Akbou
Akbou

Akbou
Akbou

Administration
Nom algérien اقبو
Nom kabyle Aqbu
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
Wilaya Béjaïa
Daïra Akbou
(chef-lieu)
Code ONS 0625
Code postal 06001
Président de l'APC Abderrahmane Benseba (2007-2012)
Budget 700 millions de DA (2007)
Culture et démographie
Population 52 282 hab. (2008)
Densité 1 002 hab./km2
Gentilé Akbouciens
Géographie
Coordonnées 36° 27′ N 4° 33′ E / 36.45, 4.5536° 27′ N 4° 33′ E / 36.45, 4.55
Altitudes min. 180 m — max. 400 m
Superficie 52,18 km2
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Akbou
Voir la carte topographique
Akbou
Dz - Akbou (Wilaya de Béjaïa) location map.svg
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

Akbou, Aqbu en kabyle (berbère) et transcrit en tifinagh ⴰⵇⵠⵓ, est une ville d'Algérie, située dans la wilaya de Béjaïa, en Petite kabylie (haute Soummam), c'est la 2e ville de la vallée de la Soummam, plus grande vallée fluviale de Kabylie, juste après Béjaia, avec une population évaluée à 41 300 habitant (statistiques RGPH 2008), et en rajoutant les villages Colonel Amirouche (8 000 habitants), Tifrit (2 000 habitants) et les petites agglomérations comme Laâziv, Azaghar, Ath Lahdir, la commune compte environ 52 300 habitants.

Sommaire

Géographie

Situation

Akbou est située sur le flanc Est du Djurdjura, en Kabylie, dans la haute vallée de la Soummam. Elle est délimitée au nord par Ouzellaguen, à l'est par la Soummam, qui la sépare de la commune d'Amalou, au sud-est par l'oued Sahel, appelé localement "assif abbas", qui la sépare de la Commune d'Aït-R'zine, au sud par la commune Tazmalt, à l'ouest par la commune d'Ighram et au nord-ouest par la commune de Chellata.

Située à une altitude moyenne de 280 m, la commune d'Akbou s'étend sur une superficie de 52,18 km²; comprenant deux zones distinctes: Le périmètre urbain, formé du plateau d'Akbou et de Tifrit, et les périphéries, formées de la plaine d'Azaghar et des villages Lazib et Colonel Amirouche (ex. Riquet).

Relief, géologie, hydrographie

Transports

Routes

  • RN 26
  • RN 26A
  • CW 14A

Rail

Lieux-dits, quartiers et hameaux

Outre son chef-lieu Akbou-zone urbaine centre, la commune de Akbou est composée des zones et localités suivantes[1] : la zone urbaine à dominante d'habitations, la zone urbaine équipements spéciaux, la zone dominante d'activités, la zone à urbanisation future, la zone d'intérêt économique urbaine de réserve, Azib Benali Chérif, Tifrit, Taharacht et Azaghar.

Urbanisme

Toponymie

Histoire

Le centre ville actuel d'Akbou est une création française, datant de 1874. Le point le plus remarquable est la présence d'un mausolée d'époque romaine, attribué à la famille numide romanisée de Firmus. Il se signale au milieu de la vallée de la Soummam.

C'est au tour du chérif Bou Baghla d'organiser le soulèvement de la Kabylie contre la conquête française. En 1851, il l'inaugure par un coup d'éclat : l'attaque contre l'azib que possède Sî ibn 'Alî Sharîf, marabout de Chelatta, au bas de la vallée. Les Français décident peu après la construction d'un bordj, maison forte et maison de commandement pour protéger le marabout et, à travers lui, asseoir leur autorité sur le pays. Sî ibn 'Alî Sharîf a alors le commandement, en grande partie nominal, sur les Illoulen us-Sameur, les At 'Îdal et les Ouzellaguen. Le marabout obtiendra plus tard le titre de bash-agha de la part des Français, qui sied mieux à son amour-propre.

Akbou, à la confluence topographique et stratégique de la Soummam et de son affluent le Bousselam, fait partie du deuxième épicentre de l'insurrection de 1871. Celle-ci commencée dans la Medjana, sous la direction du bash-agha Muqrânî, trouve un puissant relais à Seddouk, sous l'autorité de Shaykh al-Haddad, alors le personnage le plus en vue de la tarîqa Rahmânîyah en Algérie. En effet, Seddouk fait alors partie du commandement de Sî ibn 'Alî Sharîf, dont le rôle dans le déclenchement de l'insurrection reste controversé et jamais mis au clair avec netteté. En tout cas, avec les premières opérations, il se réfugie dans son bordj.

Les troupes françaises mènent une répression impitoyable. Les terres les plus fertiles de la vallée de la Soummam sont séquestrées et vouées à la colonisation. C'est ainsi que s'élève bientôt un centre de colonisation qui prend le nom de Metz, pour accueillir des colons, dont certains viennent d'Alsace-Lorraine. Il s'agit de recréer en terre algérienne, ici en Kabylie, entendue au sens large, l'Alsace-Lorraine perdue au profit des Allemands. Pour asphyxier le deuxième foyer de l'insurrection, les Français détruisent de facto le bash-aghalîk de Chellata et établissent en lieu et place une commune mixte, regroupant les centres de colonisation nouvellement créés et les communes indigènes, formées sur la base des douars kabyles définis et créés ex-nihilo par le Sénatus-Consulte de Napoléon III.

Akbou est alors érigé en chef-lieu de la commune-mixte, qui prend son nom. C'est de là que date l'essor d'Akbou, qui jusqu'alors n'avait aucune importance réelle, ni démographique, ni politique. Akbou dirige désormais la Haute-Soummam. Les Français privilégient la plaine fluviale pour y attirer les populations et contrôler les montagnes environnantes.

Démographie

Administration et politique

Jumelages

Économie

Akbou joue un grand rôle économique dans la région de par la densité de son tissu industriel, sa réputation qui a largement dépassé les frontières nationales, s’est construite autour d’une ZAC de 50 dynamiques entreprises qui s’étend sur près de 50 ha. En perpétuelle extension à cadence accélérée, cette Silicone Valley version locale est en voie de s’enrichir d’un terrain de 80 ha qui la fera passer au stade de zone industrielle tout en lui permettant de répondre à la très forte demande d’investisseurs qui ont exprimé le désir de s’y installer. Le dynamisme de cette enclave économique a fait oublier qu’Akbou dispose déjà d’une zone industrielle avec de grandes entreprises étatiques comme Alcovel, Mac soum et Sonaric

À cela, il faut ajouter deux gros marchés. Le premier est un marché de gros de fruits et légumes classé troisième au niveau national. Le deuxième est un marché de véhicules de dimension plus que respectable et qui affiche une moyenne de 5000 véhicules chaque vendredi.

Le secteur bancaire n’est pas en reste. Il est présent avec quatre grosses cylindrées nationales que sont le CPA, la BADR, la BDL et la CNEP et deux étrangères, la Société générale et Natexis Banque, qui viennent tout juste de s’installer. Atouts économiques Sur le plan de l’hydraulique, Akbou va bénéficier de l’apport du grand barrage de Tichy Haf situé à proximité de la ville. A cet effet, trois grands réservoirs sont inscrits pour répondre aussi bien aux besoins de la population que de l’industrie et de l’agriculture.

Avec un budget communal de près de 700 millions de dinars où la fiscalité représente plus de 60% des rentes de la commune, Akbou est une ville riche qui se donne les moyens de sa politique d’aménagement. Seule ombre à ce tableau idyllique, un réseau routier complètement obsolète. Saturées ou dégradées, les pénétrantes d’Akbou sont toutes dans un état lamentable[2].

Vie quotidienne

Patrimoine

  • Mausolée antique d'Akbou

Le mausolée d'Akbou, situé sur le piton d'Akbou est un monument funéraire datant vraisemblablement du IIIe siècle après J.-C. (cf. références bibliographiques : S. Gsell, J- P. Laporte et F. Kherbouche).

  • Château de Petra

On notera, l'existence historique du château de Petra, implanté au lieu dit Mlakou, à 8 km au nord-est d'Akbou. Il fut rasé par le général romain Théodose lors de la guerre contre le prince Berbère Firmus vers la fins du IVe siècle après J.-C. (cf. référence bibliographique : Ammien Marcelin, G. Camps, F. Kherbouche, Y. Moderan). Plusieurs vestiges de cette construction subsistent à ce jour (pierres taillées, dalles et tuiles en terre cuite, tessons de poteries, etc.). Le Général Théodose s'empara de l'Oppidum Lanfacteuse, situé probablement sur les hauteurs d'Akbou. On signale l'existence d'un site antique situé non loin du village d'Ighil Oumced, où plusieurs vestiges ont été déterrés, notamment deux stèles funéraires à registres dont une porte des inscriptions latines.

  • Mausolée turc

Parmi les civilisations ayant laissé une empreinte à Akbou, figure celle des turcs. À voir le monument érigé, jadis, au nord-est de du centre-ville, à proximité de la cité des pins, on est tenté d'affirmer qu'il s'agissait d'un lieu de culte, vu les ressemblances qu'il présente avec certains mausolées en Turquie ; celui du sultan Mehmed Ier, à Brousse, notamment. En effet, la forme hexagonale du mausolée, son dôme, ainsi que le style des chambres, des fenêtres sont autant d'éléments qui appuient, à plus d'un titre, cette hypothèse.

Sports

Patrimoine

Personnalités

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Ammien Marcellin, Histoire romaine, XXIX
  • Gsell Stéphane, Les monuments antiques de l'Algérie, t. 1, 1901.
  • Camps Gabriel, Gildon, Encyclopédie Berbère, XIX, 1997, p. 2845-2855
  • Kherbouche Farid, Mlakou, Encyclopédie Berbère, XXX.
  • Moderan Yves, Firmus, Encyclopédie Berbère, XX, 1998, p. 3134-3136
  • Laporte Jean-Pierre et Kherbouche Farid, Mausolées royaux et princiers d’Afrique du Nord, Encyclopédie Berbère, XXX.
  • Mahé Alain, Histoire de la Grande Kabylie, XIXe ‑ XXe siècles. Anthropologie historique du lien social dans les communautés villageoises, Éditions Bouchene, 2001, 650 p.,
  • Rinn Louis, Histoire de l’insurrection de 1871 en Algérie, Alger, 1891, 672 p.
  • Robin Noël, Histoire du chérif Bou Bar'la, Alger, A. Jourdan, 1884, 294 p.
  • Robin Noël, Notes historiques sur la Grande Kabylie de 1838 à 1851, Alger, 1905, 269 p.
  • Sources : Travail original à partir de recherches effectuées dans les :
    • Archives Nationales d'Outre-Mer à Aix-en-Provence (France): notamment les archives des provinces-divisions d'Alger et de Constantine, de la subdivision de Sétif, des cercles de Sétif, de Bordj bou Arréridj et de Bougie, du commandement de Ben Ali Chérif (puis Bachaghalik)et de l'annexe de cercle puis de commune mixte d'Akbou.
    • Archives du Service Historique de l'Armée de Terre à Vincennes (France).

Sources, notes et références

  1. « Décret no 84-365 du 1er novembre 1984 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », dans Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67, 19 décembre 1984, p. 1487 [texte intégral (page consultée le 4 juillet 2011)] .
  2. Akbou rêve d'un nouveau statut elwatan.com

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