Mauritanie

Mauritanie
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir : Maurétanie.
الجمهورية الإسلامية الموريتانية (ar)
Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah al-Mūrītāniyyah (ar)
République islamique de Mauritanie (fr)
Drapeau de la Mauritanie Sceau de la Mauritanie
(Drapeau de la Mauritanie) (Sceau de la Mauritanie)
Devise nationale : شرف إخاء عدل
Honneur Fraternité Justice
carte
Langue officielle arabe littéral, français (de facto)
(le peul, le soninké et le wolof ont le statut de langues nationales)
Capitale Nouakchott
18°05′N 15°58′W / 18.083, -15.967
Plus grande ville Nouakchott
Forme de l’État République
 - Président de la République

 - Premier ministre
Mohamed Ould Abdel Aziz
Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 29e
1 030 700 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 133UNIQ62c5fc743a6d8065-nowiki-00000002-QINU1UNIQ62c5fc743a6d8065-nowiki-00000003-QINU et ONUUNIQ62c5fc743a6d8065-nowiki-00000005-QINU2UNIQ62c5fc743a6d8065-nowiki-00000006-QINUe
3 281 634[1] hab.
3,0 hab./km2
Indépendance
 - Date
de la France
28 novembre 1960
Gentilé Mauritanien(ne)s
Monnaie Ouguiya (MRO)
Fuseau horaire UTC +0
Hymne national Nachid al-watani
(l'hymne au pays)
Code ISO 3166-1 MRT, MR
Domaine internet .mr
Indicatif
téléphonique
+222
Organisations internationales
ONU (27 octobre 1961[3])

La Mauritanie, ou République islamique de Mauritanie (forme longue), en arabe Mūrītāniyyah, موريتانيا et Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah al-Mūrītāniyyah, الجمهورية الإسلامية الموريتانية, est un pays du Maghreb situé dans le nord-ouest de l’Afrique. La Mauritanie fait partie de l'Union du Maghreb arabe et de la Ligue arabe. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest.

Elle possède une côte de 600 km sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie et du territoire non autonome du Sahara occidental, du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.

La Mauritanie constitue un point de passage entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Elle est peuplée de Maures arabo-berbères originaires du nord du continent (blancs Beidanes ou noirs Haratins), de Peuls, Wolofs, Soninkés. Les « Haratins » sont des descendants d'esclaves noirs venant de différents pays d'Afrique subsaharienne ;

Le nom dérive de la Maurétanie romaine qui concernait la partie nord du Maghreb actuel. La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott.

Le terme « Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899 par Xavier Coppolani à une partie de l’ « ensemble mauritanien », supplante progressivement d’autres noms : le « Chinguett » connu de l’orient arabe, le « Sahara occidental » des explorateurs européens ou Trab el Bidhane des populations locales.

Sommaire

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Mauritanie.
Topographie de la Mauritanie

La Mauritanie est un pays de l'Afrique de l'ouest. Sa superficie est de 1 030 700 km2.

Elle possède des frontières avec l'Algérie (463 km), le Sahara occidental (1 561 km), le Mali (2 237 km) et le Sénégal. Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français, ce qui explique les lignes droites, sauf pour le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique (700 km).

La Mauritanie se divise en quatre régions naturelles :

  • Le long de la côte atlantique s’étend un grand désert sablonneux, le Sahara.
  • La région centrale est parsemée de plateaux escarpés : à l’est s’ouvrent de larges cuvettes dunaires.
  • Le fleuve Sénégal a creusé une vallée le long de la frontière sud du pays.
  • La Mauritanie est également traversée par le Karakoro.

L'est est constitué de zones de pâturage, alors que le sud constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve Sénégal.

La majorité du territoire se trouve dans le désert du Sahara avec des plaines et des reliefs peu accidentés avec quelques regs (roches). Pourtant au Nord, il existe de hauts plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : le mont Kedia d'Idjil. Dans le centre du pays, la cuvette du Hodh est bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant). La façade maritime a une longue bande de dunes de sable.

Climat

Rue de Chinguetti : niveau atteint par l'ensablement (env. 2,80 m) avant l'intervention de 2003

Son climat est extrêmement aride, ce qui explique la faible densité de population. De plus, des sécheresses successives ont accentué la désertification du pays.

Les écarts de température peuvent être très importants entre le jour et la nuit. Les températures sont plus tempérées sur la côte grâce aux vents venant du large et la région du fleuve est plus humide.

Un vent de sable chaud balaye parfois des régions, ensevelissant des cultures, voire des villages qui luttent contre l'avancée du désert.

Il existe trois saisons :

  • novembre à avril : saison des vents de sable avec une température tempérée le jour et fraîche la nuit ;
  • mai à juillet : l'harmattan, vent du nord-est, souffle un air chaud et sec. Les températures sont élevées ;
  • août à octobre : c'est l'hivernage avec des orages et des pluies courtes mais abondantes. Le climat est alors très humide avec des températures de l'ordre de 45°. L'hygrométrie se situe entre 50 et 70 %.

Environnement

L'Adrar
  • Flore
  • parcs nationaux

Le plus grand parc national mauritanien, en termes de surface et de paysages, est le Parc national du banc d'Arguin[4]. Il présente un paysage extrêmement contrasté, entre désert et océan, ainsi qu'un riche patrimoine naturel. Le banc d'Arguin est également un site exceptionnel pour la reproduction des oiseaux migrateurs européens ; à ce titre il a été inscrit sur la liste Ramsar. Le Parc national du banc d'Arguin est également classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

  • WWF

Géographie humaine

Article détaillé : Villes de Mauritanie.
  • Urbanisation

Géographie administrative

Article détaillé : Subdivisions de la Mauritanie.

La Mauritanie est divisée en 12 wilayas, auxquelles s'ajoute le district de la capitale Nouakchott.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Mauritanie.

Préhistoire

Gravures rupestres

De nombreuses peintures pariétales ou gravures rupestres, au fond de grottes ou sur des falaises, témoignent de présence humaine préhistorique sur l'actuel territoire mauritanien. L'environnement a donc été différent de ce que l'on connaît actuellement : autrefois, la Mauritanie n'était pas un désert mais une région humide avec des cours d'eau et du gibier.

Des bifaces témoignent des débuts de la présence de l'homme, au paléolithique inférieur. Ces outils acheuléens changent de formes, deviennent ovales, triangulaires puis sont accompagnés de hachereaux (outil à biseau tranchant réalisé sur éclat massif). C'est dans l'Adrar et plus particulièrement à Aghmakou et El Beyyed que l'on peut se rendre compte de ces évolutions[5].

Des grattoirs, pointes, racloirs moustériens nous parviennent du paléolithique moyen. Au nord de la Mauritanie actuelle, l'atérien qui venait sans doute d'Afrique du Nord, nous apporte des outils améliorés avec une extrémité transformée en pédoncule pouvant être emmanché. Les humains anatomiquement modernes du paléolithique supérieur s'établissent sur la côte atlantique vers la baie du Lévrier.

Au début du Néolithique, l'Atérien disparaît avec l'arrivée de population du nord de l'Afrique. La présence humaine est attestée au néolithique par des habitats structurés pendant deux millénaires dans la région du Dhar Tichitt[6]. Des pointes de flèches ont été retrouvées également.

Des populations noires du Bafour, en partie sédentaires, se sont établies en Mauritanie, plus particulièrement dans la région de l'Atar. Ils étaient chasseurs-pêcheurs puis ils ont développés une civilisation agro-pastorale. Ensuite le Sahara s'est étendu, d'autres populations venant de l'est sont parvenues dans cette région comme les Peuls (des pasteurs qui suivent leurs troupeaux) ainsi que d'autres nomades du nord qui sont venus dès le premier millénaire avec leur dromadaires.

Les empires

L’empire du Ghana — peuplé de noirs (probablement Soninkés) et ethnies vassalisées — qui avait pour capitale Koumbi Saleh (dans le Hodh Ech Chargui), est antérieur aux premiers Capétiens de France.

Le mouvement religieux musulman de rite malékite almoravide formé par des tribus berbères Sanhadja (nomadisant entre le Nord de l'actuel Sénégal, l'actuelle Mauritanie et le Sud de l'actuel Maroc) est né sur les rives du fleuve Zenaga (fleuve Sénégal) ou sur les rivages de l’Atlantique . Ce mouvement religieux a donné un empire Almoravide contemporain et rival de l'empire du Ghana. Au Xe siècle, il unifiera certains peuples de l'Adrar et étendra, au XIe, sa domination sur l'empire du Ghana (victoire sur les villes Aoudaghost et Koumbi Saleh). Au XIIe, la Mauritanie devient province de deux empires : l'empire du Mali et l'empire songhaï.

Au XIVe siècle, plusieurs villes comme Oualata, Chinguetti, Ouadane se développent.

Islamisation et arabisation

Au XVe siècle, l’arrivée des Arabes Beni Hassane (ou tribu des Hassanes) venus de Haute-Égypte se fixent dans le Nord et combattent les tribus sanhajas. Ils vont influencer la structure sociale et la composition ethnique de la société mauritanienne, répandre progressivement la langue arabe, ou leur langue courante dérivée de l'arabe dite encore hassaniyya et dicter, jusqu’à l’occupation française, les rapports de force par l’émergence de leurs émirats à côté de l’émirat des Idawiich. Les émirats qui bordaient le Sénégal — ou «  Tass maures » riverains du fleuve selon les terminologies usitées par les gouverneurs français du Sénégal — croiseront longtemps le fer avec les autorités de cette colonie.

Au XVIIe siècle, les tribus Maghfra et Zouaya vont se combattre pendant près de 30 ans avant de constituer un nouvel État mauritanien. Un foyer de culture islamique va émerger avec de nouvelles villes florissantes telles que Tinigui, Tidjikja, Tichitt, Ksar el Barka, Rachid. Les tribus gèrent des régions et c'est ainsi que des émirats tels que le Trarza, le Brakna, le Tagant et l'Adrar arriveront à se maintenir.

D'autres empires à domination musulmane vont s'établir dans le sud tels que l'empire peul du Fouta-Toro ou l'empire du Oualo. Ces empires seront souvent en guerre avec les émirats du nord.

La colonisation

Fort colonial d'Arguin (1721)

La brève colonisation de la Mauritanie peut être présentée par cette chronologie :

  • 1902 : début de la pénétration coloniale.

l'arrêté du 10 avril 1904 prononçant l'éclatement du cercle de Kayhayzi et le rattachement de sa rive droite au nouveau "Protectorat des Pays Maures"

  • 1903 : la Mauritanie est dite « protectorat des pays maures ».
  • 1904 : rattachement de la rive droite du Fleuve Sénégal au "Protectorat des pays Maures".
  • 1920 : la Mauritanie est décrétée colonie française.
  • 1934 : fin de la résistance armée.
  • 1945 : la Mauritanie est territoire d’outre-mer de l’union française.
  • 1957 : la Mauritanie bénéficie de la loi-cadre (dite loi Deferre).
  • 1958 : autonome, la République islamique est proclamée le 28 novembre.
  • 1960 : le 28 novembre, l’indépendance nationale est octroyée en vertu des accords franco-mauritanien de restitution de souveraineté.
La capitale Saint-Louis vue de la mer (1814)
Naufrage de la Méduse au banc d'Arguin en 1816

Les Portugais avaient déjà eu des contacts avec les habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du Sénégal deviennent une région servant de base à l'expansion économique des colonies. Faidherbe considère que les émirats sont source d'insécurité et commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de conquérir l'autre rive du fleuve. Les peuples maures du Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus, mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une Mauritanie occidentale, tout en reconnaissant en 1900 les intérêts des Espagnols établis au cap Blanc.

Le protectorat français s'impose aux émirats. La forte résistance du nord est combattue par les Français qui s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis au Hodh en 1911. Les frontières sont fixées suite à un accord franco-espagnol. En 1920, la Mauritanie devient une des colonies de l'Afrique occidentale française (AOF). 1934 est l'année qui sonne le glas de la résistance, puis 1936 marque l'achèvement de l'occupation militaire de la Mauritanie.

Il n'y aura pratiquement pas de développement du pays et juste une domination militaire en se servant des chefs traditionnels afin de sécuriser le territoire (les aménités entre les différentes tribus seront utilisées avec profit par les Français). Ce sera Saint-Louis du Sénégal — capitale de l'AOF et du Sénégal — qui sera donc la capitale administrative de la Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir s'ériger des installations portuaires ou des aéroports. Durant cette période, les populations nomades deviennent de plus en plus pauvres.

En novembre 1945 les Sénégalais Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor sont élus députés de la circonscription réunissant le Sénégal et la Mauritanie.

En 1946, la Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et le 10 novembre 1946, Ahmeddou Ould Horma Ould Babana devient le premier député mauritanien. Cela permet dès 1948, le développement d'une élite et de partis politiques. La loi-cadre Gaston Deferre du 23 juin 1956 permet la création d'un pouvoir exécutif local dont la mise en place est confiée à un avocat Mokhtar Ould Daddah.

La Mauritanie indépendante

Le référendum de 1958 permettra la création, en 1959, de la Constitution mauritanienne de type régime parlementaire. L'indépendance sera proclamée le 28 novembre 1960. Le pays est reconnu officiellement par l'Organisation des Nations unies (ONU) le 27 octobre 1961 et devient membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963.

Mokhtar Ould Daddah (1960-1978)

Reprendre l'œuvre inachevée de l'unification des diverses ethnies est l'objectif premier de cette jeune république. Son président Mokhtar Ould Daddah devra s'imposer face aux dissensions internes et l'influence de ses voisins tels que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est réélu à la présidence. Il est confronté à une contestation syndicale marxiste et maoïste qui finit par intégrer l'unique parti au pouvoir quelques années plus tard en 1975.

Le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec le front Polisario soutenu par l'Algérie plonge la Mauritanie dans une misère noire (et une famine à cause de la sécheresse de 1978). Malgré le soutien de l'armée française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques de villes dans le nord et même de la capitale de Nouackchott par le front Polisario finissent par pousser les militaires mauritaniens à déposer le président Mokhtar Ould Daddah en 1978.

Moustapha Ould Mohamed Saleck, Ahmed Ould Bouceif et Mohamed Khouna Ould Haidalla (1978-1984)

Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir. Le Comité militaire de redressement national signe un cessez-le-feu avec le front Polisario. Ce nouveau dirigeant, en proie à des luttes intestines, est remplacé le 6 avril 1979, par le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif. Un Comité militaire de Salut national est créé. Mort suite à un accident d'avion, il est remplacé le 2 juin 1979 par le colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla qui signe avec le front Polisario et se retire du Sahara occidental. Divers putschs sont déjoués, tandis que l'opposition ne cesse de se développer.

Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya (1984-2005)

Le 12 décembre 1984, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des armées — Premier ministre (1981-1984) et ministre de la Défense — accède au pouvoir par un coup d'État avec l'aide du Comité militaire de salut national dont il est président. Il libéralise l'économie, permet l'organisation des élections au niveau régional et départemental. En 1991, il proclame une nouvelle Constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il est élu président de la République, puis réélu en 1997, malgré de fortes contestations sur l'état des libertés dans le pays. Crise économique et corruption empêcheront le processus de démocratisation d'arriver à sa fin.

Ely Ould Mohamed Vall (2005-2007)

Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour, officiellement, « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors que le président était sur le chemin du retour de Riyad où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd d'Arabie saoudite. Après un cours séjour au Niger et en Gambie, ce dernier se réfugie au Qatar où il obtient résidence permanente.

Le nouvel homme fort du pays, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus fidèles compagnons de route du président déchu. En effet, responsable de la Sûreté nationale (police mauritanienne) pendant 18 ans, il était à la base de toutes les politiques de répressions successives. Le 21 avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie.

Conformément à ses engagements formulés lors de sa prise de pouvoir, Ely Ould Mohamed Vall ne se présente pas à l’élection présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun des candidats en lice ne pourra obtenir 50 % des suffrages lors du premier tour. Un second tour a lieu le 25 mars 2007.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (2007-2008)

Le nouveau président de la République élu lors de ces élections est Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Il prête serment le 19 avril 2007. C'est le premier civil, depuis près de 30 ans, élu démocratiquement sans fraude massive depuis l'indépendance de la Mauritanie. Un vent d'espoir souffle sur le pays : les médias sont plus libres et de nouvelles organisations politiques sont acceptées dont un parti islamiste. Mais des émeutes à cause de la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation de l'insécurité dans le pays affaiblissent le pouvoir du président[7].

Le Premier ministre est Zeine Ould Zeidane mais le 6 mai 2008, il annonce sa démission ainsi que celle de tout son cabinet[8]. Le 11 mai 2008, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf forme son premier gouvernement d'ouverture avec des personnalités de l'entourage du président déchu, ce qui sera peu apprécié par les militaires qui étaient à l'origine du putsch de 2005 sans oublier l'entrée de deux membres islamistes. Trois femmes, dont deux du précédent gouvernement, rejoignent ce cabinet. Mais une motion de censure est déposée par des députés, le 30 juin 2008. Cette motion n'aboutira pas puisque le gouvernement démissionnera.

Après trois semaines de crise constitutionnelle, le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un nouveau cabinet renouvelé par moitié mais sans ouverture vers l'opposition ni vers la deuxième force politique du pays qui faisait pourtant partie de la majorité présidentielle. Les anciens membres du gouvernement qui semblaient être source de conflit entre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires ont été écartés afin de permettre le retour à un apaisement mais les membres inconnus du public semblent susciter encore des interrogations[9].

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz (2009)
Mohamed Ould Abdel Aziz (2008)

Lors du coup d'État militaire du 6 août 2008, le président de la République et le Premier ministre sont arrêtés et déposés suite au renvoi de quatre des plus importants officiers militaires du pays[10],[11]. Le rapporteur de la présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est détenu au palais des congres de Nouakchott. Le nouveau maître du pays est le général Mohamed Ould Abdel Aziz, il préside un Haut Conseil d'État et promet de rapides élections présidentielles. Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Le premier semestre est marqué par l’extension du printemps arabe en Mauritanie, avec une vague sans précédents de grèves, manifestations et revendications politiques : voir Protestations mauritaniennes de 2011.

Politique

Politique intérieure

La Constitution de la République islamique de Mauritanie date du 20 juillet 1991. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l'islam et aux principes démocratiques tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que dans la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples[12].

  • Divers articles illustrent l'importance donnée à l'islam dans la Constitution :
    • « La Mauritanie est une République islamique[13] » ;
    • « L'Islam est la religion du peuple et de l'État[14] » ;
    • « Le chef de l'État est de religion musulmane[15] ».
  • Le président de la République[16] est le chef de l'État. Il est le gardien des institutions, garant de l'indépendance de la nation et de l'intégrité du territoire. Il est à la tête de l'exécutif et préside le conseil des ministres. Il est élu pour six ans au suffrage universel directe et à la majorité absolue (sinon organisation d'un second tour). Durant les élections présidentielles, le suffrage est universel, égal et secret[17]. Les candidats doivent être âgés d'au moins 40 ans et doivent déposer leur dossier de candidature au Conseil constitutionnel. Il nomme le Premier ministre. Il peut dissoudre l'assemblée nationale. Il a le pouvoir de promulguer les lois. Il est également le chef suprême des armées. Après consultation de son Premier ministre, des présidents des deux assemblées et du Conseil constitutionnel, le président peut prendre des mesures exceptionnelles si le pays est menacé et que les institutions ne sont plus en mesure de fonctionner.
  • Le Parlement[18] est composé de deux chambres : l'Assemblée nationale et le Sénat. Elles représentent le pouvoir législatif. Le Parlement peut être réuni en session extraordinaire par décret du président de la république. Le Parlement se réunit de plein droit deux fois dans l'année en session ordinaire (une en novembre et une en mai). Pendant ces sessions les membres du parlement bénéficient d'une immunité (sauf levée par leur assemblée respective) et ne peuvent être poursuivis ou arrêtés en matière criminelle ou correctionnelle. C'est le Parlement qui vote la loi mais il peut autoriser le gouvernement (en accord avec le président) à prendre des mesures qui sont du domaine de la loi. L'initiative des lois et le droit d'amendement appartiennent bien concurremment au gouvernement et au Parlement[19].
    • Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage direct. Il faut avoir au moins 25 ans ;
    • Les sénateurs sont élus pour 6 ans au suffrage indirect et sont renouvelés par tiers tous les deux ans. Il faut avoir au moins 35 ans.
  • Le Conseil constitutionnel[20] : composé de 6 membres pour un mandat de 9 ans non renouvelable. Il se renouvelle par tiers tous les 3 ans. Le Conseil constitutionnel veille à la régularité des élections ou référendum et examine toute réclamation. Il proclame les résultats. Les lois, lois organiques, règlements des assemblées doivent être présentés au Conseil pour vérification de leur conformité à la Constitution[20]. Les membres doivent avoir au moins 35 ans :
    • 3 membres sont nommés par le président de la république ;
    • 2 membres par le président de l'Assemblée nationale ;
    • 1 membre par le président du Sénat.
  • Le pouvoir judiciaire[21] est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Le président de la république est garant de son indépendance et il préside le Conseil supérieur de la magistrature.
  • La Haute Cour de justice[22] est composé de membres élus par l'Assemblée nationale et le Sénat. « Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. » Le président ne peut être mis en accusation que par les deux chambres à la majorité absolue et lors d'un scrutin public. Les membres du gouvernement sont considérés comme pénalement responsables mais la procédure ci-dessus leur est applicable en cas d'atteinte à la sûreté de l'État.
  • Les institutions consultatives[23]:
    • Haut Conseil islamique : composé de 5 membres, il est consulté pour avis par le président de la république.
    • Le Conseil économique et social : donne son avis sur toute question à caractère économique et social ainsi que les projets, propositions de lois ou décrets dans ce domaine.

Politique extérieure

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu'en vertu d'une loi. Et aucune modification du territoire (cession, échange, adjonction...) ne peut se faire sans le consentement du peuple.

Les engagements internations contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois[24].

Les Ordres et décorations de Mauritanie

  • Ordre National du Mérite

Économie

Données Valeurs
Produit intérieur brut 6.568$ milliard en PPA (est. 2009)[25]</ref>
2,76 Md $ au taux de change courant
Produit intérieur brut par habitant 406 dollars en PPA (est. 2004)
Main d’œuvre par secteurs agriculture : 50 %
industrie : 10,0 %
services : 40 % (est. 2001)
Taux de chômage 30 % (est. 2008)[25]
Dette extérieure Non communiqué
Indice de développement humain 0,477 (2003)
Population sous le seuil de pauvreté 40 % (est. 2004)
Coefficient de Gini 39 (est. 2000)
Sources : CIA World Factbook[26]
Importance de l'élevage

En 2009, la Mauritanie s'est classée au 154e rang sur 182 pays à l'indice de développement humain (IDH)[27]. La moitié de sa population vit toujours de l'agriculture et de l'élevage, mais un nombre croissant de nomades et de paysans ont dû partir vers les grandes villes afin de fuir la pauvreté[28]. Certains ont tout perdu lors des sécheresses des années 1970 et 1980. Une mauvaise gestion de ces crises dues à la sécheresse n'a fait qu'augmenter la dette qui s'élève à plus de trois fois le total des exportations annuelles du pays. En décembre 2001, la Mauritanie a reçu — en tant que « pays pauvre fortement endetté » ou Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) — des aides de la part de pays donateurs. Une nouvelle fiscalité a été développée (0% d'imposition sur les sociétés en 1993) afin de favoriser les investisseurs étrangers et créer de l'emploi, le taux de chômage étant alors de 80 %. La Mauritanie a également accordé une concession de pêche dans ses eaux territoriales au Japon éventuellement renouvelable[29]. Le Fonds monétaire international (FMI) a imposé des mesures et des réformes afin de résoudre le problème de la dette. La découverte de pétrole à 80 km au large n'a pu se traduire en une exploitation de ces gisements. Le gouvernement a souhaité réduire la pauvreté, améliorer l'éducation et la santé et développer le secteur privé.

Secteurs

Pêcheurs à Nouackchott
  • Secteur agricole : dattes, millet, sorgho, riz, maïs, bœuf, mouton
  • Secteur minier : Le fer constitue près de 40 % des exportations. Mine(s) d'or.
  • Secteur maritime : les côtes sont parmi les plus poissonneuses d'Afrique comme au Sénégal. La pêche est surtout exploitée par des sociétés étrangères[réf. nécessaire].

Le secteur primaire occupe 19 % du PIB, le secteur secondaire en occupe 30 % et le secteur tertiaire 51 %. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sl.html/

Infrastructures

Il y a également le réseau routier, qui compte environ 11 000 km de routes reliant les différentes villes. http://www.bernard-krief.com/espaceinformation/documentation/btp/Profil_Sectoriel_Mauritanie.pdf/

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Mauritanie.
Structure de la population de la Mauritanie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Population 3281634 habitants
Densité de la population 3,1 hab./km²
Taux de croissance de la population 2,349 %
Âge médian (population totale)
 - Hommes
 - Femmes
19,5 ans
18,6 ans
20,4 ans
Structure par âge
 - 0-14 ans
 - 15-64 ans
 - 65 ans et plus

40,4 %
56,2 %
3,5 %
Rapport de masculinité (population totale)
 - À la naissance
- Moins de 15 ans
- 15-64 ans
- 65 ans et plus
0,93 homme/femme
1,03 homme/femme
1,01 homme/femme
0,89 homme/femme
0,74 homme/femme
Part de la population urbaine 41 %
Sources: CIA World Factbook[1]

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Mauritanie abritait environ 30 500 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007 dont 3 500 provenaient du Mali.

Éducation

On commence à apprendre le français dans la deuxième année scolaire[30]. L'enseignement des sciences naturelles prend place en français[30]. L'analphabétisme est fréquent[31]. L'école primaire dure six ans et l'enseignement secondaire sept ans[30].

Culture

Le taux d'alphabétisation des Mauritaniens est de 55.8%(2007) ce qui signifie 62.49% pour les femmes et 70.01% pour les hommes[32].

Tatouage au henné (Adrar)
Article détaillé : Culture mauritanienne.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
28 novembre indépendance LISTIKLAL

Religions

Article détaillé : Christianisme en Mauritanie.
Mosquée centrale de Nouakchott

Très ancienne terre d'islam, comme en témoignent les milliers de manuscrits conservés dans les bibliothèques de Chinguetti, Ouadane ou Oualata, la Mauritanie est musulmane à près de 100 %[33]. Cette foi qui imprègne très fortement la société et la culture du pays est affirmée par la Constitution qui en fait la religion d'État. Les Mauritaniens sont sunnites et se réclament pour la plupart de l'école de jurisprudence malékite, l'une des quatre écoles du sunnisme[33]. Beaucoup de musulmans appartiennent aussi à des confréries religieuses. Les plus représentées en Mauritanie sont la Qadiriyya et la Tidjaniyya[33].

Selon l’article 306 du Code pénal mauritanien, tout musulman qui apostasie, sans se repentir dans un délai de trois jours, est passible de la peine de mort[34].

Les non-musulmans sont pour la plupart des étrangers, généralement des catholiques qui disposent de plusieurs lieux de culte dans le pays, à Nouakchott (cathédrale) et à Nouadhibou notamment. En revanche les protestants et les juifs – très peu nombreux – n'ont ni temple ni synagogue[35].

L'impression et la distribution de matériel non musulman sont interdits ainsi que le prosélytisme non musulman[36]. Selon la Constitution de 1991, les citoyens sont musulmans[36].

Langues

Article détaillé : Langues de Mauritanie.
« Mauritanie » en écriture arabe

Les langues sont inscrites dans la Constitution à l'article 6[37].

La langue officielle est l'arabe. À noter qu'il existe l'arabe littéral et l'arabe dialectal local : l'Hassanya.

Les langues nationales sont l'arabe, le peul, le soninké, et le wolof.

Le français joue aussi un rôle important dans la société mauritanienne.

Médias

La liberté des médias fluctue selon les régimes en place. Il n'est pas toujours facile pour les journalistes de faire leur travail mais cela dépend réellement de la situation politique du jour. Depuis le début de la transition démocratique en 2005 les médias ont plus de liberté. Après le coup d'État de 2008, il y eut une reprise en main des médias publics, notamment de la télévision et de la radio publique dont l'information est censurée, alors que certains journaux gardent une grande liberté de parole (notamment le Calame et la Tribune). Mal payés les journalistes rédigent souvent sur commande des notables, des politiques ou des hommes d'affaires. L'autocensure et le manque de sources aux articles sont d'autres pratiques qui contribuent à la médiocrité de la presse mauritanienne.

Mode

Guide de Chinguetti en tenue traditionnelle

Le caftan, sorte de boubou avec manche longue en coton qu'on peut porter avec un serouel ou un pantalon en tissu, Le "bolonta" surtout porté par la population soninké de Kaédi au sud du pays, il a la forme d'un caftan, mais il est sans manche, on met une chemise longue manche appelé "katalla" en dessous. Le boubou ou la derraa traditionnels des hommes est en coton bleu et permet de supporter les températures chaudes du pays. Les milieux plus aisés choisissent des tissus clairs avec des broderies blanches, dorées... Le sérouel se porte en dessous, c'est un pantalon bouffant qui laisse passer l'air.

Les femmes ont des tissus plus éclatants, avec des couleurs chatoyantes. Les femmes du sud ajoutent sous le boubou, un pagne et un foulard sur la tête. Le melehfa est un voile qui drape les femmes et qui est très souvent fortement coloré, imitant parfois la soie.

Le haouli est une pièce de tissu rectangulaire indispensable pour le désert qui se met autour de la tête.

Arts

La poésie

Art le plus apprécié des Mauritaniens avec les contes.

La poésie se décline en deux branches[38] :

  • arabe classique : echiir
  • en hassaniyya : legh'ne
  • en soninké : Xaran sungu
Les contes

La nuit à la belle étoile après une chaude journée, les Mauritaniens aiment contempler leur environnement. Les choses sont magnifiées (sans les diviniser puisque interdit par l'islam), les conteurs savent raconter des histoires qui permettent à l'imaginaire de s'échapper vers le contemplatif.

Les contes servent également à éduquer les enfants en leur transmettant des connaissances, préceptes avec des exemples développés sous formes de petites histoires...

la littérature peul

Elle est surtout orale constituée de chants et de musique. Chaque groupe social (guerriers, tisserands...) a son chant[39].

La musique

C'est ici que l'on peut apprécier le carrefour des cultures de ce pays car la musique est influencée par les sons des peuples arabes du nord et les peuples noirs du sud.

La musique traditionnelle rappelle les exploits des princes guerriers des grands empires qui ont existé en Mauritanie. Elle est assez élitiste. Aujourd'hui, une musique populaire jouée par des artistes actuels est écoutée dans les événements religieux tels que les baptêmes[40].

Les instruments de musique se modernisent et remplacent les Tidinit, Ardine, Tbel...

Traditions

Les mariages
Fête lors d'un mariage à Atar

Le mariage unit non seulement deux individus mais aussi deux familles, deux ethnies. Par le passé, les enfants étaient désignés pour le mariage dès leur berceau. Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les parents, la communauté. Une dot est fixée lors d'une réunion entre les parents.

Après le mariage, la mariée tente de se cacher avec ses amies. Si le marié ne la retrouve pas, il paie une rançon au camp adverse. Après la nuit de noce, le marié montre le dessous tâché de sang en guise de témoignage de la virginité de la jeune épousée.

Mais actuellement, l'évolution de la société mauritanienne fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent surtout dans les villes.

Gastronomie

Article détaillé : Cuisine mauritanienne.

La cuisine mauritanienne est composée de produits locaux tels que le mil, le blé, l'orge, le haricot, la pastèque, les dattes etc. C'est donc une cuisine typique des peuples du Sahel. Les plats les plus connus sont à base de 2 variétés de couscous communément appelé petit cous cous et gros couscous, et,"fondé" ,"Makhafo", El aiche, Baci, sakou, Echerchem, Leglyé, Bellakh, Belleghmane, Hacou, lemvassas,soupe kandja,michoui,gombou,niétié, thiéboudiène, maféetc.[41].

À part ces produits traditionnels, d'autres denrées tels le riz, la pomme de terre sont également consommés et la mondialisation influence les méthodes et les usages culinaires.

Jeux et sports

L'influence de l'islam dans les relations hommes/femmes a créé deux types de jeux joués[42] :

  • soit uniquement par les femmes (es-sig, krour, Em-Ehmeidech, Chnague, lewzar, Sigueye, Salar, ...) dans des endroits frais (tentes, maisons) ou ombragés (arbres...) ;
  • soit uniquement par les hommes (Em-Edghougha, Heibe, Towd, Dhamette, Khreibga, Diaro, ...) dans des endroits découverts, à l'air libre.
  • soit uniquement par les enfants.

Codes

La Mauritanie a pour codes :

Notes et références

  1. a, b et c (en) Population de la Mauritanie en 2011 (CIA World Factbook)
  2. (en) Répartition de la population mondiale en 2005 (ONU)
  3. Site de l'ONU
  4. Parc national du banc d'Arguin
  5. Portail national du gouvernement mauritanien - La préhistoire : Apparition de l'Homme
  6. Habitat et sociétés préhistoriques du Dhar Tichitt (Mauritanie), A. Holl, Revue du CNRS.
  7. « Un an de pouvoir civil » - Article RFI du 19/04/2008
  8. « Remaniement gouvernemental » Article RFI du 7/05/2008
  9. « Nouveau gouvernement : fin de la crise politique ? » Article de RFI
  10. New york times
  11. Article coup mauritanie sur radio canada
  12. Constitution de la République de Mauritanie. Consulté le 7.6.2009
  13. Article 1, alinéa 1 de la constitution
  14. Article 5 de la Constitution
  15. Article 23 de la Constitution
  16. TITRE II DU POUVOIR EXECUTIF
  17. Article 3 de la Constitution
  18. TITRE III DU POUVOIR LEGISLATIF
  19. TITRE IV DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR LEGISLATIF ET LE POUVOIR EXECUTIF
  20. a et b TITRE VI DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL.
  21. TITRE VII DU POUVOIR JUDICIAIRE
  22. TITRE VIII DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE
  23. TITRE IX DES INSTITUTIONS CONSULTATIVES
  24. TITRE V DES TRAITES ET ACCORDS INTERNATIONAUX
  25. a et b https://www.cia.gouv/library/publications/the-world-factbook/geos/mr.html#Ecom
  26. (en) Statistiques économiques de la Mauritanie (CIA World Factbook)
  27. (en) Human Development Report 2009 [1]
  28. (en) The World Factbook [2]
  29. Source : Banque nationale de Mauritanie, rapport 1993
  30. a, b et c http://www.bibl.u-szeged.hu/oseas_adsec/mauritania2.htm
  31. http://www.unicef.org/infobycountry/mauritania_statistics.html
  32. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/MRT/fr/NY.GDP.PCAP.PP.CD.html
  33. a, b et c Jean-Claude Klotchkoff, La Mauritanie aujourd'hui, Éditions du Jaguar, p. 67-71
  34. Code pénal mauritanien sur Droit-Afrique.com
  35. (en) Anthony G. Pazzanita, « Islam », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 277-283 (ISBN 978-0-8108-5596-0)
  36. a et b (en)International Religious Freedom Report 2010
  37. http://www.mauritania-today.com/francais/constitution.htm#1
  38. L'art poétique sur le portail national
  39. Tourath : Projet de sauvegarde de la culture mauritanienne traditionnelle - Poésie
  40. Musique sur le portail national
  41. Art culinaire sur le portail national
  42. Jeux - Portailnational

Voir aussi

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Bibliographie

(généralités uniquement)

Discographie

  • Le Chant des enfants du monde, vol. 8 Mauritanie, Arion, 2009 (1re éd. 2001), ICD (compliation de 24 titres)

Filmographie

  • Mauritanie, film documentaire réalisé par Claude Pavard, Oasis Production, Sèvres, 2003, 2 DVD (240') + 1 livret (64 p.)

Articles connexes

Liens externes


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