Le Système périodique (Levi)


Le Système périodique (Levi)
Le Système périodique
Il sistema periodico.png

Auteur Primo Levi
Genre Autobiographie
Version originale
Titre original Il sistema periodico
Langue originale Italien
Pays d'origine Italie
Date de parution originale 1975
Version française
Éditeur Albin Michel
Collection Le Livre de Poche
Date de parution 1987
Type de média Imprimé (broché)
Nombre de pages 240
ISBN 2-253-93229-9

Le Système périodique (italien : Il sistema periodico) est un recueil d'histoires courtes de Primo Levi, publié en 1975.

À la veille de sa retraite du monde de la chimie afin de se consacrer à sa carrière d'écrivain, Primo Levi revient, à travers 21 chapitres portant chacun le nom d'un élément chimique, sur cette science sous le signe de laquelle il a placé sa vie et tenté de trouver une réponse aux questions de l'univers, en se confrontant directement à la matière, amicale, indifférente ou hostile. La chimie a, en retour influencé son écriture, en y introduisant l'analyse et la description objective, le besoin d'élucider les sources des problèmes afin de les résoudre et la remise en question permanente des acquis.

Malgré la référence au tableau périodique de Mendeleïev, le Système périodique n'est pas tant un livre de chimie que d'un chimiste, Juif italien du Piémont, combattant anti-fasciste, déporté puis témoin et écrivain, racontant « sa » chimie. Primo Levi joue avec les éléments, qui peuvent être cités au sens propre lorsqu'ils interviennent directement dans le récit de la nouvelle, ou figuré voire étymologique.

Les histoires couvrent la vie de l'auteur, de sa naissance à la rédaction du livre, en s'arrêtant sur les moments essentiels ou formateurs : les origines, la vocation, les années de formation, la montée du fascisme et des lois raciales, la vie en clandestinité, l'arrestation de Primo Levi, l'expérience concentrationnaire, la réadaptation à la vie, la confrontation avec d'anciens acteurs du passé et des expériences professionnelles, le tout sous le prisme de la chimie ; la plupart des histoires sont vécues, quelques-unes sont des fictions de l'auteur et signalées comme telles. Chacune des histoires a le nom d'un élément qui lui est associé d'une façon ou d'une autre.

Le livre a été intronisé best science book ever par la Royal Institution d'Angleterre en 2006[1].

Sommaire

Argon

L'argon (inactif en grec) symbolise ces Juifs du Piémont, dont est issu l'auteur, qui depuis leur lointaine origine espagnole et provençale, furent portés à la contemplation et à la tranquillité plutôt qu'à l'action. Ce faisant, ces barba (oncles) et magna (tantes) laissèrent à la postérité de nombreuses citations et anecdotes transmises dans une langue hybride qu'ils inventèrent, mélange de piémontais et d'hébreu, qui n'est pas sans rappeler le yiddish, et dont certains mots passèrent dans le dialecte italien local. L'auteur passe en revue ses ancêtres des plus lointains aux plus proches, de ces Juifs qui, tout en ayant conscience de leur origine, transgressent les ordonnances de la loi mosaïque après maintes contorsions, comme son père, chaque fois qu'il l'amène chez sa grand-mère paternelle.

Hydrogène

L'auteur se souvient de ses premières expériences, menées clandestinement avec un ami dans un laboratoire en l'absence de son propriétaire. Les adolescents s'adonnent à l'électrolyse de l'eau, dont l'auteur vérifie le résultat en approchant une allumette de la cathode, où doit se trouver l'hydrogène. Celui-ci détonne à hauteur de sa poitrine, le laissant avec un mélange de peur et de fierté rétrospective.

Zinc

Au terme d'une sélection rigoureuse qui a réduit de quatre-vingts à vingt le nombre de postulants à l'étude de chimie, l'auteur doit synthétiser dans le laboratoire de travaux pratiques du sulfate de zinc, laquelle réaction ne peut se produire qu'en présence d'une infime quantité d'impuretés ; impuretés comme lui, récemment défini par la propagande fasciste comme tache au sein de la race italienne pure. Ce sont ces déclarations qui lui font pleinement prendre conscience de sa judéité, en même temps qu'une certaine fierté de l'être. Occupé à ces méditations en observant l'une de ses collègues, non-Juive et peu portée à ces réflexions, il la raccompagne, tandis que son expérience échoue lamentablement.

Fer

Une année plus tard, alors que les lois fascistes se renforcent, et qu'il doit analyser la teneur en éléments chimiques, dont le fer, dans une préparation manufacturée, l'auteur est initié à la randonnée de montagne dans les Alpes, regorgeant elles aussi de fer, mais à l'état naturel, par son ami, Sandro Delmastro. L'auteur décrit ces expériences avec cet ami extraordinaire, abattu par les fascistes en 1944.

Potassium

À mesure que l'auteur se retrouve isolé par les lois raciales, collègues et promoteurs potentiels se détournent de lui. Cependant, l'assistant en physique l'engage pour l'assister dans ses expériences en purifiant les métaux. Comme en temps de pénurie, le sodium est introuvable, même à l'institut de chimie relativement épargné par les restrictions, l'auteur utilise son « presque jumeau », le potassium, afin de mener à bien son expérience. Il en résulte une explosion inattendue.

Nickel

Malgré un diplôme obtenu avec les félicitations du jury, le dottor Levi végète, du fait d'une autre mention : « de race juive. » Il est cependant contacté par un ami de son ancien appariteur qui lui demande de mesurer le taux de nickel dans les résidus d'une mine d'amiante, et d'en optimiser l'extraction, en vue d'une éventuelle exploitation industrielle. Cependant, la prudence, de mise lorsqu'on contourne clandestinement les lois raciales, qui empêche l'auteur de s'exprimer, son isolement prolongé, les progrès du front allemand et l'attaque de Pearl Harbour par leurs alliés nippons, et la situation de la mine, où le nickel ne se trouve qu'en traces, à 0,2 %, pèsent sur le moral de l'auteur qui écrit deux nouvelles, qu'il ne publie pas. Il élabore cependant une hypothèse semblant donner des résultats prometteurs, oubliant, tout à sa joie, que le nickel extrait serait acheminé en Allemagne, ignorant de surcroît qu'un minerai de nickel vient d'être mis au jour dans l'Albanie fraîchement conquise par les forces de l'Axe, d'autant que son hypothèse repose sur des fondements en grande partie faussés. Il en restera néanmoins la rumeur d'un trésor contenu dans la terre, et les deux nouvelles qui, après avoir connu bien des aléas dont la guerre ne fut pas le moindre, sont insérées à la suite de ce récit, « comme le rêve d'évasion d'un prisonnier ».

Plomb

Rodmund, descendant d'une longue lignée de chercheurs et travailleurs du plomb, d'origine germanique, s'en va de par le monde en chercher lors le filon familial déniché par son ancêtre Rodmund-les-dents-bleues est épuisé. Traversant l'Italie, il arrive à Icnusa, où il trouve un filon et fonde un foyer et un village, déjà atteint d'intoxication par le plomb et se sachant condamné à brève échéance, comme ses ancêtres.

Mercure

Isolés sur l'île Désolation, qui porte bien son nom, un caporal et sa femme qui n'entrent que périodiquement en contact avec le monde extérieur, en la personne d'un baleinier, ont la surprise de voir arriver sur leur île un Hollandais et deux Italiens. Le Hollandais se révèle être un alchimiste en fuite après avoir échoué de changer en or les sables des dunes de Hollande, et ne tarde pas à séduire la femme du caporal, déjà passablement ébranlée par sa vie solitaire. À la suite d'une éruption volcanique, ils retrouvent la grotte de l'île dégouttant de mercure, qu'ils entreposent et revendent. L'argent qu'ils en retirent leur permet de faire venir des femmes sur l'île, et de les épouser.

Phosphore

Comme il apparaît que le projet d'extraction du nickel n'a aucune chance d'aboutir, l'auteur tente sa chance à Milan, où le commendatore d'une firme suisse, donc non soumise aux lois raciales, l'a mandé sur recommandation d'une ancienne condisciple Giulia, dont l'auteur finit, comme à son habitude, par recueillir les confidences. Il devient rapidement évident que l'hypothèse de travail, l'injection de phosphore d'origine végétale pour traiter le diabète, qui résulte d'un trouble de phosphorylation du glucose, relève moins de la science que de l'illumination d'un savant du Troisième Reich qui expose ses théories irréalistes comme une révélation reçue « sur le Sinaï, ou mieux dans les tréfonds du Valhalla ». Cependant, les employés, à l'exception de l'auteur qui est de nature consciencieuse, ne s'en soucient guère, et en tirent parti en ne donnant qu'une apparence de travail.
L'auteur prend également la mesure de la profondeur de ces lois raciales, qui le séparent de manière étanche de son aguichante collègue, cette femme, non-juive, qu'il mène à son fiancé en l'écoutant interminablement.
Ils se reverront après la guerre, et évoqueront cet accident de l'histoire qui les a menés « sur des voies qui n'étaient pas les nôtres ».

Or

Giulia ayant quitté le laboratoire, l'auteur se retrouve isolé à Milan en compagnie d'autres intellectuels juifs, passant leur temps à composer des poèmes, jusqu'au jour du renversement de Mussolini, rapidement suivi de sa restauration après l'occupation de l'Italie. Les combattants anti-fascistes sortent de l'ombre et polarisent la jeunesse, lui montrant la voie de la lutte active. L'auteur adhère à un groupe de partisans, enthousiastes mais inexpérimentés. Ils sont rapidement trahis par un agent infiltré des forces fascistes, qui leur fait manœuvrer à balles réelles (afin de diminuer leurs munitions) puis disparaît pour mieux reparaître à la tête de la milice fasciste, qui effectue une rafle dans la région. Surpris avec quelques compagnons dans leur sommeil, l'auteur n'utilise même pas son révolver à manche de nacre et a tout juste la présence d'esprit d'avaler des documents compromettants.
Emprisonnés, chacun étant isolé, les compagnons subissent interrogatoire sur interrogatoire. Menés par Fossolo, commandant de la garnison et ancien combattant, ceux-ci sont bénins, l'ancien militaire ne pouvant admettre qu'un universitaire, docteur en chimie, puisse être subversif. En revanche, menés par le traître, ils conduisent l'auteur à reconnaître sa condition de Juif. Attendant son transfert dans un camp où il est censé « rester jusqu'à la victoire finale (des forces de l'Axe) », l'auteur partage la cellule d'un contrebandier, se livrant de temps à autre à la prospection d'or dans la Dora. L'auteur envie ce personnage, qui sera probablement rapidement remis en liberté alors que lui, ...

Cérium

Dans le Lager, l'auteur a la relative bonne fortune d'être désigné comme assistant dans le laboratoire de chimie de l'usine attenante au camp. Après de vaines tentatives d'améliorer son ordinaire, par exemple en ingérant des acides gras obtenus par synthèse, il dérobe des tubes qui, chose inhabituelle au vu de la minutie allemande et de leur amour des étiquettes, ne sont pas marqués. Ils contiennent des pierres résistant à la section et produisant des étincelles à la friction, donc du ferrocérium, utilisé pour les chalumeaux du chantier, mais que l'auteur, à l'aide de son ami Alberto, convertit en pierres à briquet, malgré le risque couru s'ils venaient à être pris, sans compter que le travail du cérium pourrait provoquer un incendie. Les pierres sont néanmoins fabriquées et échangées contre du pain, ce qui permettra à l'auteur de survivre jusqu'à la libération. Alberto, en revanche, est mort au cours de la marche d'évacuation du camp.

Chrome

Au cours d'un repas où l'on discute de ces gestes et expressions consacrés par l'usage, probablement inutiles mais scrupuleusement reproduits sans qu'on ne se souvienne plus de l'origine, l'un des commensaux fait référence au curieux usage en cours dans une « usine au bord du lac » d'introduire du chlorure d'ammonium, agent corrodant par excellence, dans des peintures antirouille aux chromates. Usage d'autant plus inutile que c'est l'auteur qui l'a introduit, lorsqu'en 1946, déporté traumatisé rentré au pays il y a peu, hanté par son expérience concentrationnaire, il passe son temps à écrire des « poésies pleines de sang » et des souvenirs, même dans cette grande usine au bord du lac, où il a été reçu par compassion plutôt que par reconnaissance de ses capacités. Le directeur lui demande d'élucider le mystère de nombreux lots de peintures hépatisées et, si possible, de renverser le processus. Fouillant les archives, anciens bons de commande et modus operandi de l'usine, il s'aperçoit qu'une erreur d'écriture a provoqué une conséquente erreur de mesure de la basicité des chromates utilisés pour la fabrication des peintures. Erreur corrigée par l'adjonction de chlorure d'ammonium, qui sera dorénavant introduit systématiquement comme agent anti-hépatisation, même lorsque les chromates utilisés pour la peinture seront d'une basicité adéquate.

Soufre

Lanza, manœuvre de nuit, doit surveiller la fusion d'un composé nécessitant du soufre. Une erreur se produit au cours de sa somnolence, dont il se garde de parler à son collègue du matin.

Titane

Matériau blanc, de symbole « Ti », beaucoup utilisé en métallurgie, pour ses propriétés chimiques.

Arsenic

L'auteur est consulté à titre d'expert par un vieux monsieur tranquille, qui lui remet un échantillon de sucre pour analyse. Il y détecte rapidement la présence d'arsenic et s'interroge sur la raison de la présence de ce composé, le monsieur n'ayant l'air ni d'un empoisonneur ni d'une personne qu'on voudrait empoisonner. Il se révèle être le cordonnier du village en proie à la jalousie d'un jeune concurrent, qui lui a fait remettre le lot de sucre incriminé.

Azote

L'auteur, appelé à titre d'expert par une fabrique de cosmétiques pour déterminer la cause de l'instabilité de ses rouges à lèvres, se voit ensuite proposer une offre intéressante s'il parvient à produire de l'alloxane en quantité industrielle. Après de laborieuses recherches, il trouve une méthode apparemment facile et économique, par oxydation de l'acide urique, et part en voyage d'affaires, à vélo avec sa toute nouvelle épouse dans les fermes alentour, pour recueillir manuellement, et au prix fort, de la fiente de poule, contenant certes 50 % d'acide urique, mais mélangée à la terre alentour. Nullement découragé, l'auteur se présente à un vivarium de serpents, dont les excrétions sont composées à 90 % d'acide urique, mais est éconduit, faute de recommandations. Ses piteux résultats avec la fiente de poule le découragent de pratiquer plus avant la chimie organique.

Étain

L'auteur est installé à son compte avec un associé, Emilio, dans la maison des parents de celui-ci, qui partagent le goût de leur fils pour l'initiative et la découverte, parfois au mépris de certaines convenances. Ils gagnent leur vie en fournissant du chlorure stanneux à des miroitiers. Cependant, l'acide chlorhydrique, nécessaire à l'attaque de l'étain par le chlore, emplit les pièces, étouffe l'ambiance, tant et si bien que l'auteur décide un jour d'en être pour ses frais et de retourner travailler dans une entreprise. Le démontage du laboratoire, qui occupe une bonne partie de la maison, permet d'exhumer des trésors, dont un chargeur de mitrailleuse Baretta et un édit inquisitorial contre les Juifs. Lors du transport de la hotte d'aspiration pour laquelle un palan a été commandé, le câble cède et la hotte se fracasse au terme d'une chute de plusieurs étages.

Uranium

Envoyé en mission de service d'aide aux clients, l'auteur est accueilli par un interlocuteur volubile qui, après avoir pris connaissance de son nom et reconnu en lui l'écrivain, se lance dans une histoire compliquée et difficilement croyable sur ses exploits de la fin de la guerre. Parmi ceux-ci, des pilotes nazis lui auraient remis un bloc d'uranium, qu'il conserve chez lui, en remerciement pour leur avoir indiqué le chemin de la Suisse. L'auteur, dubitatif, reçoit le lendemain un bloc de métal emballé. Sentant remonter ses instincts oubliés d'analyste, il parvient à établir que le bloc n'est pas de l'uranium mais du cadmium, et reste songeur quant aux capacités de conteur de son client.

Argent

Acceptant de se rendre à un dîner d'anciens étudiants pour célébrer leurs « noces d'argent avec la chimie », l'auteur recueille une expérience d'un ancien collègue, spécialisé en photographie. Celui-ci était au sortir de la guerre employé dans une firme de films photographiques. Plusieurs de ces lots à usage médical furent renvoyés à la firme, en raison de la présence de « haricots » apparaissant sur les films à rebours. Le mystère semble de prime abord insoluble, avant qu'on ne remarque que le défaut se reproduit à intervalles réguliers, à raison d'un lot sur six. Après avoir tenté plusieurs hypothèses, le chimiste comprendra que le problème est le fait d'un déversement de produits de tannage, riche en polyphénols, dans la rivière où les tenues du laboratoire sont lessivées.

Vanadium

Aux prises avec une résine de peinture présentant un défaut et produite par une firme allemande issue du démembrement de l'IG Farben, l'auteur a la surprise, en recevant la réponse de la firme, de reconnaître le nom de son interlocuteur, le Docteur Müller. Le nom est certes courant, mais ce Dr Müller fait également une erreur de prononciation caractéristique, prononçant p en lieu et place de ph (« napténate » au lieu de « naphténate » de vanadium, lequel, ajouté en doses minimes, résout le défaut de la résine, du moins dans les laboratoires allemands). Or, cette erreur était celle que faisait un autre chimiste en un autre temps, lorsqu'un civil Müller venait inspecter les laboratoires de la Buna que bombardaient les Alliés.
Voulant en avoir le cœur net, l'auteur lui fait envoyer la traduction allemande de Se questo è un uomo. Il s'agit bien du même.

Celui-ci n'est pas l'antagoniste parfait. Il s'est montré humain avec le Haftling, donc non-humain, qu'était l'auteur en ce temps, même s'il ne pourrait s'agir que d'une gêne devant le manque de tenue d'un détenu malgré tout chimiste. Ses lettres de réponses ne sont ni celles d'un chrétien en repentir, ni celles d'un nazi arrogant. Il s'agit d'un homme désarmé, ayant fermé les yeux, comme de nombreux Allemands en ce temps, pour ne pas savoir, aux prises avec un passé qui ne lui convient pas, et s'en construisant un plus « accommodant », dans lequel la Buna avait été installée pour protéger les Juifs, semblant rechercher le pardon de l'auteur, allant jusqu'à se montrer conciliant sur le plan professionnel avec celui qui est également son partenaire en affaires. Celui-ci lui répond qu'il n'a pas de haine envers les Allemands, qu'on ne peut pardonner à un ennemi, qu'un ennemi qui se repent n'est plus un ennemi, etc. Il éprouve cependant un malaise, sinon une peur à le revoir, comme le souhaite son correspondant. Il n'enverra pas cette lettre (mais en inclura des éléments dans l'édition scolaire de Si c'est un homme) : le docteur Müller compte le revoir bientôt lors d'un déplacement en Italie.

Cependant, l'auteur apprend quelques semaines plus tard la mort inopinée du Docteur Lothar Müller, à 60 ans.

Carbone

Point d'orgue tant de cet ouvrage que du vieux projet d'un chimiste tenté par l'écriture, réalisé sous une forme moins ambitieuse qu'initialement prévu, l'auteur raconte l'histoire d'un atome de carbone, principal composant de la vie, sujet de sa thèse (qui portait sur l'asymétrie de Walden), présent depuis les origines, intervenant dans le processus de création littéraire, et clôturant le livre, par « ce point. ».


Notes et références


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