Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain


Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain

Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain

Réalisation Jean-Pierre Jeunet
Scénario Jean-Pierre Jeunet
Guillaume Laurant
Acteurs principaux Audrey Tautou

Mathieu Kassovitz
Isabelle Nanty
Rufus
Jamel Debbouze
Yolande Moreau
Dominique Pinon
Ticky Holgado

André Dussollier (narrateur)
Genre Comédie
Sortie 2001
Durée 129 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Café des 2 Moulins à Paris.

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain est un film français réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti en 2001. Il s’agit d’une comédie romantique écrite par Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant avec Audrey Tautou dans le rôle-titre. Le film est une représentation originale et parfois idéalisée de la vie contemporaine à Paris dans le quartier de Montmartre. Il s'agit d'un des plus gros succès mondiaux pour un film français.

Sommaire

Résumé

Conçue le 3 septembre 1973, à 18 h 28 min 32 s, de la fécondation d'un ovocyte de Mme Amandine Poulain, née Fouet, par un spermatozoïde de M. Raphaël Poulain, Amélie Poulain est une petite fille native de Montmartre. Elle grandit isolée des autres enfants car son taciturne docteur de père lui diagnostique à tort une maladie cardiaque : son père ne la touchait jamais en dehors des examens médicaux, d’où l’emballement de son pouls lorsqu’il le mesurait. Sa mère, tout aussi névrosée que son père est inhibé, meurt alors qu’Amélie est encore jeune, heurtée accidentellement par une touriste Québécoise qui avait résolu de se suicider en se jetant du haut de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son père se renferme alors davantage et dévoue sa vie à la construction maniaque d’un mausolée consacré à sa défunte épouse. Livrée à elle-même, Amélie développe une imagination étonnamment riche.

Adulte (cinq ans plus tard selon le film), Amélie devient serveuse dans un petit café de Montmartre, le Café des 2 Moulins, tenu par une ancienne artiste de cirque et occupé par des employés et des clients hauts en couleurs. À 23 ans, Amélie mène une vie simple ; ayant abandonné toute relation sentimentale après des tentatives ratées, elle prend goût à des plaisirs simples comme faire craquer la crème brûlée avec une cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin, essayer de deviner combien de couples parisiens ont un orgasme à chaque instant (« Quinze ! », chuchote-t-elle à la caméra) et laisse libre cours à son imagination.

Sa vie bascule la nuit de la mort de la princesse Diana, le 31 août 1997. Dans un enchaînement de circonstances suivant le choc de l’annonce, elle découvre derrière une plinthe descellée de sa salle de bain une vieille boîte métallique remplie de souvenirs cachés par un garçon qui vivait dans son appartement 40 ans avant elle. Fascinée par sa découverte, elle se met à la recherche de la personne maintenant adulte qui avait placé la boîte afin de la lui rendre, tout en établissant un marché avec elle-même : si elle le retrouve et le rend heureux, elle consacrera sa vie à aider les autres, sinon, tant pis.

Après quelques erreurs et un minutieux travail de détective (aidée par le reclus Raymond Dufayel, un peintre surnommé l’« homme de verre » à cause d’une ostéogenèse imparfaite), elle met la main sur l’identité de l’ancien occupant des lieux, place la boîte dans une cabine téléphonique et fait sonner le téléphone pour attirer cet homme alors qu’il passe à proximité. Lorsqu’il ouvre la boîte, il subit une révélation. Tous ses souvenirs oubliés d’enfance lui reviennent soudain à la mémoire. Elle le suit de loin jusque dans un bar et l’observe sans se découvrir. En voyant les effets positifs sur lui, elle décide de répandre le bien dans la vie des autres. Amélie devient alors une sorte d’entremetteuse secrète ange-gardienne. Elle persuade son père de poursuivre son rêve de faire le tour du monde (avec l’aide d’un nain de jardin et d’une amie hôtesse de l’air). Elle met également son grain de sel dans la vie des gens qu’elle côtoie au travail, d'ailleurs elle s’arrange pour que deux d’entre eux tombent amoureux : Georgette, l'hypocondriaque, et Joseph, un homme particulièrement jaloux. Elle rédige aussi un faux courrier à l'intention de sa concierge terriblement dépressive depuis la mort de son mari, courrier prétendument écrit par le mari, et qui aurait été égaré il y a trente ans par la Poste ; tandis qu'elle venge Lucien des vexations continuelles que lui fait subir son patron M. Colignon.

Mais alors qu’elle s’occupe des autres, personne ne s’occupe d’elle. En aidant les autres à obtenir leur bonheur, elle se met face à sa propre vie solitaire, s'identifiant à mère Teresa, et ses relations chaotiques avec Nino Quincampoix, un jeune employé de sex-shop décalé qui collectionne les photos d’identité jetées sous les photomatons et dont elle est tombée amoureuse, ne sont pas pour arranger les choses. Bien qu’elle l’intrigue avec diverses méthodes détournées pour le séduire (dont notamment une sorte de chasse au trésor pour récupérer un de ses albums photos perdu), elle reste terriblement timide et se sent systématiquement incapable de l’approcher. Elle doit recevoir les conseils de Raymond pour comprendre que l’on peut poursuivre son bonheur tout en s’assurant de celui de ses amis et voisins.

Le film se termine sur un plan en accéléré de la traversée de la ville en mobylette de Nino et Amélie, dans la fin de matinée du 28 septembre 1997.

Fiche technique

L’épicerie de monsieur Collignon, rue des Trois-Frères, à Paris.

Distribution complète

  • Audrey Tautou : Amélie Poulain.
  • Mathieu Kassovitz : Nino Quincampoix.
  • Rufus : Raphaël Poulain, le père d’Amélie.
  • Lorella Cravotta : Amandine Poulain, la mère d’Amélie.
  • Serge Merlin : Raymond Dufayel.
  • Jamel Debbouze : Lucien.
  • Clotilde Mollet : Gina.
  • Claire Maurier : Suzanne.
  • Isabelle Nanty : Georgette.
  • Dominique Pinon : Joseph.
  • Artus de Penguern : Hipolito.
  • Yolande Moreau : Madeleine Wallace.
  • Urbain Cancelier : Collignon.
  • Maurice Bénichou : Dominique Bretodeau.
  • Michel Robin : Le père de Collignon.
  • Andrée Damant : La mère de Collignon.
  • Armelle : Philomène.
  • Claude Perron : Éva.
  • Ticky Holgado : L’homme sur une photo.
  • Kevin Fernandes : Bretodeau enfant.
  • Flora Guiet : Amélie enfant.
  • Amaury Babault : Nino enfant.
  • André Dussollier : Le narrateur. (Voix off).
  • Eugène Berthier : Eugène Koler.
  • Marion Pressburger : Les petites mains au générique.
  • Charles-Roger Bour : L’homme à la vespasienne.
  • Luc Palun : L’épicier d’Amandine.
  • Fabienne Chaudat : La femme dans le coma.
  • Dominique Bettenfeld : Le voisin d’Amélie.
  • Jacques Viala : Le client qui humilie son ami.
  • Fabien Béhar : Le client humilié.
  • Jonathan Joss : Le fils du client humilié.
  • Jean-Pierre Becker : Le clochard - L’homme de l’antenne télévision.
  • Jean Darie : L’aveugle.
  • Thierry Gibault : Le client aux endives.
  • Mady et Monette Malroux : Les clientes jumelles.
  • François Bercovici : Le copain du client aux endives.
  • Franck Monier : Dominique Bredoteau jeune.
  • Guillaume Viry : Le SDF.
  • Valérie Zarrouk : Dominique Bredoteau femme.
  • Marie-Laure Descoureaux : La concierge du mort.
  • Sophie Tellier : La tante Josette.
  • Gérald Weingand : L’instituteur.
  • François Viaur : Le patron du bistrot.
  • Paule Daré : L’employée du patron du bistrot.
  • Marc Amyot : L’inconnu des photomatons.
  • Myriam Labbé : La cliente du tabac.
  • Robert Gendreu : Le client du café.
  • Julianna Kovacs : Une cliente de l'épicerie.
  • Philippe Paimblanc : Le contrôleur du train.
  • Jean Rupert : L’opéré des cloisons nasales.
  • Frankie Pain : La femme du kiosque à journaux.
  • Valériane de Villeneuve : La femme qui rit.
  • Isis Peyrade : Samantha.
  • Raymonde Heudeline : La caissière du train fantôme.
  • Christiane Bopp : La femme près du manège.
  • Thierry Arfeuillères : L'homme-statue.
  • Jerry Lucas : Le petit garçon du Sacré-Cœur.
  • Patrick Paroux : Le souffleur de rue.
  • François Aubineau : Le facteur de la concierge.
  • Philippe Beautier : Le facteur de Poulain.
  • Régis Iacono : Félix L'Herbier.
  • Michel Serrault : Un client du café. (Figuration).
  • Frédéric Mitterrand : Lui-même. (Voix off du reportage).

Réception

Box-office

Avec 23,1 millions d'entrées, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain est le plus gros succès mondial d'un film français en langue française depuis au moins ces 10 dernières années, devant La Marche de l'empereur, second avec 20 millions d'entrées[2]. C'est aussi le plus gros succès à l'international (hors de France) d'un film français en langue française depuis qu'Unifrance collecte les données (au 30 novembre 2009) avec 23 115 858 entrées. Le film a rapporté au box-office 173 921 954 $ dans le monde entier[3].

Nombre d’entrées (liste non exhaustive ; pays à plus de 100 000 entrées ; par ordre alphabétique des pays)

Pays Entrées Source
Crystal Clear app package network.png Mondial 23 100 000 entrées[2] Unifrance
Drapeau d'Autriche Autriche 282 000 entrées lumiere
Drapeau d'Allemagne Allemagne 3 198 000 entrées lumiere
Drapeau d'Argentine Argentine 374 000 entrées Unifrance
Drapeau d'Australie Australie 763 000 entrées Unifrance
Drapeau de Belgique Belgique 617 000 entrées lumiere
Drapeau : Brésil Brésil 331 000 entrées Unifrance
Drapeau du Canada Canada (Drapeau : Québec Québec) 572 000 entrées Unifrance
Drapeau de Colombie Colombie 143 000 entrées Unifrance
Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud 300 000 entrées Unifrance
Drapeau du Danemark Danemark 147 000 entrées lumiere
Drapeau d'Espagne Espagne 1 714 000 entrées lumiere
Drapeau des États-Unis États-Unis 5 931 000 entrées lumiere
Drapeau de Finlande Finlande 206 000 entrées lumiere
Drapeau de France France 9 290 000 entrées lumiere
Drapeau de Hongrie Hongrie 171 000 entrées lumiere
Drapeau d'Inde Inde 107 000 entrées Unifrance
Pays Entrées Source
Drapeau d'Israël Israël 177 000 entrées Unifrance
Drapeau d'Italie Italie 1 881 000 entrées lumiere
Drapeau du Japon Japon 1 038 000 entrées Unifrance
Drapeau du Mexique Mexique 254 000 entrées Unifrance
Drapeau de Norvège Norvège 160 000 entrées lumiere
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 345 000 entrées lumiere
Drapeau de Pologne Pologne 751 000 entrées lumiere
Drapeau du Portugal Portugal 168 000 entrées lumiere
Drapeau de République tchèque République tchèque 281 000 entrées lumiere
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 000 000 entrées lumiere
Drapeau de Roumanie Roumanie 175 000 entrées lumiere
Drapeau de Russie Russie 227 000 entrées Unifrance
Drapeau de Suède Suède 351 000 entrées lumiere
Drapeau de Suisse Suisse 675 285 entrées Procinema.ch
Drapeau de Taïwan Taïwan 107 000 entrées Unifrance
Drapeau de Turquie Turquie 133 000 entrées lumiere

Le film fut sélectionné par le New York Times dans les 1 000 meilleurs films jamais réalisés[4]. Il figure également à la 46ème place du Top 250 des films de l'Internet Movie Database, classement basé sur les votes du public, avec une note moyenne de 8,5/10[5].

Accueil critique

Le film a été globalement très bien accueilli par la critique. Il recueille 90 % de critiques positives, avec un score moyen de 7,9/10 et sur la base de 140 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[6]. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 196e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[7]. Le personnage d'Amélie a aussi été classé 45e des meilleurs personnages de cinéma de l'histoire par ce même magazine[8].

En France, la revue de presse d'AlloCiné, qui se base sur les critiques des principaux journaux et magazines français, attribue au film une note de 4,3/5[9]. Le Journal du Dimanche parle d'un « petit bijou » qui met « la tête et le cœur en joie », Le Parisien estime que « le mot chef-d'œuvre reprend tout son sens », Première « en redemande pour le plaisir des yeux, pour rêver qu'on va changer de vie », Positif met en avant « une esthétisation du moindre plan et une composition minutieuse du décor », Le Monde évoque une « débauche de moyens et de talents » qui aurait pu conduire à l'indigestion s'il n'y avait « un vrai mystère, un espace pour l'imagination et le rêve »[9].

Toutefois, certains critiques comme Serge Kaganski des Inrockuptibles l’ont attaqué pour sa représentation irréaliste et pittoresque de la société française contemporaine dans un univers de carte postale d’une France d’autrefois avec très peu de minorités ethniques — ce qu'il considère être une forme de lepénisme latent[10],[11]. Alors que Paris est une ville cosmopolite et que Montmartre, où se situe l’action, touche Barbès, quartier métissé (Barbès - Rochechouart), très peu d’immigrés sont visibles dans le film. Si le réalisateur a souhaité créer une vision idyllique d’un Paris parfait, il semble qu’il ait trouvé nécessaire de faire disparaître toute trace de personne de couleur pour y parvenir, ont jugé les critiques. L'Humanité, de son côté, évoque « une bluette au style publicitaire » « dans un Montmartre de carte postale »[9].

D’autres, comme David Martin-Castelnau et Guillaume Bigot, ont estimé que ces critiques étaient injustifiées et qu’il s’agissait plutôt de la « bien-pensance libérale-libertaire » qui ne pouvait que rejeter la vision bienveillante et crédible des « petites gens ». Jean-Pierre Jeunet répondit à ces critiques en rappelant que Jamel Debbouze qui joue le rôle de Lucien est d’origine nord-africaine.

Distinctions

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[12].

Récompenses

Nominations

Autour du film

  • Dans ce film, Jeunet réintroduit des éléments du court-métrage Foutaises, notamment les « il aime / il n’aime pas » de la présentation des personnages.
  • Jean-Pierre Jeunet raconte dans les commentaires DVD que l’idée de l’album photo (des photos d’identités jetées) lui vient de l’auteur français Michel Folco qui avait tenu un tel album. Le droit à la propriété intellectuelle en France a empêché Jeunet d’utiliser ledit album, ce qui l’a contraint à embaucher des figurants (et des personnes du tournage) pour être pris dans ces clichés
  • Jeunet avait à l’origine écrit le rôle d'Amélie pour l'actrice britannique Emily Watson[14], dont il avait adoré l'interprétation dans Breaking the Waves[15] ; dans le script original, le père d’Amélie est un Britannique vivant à Londres. Cependant, le français d’Emily Watson se révéla insuffisant pour le film et à cause d’un emploi du temps incompatible avec le tournage de Gosford Park, Jeunet réécrivit le script pour une actrice française.
  • Le réalisateur propose alors le rôle à Vanessa Paradis qui est contrainte de refuser le projet devant l'imminence de la sortie de son album Bliss, et le tournage approchant du film L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam.[réf. nécessaire]
  • C'est en voyant l'affiche de Vénus Beauté (Institut) que Jeunet eut envie de faire faire des essais à Audrey Tautou pour le rôle d'Amélie[15]. Jeunet assure avoir été convaincu « au bout de trois secondes »[15], tout en précisant : « j'adore ça quand, pendant le casting, on ressent ce frisson de l'évidence »[15].
  • Certains pensent que Jeunet s’est inspiré du personnage de Faye, dans le film de Wong Kar-wai Chungking Express (1994), pour une partie de l'écriture du personnage d'Amélie Poulain : Faye s'introduit dans l'appartement de l'homme qu'elle aime pour en changer des éléments, espérant ainsi lui faire oublier son ex-compagne. On retrouve le thème d'une personne qui s'introduit dans la vie d'une autre pour la rendre heureuse à son insu.
  • Le film ne fut pas sélectionné au Festival de Cannes. L’absence d’Amélie Poulain souleva une controverse à cause de l’accueil enthousiaste du public et des médias français en comparaison. Un précédent film de Jeunet, La Cité des enfants perdus, avait reçu un accueil plutôt mauvais à Cannes[16]. Le président d'alors du festival jugea le film « inintéressant »[17], bien qu’il n’eût vu qu’une version incomplète, notamment sans musique d’accompagnement.
  • Dans la version anglaise, la concierge Madeleine Wallace est renommée Madeleine Wells. (Alors que dans la version française, Mme Wallace fait référence aux fontaines Wallace de Paris, la version anglaise adapte le jeu de mots en lui faisant comparer Wells avec water wells (puits à eau)).
  • L’apparition à la vingtième minute d’Amélie dans la station de métro de Paris Abbesses (nord de Paris) a en réalité été tournée sur un quai désaffecté de la station Porte des Lilas (est de Paris). Souvent utilisé pour le tournage de films car maintenu à l'écart du public, ce quai est d’ailleurs surnommé Porte des Lilas - Cinéma, et son décor ne ressemble pas à celui de la station Abbesses.
  • La vieille boîte de souvenirs que l’héroïne découvre fortuitement derrière une plinthe est une boîte de bergamotes de Nancy, allusion aux origines lorraines du réalisateur. Il y en a une autre dans le film : Jean-Pierre Jeunet s’amusait, étant petit, à faire des ricochets sur le bassin du Parc Sainte-Marie à Nancy ; dans le film, Amélie Poulain reprend cette idée en s’amusant à compter les ricochets des cailloux sur le canal Saint-Martin.
  • Le film est entièrement étalonné dans les trois teintes vert, rouge et jaune.
  • Un autre film avec Audrey Tautou, Le Battement d'ailes du papillon, de Laurent Firode, sorti l'année précédente, s'est vendu en Corée et en Russie sous le titre de Amélie 2. Le film n'ayant aucun rapport avec l'original, il s'agissait d'une simple stratégie marketing de la part des distributeurs locaux.
  • Le film fait beaucoup référence à la princesse Diana, l'histoire se déroulant en grande partie durant le mois qui suit son accident mortel sous le pont de l'Alma. C'est en effet le choc de la nouvelle de sa mort qui provoque l'évènement qui va finalement conduire à bouleverser la vie d'Amélie. Puis, durant la recherche de l'ancien occupant de son appartement, supposément monsieur Bredoteau ; au moment où un homme, bien plus jeune que celui recherché doit vraisemblablement être, lui ouvre la porte, elle cherche un prétexte à l'entrevue, et prétend faire circuler une pétition en faveur de la canonisation de Lady Diana. Plus tard, la vendeuse du kiosque exprime ses regrets que la princesse soit morte si belle et jeune (faisant d'ailleurs une comparaison avec Mère Teresa, décédée six jours plus tard). Par ailleurs, Lucien semble être fasciné par la défunte princesse : monsieur Colignon révèle que son employé découpe les visages de mannequins dans un magazine pour les remplacer par celui de la princesse ; puis, alors que, prenant des cours de dessins chez monsieur Dufayel, il évoque un projet d'envoyer les cendres de personnes fortunées dans l'espace, Lucien se demande s'il pourrait en être fait de même avec Lady Di.

Extraits vidéo et citations artistiques utilisés dans le film

Le film utilise plusieurs extraits vidéo :

  • Une représentation télévisée de la chanteuse de gospel à la guitare sœur Rosetta Tharpe.
  • Un extrait des images du Critérium international de la route de 1997 où l'on voit un cheval courant au milieu du peloton.
  • Un extrait méconnu d'un spectacle, sûrement des années 1920 ou 1930[réf. nécessaire], où l'on voit un homme danser avec son chien.
  • Un extrait du documentaire Born for Hard Luck de Tom Davenport, montrant Peg Leg Sam avec une jambe de bois.
  • Un extrait du documentaire de 1998 Seventeen Seconds to Sophie (Dix-sept secondes pour Sophie) de Bill Cote.
  • Trois extraits du film Jules et Jim de François Truffaut :
    • Jules, Jim et Catherine courant sur un pont.
    • La scène du baiser pendant laquelle se trouve un insecte, apparemment non remarqué des créateurs du film, rampant le long de l’écran derrière les deux amoureux et semblant entrer dans la bouche de la femme. Ce passage est détaillé par la voix off et un cercle met en évidence l’insecte durant son voyage.
    • Un bref extrait de Catherine (Jeanne Moreau) chantant sa chanson Le Tourbillon de la vie.

En ce qui concerne les citations picturales :

Quant aux autres arts,

  • Le père de l'épicier Colignon poinçonne les lauriers de sa femme la nuit dans le jardin et dit qu’il préfèrerait poinçonner les lilas, en référence à la chanson Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg.

Titre en langues étrangères

Dans les autres langues, le film prend les titres suivants[18] :

  • Allemand : Die fabelhafte Welt der Amélie (Le Fabuleux Monde d’Amélie)
  • Anglais : Amélie/Amélie from Montmartre (Amélie de Montmartre)
  • Arabe : اميلي (Āmīlī)
  • Bulgare : Невероятната съдба на Амели Пулен (Neveroyatnata sădba na Ameli Pulen)
  • Chinois : 天使爱美丽 (Tiānshǐ Àiměilì)
  • Catalan : Amélie
  • Coréen : 아멜리에 (Amelie)
  • Croate : Amelie
  • Espagnol : Amélie
  • Espéranto : La Fabela Destino de Amélie Poulain
  • Finnois : Amélie
  • Gallois : Tynghedfen Anhygoel Amélie Poulain
  • Grec : Αμελί (Amelí)
  • Hébreu : אמלי (Amily)
  • Hongrois : Amélie csodálatos élete (La Vie fabuleuse d’Amélie)
  • Islandais : Hin stórkostlegu örlög Amélie Poulain
  • Italien : Il favoloso mondo di Amélie (Le Fabuleux Monde d’Amélie)
  • Japonais : アメリ (Ameri)
  • Lituanien : Amelija iš Monmartro
  • Persan : آملی (ʾĀmīlī)
  • Polonais : Amelia
  • Portugais : O Fabuloso Destino de Amélie Poulain
  • Roumain : Amelie
  • Russe : Амели (Ameli)
  • Slovène : Nenavadna usoda Amélie Poulain
  • Suédois : Amélie från Montmartre
  • Turc : Amélie
  • Ukrainien : Амелі (Ameli)

Influences

Publicité

Au Québec, en 2002-2003, les restaurants McDonald’s ont utilisé, pour accroître la vente de leurs nouvelles languettes de poulet, le slogan : « Le délicieux festin d'Émilie Poulet » sur des panneaux publicitaires. Les ayants droit du film ont réclamé 200 000 $ de dommages et intérêts pour cette allusion non autorisée au titre du film[19].

Une série de spots télévisés pour Groupama (compagnie d’assurances et services financiers) met en scène une jeune femme brune prénommée Cerise. Le style de ces publicités (réalisées par Sébastien Drhey) est une référence visiblement flagrante au film. La Fondation Groupama Gan avait soutenu le film Delicatessen de Jeunet, mais c’est sans doute sans rapport.

En 2009, les publicités télévisées de l'Agence nationale des services à la personne, imaginées par Fred & Farid[20], utilisent également un ton rappelant le film[21].

Autres

En 2007, le groupe français Les Fatals Picards a composé une chanson intitulée Moi je vis chez Amélie Poulain dans son album Pamplemousse mécanique, chanson parodiant avec humour le monde trop parfait et trop gentil (donc ennuyeux) du film. Ils évoquent néanmoins la controverse concernant l’absence des « minorités » dans le film : « Enfin marron, façon de parler parce que si on fait un peu attention / On voit bien que les couleurs foncées, y en a pas des masses dans les environs ».

En 2007 à la télévision américaine, Bryan Fuller s’inspire de ce film, qui est son préféré, pour écrire la série Pushing Daisies ; le président de la chaîne ABC, Stephen McPherson, qui avait également beaucoup aimé le film, cherchait justement un contenu qui en reprendrait l’esprit[22].

En 2007, deux chercheurs ayant découvert en Équateur une nouvelle espèce de grenouilles qu'ils placent dans le genre Cochranella, la baptisent Cochranella amelie en l’honneur d'« Amélie, la protagoniste de l’extraordinaire film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, un film dans lequel les petits détails jouent un rôle important pour parvenir à la joie de vivre, comme le rôle important que les grenouilles Centrolenidae et tous les amphibiens et reptiles jouent dans la santé de notre planète », d’après l’article qu’ils font publier dans la revue scientifique Zootaxa pour faire part de leur découverte[23]. Cette espèce est maintenant placée dans le genre Teratohyla et est nommée Teratohyla amelie.

Le film In the Air fait référence au nain de jardin voyageur du père d'Amélie Poulain.

Notes et références

  1. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain sur JP's Box-Office. Consulté le 9 septembre 2011
  2. a et b Le cinéma français à l'étranger : Résultats de l'année 2009 et de la décennie - Unifrance [PDF]
  3. Amelie, Mojo Box Office. Consulté le 9 décembre 2010
  4. (en) The Best 1,000 Movies Ever Made, sur le site du New York Times.
  5. Top 250, IMDb. Consulté le 7 mars 2011
  6. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Rotten Tomatoes. Consulté le 9 décembre 2010
  7. (en) The 500 Greatest Movies of All Time, Empire. Consulté le 26 mars 2011
  8. (en) The 100 Movie Characters, Empire. Consulté le 22 juin 2011
  9. a, b et c Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain - Critiques Presse, AlloCiné. Consulté le 9 décembre 2010
  10. (fr) Serge Kaganski, « Rebonds : «Amélie» pas jolie », dans Libération, 31 mai 2001 [texte intégral] .
  11. (fr) Serge Kaganski, « Pourquoi je n’aime pas Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », dans Les Inrockuptibles, 31 mai 2001 [texte intégral] .
  12. Awards for Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, IMDb. Consulté le 9 décembre 2010
  13. (en) Variety.com
  14. (en) contactmusic
  15. a, b, c et d « Le Paris de Jean-Pierre Jeunet », dans Studio, no 158, juillet-août 2000, p. 13 
  16. (en) Janet Maslin, « Wistful, Uneasy Days at Cannes », dans The New York Times, 4 juin 1995 [texte intégral] .
  17. (en) avclub
  18. (en) « Release dates for Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001): Also Known As (AKA) », sur l’Internet Movie Database.
  19. (fr) Réjean Bourdeau, « Le détenteur des droits d’Amélie Poulain réclame une part du fabuleux festin », dans La Presse, 22 février 2003, p. E1 , reproduit dans l’entrée « Poulain, Amélie » d’une liste d’aptonymes, sur le site du Centre canadien des aptonymes.
  20. (fr) GF, « Actualités / Vu à la télé : Service d’aide à la personne », Syndicat national de la publicité télévisée, 22 avril 2009. Consulté le 6 mai 2009.
  21. (fr) « L’ANSP lance sa nouvelle campagne : « l’effet papillon » », sur le site de l’ANSP. Consulté le 10 avril 2009.
  22. (en) Bill Carter, « A Touching Romance, if They Just Don’t Touch », dans The New York Times, 5 juillet 2007 [texte intégral] .
  23. (en) Diego Francisco Cisneros-Heredia et Paúl Meza-Ramos, « An enigmatic new species of Glassfrog (Amphibia: Anura: Centrolenidae) from the Amazonian Andean slopes of Ecuador », dans Zootaxa, no 1485, 28 mai 2007, p. 33–41 (ISSN 1175-5326 et 1175-5334) [texte intégral]
    « The specific name—a noun in apposition—of this new species of Glassfrog is for Amelie, protagonist of the extraordinary movie “Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain”; a movie where little details play an important role in the achievement of joie de vivre; like the important role that Glassfrogs and all amphibians and reptiles play in the health of our planet. »
     

Voir aussi

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Article connexe

Bibliographie

  • Storyboard - du dessin au film, no 1, septembre-novembre 2002, interviews et storyboard complet du film, p. 25 à 191

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Wikipédia en français (auteurs)

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  • Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain —    Comédie dramatique de Jean Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou (Amélie), Mathieu Kassovitz (Nino Quincampoix), Rufus (le père d Amélie), Lorella Cravotta (la mère d Amélie), Yolande Moreau (la concierge), Artus de Penguern (Hipolito), Urbain… …   Dictionnaire mondial des Films