Pierrette Lambert

Pierrette Lambert
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Pierrette Lambert (née le 10 juin 1928 à Orches) est une artiste française. Elle est connue pour avoir dessiné et gravé des billets de banque et des timbres-poste.

Sommaire

Biographie

Pierrette Lambert commence des études à l'école des Beaux-Arts de Poitiers en 1943. En février 1944, elle assiste à l'arrestation de son père et de son frère Jean, tous deux résistants qui meurent en déportation. Elle reprend des études à Paris, à l'École de dessin et d'arts appliqués au commerce et à l'industrie, puis à l'École Estienne[1]. Elle y découvre la gravure par l'intermédiaire de l'art de la miniature. Ses œuvres sont exposées à la galerie Ror Volmar en 1957.

Une exposition de ses miniatures à la galerie Ror Volmar[2] la font remarquer en 1957 par Guitard, un directeur de la Banque de France chargé de la fabrication des billets de banque. Employée par la banque centrale française, elle dessine entre autres les billets aux effigies de Racine (50 francs) et de Louis Pasteur (5 francs). Par la suite, on lui doit le billet de 200 francs de 1981, à l’effigie de Montesquieu.

Son travail sur les billets lui permet de postuler à la réalisation de timbres-poste. Les deux premiers sont émis en 1962 pour Saint-Pierre-et-Miquelon : ils représentent deux fleurs (Calopogon pulchellus et Cypipredium acaule). Dès l'année suivante, elle dessine deux timbres pour la France métropolitaine : « Château d'Amboise » gravé par Robert Cami et « Saint-Flour » gravé par Claude Durrens.

Pour ses timbres, Pierrette Lambert a reçu plusieurs récompenses dont des Grands Prix de l'Art philatélique pour des timbres de France, de Monaco et de trois pays francophones d'Afrique. Elle a reçu deux fois le prix du Philatelic Music Circle pour le plus beau timbre musical de l'année avec trois timbres monégasques : en 1987 pour le timbre Jean-Sébastien Bach et Haendel, et en 1988 pour les timbres « Bicentenaire de la création de Don Giovanni » de Mozart et « 150e anniversaire de la Grande Messe des morts » de Berlioz.

Son dernier timbre est émis en France en 1997, soit en tout environ 1300 timbres[1]. Elle prend sa retraite car elle est en désaccord sur la façon dont les mentions de pays, de valeurs, etc., sont mises en page autour de ses créations ou de ses miniatures d'œuvres d'art[3]. Elle se consacre depuis à la peinture.

Elle participe au concours de la conception des billets en euros, mais ce sont les projets de Robert Kalina qui sont retenus.

Voir aussi

Sources

  • « Conversation avec... Pierrette Lambert. Son univers... sa beauté », entretien avec Jean-François Decaux, paru dans Timbres magazine n° 64, janvier 2006, pages 28-30.
  • « Dis, l'artiste, dessine-moi le timbre de tes rêves... », entretien paru dans l'Écho de la timbrologie n° 1805, mars 2007, pages 12-13. Le dessin proposé par l'artiste est titré Flora : une allégorie féminine est entourée des trente-et-une espèces de fleurs que Pierrette Lambert a dessiné sur timbres.

Notes et références

  1. a et b « Dis, l'artiste, dessine-moi le timbre de tes rêves... », entretien paru dans l'Écho de la timbrologie n° 1805, mars 2007, page 13.
  2. « Conversation avec... Pierrette Lambert. Son univers... sa beauté », entretien avec Jean-François Decaux, paru dans Timbres magazine n°64, janvier 2006, pages 28-30.
  3. Elle juge ainsi que « [son] travail - et je pense tout particulièrement à l'œuvre de Chardin [Note : timbre émis le 29 septembre 1997] - a été saccagé par la mise en page », propos reproduit dans Timbres magazine n° 64.

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Pierrette Lambert de Wikipédia en français (auteurs)


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