Le Sablon (Moselle)


Le Sablon (Moselle)
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Blason historique du Sablon

Le Sablon est une ancienne commune du département de la Moselle. Aujourd'hui, après Borny, c'est le quartier le plus peuplé de la ville de Metz. Il est situé derrière la gare, et se prolonge vers le sud de la ville et Magny, il est précisément délimité à l'est par la rivière Seille et à l'ouest par les emprises du chemin de fer, à l'exception du chemin de la Horgne, compris entre la voie ferrée et Montigny-lès-Metz.
Ses habitants sont nommés les Sablonnais.

Sommaire

Géographie

L'est du quartier est marqué par la vallée de la Seille avec un relief plat et bas, de ce fait, cette zone peut être facilement inondable en cas de crue. La zone ouest, elle est située sur une colline, dont le sommet semble être au niveau de le jonction de la Sente a My avec le pont de la Horgne . Ce secteur est difficilement inondable c'est pour cela que la plupart des commerces et des institutions y sont bâtis.

Histoire

Pendant l'Antiquité, bien que la commune du Sablon n'étant pas encore née, c'est sur son territoire que se situait l'amphithéâtre gallo-romain de Metz, était également placée sur son territoire, une grande nécropole romaine.

Saint Clément conduisant le Graoully sur les berges de la Seille

Au IIIe siècle se produisit la légende du Graoully, Saint Clément, évêque ayant évangélisé Metz et ses environs, a jeté le dragon dans la Seille, il y a un donc rapport direct avec la commune du Sablon, c'est d'ailleurs de là que vient probablement l'origine du blason sablonnais. La première paroisse du Sablon fut basée au cœur de l'Amphithéâtre, dans un oratoire nommé Saint-Pierre-aux-Arènes.

En 1552, à la suite du siège de Metz, la France s'empare du territoire, des Trois-Évêchés, dont celui de Metz, auparavant au Saint-Empire romain germanique. Lors du siège de nombreux sites religieux et autres furent détruits au Sablon, comme l'abbaye Saint-Clément, reconstruite au Pontiffroy, ou la chapelle Saint-Fiacre. Avec ces sites rasés, le ban Sablon n'est plus composé que des quelques fermes et d'habitations éparses. C'est vers la fin du XVIIIe siècle que la congrégation des sœurs de Sainte-Chrétienne est née, plus tard seront construits le couvent et sa chapelle.

Chapelle, unique vestige du couvent Sainte-Chrétienne, détruit en 1944

C'est pendant l'annexion allemande de 1871 à 1918, qu'il s'urbanise, dans le prolongement de la Nouvelle Ville allemande, construite en dehors de remparts. La partie nord est alors bâtie d'immeubles de style allemand typique de l'époque, et la partie sud, de petites maisons ou immeubles, dont la plupart sont détruits peu à peu pour laisser place à des programmes immobiliers plus conséquents et modernes.

Les maraîchers sont très répandu au Sablon, principalement autour de l'axe de l'actuelle Sente A My. Les activités se diversifièrent peu à peu, et l'industrie s'implanta avec des usines telles la brasserie Amos, en 1874. De nombreux restaurants et bars ouvrirent et attirèrent des messins.

En 1903 l'empereur d'Allemagne Guillaume II vient en visite au Sablon sur les fouilles de l'amphithéâtre gallo-romain situé dans le nord de la commune, fouilles qu'il avait lui-même ordonnées. Elles sont interrompues par simple précaution pour causes financières, préférant économiser sur la région messine dans laquelle il a financé quelques années après sa visite la construction de la nouvelle gare et de l’hôtel des Postes. Pour permettre à ses successeurs de les reprendre facilement, il fait recouvrir l'amphithéâtre de sable.
Sera rasé à cette époque également, la Redoute de La Seille, fort bastionné construit au XVIIIe siècle, bâti au dessus de la zone des recherches, il est fort probable qu'il eut gêné les fouilles, et qu'il en fut la raison de sa déstruction.

Le 1er avril 1914, le Sablon, qui compte alors 10 375 habitants, est officiellement intégré au district urbain de Metz. On note qu'à son intégration la commune du Sablon a perdu une partie de son territoire, territoire correspondant actuellement au secteur sud du quartier de Nouvelle Ville, comprenant les anciens bâtiments des brasseries Amos[1].

Pendant l'entre-deux-guerres, le quartier est considéré comme un « foyer rouge » par les autorités, qui surveillent de près les cheminots alors fortement syndiqués[2].

Au cours des bombardements du printemps 1944, de nombreux bâtiments du village furent détruits ou fortement endommagés, on compte l'ancienne mairie, place Saint-Livier, la partie française du collège F. Rabelais, étant à l'époque l'école Saint-Bernard, reconstruite ensuite, et le couvent Sainte-Chrétienne, dont ne continuait à tenir debout que la chapelle. D'autres bâtiments furent moins atteints comme l'église.

Toponymie

À l'époque gallo-romaine, le territoire de l'actuel quartier est désigné par Arenas (sable en latin), faisant allusion à la texture de son sol. Au XIVe siècle, un nouveau nom est utilisé pour désigner le ban de l'époque, ce nom est Savelon lui aussi faisant allusion à ce sol sableux. Le nom actuel en est une version francisée.

Le Sablon, aujourd'hui

La plupart des édifices témoins de l'histoire du village sont placés dans l'ouest de ce dernier, comme le collège par exemple. De nombreux bâtiments plus récents y sont également centralisés, tels la mairie de quartier. Le parc Sainte-Chrétienne se trouve dans la même zone, ainsi que plusieurs terrains de sports et de pétanque. Sur les restes du couvent Saint-Chrétienne, a été construit le nouveau complexe municipal du Sablon, de même que dans sa prolongation, on bâtit la nouvelle maison de retraite.

Palais omnisport Les Arènes de Metz, apparenté au projet "ZAC de l'Amphithéâtre"

Mais aujourd'hui, les périphéries du quartier ont été développées. Depuis 2006, une bande de terrain au nord-est de ce quartier, qu'occupait la gare de marchandises, est requalifiée, et reçoit les premiers travaux d'un vaste projet de quartier d'affaires dénommé « quartier de l'Amphithéâtre », ainsi que du futur centre d'art contemporain centre Pompidou-Metz, quasiment à l'emplacement de l'ancien amphithéâtre gallo-romain, dont les ruines sont enfouies sous le croisement de la rue aux Arènes, du passage et de l'avenue de l'Amphithéâtre. Entre cette bande de terrain et la Seille, se situe depuis 2003 un nouveau parc public, le parc de la Seille, qui fait appel aux nouvelles techniques paysagères (pelouses fleuries, zones non fauchées, etc.).
Le secteur de Hannaux-Barral-Frécot, correspondant aux rues homonymes du sud-est du quartier, est classé ZUS.

Vie de quartier

Basée au complexe municipal, l'école de musique de l'union philharmonique du Sablon propose chaque année des cours sur plusieurs instrument, ainsi que des cours de danse et de solfège. Siégeant également dans le complexe la SHS (Société d'Histoire du Sablon) a pour but de sensibiliser la population à la riche histoire de la commune, et organise chaque année une expositions d'anciennes photographie et cartes postales d'époque dans les bâtiments de la mairie de quartier.
Tous les mercredis, a lieu place Saint-Livier, le marché du Sablon. De plus chaque année ont lieu plusieurs évènements.
Début octobre, se déroule la grande brocante braderie du quartier, elle condamne l'intégralité de la rue et de la place Saint-Livier. Ainsi qu'à la mi-juin, à lieu, pendant une semaine, la fête de la Germaine, fête traditionnelle du quartier. Il s'agit d'une série d'animations organisées, par le centre social de la maison des associations, l'union philharmonique, ou encore la SHS.

Lieux et monuments

Lieux de culte

Église Saint-Vincent-de-Paul
  • Église Saint-Fiacre, 87 rue de la Chapelle, style gothique, début du XXe siècle.
  • Église Saint-Vincent-de-Paul, place Bouchotte, style moderne, XXe siècle.
  • Chapelle Sainte-Chrétienne, rue Saint-Bernard, seule partie du couvent n'ayant pas été détruite à la suite des bombardement de 1944, style néo-roman, fin du XVIIIe siècle

Cimetière

  • Cimetière du Sablon, enclavé dans la commune de Montigny-lès-Metz, à proximité de la route de Blory, et de la rue de la Horgne

Lieux d'enseignement

Lycée

  • Lycée professionnel Alain-Fournier, 13 rue Émile-Boilvin.

Collège

  • Collège François-Rabelais, 39 rue Saint-Bernard, style d'apparence néoclassique ou néoromane, début du XXe siècle.
Historique
Aile nord-est du collège, avec gymnase à droite, et aile sud-est avec entrée principale, en retrait à gauche.

La construction de l'école Saint-Bernard et de son gymnase se termine en 1912. Elle est bâtie à partir des plans de l'architecte Fröhlich, en pierre de Jaumont à l'instar des monuments messins, et de nombreux autres édifices sablonnais. Cet édifice correspond à l'actuelle aile nord-est du collège. Cette école primaire est équipée de douches, d'une infirmerie et d'électricité. Elle surprend les Français ne disposant pas encore de tous ces équipements. Elle accueille uniquement les filles, les garçons étant scolarisés à l'école du Graoully. Lors de la Première Guerre mondiale, le gymnase sert d'hôpital pour les blessés. Un projet de prolongement de l'école débute, mais est vite abandonné.

Après le retour à la France, le projet de prolongement de l'école est repris, et aboutit dans les années 1930 à la construction d'une nouvelle aile accueillant les garçons. Une grande partie de cette aile est détruite par les bombardements de 1944. Elle est rebâtie mais cette reconstruction fait un assez fort contraste avec le bâtiment allemand du fait de sa différence de hauteur. L'aile française qui compte deux étages, plus un rez-de-chaussée, possède un étage de moins que l’aile la plus ancienne ; la partie allemande est l'aile la plus haute du collège. L'école des garçons comporte aujourd'hui l'entrée principale du collège, elle correspond à l'aile sud-est ; les deux porches du bâtiment nord-est sont devenus des entrées de service utilisées occasionnellement, les élèves arrivant normalement par la cour.

En 1969, les écoles primaires s'unissent et deviennent un collège, qui prend le nom de l’écrivain François Rabelais. Bien que la construction de l'école Saint-Bernard soit achevée en 1911, le Sablon fêtera le centenaire du collège en 2012.

Aujourd'hui, avec ses 120 ares, le collège François-Rabelais est le plus grand de Moselle. Il accueille environ 300 élèves[3].

Écoles élémentaires

Façade de l'école du Graoully, vue de la place St-Livier
  • École primaire Auguste-Prost, 33 rue Auguste Prost.
  • École primaire du Graoully, 13 rue du Graoully, 1904.
  • École primaire de la Seille, 199 avenue André Malraux.

Écoles maternelles

  • École maternelle du Cavalier Bleu : issue de la fusion entre les écoles maternelles de la Sente A My (19 Sente A My) et des Comptines (35 rue Auguste-Prost).
  • École maternelle des Acacias, 4 rue Eugêne-Jacquot.
  • École maternelle des Plantes, 2 rue André-Theuriet.
  • École maternelle au Pommier Rose, 13 rue Christian-Pfister.

Équipements sportifs

  • Palais omnisport Les Arènes, 5 avenue Louis-le-Débonnaire.
  • Gymnase d'Hannoncelles, 18 rue d'Hannoncelles.
  • Gymnase André-Malraux, 199 avenue André-Malraux.
  • Gymnase du Collège François-Rabelais, 9 rue de la Croix.
  • Terrain multisport, bitumé, derrière le gymnase d'Honnoncelles.
  • Terrain multisport, bitumé, derrière le collège François-Rabelais, rue Terquem.
  • Terrain multisport, à proximité de l'église Saint-Fiacre.
  • Terrain de tennis, à proximité de l'école maternelle des Plantes, rue des Plantes.
  • Terran de pétanque, à proximité de l'église Saint-Fiacre.
  • Piscine olympique Lothaire, derrière le parc de la Seille, 44 rue Lothaire.

Parcs, squares et espaces verts

  • Parc de la Seille
  • Parc Sainte-Chrétienne (communément nommé parc des Sœurs)
  • Square Loiseau-de-Persuis
  • Square Saint-Amand

Musée

Le musée d'art contemporain en juillet 2010

Équipements administratifs

  • Médiathèque et mairie de quartier, 4-6 rue des Roberts.
  • Bureau de poste Saint-Livier, place Saint-Livier.
  • Commissariat Metz-Sablon, 83 rue Saint-Pierre.

Foyers et maisons de retraite

  • Résidence Les Saules, 76 Sente A My.
  • Foyer Sainte-Constance, 16 rue Gabriel-Pierné.
  • Foyer-logement Les Sablons, 1 rue du Lavoir.
  • Foyer-logement Malraux, 125 avenue André-Malraux.
  • Foyer-logement Vandernoot, 14 rue Vandernoot.
  • Maison de retraite Sainte-Chrétienne, 114 rue Saint-Pierre.

Centres d'accueil

  • Multi-accueil Les Jardinets, 12 rue André-Theuriet.
  • Multi-accueil Unis-Vers d'Enfants, 175-177 avenue André-Malraux.
  • Centre social Pioche et halte-garderie Les Marmousets, 13 rue Pioche.
  • Maison des associations du Sablon et centre social, 1bis rue de Castelnau.

Sites et monuments disparus

(Classés par date ou époque de disparition)

Statue représentant Saint-Fiacre, sur laquelle est inscrite l'histoire de la chapelle dédiée au même saint
  • Amphithéâtre, époque gallo-romaine, plus grand amphithéâtre de Gaule, disparu progressivement enseveli sous les terres, ayant accueilli le premier oratoire de Saint-Clément nommé Saint-Pierre-aux-Arènes ; situé à l'angle du passage et de l'avenue de l'Amphithéâtre
  • Abbaye Saint-Clément, construite au début du Moyen-Âge, détruite en 1552 au cours du siège de Metz, située sur l'actuelle place de l'église
  • Deux prieurés : Saint-André, et Saint-Pierre-aux-Champs, et 4 églises paroissiales : Saint-Amand, Sainte-Marie-aux-Martyrs, Saint-Génès, et Saint-Jean-Baptiste, détruits également 1552
  • Chapelle Saint-Fiacre, édifiée en 1153, détruite et reconstruite de nombreuses fois au cours des XIIIe et XIVe siècles, elle est définitivement détruite lors du siège de Metz, située à l'emplacement de l'actuel supermarché Match ; une statue de Saint-Fiacre située dans une aire de jeux entre la rue des Jardiniers et la Sente A My, témoigne de l'histoire de la chapelle
  • Les fermes Ravage, Sainte-Agathe et Halsidrac, datant de l'époque du ban médiéval
  • La maison de campagne Tivoly, située au niveau de la maison de retraite, construite vers 1695
  • Lavoir municipal, situé à l'angle des rues du Lavoir et Saint-André
  • Redoute de la Seille (dîte Redoute du Pâté), fort construit en 1737 par Louis de Cormontaigne selon les plans de Vauban, pour compléter le rôle des fortifications de Metz, détruit sous l'annexion, situé au-dessus de l'amphithéâtre, probablement démoli à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle, durant les fouilles allemandes sur l'amphithéâtre
  • Ancien cimetière, déplacé à Montigny-lès-Metz pendant l'annexion allemande, reprenait l'ensemble de la zone du terrain de pétanque jusqu'au monument aux morts.
  • Ancienne école, école des garçons puis école de filles, désaffectée à la fin du XIXe siècle, située dons le prolongement de l'ancienne église, à l'angle des rues Saint-Pierre et du Lavoir
  • Ancienne église, construite en 1851 par Nicolas-Maurice Derobe, de style gothique, elle est détruite en 1933 en raison de la construction de la nouvelle église Saint-Fiacre, elle était située à l'emplacement de l'actuel terrain de sports, parallèlement à la chapelle Sainte-Chrétienne
  • Ancienne mairie, place Saint-Livier, détruite au cours des bombardements du printemps 1944
  • Le couvent Sainte-Chrétienne, bombardé en 1944, et dont seule subsiste la chapelle

Notes et références

  1. Expo photo de 2010 retraçant l'histoire du Sablon au XXe siècle
  2. François-Yves Le Moigne (dir), Histoire de Metz, Privat, 1986 [détail de l’édition] , (p. 380).
  3. Description du Collège François Rabelais sur son site collrabelaismetz"

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