Armée populaire de libération sahraouie

L'armée populaire de libération sahraouie (APLS) est l'appellation officielle des forces armées de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Sa création remonte au congrès fondateur du Front Polisario qui s'est tenu le 10 mai 1973. Son objectif principal est « la libération du Sahara occidental de l'emprise étrangère ainsi que la défense de l'intégrité du territoire sahraoui. »

L'APLS s'est affrontée à la Mauritanie (1976-1979) et au Maroc (1976-1991). Depuis le cessez-le feu de 1991, l'APLS contrôle la partie du Sahara occidental à l'est du mur marocain, soit environ 20% du territoire.[réf. nécessaire]

Sommaire

Structure et organisation

Organisation

L’armée populaire de libération sahraouie compte une force estimée entre 10 000 et 15 000 combattants. Elle est organisée en sept régions militaires : trois au Nord, trois au Sud et une à Tindouf. Au Nord, on trouve la 5e Région (près d’At Bir Lehlou) et la 4e Région (près de Meres) appuyée, au centre, par la 2e Région « renforcée » et mécanisée de Tifariti. Au Sud, ce sont la 3e Région (Mijeh) et la première (Zoug), appuyées au centre par la 7e Région « renforcée » et mécanisée de Sellâourich.

Le ministère de la défense est divisé en plusieurs directions et bureaux :

  • La direction centrale du personnel
  • Direction centrale de l'orientation politique
  • Direction centrale de la logistique
  • Direction centrale de la santé militaire
  • Bureau central de transmissions
  • Direction centrale des opérations et de la formation
  • Bureau central des martyrs de la guerre
  • Justice militaire
  • Gendarmerie nationale

Chaque région militaire se compose de cinq à six bataillons, dont chacun est composé approximativement de quatre a cinq unités militaires. Généralement, chaque région militaire a également un bataillon de soutien afin d'appuyer un certain nombre de plus petites unités spécialisées fournissant une gamme de services, y compris des signaux et communications, combat et analyse tactique, endroit et forage médical, de l'eau, et réparation de véhicule et d'armements. Près de Tindouf, enfin, la 6ème région militaire de l'APLS regroupe le commandement et la logistique générale. Elle compte plusieurs casernes, la caserne Hanafi gardant un important stock d’arme, des chars, des blindés, des canons et autre matériel militaire et munitions. La caserne Al Kaïda à quelques kilomètres et d’autres encore, dont des usines pour la fabrication du matériel destiné aux fantassins : chaussures, treillis, casquettes, etc.

Unités

Les forces armées sahraouies peuvent aligner des unités organiques et/ou interarmes (infanterie motorisée et mécanisée, artillerie sol-sol et sol-air, blindés, etc.) jusqu’au niveau du bataillon. Les hommes bénéficient d’une solide expérience dans le domaine des opérations en milieu désertique. C’est notamment le cas des éléments d’encadrement, dont la plupart ont participé pendant plus d’une décennie au conflit contre le Maroc. Ce sont d’ailleurs ces mêmes vétérans de la longue guerre contre l’armée marocaine qui sont aujourd’hui les plus favorables à la reprise des hostilités avec le Maroc, seul moyen, selon eux, de régler une fois pour toutes le dossier du Sahara.

L'essentiel de l'équipement de l'APLS est d'origine soviétique.

L'APLS regroupe :

  • 3 Bataillons de chars (T-55 et T-62)
  • 6 Bataillons mécanisées (BMP-1, jeeps, moyens d'appui air/terre)
  • 2-3 Bataillons motorisées (BTR-60)
  • des compagnies du génie
  • des compagnies spéciales du type "commandos"
  • une unité amphibie avec Zodiac
  • deux batteries autonomes de système sol/air SA-6 « Gainful » (2K12 Kub).

Les capacités matérielles de l'armée sahraouie révèlent la présence de 74 chars de combat composés principalement de T-62, T-55 et T-50, de véhicules blindés pour le transport de troupes; de divers systèmes pour la défense antiaérienne tels que les SA-6 et SA-9; de mortiers et de lance-roquettes de toutes sortes.


En 2007, un programme de revitalisation a été entrepris par l’état-major de l’armée.

Selon le rapport du 12e congrès du Front Polisario en décembre 2007, « les Régions ont été dotées d’engins militaires, camions de transport de troupes et camions citerne. Des ateliers et des dépôts ont été construits à l’arrière, des installations et des centres militaires ont été bâtis dans les territoires libérés, la maintenance du matériel militaire a été assurée et un musée de l’armée construit. Les Régions militaires ont pu également bénéficier des services des missions médicales et des programmes de vacances estivales, de même qu’un niveau acceptable de soin et de nourriture leur a été assuré. L’intérêt porté à l’état général de l’armée s’est poursuivi et des visites sur place ont été établies, les programmes d’inspection ont été effectués. Les efforts visant l’élévation du niveau de l’armée ont été continus notamment à travers l’exécution de projets tactiques et par de nombreux programmes d’entraînement et de formation destinés à tous les niveaux. La cadence des recrutements a augmenté au long de cette période ce qui a permis l’alimentation régulière des régions militaires par des effectifs jeunes. Les rémunérations ont été régulières et revalorisées à hauteur de 75 %. Les Directions et écoles militaires ont été dotées d’un budget de gestion. Le déficit en cadres a été comblé. Des efforts ont été faits en direction des familles des martyrs, des blessés de guerre et des personnes âgées issues des rangs de l’armée. »

Parmi les activités de l'APLS figure le déminage du territoire sous son contrôle.

Relations militaires internationales

D'après la revue TTU Online, « Pour la première fois depuis leur constitution, il y a désormais plus d’un quart de siècle, les forces armées sahraouies vont participer à une force multinationale, en l’occurrence l’African Stand-by Force (ASF) ou Force africaine d’alerte opérationnel en 2010. C’est au sein de cette dernière, qui regroupe l’Égypte, la Libye, la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie, que seront intégrés les militaires de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Il s’agit, certes, d’une présence symbolique puisque les forces armées sahraouies fourniront l’équivalent d’une compagnie renforcée de type mixte (génie et reconnaissance). la RASD était même prête à augmenter sa participation à l’ASF en fournissant, si nécessaire, une compagnie d’infanterie supplémentaire. » [1]

Liens internes

Notes et références

  1. (fr) La RASD dans la Force africaine d'alerte, TTU, 15 janvier 2009

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Armée populaire de libération sahraouie de Wikipédia en français (auteurs)

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