Monnaie scripturale


Monnaie scripturale

Les dépôts bancaires dans les comptes courants ou compte-chèque forment ce qu'on appelle la monnaie scripturale ((en) deposit money). La possession de monnaie par un titulaire de compte est matérialisée par une écriture en compte. Ces écritures longtemps tenues dans des registres sont maintenant gérées par informatique[1]. Ils forment l'essentiel de la masse monétaire, très loin devant les billets et les pièces.

Cette monnaie circule entre les agents économiques sous forme de virement d'un compte à un autre grâce à des moyens de paiement, comme les cartes de paiement, les virements ou les chèques.

Elle peut être à toute réquisition transformée en papier monnaie ou en pièces. Depuis peu, elle peut aussi être chargée sur un porte-monnaie électronique.

On parle de dépôt, mais, dans la pratique, l'argent déposé peut être prêté par la banque sans l'avis du déposant[réf. souhaitée]. En cas de faillite les dépôts sont perdus, sous réserve de la garantie donnée par les États. Certains auteurs comme Maurice Allais, prix Nobel Français de Sciences Economiques, ont toujours déploré qu'il ne soit pas possible de faire des dépôts en banque qui ne soient pas utilisables par les banques pour leur objectifs propres[réf. souhaitée]. Ces dernières n'auraient qu'une fonction de dépositaire et de garantie des paiements sur ces purs dépôts. La législation forçant l'utilisation du compte bancaire pour de nombreux paiements, notamment des salaires, les agents économiques sont transformés volens nolens en spéculateurs sans en avoir manifesté le désir. En cas de méfiance vis-à-vis des banques, les déposants peuvent se ruer sur leurs comptes pour les vider et ainsi créer une crise de liquidité qui peut s'avérer fatale. Le cas s'est produit en 2008 lorsque la banque Northern Rock a dû être précipitamment nationalisée par le gouvernement britannique pour éviter une panique plus large.

Voir aussi


Lien externe

Notes et références


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Monnaie scripturale de Wikipédia en français (auteurs)