Jérôme Kerviel


Jérôme Kerviel
Jérôme Kerviel
Naissance 11 janvier 1977
Pont-l'Abbé en Bretagne
Nationalité Drapeau de France France
Profession Opérateur de marché

Jérôme Kerviel (né le 11 janvier 1977 à Pont-l'Abbé, France[1]) est un ancien opérateur de marché salarié de la Société générale, jugé responsable, à hauteur de 4,82 milliards d'euros[2], des pertes de la banque découvertes en janvier 2008, celles-ci résultant de ses prises de positions sur des contrats à terme sur indices d'actions s'élevant à cette époque à environ 50 milliards d'euros.

Si on impute à Jérôme Kerviel la responsabilité de la totalité des pertes enregistrées à l'issue de la liquidation de ses positions, celle-ci serait la perte la plus élevée à ce jour qui ait été causée par la fraude d'un trader, employé d'un établissement financier[3]. Il a été condamné le 5 octobre 2010 par le tribunal correctionnel de Paris et a fait appel de la décision.

Sommaire

Biographie

Jérôme Kerviel est natif de Pont-l'Abbé en Bretagne où sa mère tenait un salon de coiffure. Son père fut artisan forgeron, puis maître dans un centre d'apprentissage professionnel de chaudronnerie, avant de décéder en 2006[4]. Il poursuit ses études au collège/lycée Laënnec et obtient en 1995 son baccalauréat ES[5]. Après son baccalauréat, il suit un DEUG en sciences économiques au Pôle Pierre-Jakez Hélias de Quimper où il se passionne pour les chiffres. Il passe ensuite une maîtrise à l'IUP banque et finances de l'université de Nantes avant d'acquérir en 1999 un master management des opérations de marché à l'université Lyon 2 en alternance[4] ; pour cela il est étudiant quatre mois à l'université et apprenti huit mois en entreprise (dont six chez BNP Arbitrage[4]). Il obtient son DESS en finance de marché avec la mention « assez-bien » en septembre 2000. Cette formation est destinée à former plutôt des contrôleurs des opérations de traders que des traders[4].

La Société générale le recrute dès août 2000 au sein de la division banque d'investissement et de financement (SG CIB) à La Défense à Puteaux. Il travaille d'abord au « middle office » avant de passer en 2005, au « front office ». Il est alors en charge de l'arbitrage[6] sur des contrats à terme portant sur des indices boursiers.

Découverte de la fraude

Le 24 janvier 2008, à l'occasion de la publication des résultats de son exercice 2007, la direction de la Société générale organise une conférence de presse afin de dévoiler l'affaire dont elle se dit victime. D'après Daniel Bouton, PDG de la banque, un opérateur de marché, faisant partie de ses effectifs, aurait exposé la banque à un risque de marché alors que ce n'était pas dans ses attributions. Il aurait accumulé des positions acheteuses sur les contrats à terme portant sur indice et dissimulé ces opérations faites sur le marché en introduisant dans le système informatique de la Société générale des opérations inverses fictives les compensant[7].

Le trader aurait pris des positions plutôt heureuses en 2007, réussissant à masquer l'importance et le risque des positions qu'il avait prises grâce à sa très bonne connaissance des procédures de contrôle interne, connaissances qu'il aurait acquises lors de ses quelques années passées au « middle office ». Il n'y aurait eu, selon les dirigeants de la banque, aucun enrichissement personnel[8]. Selon la banque, il aurait reconnu lors de l'enquête interne de la Société générale au moment de la découverte de ses malversations, avoir effectué les opérations litigieuses et les avoir masquées.

Lorsque les positions secrètes ont été découvertes le 18 janvier 2008, la perte latente enregistrée était assez faible au vu des montants engagés, mais la Société générale a estimé que cela l'exposait à des risques considérables. Le PDG de la banque, Daniel Bouton a ainsi déclaré que « Si une guerre avait éclaté lundi ou si les marchés avaient chuté de 30%, la Société générale (GLE) risquait le pire avec une telle exposition ». La banque a donc préféré déboucler dans le secret les positions au plus vite en vendant pour 60 milliards d'euros d'options du lundi au mercredi suivant, mais jouant alors de malchance avec la chute des places financières en ce début de semaine, enregistre une moins-value nette record de 4,9 milliards d'euros (sur un bénéfice annuel 2007 estimé préalablement à 7 milliards d'euros)[8]. Selon le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, les ventes colossales de titres de la banque n'ont pas contribué à la chute des cours[9]. La Société générale a procédé au débouclage de ses positions en respectant les seuils de volumes maximum recommandés par les autorités financières. Elle a par ailleurs acheté des titres permettant de couvrir l'effet de cette vente en masse.

Pour pouvoir atteindre une telle perte fictive, les montants engagés étaient de l'ordre de 50 milliards d'euros[10] concentré sur des futures à fort effet de levier portant sur les indices Eurostoxx, DAX et Footsie.

La banque envisage le licenciement de son opérateur de marché et dit l'avoir mis à pied à titre conservatoire le dimanche 20 janvier 2008[11].

Médiatisation du jeune trader

Au moment de la révélation de la fraude, la Société générale lors de sa conférence de presse, ne nomme pas expressément Jérôme Kerviel. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que son nom est lâché au public, et rapidement confirmé par un cadre dirigeant de la banque. La direction des ressources humaines du groupe évoque alors « un être fragile », « sans génie particulier », traversant des « difficultés familiales »[12]. Le PDG Daniel Bouton lui a attribué lors d'une interview sur France Info le 24 janvier 2008, la responsabilité de la fraude, sans parvenir à le qualifier : « cet escroc, ce fraudeur, ce terroriste, je ne sais pas »[10].

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a accentué la pression le 24 janvier 2008 sur le jeune trader affirmant qu'« il s'est enfui mais il n'est pas près d'être réembauché par des banques, croyez-moi »[13] et ajoutant qu'il s'agit d'un « génie de la fraude »[14]. Il a également lancé le même jour une enquête au nom de la Banque de France sur l'affaire.

Le 25 janvier 2008 l'avocate choisie par Jérôme Kerviel lance une contre-attaque médiatique : ni lui, ni son avocate ne contestent les faits reprochés et indiquent simplement que Jérôme Kerviel n'était pas en fuite et qu'il attendait la convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement[15] et qu'il était à la disposition de la justice pour être entendu.

L'ampleur des pertes imputées par la Société générale surprend, certains s'étonnent qu'une telle exposition aux risques ait pu durer si longtemps sans être détectée, voire s'interrogent sur l'existence de complicités[16].

En mai 2010, Jérôme Kerviel publie un ouvrage L'engrenage : mémoires d'un trader aux éditions Flammarion.

Popularité

Les pertes de Jérôme Kerviel ont eu un retentissement si important, en raison de l'importance des fonds engagés qui s'élèvent à 50 milliards d'euros, soit 1,8 fois le montant des fonds propres de la banque, que son nom était, le 25 janvier 2008, l'un des termes le plus recherché sur Internet[17].

Mais si Kerviel est souvent qualifié, selon l'expression popularisée par le film, de rogue trader (opérateur de marché voyou), il bénéficie paradoxalement d'une importante popularité sur internet : la médiatisation de « l'affaire Kerviel » a propulsé Jérôme Kerviel au rang de véritable icône du web[18] devenant l'objet d'un site de blagues[19] sur son implication prétendue dans diverses affaires tels que les Kerviel Facts[20].

Des blogs de discussion et de soutien, un fan club vendant des T-shirts à son nom, un autre proposant des goodies indispensables pour le « livestyle Jérôme » avec des portables, des montres Patek et des judoguis à sa marque, plusieurs vidéos parodiques ont été créées[21]. Sur Facebook en particulier, les internautes ont été nombreux à manifester un soutien humoristique à Kerviel. Des T-Shirts « petite amie de Jérôme Kerviel » sont également en vente[22].

Un sondage d'opinion fait le 31 janvier 2008 à la demande du journal Le Figaro montre que 13 % des Français estiment que Jérôme Kerviel n'est pas le premier à incriminer pour ces pertes, tandis que 50 % estiment que c'est la direction de la banque qui est responsable et 27 % que c'est l'Autorité des marchés financiers.

Le système des marchés financiers engendre tant de défiance en France que Kerviel apparaît comme un héros pour y avoir provoqué une catastrophe, même si elle ne bénéficie à personne[23]. Cette analyse est fortement critiquée par le journaliste économique du Monde Pierre-Antoine Delhommais qui a écrit le livre Cinq milliards en fumée : Les dessous du scandale de la Société Générale. Il souligne la responsabilité du trader qui a violé les contrôles internes et truqué ses engagements : « le système capitaliste incarné par la Société générale a été victime de Kerviel ».

De même, Jean Veil, avocat de la Société générale, de déclarer que la banque « a été victime de quelqu'un qui lui a menti, qui a triché, qui a présenté des faux pour mettre à mal son fonds de commerce dans un but qui est un but purement lucratif, puisque c'était pour obtenir des bonus »[24].

Une maison d'édition, Thomas Éditions, a sorti courant septembre 2008 un livre sur le sujet intitulé Le journal de Jérôme Kerviel, un ouvrage illustré par Nicolas Million reprenant des faits réels avec un regard satirique sur la vie du trader.

À l'automne 2009 au théâtre national de Nice, est représentée la pièce Le Roman d'un trader, de Jean-Louis Bauer, avec dans le rôle principal Lorànt Deutsch, pièce « librement inspirée » de l'affaire Kerviel[25],[26].

Suites judiciaires

Kerviel était incarcéré dans la Prison de la Santé, Paris

La Société générale a déposé plainte le 24 janvier 2008 après-midi à l'encontre de son courtier Jérôme Kerviel pour « faux en écriture de banque, usage de faux et atteinte au système de traitement automatisé des données » auprès du Tribunal de Nanterre, le site de La Défense, où travaillait son trader, dépendant de cette juridiction[27]. Le Parquet de Paris, a été également saisi par un actionnaire individuel d'une plainte contre la Société générale pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel » et a ouvert une information préliminaire le même jour et l'a confiée à la brigade financière[27]. Par ailleurs, une association de petits porteurs, l'Appac, Association des petits porteurs d'actifs, a indiqué avoir également déposé une plainte auprès du parquet parisien pour « diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres»[27]. À la demande du Parquet de Paris, le Tribunal de Nanterre s'est dessaisi de la plainte afin qu'il n'y ait qu'une seule instruction[28].

Convoqué, Jérôme Kerviel s'est spontanément présenté et a été placé en garde à vue le 26 janvier 2008 à fins d'interrogatoire dans les locaux de la brigade financière et remis en liberté sous contrôle judiciaire le 28 janvier 2008[29]. À l'issue d'une garde à vue de 48 heures, il a été présenté devant le pôle financier du tribunal de Paris avec une demande de mise en examen par le Parquet de Paris de « tentative d'escroquerie » (art. 313-1)[30], « faux et usage de faux », « abus de confiance aggravée », et d'« atteinte à un système de données informatiques ». Sa détention provisoire a été demandée afin de « protéger le suspect des risques de pression » jusqu'au procès[31]. Les juges d'instruction chargés de l'affaire, Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset, n'ont pas suivi le parquet et ouvert l'instruction, en ce qui concerne Jérôme Kerviel, pour un simple « abus de confiance » (art. 314-1)[32], pour « faux et usage de faux » en écriture privées (art. 441-1)[33] et pour « introduction dans un système informatisé de traitement automatisé de données informatiques » (art. 323-1)[34],[35].

Le même jour, Jean-Claude Marin, procureur de la République, qui exige la mise en détention immédiate de Jérôme Kerviel jusqu'à la date du procès, a décidé de faire appel de celle de remise en liberté à l'issue de la garde à vue[36]. Le 29 janvier 2008, dans un entretien accordé à France Info, Rachida Dati, ministre de la justice, explique cette détermination à l'emprisonner sans attendre le jugement en déclarant que « il est nécessaire aussi pour des raisons d'ordre public de pouvoir maintenir sous la main de la justice Jérôme Kerviel » et « C'est une infraction d'une telle ampleur » (5 milliards d'euros) qui a « choqué » les Français. Par ailleurs, elle indique que la responsabilité de M. Daniel Bouton peut être engagée, sans évoquer d'information pénale contre lui[37].

Selon les dépositions faites au cours de l'enquête préliminaire et rapportées par M. Jean-Claude Marin, Jérôme Kerviel n'a soustrait aucune somme d'argent, mais a engagé des fonds de la banque au-delà du seuil auquel il était autorisé, en abusant certaines procédures de contrôle avec de fausses informations, mais sans sortir du cadre de ses fonctions. D'autre part, les profits ou les pertes générés par ces dépassements, qui ont commencé à intervenir dès 2005-2006, étaient faits pour le compte de la banque qui les encaissait. Cette dernière en a plusieurs fois tenu compte pour le calcul de ses rémunérations. C'est pour augmenter sa part de rémunération professionnelle, que M. Kerviel a pris plus de risques[31]. Le Monde publie le 30 janvier 2008 une partie du procès-verbal de l'audition faite par le parquet de Paris durant l'information préliminaire[38].

Pour Me Élisabeth Meyer, avocate du jeune trader, il n'est plus question des fraudes et de l'escroquerie reprochées par M. Bouton. La question qui reste à déterminer, est celle de savoir dans quelle mesure le caractère pénal des fautes reprochées à M. Kerviel s'applique à des procédures et à des documents internes à une entreprise dans le cadre des relations entre employés, et dans quelle mesure ces pratiques étaient courantes et ont été tolérées, ratifiées voire encouragées plusieurs fois par ses supérieurs hiérarchiques. Auquel cas il ne s'agirait pas de fautes pénales, mais de fautes professionnelles sanctionnables, en fonction de l'appréciation de leur gravité, par un licenciement[39].

Dès la mise en examen de son employé connue, la Société générale s'est portée partie civile le 30 janvier 2008. Convoqué pour demander des explications sur les motifs de cette requête, le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke a entendu le secrétaire général de la banque, « M. Schricke (qui) a fourni au juge des explications sur l'organigramme de la Société générale en précisant notamment quel était le positionnement de M. Kerviel à la banque »[40].

Une seconde perquisition a été menée le 30 janvier 2008 au domicile de son frère à Paris où il habitait et où son ordinateur personnel a été saisi[41].

Le 8 février 2008, il est placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris, les juges suivant les réquisitions du parquet général qui avait argué des « nécessités de l'instruction puisque les actes d'investigation se poursuivent ». Emprisonné en « cellule VIP » (sans codétenus), ses demandes de mise en liberté échouent jusqu'au 18 mars 2008. C'est après 37 jours de détention que la cour d'appel de Paris ordonne la remise en liberté de Jérôme Kerviel. Il reste soumis à un « contrôle judiciaire extrêmement strict » d'après le parquet de Paris, opposé à la remise en liberté, mais qui n'a pas fait appel de cette décision.

Le 26 janvier 2009, les juges ont terminé leur instruction[42]. Fin août 2009, Jérôme Kerviel est renvoyé en correctionnelle[43].

Son procès a commencé le 8 juin 2010[44]. Jérôme Kerviel est poursuivi pour « faux, usage de faux, abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique » et encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende[45]. Le 24 juin, le procureur a requis contre lui cinq ans d’emprisonnement dont quatre ans ferme[46]. Le 5 octobre 2010, il est reconnu coupable par la 11e chambre correctionnelle de Paris présidée par Dominique Pauthe de tous les chefs d'accusation et est condamné à cinq ans de prison dont trois ans fermes. Il doit en outre payer la somme de 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts à la Société générale[47],[48]. Son avocat annonce qu'il allait faire appel de la décision[49].

Les contrôles

Procédures internes

Il reste à comprendre comment et pourquoi les opérations faites par le trader junior, étant donné leur volume, la durée et leur absence de contrepartie, n'ont pas été enregistrées et analysées par les systèmes de comptabilité de la banque et du marché financier.

Un commencement de réponse est donné par les déclarations du président : il y avait « une entreprise dans l'entreprise » et Jérôme Kerviel avait été employé au back office (jusqu'en 2005) et il avait conservé des mots de passe lui permettant de valider lui-même ses opérations frauduleuses.

Si les opérations frauduleuses, qui portaient en réalité sur l'achat et la vente de warrants, c'est-à-dire d'effets de commerce, n'ont pas figuré dans la comptabilité de la banque comme « effets à payer » et « effets à recevoir » au fur et à mesure que les options étaient prises, cela voudrait dire qu'il existait des opérations boursières et des comptes qui restaient extra comptables : les « matelas » dont fait état Jérôme Kerviel au cours de son audition et le « défaut de reporting » que mentionne Christine Lagarde, ministre de l'Économie, dans son rapport. Il y aurait alors une faute. Car les règles de la comptabilité interdisent à une entreprise de tenir des comptes d'achat et de vente indépendants et de n'enregistrer en comptabilité que leurs soldes au moment des paiements. En effet, cela a pour effet de minorer le chiffre d'affaires réel et de fausser le rapport comptable entre les engagements de l'entreprise et ses fonds propres, ou entre son chiffre d'affaires et son bénéfice.

Voir aussi

Articles connexes

Sources

Livre de Jérôme Kerviel

  • L'engrenage : mémoires d'un trader, Flammarion, 2010

Bibliographie

  • L'Homme qui valait cinq milliards, Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, Éditions First, 19 juin 2008

Notes et références

  1. Jérôme Kerviel, génie informatique pour les uns, être fragile pour d'autres, Orange / AFP, 28 janvier 2008.
  2. Le montant des pertes est de 4,92 milliards, auxquels ont été soustrait le bénéfice 2007 de 1 milliard qu'avait fait M. Kerviel en 2007.
  3. (en)Rogue traders, Financial Times, 24 janvier 2008. Consulté le 28 janvier 2008
  4. a, b, c et d . Il résidait à Neuilly-sur-Seine au moment de l'affaire de la SocGen. « Jérôme Kerviel ou l'itinéraire d'un trader presque ordinaire », dans Le Monde, 28/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  5. « Société générale. L'onde de choc », dans Le Télégramme, 26/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  6. Reuters, « Le trader de la Société générale, "un génie de la fraude" », LeMonde.fr, 24/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  7. Yann Le Guernigou, Pascale Denis, « Société générale révèle une fraude colossale, crée la stupeur », dans Challenges.fr, 24/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  8. a et b Nicolas Cori, « L’homme qui «volait» 5 milliards », dans Libération.fr, 25/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  9. Reuters, « Mandat de dépôt requis contre le trader de la Société générale », LeMonde.fr, 28/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  10. a et b Claire Gatinois, Anne Michel, « Société générale : six questions sur une fraude », dans LeMonde.fr, 25/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  11. PV de son audition
  12. « Société générale: Jérôme Kerviel, un vrai krach », dans lexpress.fr, 24/01/2008 [texte intégral (page consultée le 08/05/2008)] 
  13. Perrine Créquy, Alexandre Panizzo, « Le trader reste introuvable », dans Le Figaro.fr, 24/01/2008 [texte intégral (page consultée le 29/01/2008)] 
  14. Reuters, « Jérôme Kerviel, trader solitaire introuvable », LeMonde.fr, 25/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  15. Jérôme Kerviel ne serait "pas en cavale", Alice.fr, 25/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  16. Doutes, interrogations et incrédulité chez les professionnels et les actionnaires, Le Monde.fr, 25/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  17. L'homme le plus "recherché" du Web, Le Monde, 28 janvier 2008
  18. "Jérôme Kerviel, le nouveau Chuck Norris du Web", Le Figaro / Blog, Samuel Laurent, 24 avril 2008.
  19. "Jérôme Kerviel", France Info, David Abiker - 29 juillet 2008
  20. Kerviel Facts
  21. « Jérôme Kerviel sacré roi de l'internet », L'Express, 29 janvier 2008
  22. « JK, nouvelle star du web », Libération, 28 janvier 2008.
  23. "Jérôme Kerviel, ce héros..." sur courrierinternational.com
  24. "Dans l'intimité spartiate de Jérôme Kerviel" sur lefigaro.fr, le 30 janvier 2008
  25. "L'affaire Kerviel au théâtre avec Lorànt Deutsch en trader", AFP, 27 août 2009
  26. "Quand l'acteur Lorant Deutsch s'inspire de Kerviel au théâtre", Claire Gatinois, Le Monde daté du 29 août 2009
  27. a, b et c Société générale: une enquête sensible de très grande complexité, La Tribune.fr, 25 janvier 2008. Consulté le 29/01/2008
  28. Société générale : le parquet de Paris traitera toutes les plaintes, Challenges.fr, 25 janvier 2008. Consulté le 29/01/2008
  29. (fr) Le Parisien n° 19718 du 29 janvier 2008, p. 2
  30. « ... le fait par l'abus d'une qualité vraie, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque... »
  31. a et b Société générale: selon Sarkozy, l'affaire "ne peut être sans conséquences" pour les responsables, Les Échos.fr, 29/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  32. « ... le fait pour une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui a été remis ou qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter, ou d'en faire un usage déterminé ».
  33. « ... toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice à autrui ... qui a pour objet ou peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'avoir des effets juridiques. »
  34. « Le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d'un système de traitement informatisé de données... »
  35. Le trader Jérôme Kerviel est mis en examen mais reste libre, Boursorama.fr, 28/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  36. Reuters, « Placement en détention de Kerviel réexaminé dans 15jours/1 mois », Le Monde.fr, 29/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  37. Société générale : la responsabilité de Daniel Bouton "peut être engagée", selon Rachida Dati, tempsreel.nouvelobs.com, 29/01/2008. Consulté le 29/01/2008
  38. "Extraits des procès verbaux des auditions de Jérôme Kerviel", lemonde.fr, 30 janvier 2008.
  39. info.france2.fr, 29 janvier 2008.
  40. "Le secrétaire général de la Société générale entendu comme partie civile", leparisien.fr, 1 février 2008.
  41. Jamila Aridj, Ségolène de Larquier, « Le domicile du frère de Jérôme Kerviel perquisitionné », dans Le Point.fr, 30/01/2008 [texte intégral (page consultée le 08/05/2008)] 
  42. « Les juges ont mis fin à leur enquête sur "l'affaire Kerviel" », Le Monde, 27 janvier 2009.
  43. "Jérôme Kerviel est renvoyé en Tribunal correctionnel", France24, 31 août 2009
  44. Lauter, Devorah : French trader goes on trial over Societe Generale losses, Los Angeles Times (June 9, 2010).
  45. « Prison requise contre Kerviel au nom de l'ordre public », Les Echos, 24 juin 2010.
  46. « Quatre ans ferme requis contre Jérôme Kerviel », 24 juin 2010.
  47. « Le jugement intégral du Tribunal correctionnel », dans Blog de Pascale Robert Diard, 2010 [texte intégral] 
  48. François Krug, « Jérôme Kerviel condamné à payer pendant 177 536 années », dans Eco89, 05/10/2010 [texte intégral (page consultée le 05/10/2010)] 
  49. « Jérôme Kerviel condamné à 3 ans de prison ferme et à rembourser 4,9 milliards d'euros », dans Le Monde, 05/10/2010 [texte intégral (page consultée le 05/10/2010)] 

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