouve à 80 km à l'est d'Agadir (à 60 km de l'Aéroport International Agadir Al Massira), et à environ 250 km au sud-ouest de Marrakech, le long de l'oued (ou assif) Souss.

Taroudant (ou Taroudannt, [prononcé « Taroudannte »]) est située dans la vallée du Souss, entourée par deux chaînes de montagnes, le Haut-Atlas au nord et à l'est, l'Anti-Atlas au sud; à l'ouest, la plaine s'ouvre sur l'Atlantique. Cette vallée fertile est traversée par l'oued Souss qui longe la ville. La province de Taroudant a, sur son territoire, la plus haute montagne d'Afrique du nord, le Mont Toubkal, en arabe Jebel Toubkal, en berbère Adrar N' Dern, 4 167 mètres.

L'origine du nom berbère Taroudant est énigmatique: certaines légendes l'associent à une princesse syrienne qui s'est installée dans la région et qui portait le nom de "la Reine Roudana", d'autres l'expliquent par la phrase berbère "Taroua ddante" qui veut dire "Les enfants ont été emportés (par l'eau)" que cria une femme berbère qui faisait sa lessive au bord du fleuve quand les crues emportèrent ses enfants !

Histoire

C'est l'une des villes les plus anciennes du Maroc. Elle fut un poste avancé de l'armée romaine portant le nom de Vala, dans la zone gétule (zone au sud de la maurétanie tingitane, hors du contrôle de Rome) et de ce fait a connu une lutte sans merci des Berbères contre l'occupation romaine. Le poste fut pour cela ravagé par les Romains.

Taroudant est au XIe siècle la capitale d'un petit royaume chiite (royaume des Bajjalis). Annexée par les Almoravides en 1056, indépendante sous les Almohades elle fût notamment la capitale des princes rebelles Ben Yedder qui régnèrent sur le Souss de 1252 à 1334[1], elle est détruite en 1306 par les Mérinides. Elle connaît son apogée au XVIe siècle sous l'influence de Mohammed ech-Cheikh Saâdi, fondateur de la dynastie Sâadienne qui en fait sa capitale et une base pour ses offensives contre les Portugais installés à Agadir (nommée, à l'époque, Santa Cruz de Cap de Gué). Elle devient alors un centre caravanier important, célèbre pour l'abondance et la qualité de ses marchandises : sucre, coton, riz, etc.

Au XVIIe siècle, Taroudant se trouve sous la domination du royaume du Tazeroualt, la région située entre Tiznit et Tafraout, et, à ce titre, la cible privilégiée des expéditions militaires menées par les sultans Alaouites. Les Alaouites n'avaient pas oublié l'humiliation infligée par Abi Hassoun Semlali, qui gouvernait la région située entre Taroudant et Tiznit et qui a emprisonné le fondateur de la dynastie alaouite Moulay Ali EsSharif dans la bourgade d'Iligh. En représailles, le sultan Moulay Ismaïl fit massacrer une grande partie de la population pour son soutien à son neveu, le prétendant rebelle Ahmed Ben Mahriz en 1687.

Comme toute la région, Taroudant a souffert de la fermeture du port d’Agadir, à partir de 1760. Elle s'est repliée derrière ses remparts jusqu'en 1912, date à laquelle le rebelle El-Hiba Bin Ma'a El Aïnine fit de la ville le centre de sa résistance à l’armée française jusqu'en 1914.

La population de Taroudant est réputée fière et frondeuse. En représailles, la ville fut en grande partie détruite à plusieurs reprises. Le roi n'aurait jamais franchi ses portes par crainte de l'humeur rebelle de ses habitants. Taroudant est cependant connue pour son sens de l'accueil, l'amabilité de ses commerçants.

Economie

Taroudant est célèbre pour sa production d'agrumes (essentiellement oranges et clémentines), pour l'huile d'argane spécifique à la région et l'huile d'olive, pour l'artisanat (très varié, le travail du cuir, tannerie, la poterie, etc...) et ses paysages magnifiques.

Zone Industrielle

Taroudant est dotée d'une zone industrielle à environ 10 km à l'est de la ville, sur la commune urbaine Aït I'azza. Elle abrite, entre autres, l'une des plus grandes coopératives agricoles au Maroc. La ville a besoin de séduire plus d'investisseurs industriels et doit donc créer davantage de zones industrielles, notamment dans l'agroalimentaire .

Les Souks

Le souk artisanal

Situé dans les ruelles de la ville, entre les places Assarag et Talmoklate. 1000 commerçants y vendent babouches, cuirs, poteries, céramiques, bijoux, tapis, épices, fer forgé, objets artisanaux. Certains commerçants sont installés dans d'anciens caravansérails (composé d'une cour et d'une quarantaine de « chambres » louées aux marchands de passage 3dhs/mois jusqu'aux années 60) .

Le souk berbère (Jnane al-Jaamia)

L'entrée se fait par la place Talmoklate. C'est le plus fréquenté par les Marocains. Denrées alimentaires, tissus, vaisselle, jouets, tapis, luminaires, etc., on trouve tout au souk, et particulièrement si c'est en plastique. Ouvert de 10 à 21 heures, avec une fermeture entre 13 et 15 heures, tous les jours de la semaine, plus calme le vendredi et le dimanche.

Les remparts

La ville fut une capitale de la dynastie saadienne. Elle accueille par ailleurs des tombeaux saints pour les Juifs.

La ville de Taroudant est défendue par 6 km de remparts dans lesquels s'imbriquent 130 tours et 19 bastions d'angle reliés les uns aux autres par un chemin de ronde, ce qui fit de cette ville une citadelle imprenable.

Les remparts permettent le passage par neuf portes voûtées d'architecture mauresque, disposées principalement aux points cardinaux. La muraille compte 5 portes anciennes et de nouvelles ont été bâties récemment pour faciliter la circulation dans la ville.

Ces portes se nomment :

  • Bab al-Kasbah ou Bab al-silsila, porte ancienne
  • Bab Leblalia
  • Bab Zorgan, porte ancienne
  • Bab BenYara
  • Bab Targhount, porte ancienne
  • Bab Agafay
  • Bab Oulad Bounouna, porte ancienne
  • Bab al-Khemis, porte ancienne
  • Bab al-Hajr ou Bab Jdid

Une toute nouvelle porte a été ouverte récemment, entre Bab Oulad Bounouna et Bab el-Khemis, mais elle n'a pas encore reçue de nom.

Films tournés à Taroudant

Partenariats

Dans les environs

Palmeraie de Tioute

Petit village situé à 20 km de Taroudant, Tiout, perché sur un piton, surplombe une jolie palmeraie. Environ 3000 habitants vivent autour de cette oasis de verdure et vivent de la culture de jardins irrigués et de l'élevage des chèvres. De belles promenades à dos de mulets sont possibles et l'auberge locale offre un excellent tajine de poulet au citron.

Route des agadirs

Un agadir est un grenier collectif fortifié.

Tasguent n'est que l'un des quelque 500 agadirs de la région, beaucoup sont en ruines[2].

Note

  1. Tawiza N°:43 Novembre 2000 اليماني قسوح لمحة عن تاريخ إمارة آيت يدر بسوس
  2. Greniers fortifiés du Sud

Malgré des coopérations avec des associations belges et françaises, en particulier avec la ville de Romans[réf. nécessaire], Taroudant manque de jumelage avec d'autres villes du monde, dans un objectif de coopération et d'échange d'idées et du savoir faire en matière de la gestion locale.

Taroudant manque aussi de théâtre, de musée, de piscine publique, de terrains de sport (handball , volley-ball et basket-ball).


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Taroudant de Wikipédia en français (auteurs)