Lycos Webcenter


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Lycos (portail web)

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Lycos3.png
Logo de Lycos
URL lycos.fr
Slogan Go get it !
Langue(s) Français, Multilangue


Lycos est aujourd'hui avant tout le nom d'un moteur de recherche international, les différents portails Internet porteur de la griffe ayant progressivement disparu de la Toile en Asie, Amérique Latine, Europe et Amérique du Nord. La marque s'est construite son image en choisissant pour logo et mascotte publicitaire un retriever noir [1] nommée Lycos qui "va chercher".

Sommaire

Un projet expérimental à l'origine d'une marque qui fut mondialement connue

Il s'agit, à l'origine, d'un projet expérimental de moteur de recherche mené par le professeur Michael Mauldin de l'université Carnegie Mellon à Pittsburgh aux États-Unis. Son nom est ainsi l'abréviation de celui d'une araignée qui chasse en se précipitant sur ses proies : la Lycosidae.

Mais depuis 1994, la marque Lycos s'est progressivement fait une renommée mondiale. La maison mère Lycos Inc fut, à travers le monde, à l'origine de diverses coentreprises filles tendant à s'en émanciper soit Lycos Europe, Lycos Canada, Lycos Korea, Lycos Russie et Lycos Asie.

Lycos Inc, maison mère à l'histoire tumultueuse

En juin 1995, est créée la société Lycos Inc dont le financement est assuré par une entreprise de capital-risque.

En 1996, la firme, ainsi générée, ouvre son capital au public.

En 1998, elle rachète la société Wired Digital et prend ainsi possession du moteur de recherche HotBot.

En 1999, le moteur de recherche devient également un annuaire.

En 2000, il est racheté par Terra Networks, filiale internet de Telefonica, plus grande entreprise espagnole de télécommunications. De cette synergie, naît Terra Lycos. Le réseau connaît un essor certain et est alors l'un des plus grands acteurs de l'internet. Il comprend notamment de grand noms tels Tripod, Angelfire, WhoWhere, MailCity, HotBot, HotWired, Wired News, Webmonkey, Suck.com, Quote.com, Sonique et Gamesville.

En 2004, le conglomérat sud-coréen Baum s'empare à son tour de Lycos Inc.

Lycos Europe, coentreprise fille émancipée

En mai 1997, Lycos Inc crée Lycos Europe en association avec le groupe Bertelsmann. Lycos Europe entretient bientôt des portails dans toute l'Europe soit en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Suisse, au Danemark sous la marque Jubii, un temps en Suède sous la marque Spray, un temps en Norvège et un temps en Russie en collaboration avec Terra Lycos.

Certains des services qui y sont où y ont été proposés sont devenus fameux. C'est, en particulier, le cas de ceux qui concercent :

Lycos Europe et sa politique ambitieuse au plus fort de la bulle Internet

À l'origine ces fonctions se bornant surtout à celles de recherche, en 2000, avec son entrée en bourse, Lycos Europe semble marqué d'une grande ambition notamment en France où il effectue d'importantes acquisitions. Il tend ainsi à rivaliser avec son aîné américain.

Lycos Europe s'est même lancé dans l'accès à internet avec Comundo dès 1999 en Allemagne. En 2000, l'expérience est tentée en France mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous. Il n'est, en effet, pas égal dans tous les pays.

Durant cette même année, Lycos Europe rachète l'hébergeur web francophone Multimania. Il prend la place de Tripod au sein du portail français. La mise en place d'un nouveau type de publicité, particulièrement intrusif, et le développement des blogs ont contribué au déclin du service, qui au début des années 2000 était utilisé par plusieurs centaines de milliers de membres.

En 2000 encore, Lycos Europe acquiert le groupe suédois Spray Network au sein duquel vient d'être incorporé le français Caramail. Celui-ci, fort de son webmail ou encore de son chat, réunit alors une importante communauté d'utilisateurs francophones. Lycos France entend profiter de sa notoriété et l'intègre au sein de son portail. Au détriment de l'esprit communautaire qui faisait son charme, il se replie sur son activité originelle de webmail. Il finit par strictement remplacer Lycos Mail. La greffe reste difficile et en 2007, Lycos promeut une nouvelle plateforme de webmail dénommée Jubii offrant divers services annexes.

En 2001, Lycos Europe prend possession de Pangora.

En 2004, Lycos Europe rachète encore la société française BuyCentral et l'allemand United-Domains AG[2] qui doit être revendu en 2009 à United Internet.

Tentative vaine de renouveau avec Jubii

Jubii bêta par Caramail
Article détaillé : Jubii.

En 2007, Jubii n'entend pas seulement remplacer Caramail. JubiiDate voudrait succéder à Love@Lycos, et JubiiWorld à Lycos Chat... Lycos Europe, entre dans l'ère du Web 2.0. La fille émancipée aurait-elle voulu du même coup changer de patronyme ? Lycos Europe, fait, en tout cas, cavalier seul en Amérique du Nord où elle a lancé son propre portail Jubii.

En mars 2008, Fabrice Leclerc (ancien directeur général de la Régie, remercié peu de temps après cette annonce) de Lycos France fait un coup de communication en annonçant la mort de Lycos... pour annoncer le lendemain sa renaissance sous le nom de Lycos Network Europe.

Depuis le rachat des entités Caramail et Multimania, Lycos a dû faire face à trois plans sociaux, et encore en 2008 l'entreprise a revu son nombre d'employés à la baisse.

Sur les trois premiers trimestres 2008, Lycos Europe enregistrait une perte nette de 17 millions d'euros.

2009 : une unicité retrouvée ?

Le portail Lycos disparaît du Web européen le 15 février 2009. Le moteur de recherche est cependant maintenu en lieu et place de l'ancien portail. Leurs équivalents nord-américains finissent par suivre le même chemin. Tous ces sites revêtent alors le même habillage.

Logos successifs

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Notes et références

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