97e régiment d'infanterie territoriale
97e régiment d'infanterie territoriale
Pays Drapeau de France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Riom
Inscriptions sur l’emblème Verdun 1916
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1916 - Bataille de Verdun
1917 - Chemin des Dames
Décorations Croix de guerre 1914-1918

Le 97e régiment d'infanterie territoriale est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Sommaire

Création et différentes dénominations

Chefs de corps

1884 - Lieutenant-colonel Voelcker

1895 - Lieutenant-colonel Dodeman

1903 - Lieutenant-colonel Giacomelli

1905 - Lieutenant-colonel Giacomelli

1914 - Lieutenant-colonel Simon

16 août 1914 - Lieutenant-colonel Belmon (Tué au combat à Verdun le 28 juin 1916)

29 juin 1916 - Lieutenant-colonel Gardin

1917 - Lieutenant-colonel de Verna

Drapeau

Il porte l'inscription[1] Verdun 1916

Historique des garnisons, combats et batailles du 97e RIT

Première Guerre mondiale

Défense de Lyon

Le 97e régiment d'infanterie territoriale est mobilisé à Riom le 16 août 1914 en 13e Région Militaire. Il est formé de 4 bataillons de 4 compagnies chacune et de 2 sections de mitrailleuses "Châtellerault". Il comprend 4113 officiers, sous-officiers et militaires du rang. Il est commandé par le lieutenant-colonel Simon qui laisse rapidement sa place au lieutenant-colonel Belmon. Dès la fin de sa mobilisation, les 3 premiers bataillons qui constituent le 97e RIT sont envoyés pour assurer la défense de Lyon. Il est déployé dans la région sud, sud-est et est de la zone fortifiée de Lyon, sur la rive gauche du Rhône entre les forts de Feyzin et de Meyzieux.

Le 4e bataillon est envoyé pour renforcer la défense de Besançon. Dans un premier temps, il est placé aux ordres du 64e RIT. Puis, le 11 novembre 1914, il est associé avec deux bataillons du 98e RIT de Montluçon pour former le 298e régiment d'infanterie territoriale à trois bataillons.

Attaché à la 24e division - secteur de Beaumont sur Vesle

Le 16 octobre, il faut mouvement vers le front. Il est débarqué à la gare de Livry sur Vesle. Le 21 octobre, il est mis à la disposition de la 24e division d'infanterie et occupe un secteur le long de l'actuelle départementale 931 dans un quadrilatère, ferme des Marquises, Prosnes, Villers Marmery, Verzy. Il subit son baptème du feu par un bombardement sur le village de Wez. Il alterne les missions logistiques et la garde aux tranchées. Ses pertes sont essentiellement concentrées dans le secteur de la Ferme des Marquises. Le 3 mars 1915, son chef de corps se voit confier la responsabilité d'un secteur. Le 1er avril 1915, les deux sections de mitrailleuses "Chatellerault" et une section de mitrailleuses "Puteaux" sont fusionnés pour former une compagnie de mitrailleuses.

Attaché à la 67e division d'infanterie de réserve - secteur du saillant de St Mihiel

Le 9 juin 1915, le régiment est rassemblé à Mourmelon le Petit et fait mouvement vers Monthoiron. Là, il est affecté à la 67e division d'infanterie dans la région de Rupt devant Saint-Mihiel, essentiellement pour des travaux d'aménagement du terrain et des tâches de soutien logistique.

Attaché au 2e Corps colonial pour l'offensive de Champagne - région de la Butte de Souain

Dans le cadre de la préparation à l'offensive de Champagne, le régiment est déplacé le 29 août 1915 dans le secteur de Souain. Il est débarqué dans la région de la ferme du Piémont et il est employé à la confection de tranchées. Le 25 septembre, l'offensive est lancée. Le régiment est en appui des 10e et 15e divisions d'infanterie coloniale qui avancent de Souain vers la Ferme de Navarin et la Butte de Souain. Il est en charge d'occuper les tranchées de deuxième ligne au fur et à mesure de la progression. Malgré son positionnement en recul, il connaît des pertes non-négligeables, 7 tués, 18 blessés, 1 disparu, dès le 25 septembre. A la fin de l'offensive, le 29 septembre, il est chargé de nombreuses missions de soutien, escorte des prisonniers, ravitaillement en munitions, transport des blessés, collection et enterrement des cadavres, récupération des armements et des matériels laissés sur le terrain, réparation des voies de communication, aménagement du terrain, etc. Au départ du Corps colonial début octobre 1915, il est rattaché au 6e corps d'armée.

Attaché à la 130e division - Verdun, Fleury devant Douaumont

Le régiment est relevé de sa position le 1er juin 1916. Il est regroupé sur Suippes, reçoit une instruction sur le tir et sur le service en campagne puis il fait mouvement sur Courtisols, Villiers le Sec, Revigny sur Ornain puis Verdun (le Faubourg Pavé). Il est mis à la disposition de la 130e division d'infanterie pour des travaux d'aménagement du terrain et de logistique dans la région du ravin des Vignes, du Bois de Fleury, Thiaumont, la Caillette et le Ravin de la Mort, tout cela sous les obus allemands qui occasionnent des pertes quotidiennes. Le 22 juin, il fait l'objet d'une attaque de gaz. Le 23 juin, il est pris dans une attaque allemande. Il monte alors en ligne et il est inclus dans le dispositif de la 130e division autour de l'ouvrage du Bois de Fleury. Pendant 9 jours, il subit un bombardement incessant et perd 58 tués, 226 blessés et 71 disparus. Le lieutenant-colonel Belmon commandant le régiment est tué le 28 juin. Il est remplacé par le lieutenant-colonel Gardin. Le régiment est progressivement relevé par des unités d'active puis mis dans un repos tout relatif en deuxième ligne dans le secteur de Souville. Le 5 juillet, le 3e bataillon est supprimé. Ses effectifs sont distribués au deux bataillons restant pour les recompléter. Du 12 au 14 juillet, le régiment est à nouveau mis en ligne sous un bombardement violent, dans la région de Souville, la caserne Marceau, Côte 387 et 263. Le 15, il est retiré de la ligne pour effectuer un certain nombre de travaux à l'arrière plus au sud, dans la région d'Haudainville, Senoncourt, Landrecourt. Le bombardement intermittent cause encore des pertes tous les jours. Le 1er août, le 6e corps d'armée quitte la région de Verdun. Le régiment est alors mis à disposition du commandement territorial, le groupement E, F, il est maintenu sur place et continue les travaux qui lui ont été ordonnés. Le 27 août, le régiment est restitué au 6e corps d'armée. Il quitte la région de Verdun en auto puis en train via Mussey, Dormans, Saint Just en Chaussée, pour la vallée de la Somme avec un effectif de 1594 officiers, sous-officiers et militaires du rang.

Attaché au 6e corps d'armée - la Somme

Le régiment aboutit à Maricourt le 17 septembre 1916, où il effectue à nouveau des travaux de soutien.

Le 5 octobre, les 1re et 8e compagnies sont transformées en compagnies muletières pour ravitailler les troupes qui participent aux derniers combats de l'offensive de la Somme. Elles perçoivent donc des mules à Jumel. Le 25 et 26 décembre, le régiment est rassemblé à Abbeville-Saint-Lucien. Un nouveau décompte fait état de 1971 officiers, sous-officiers et militaires du rang.

A disposition de la 170e division dans les Vosges

Le 10 janvier 1917, le régiment est embarqué à la gare de Hermes pour Neuilly Saint-Front où il est utilisé par le service des routes pour remettre en état les voies de communication de l'avant dans la région de la Fère en Tardenois. Le 1er avril 1917, le régiment est réorganisé en deux bataillons de trois compagnies à quatre sections. Deux compagnies sont dissoutes et servent à augmenter les autres d'une section. Le régiment continue ses travaux de soutien. Le 16 juillet 1917, le régiment est rassemblé pour être transféré dans la région de Corcieux, Moyenmoutier à la disposition de la 170e division d'infanterie. Un détachement est mis à disposition du sous-préfet de Baume-les-Dames pour effectuer des travaux agricoles, un autre à la disposition du sous-préfet de Remiremont. Le 26 septembre 1917, le lieutenant-colonel Gardin quitte la tête du régiment. Il est remplacé par le lieutenant-colonel de Verna. Au 1er janvier 1918, le régiment compte 1587 officiers, sous-officiers et militaires du rang.

A disposition du génie de la VIIe armée en Haute-Saône

Le 14 janvier 1918, le régiment est rassemblé à la gare de Bruyères pour être transporté à Lure. Il y est mis au repos puis participe à des travaux de soutien dans la région et notamment, la construction du terrain d'aviation de Lure-Malbouhans. IL effectue par ailleurs des travaux forestiers en forêt du Mont de Vannes.

A disposition de la 26e division d'infanterie dans la région de Montdidier

Le 25 et le 26 mars 1918, afin de renforcer les troupes d'active contre la dernière offensive allemande, il est dirigé vers Roye mis à disposition de la 26e division d'infanterie au sud de Montdidier, dans la région d'Assainvilliers. Le régiment reçoit alors une mission opérationnelle. Le 27 mars, sur le front, il assure la liaison entre les 22e et 26e division le long d'une ligne Broyes, Royaucourt. Les deux divisions se replient laissant le régiment seul face à l'ennemi. Du 27 au 30 mars, le 1e bataillon déplore 4 officiers tués, 3 militaires du rang et 110 prisonniers. Après cet épisode, il est remis à la disposition du génie du 6e Corps pour effectuer des travaux de voirie et de logistique dans la région de Breteuil. Début mai, il est amené à Pont Sainte-Maxence pour y être embarquer en chemin de fer en direction de Lunéville et de Charmes. Il y reçoit une mission opérationnelle sur le front dans la forêt de Parroy, une mission de logistique d'exploitation des scieries et diverses missions de soutien. Comme tous les régiments d'infanterie territoriale, le 97e RIT est dissous le 12 août 1918 pour donner naissance à deux bataillon de pionniers à 3 compagnies. Le 1e bataillon est mis à la disposition de la 154e division d'infanterie. Les deux compagnies de mitrailleuses sont regroupées avec deux autres compagnies du même type du 112e RIT pour former le 6e bataillon de mitrailleuses de corps d'armée.

Notes

  1. Service Historique de la Défense, Décision N° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sources et bibliographie


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