John Wayne


John Wayne

John Wayne

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Dans Rio Bravo (1959)

Nom de naissance Marion Michael Morrison
Surnom The Duke
Naissance 26 mai 1907
Winterset, Iowa, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 11 juin 1979 (à 72 ans)
Los Angeles, États-Unis
Profession Acteur, réalisateur, producteur
Films notables La Chevauchée fantastique,
L'Homme tranquille,
La Prisonnière du désert,
Rio Bravo,
Cent dollars pour un shérif,
Le Dernier des géants

John Wayne, né Marion Robert Morrison le 26 mai 1907 à Winterset dans l'Iowa, aux États-Unis, et mort le 11 juin 1979 à Los Angeles, est un acteur, réalisateur et producteur américain.

S'il a joué dans des films policiers, des films de guerre et quelques comédies romantiques, c'est dans ses nombreux westerns que John Wayne s'est réellement imposé, sous la direction de deux réalisateurs particulièrement : John Ford (La Chevauchée fantastique, Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque, Rio Grande, L'Homme tranquille, La Prisonnière du désert ou encore L'Homme qui tua Liberty Valance) et Howard Hawks (La Rivière rouge, Rio Bravo, El Dorado ou Rio Lobo). Il tourna également plusieurs films avec Henry Hathaway dont Cent dollars pour un shérif, qui lui valut en 1970 le seul Oscar de sa carrière. En 1960, il passa derrière la caméra pour réaliser une fresque historique d'envergure, Alamo, relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d'indépendance du Texas. Huit ans plus tard, il coréalisa Les Bérets verts, film engagé justifiant l'intervention américaine au Viêt Nam. Ses deux réalisations reflètent l'engagement personnel de John Wayne, républicain et ardent patriote[1].

Classé 13ème plus grande star de légende par l'American Film Institute en 1999, John Wayne est certainement un des acteurs les plus représentatifs du western, une incarnation à lui seul de l'Amérique conquérante[2]. Surnommé « The Duke », il reste toujours aujourd'hui grâce à ses films le symbole d'une certaine virilité, révolue. Il interpréta ce rôle d'homme viril, dur, solitaire et un peu machiste tout au long de sa carrière, ce qui lui fit déclarer "J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi" [3].

Sommaire

Biographie

Les jeunes années

Enfance et scolarité

Glendale aujourd'hui, où vécut John Wayne de 1916 à 1924.

Né dans une famille modeste et presbytérienne, son père est Clyde Leonard Morrison, (1884–1937), d'ascendance irlandaise et écossaise et fils d'un vétéran de la Guerre de Sécession, Marion Mitchell Morrison (1845–1915). Sa mère est Mary Alberta Brown (1885–1970), d'origine irlandaise. En décembre 1912 naquit son frère Robert. Ses parents changèrent alors son identité en Marion Mitchell Morrison (toutefois il a souvent affirmé que son vrai nom aurait été Marion Michael Morrison). Peu après son père eut des lésions aux poumons et fut contraint de "changer d'air" pour sa santé. Il mit en vente sa pharmacie et acheta une maison délabrée près du désert des Mojaves, à Palmdale, et des terres où il décida de faire pousser du maïs. Sa femme et ses enfants vinrent le rejoindre en 1914. "Je crois que c'était une misérable baraque. Ni gaz, ni électricité, ni eau courante. [...] Nous étions absolument coupés du monde." C'est pour aider son père qu'il apprit à se servir d'un fusil et à monter à cheval. "Je suis très à l'aise en selle, mais je ne suis pas amoureux des chevaux. Ils sont seulement utiles dans une ferme ou pour tourner un film."[4]

Lassée du climat rude et de la pauvreté de la famille, Mary Morrison poussa son mari à tout vendre. Ils partirent à Glendale, faubourg de Los Angeles, en 1916, où le père trouva un emploi dans une pharmacie[5]. Ils déménagèrent régulièrement, s'installant à chaque fois dans une maison plus petite. Marion devint vite un bon élève, lisant beaucoup à la bibliothèque municipale. À douze ans, il enchaîna en parallèle des cours des petits boulots : livreur de journaux, livreur, ouvreur du cinéma Palace.

Son premier vrai souvenir d'un film est probablement Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse avec Rudolph Valentino[6]. Grâce à son job d'ouvreur, il pouvait accéder à un très grand nombre de films, dont des westerns avec Harry Carey ou des films d'aventures avec Douglas Fairbanks. Il se lia d'amitié avec Bob Steele, future star de westerns des années 1920. C'est aussi dès cette époque que Marion fut surnommé « Big Duke » en référence à son chien, « Little Duke », qu'il emmenait partout avec lui. Au collège, il appartenait aux clubs sportifs et culturels, et fit du théâtre, non comme acteur, mais comme accessoiriste. Ses rares performances d'acteur ne furent pas convaincantes, trop pétrifié qu'il était par le trac[7].

Sportif et accessoiriste

En 1924, l'Université de Californie du Sud décida de recruter les meilleurs éléments des clubs alentours pour sa propre équipe de football, les Trojans, dont Marion Morrison. Pouvant faire ses études gratuitement grâce à une bourse sportive, il fut aussi initié à une fraternité, Sigma Chi[8]. Il rencontra peu après la vedette Tom Mix, qui assistait à tous les matchs de l'équipe. Appréciant la carrure du jeune homme, il lui offrit un rôle dans un film qu'il devait tourner quelques mois après. Entre-temps, lors d'un weekend à Balboa, il fut victime d'un accident de bodysurf : il se déchira un muscle de l'épaule après une chute qui le fit entrer en contact avec le fond, tenta vainement quelque temps de continuer le football mais fut évincé de l'équipe, avec toutefois un diplôme de la Fédération de football. Il n'y joua plus jamais. L'été au studio, la star méprisa le jeune Morrison, qui fut toutefois engagé, mais comme accessoiriste[9].

La rencontre avec John Ford fut décisive pour la carrière de John Wayne, même si c'est Raoul Walsh qui lui confia son premier grand rôle.

Après une figuration sur le film The drop Kick, il fut appelé sur le tournage de Maman de mon cœur, dirigé par John Ford, réalisateur déjà respecté à Hollywood. Celui-ci décida un jour de provoquer gentiment le jeune footballeur Morrison en le faisant se mettre en position, puis en lui faisant mordre la poussière. La pareille que lui rendit aussitôt le jeune homme le fit grimper dans l'estime du réalisateur[10]. Il l'embaucha d'ailleurs comme acteur sur son film suivant, La Maison du bourreau, dans un petit rôle de paysan condamné par un juge. John Ford le fit d'abord renvoyer à cause de son comportement (il fut pris d'un fou rire), puis le rappela et tourna la scène[11].

A partir de 1928, il décida de ne plus aller à l'université. N'ayant plus la bourse accordée grâce à l'équipe de football, il ne pouvait s'offrir les cours. Il retourna à la Fox et devint accessoiriste pendant trois années. "J'ai été menuisier, manœuvre, électricien, charpentier, peintre et tapissier. J'ai tout fait, je connais tous les problèmes du métier et les trucs pour les résoudre."[12] Il travailla alors de nouveau avec John Ford, et d'autres réalisateurs, et fit un peu de figuration, notamment dans Words and music, Rough Romance ou Cheer up and smile. Dans Salute, il se confronta pour une des premières fois à un autre étudiant-footballeur voulant participer au film de Ford, Wardell Bond. Dans Hommes sans femmes il fut engagé comme cascadeur, mais payé au tarif d'un accessoiriste[13].

Le faux départ

Le cinéma parlant avait rendu difficile la réalisation de westerns. Le réalisateur Raoul Walsh prouva le contraire en co-réalisant In Old Arizona qui fut un gros succès. La Fox voulu alors lui confier la réalisation d'un grand western, au budget de un million de dollars. Des acteurs de théâtre furent engagés : Tyrone Power et Ian Keith. Pour le rôle principal, le choix s'orienta vers Gary Cooper, mais indisponible car sous contrat avec Samuel Goldwyn. Walsh remarqua alors par hasard cet accessoiriste qui déchargeait un camion, Duke Morrison, puis décida de lui faire faire un bout d'essai. Le producteur délégué et le réalisateur décidèrent juste après de lui faire changer de nom. Par admiration pour le général Anthony Wayne, on lui trouva un nom. Et tout bêtement parce que "John" faisait américain et simple, on lui donna ce prénom. Ainsi Duke Morrison devint John Wayne, sans même avoir été consulté[14].

Le tournage de La Piste des géants commenca à Yuma. Wayne fut victime d'une dysenterie qui l'obligea à un régime et lui fit perdre trois semaines de tournage. Le film fut tourné en 70mm, près de vingt ans avant le CinemaScope[15]. La première mondiale eut lieu le 24 octobre 1930 dans un grand cinéma de Hollywood et la société de production fit faire à sa nouvelle vedette une promotion mensongère, lui inventant une nouvelle biographie. Le film fut un échec notoire et la conséquence pour John Wayne fut de redevenir un acteur inconnu, sous contrat, à 75 dollars la semaine. De plus, il se fâcha quelque temps avec John Ford[16].

Les années 1930 : entre échecs et nouveau départ

Un acteur de séries B

Duke fut engagé en 1930 pour tourner Girls demand excitement, une comédie musicale dirigée par un chorégraphe de New York parfaitement inexpérimenté, avec Virginia Cherrill. Puis avec Loretta Young, ce fut Three girls lost. Présenté le 1er mai 1931, le film fut résumé par un critique par "Tout cela est assez idiot !"[17]. La Fox ne renouvela pas le contrat de John Wayne, qui fut embauché par Harry Cohn, grand patron de la Columbia, qui lui fit tourner un autre film sans intérêt, Men are like that. Ces films permirent toutefois à Wayne de se faire un public. Mais une brouille avec Cohn lui fit perdre son statut de vedette, et il devint un second rôle, au profit de Tim McCoy notamment[18]. Il n'oublia jamais cette offense et, devenu une grande vedette, refusa toujours de tourner pour la Columbia.

La mode était aux films d'aviation. John Wayne, qui venait de prendre un agent, Al Kingston, tourna L'ombre d'un aigle. C'est sur ce tournage qu'il rencontra Yakima Canutt, qui allait devenir l'un des cascadeurs les plus connus du cinéma américain. Il enchaîna avec Hurricane express où il interprétait un aviateur décidé à venger son père, tué dans un accident de chemin de fer. Le 24 juin 1933, il se maria enfin à celle qu'il aimait depuis des années, Josie (Josephine Saenz). Amie avec Loretta Young, cette dernière lui permit d'obtenir un petit rôle, celui d'un boxeur, dans La Vie de Jimmy Dolan avec Douglas Fairbanks. Al Kingston arrangea ensuite un entretien avec Trem Carr et Leo Ostrow qui venaient de fonder la société Monogram Pictures et Duke se vit offrir un contrat de huit westerns par an, payés 2500$. Il tourna la même année Les Cavaliers du destin où il fut un cow-boy chantant. Exaspéré par cette expérience humiliante, il déclara plus tard que sa chansonnette en play-back lui donnait l'impression "d'être une foutue pédale"[19]. Pourtant cette époque laissa à Wayne de bons souvenirs, il déclara plus tard : "D'avril à septembre on travaillait comme des dingues pour fournir de la pellicule aux petites salles qui achetaient la production en bloc et d'avance. Puis, à la fin de l'été, je filais chasser la palombe. Ensuite c'était la saison des oies sauvages et des canards. [...] Oui c'était le bon temps"[20].

John Wayne, cow-boy chantant dans Les Cavaliers du destin.

Des nouvelles expériences navrantes

Marié et à présent père, John Wayne refusa un nouveau contrat de 24 000 $ proposé par Herbert J. Yates pour Monogram Pictures, las de vivre loin de sa famille et de ses enfants. Il s'essaya sans succès à la gestion d'une agence immobilière. Puis, sous le nom de Duke Morrison, devint boxeur et fit quelques combats dans le Nevada[21]. Encore une fois, sans grand succès. Résolu à revenir au cinéma, il tenta de se faire remarquer par Cecil B. DeMille, en vain[22]. Son ami Paul Fix lui proposa alors une pièce de théâtre, Red Sky At Evening, avec Sally Blane. D'abord enthousiasmé, il déchanta assez vite, se rappelant ses expériences navrantes de jeunesse. La seule et unique représentation fut un désastre : ayant vidé une bouteille de whisky pour se donner du courage, Wayne entra sur scène ivre, oubliant ses répliques et demandant "Où suis-je ?"[23].

Il reprit alors le chemin des studios et tourna pour Universal quelques films où il abandonnait son personnage de cow-boy. Entre 1936 et 1937, il tourna ainsi Les Pirates de la mer, Conflic où il joua un boxeur, I Cover de war dans le rôle d'un reporter, et L'idole de la foule. Produits à coûts réduits, ces films furent des échecs cuisants. Son public fidèle ne voulait de John Wayne qu'il ne fut qu'un cow-boy, sachant se battre et manier son pistolet. Il revint alors vers Herbert J. Yates et tourna d'autres films médiocres, dont certains ne furent sortis qu'une fois John Wayne devenu une star.

"Sauvé" par John Ford

À l'été 1937, John Ford invita Wayne à bord de son bateau, l'Araner, et lui donna à lire un scénario de Dudley Nichols, La Chevauchée fantastique, pour avoir son avis quant à l'acteur qui pourrait endosser le premier rôle. Vexé, il proposa néanmoins Lloyd Nolan. Ce n'est que le lendemain que Ford lui demanda "Idiot, tu penses que tu ne pourrais pas le jouer le rôle ?"[24]. Mais les producteurs envisageaient plutôt des vedettes confirmées : Gary Cooper et Marlène Dietrich[24]. Le réalisateur réussit finalement à imposer Wayne et Claire Trevor, ainsi que d'autres acteurs expérimentés, tels que Thomas Mitchell ou George Bancroft.

Le film fut tourné d'octobre à décembre 1938, avec un budget modeste[25]. Quelques scènes furent filmées à Monument Valley, le reste en Californie. Yakima Canutt doubla John Wayne, notamment lors de la grande attaque de la diligence. Ce dernier fut tout au long du tournage tyrannisé par le réalisateur, Ford le reprenant sans cesse sur sa façon de marcher, de jouer, de parler[26]. « Je l'aurais tué. Il me mettait en rage. Mais Ford savait ce qu'il faisait. Il savait que j'avais honte d'être un cow-boy de westerns de séries B et de me retrouver là, en compagnie de ces grandes vedettes. »[27] Ford offrit à son acteur vedette l'une des « plus belles entrées de star de l'histoire du cinéma »[28], avec son fameux mouvement de caméra laissant apparaître Ringo Kid, une selle dans une main, un fusil dans l'autre.

La Chevauchée fantastique fut un succès public[29] et reçut sept nominations aux Oscar du cinéma[30]. Les conséquences furent nombreuses : le western comme genre de cinéma fut réhabilité (le critique Frank S. Nugent écrivit : "Dans un grand geste superbe, John Ford a balayé dix ans d'artifice et de compromis et a réalisé un film qui fait chanter la caméra"[31]) et John Wayne sortit enfin de l'impasse dans laquelle il se trouvait depuis le début des années 1930.

1940-1951 : L'affirmation d'un héros de cinéma américain

Des retrouvailles professionnelles

John Wayne dans Les Naufrageurs des mers du sud, de Cecil B. DeMille, en 1942.

Le succès international de La Chevauchée fantastique fit de John Wayne une star, auprès du public et des réalisateurs. Son salaire fut multiplié par trois, puis par onze en 1946[32], et il devint alors un des acteurs les plus chers avec Gary Cooper ou Clark Gable. Il retrouva le réalisateur Raoul Walsh en 1940 pour un western sur fond de guerre civile, L'Escadron noir, avec Claire Trevor. La même année, il fut engagé pour incarner un Américain accueillant des réfugiés allemands fuyant le régime nazi dans Les Déracinés, et retrouva John Ford pour Les Hommes de la mer. Tourné rapidement et pour un coût relativement modeste[33], le film ne fut pas un succès public[34]. De plus, Wayne n'était toujours pas pris au sérieux par le réalisateur qui ne le pensait pas capable de jouer des rôles plus complexes[34]. Il tourna un dernier film cette année 1940, La Maison des sept péchés, première collaboration avec Marlène Dietrich, avec qui il s'entendit à merveille[35].

Il fut contacté par le réalisateur Cecil B. DeMille. Wayne, qui n'avait pas oublié sa première rencontre infructueuse avec lui, refusa de jouer dans son film, en lui adressant une longue notice visant à modifier le scénario[36]. DeMille le rappela, se fit prier, et après plusieurs discussions, obtint que John Wayne tourna dans Les Naufrageurs des mers du sud, en compagnie de Ray Milland et Paulette Goddard, l'histoire d'un pilleur d'épaves dans les Caraïbes. Le tournage fut agréable, l'entente parfaite, ce qui fit déclarer à Wayne : "Après avoir tourné avec lui, j'ai pu garder la tête haute, en dépit des films dégueulasses que je devais faire pour Republic[37]." L'année 1942 vit également Lady for a Night, de Leigh Jason avec Joan Blondell pour partenaire.

Après l'entrée en guerre des États-Unis, John Wayne voulut s'engager et partir combattre en Europe. Mais, marié et père de quatre enfants, sa demande fut rejetée plusieurs fois, et sa participation se réduisit à des visites dans des camps[38]. Il déclara plus tard : "J'ai toujours eu honte de ne pas avoir combattu. Lorsque j'interprète un officier à la tête de son commando, j'ai une piètre opinion de moi-même[39]." Toutefois, sa réelle volonté de s'engager, est aujourd'hui encore remise en question, Wayne n'ayant peut-être pas voulu mettre en péril sa récente gloire et son début de carrière prometteur[40].

Patriote et soldat ... au cinéma

Il retrouva Marlène Dietrich en 1942 dans une nouvelle adaptation du roman de Rex Beach, Les Écumeurs avec un jeune premier, Randolph Scott, puis dans La Fièvre de l'or noir, qui connut un accueil chaleureux de la part du public[41]. Wayne incarna également un pilote de l'armée américaine combattant les Japonais dans Les Tigres volants, film de propagande réalisé par David Miller. Sacramento, un nouveau western, fut choisi par John Wayne car il devait incarner un pharmacien, une manière de rendre hommage à son père décédé en 1938[42].

Les années suivantes, John Wayne tourna une série de films de guerre : Quelque part en France de Jules Dassin où il incarna un pilote réfugié en Normandie, puis Alerte aux marines. Aux côtés de Anthony Quinn, il incarna un colonel américain luttant avec les résistants philippins dans Retour aux Philippines. Républicain et patriote, Wayne critiqua par la suite le travail du réalisateur Edward Dmytryk[43], qui fut lié au parti communiste et figura sur la liste des Dix d'Hollywood, ainsi que le scénario. Il retrouva ensuite John Ford pour Les Sacrifiés - qui se déroule pendant la guerre du Pacifique - aux côtés d'un jeune acteur, Robert Montgomery. Le film rapporta de l'argent et se classa parmi les vingt plus gros succès de l'année[44].

Entre temps, John Wayne revint au western dans L'Amazone aux yeux verts, revenant sur sa déclaration de ne plus jamais en tourner[45]. Scénarisé et interprété par son ami Paul Fix, le film imposa durablement l'image virile, nonchalante et misogyne de son personnage[45]. Il enchaîna par la suite quelques films passés inaperçus, La Femme du pionnier, Sans réserve avec Claudette Colbert et L'Ange et le mauvais garçon. Pour faire "rentrer l'argent"[46], il tourna également Taïkoun, de nouveau avec Anthony Quinn. En 1948, John Wayne, devenu une vedette importante, faisait partie des acteurs préférés du public américain, avec Clark Gable, Gary Cooper et Humphrey Bogart[47].

Hawks, la Cavalerie et le Pacifique

Monument Valley, où furent tournés plusieurs films de John Ford avec John Wayne.

En 1947, John Ford tourna le premier volet d'une trilogie consacrée à la cavalerie américaine, Le Massacre de Fort Apache avec pour vedettes Henry Fonda et John Wayne dans un rôle d'officier "humain et pacifiste[48]". Tourné à Monument Valley pour un budget modeste[49], le film réunit également Ward Bond et Victor McLaglen. John Wayne, habitué aux humeurs du réalisateur, fut un soutien psychologique précieux pour le jeune John Agar, martyrisé par Ford[50]. L'accueil public fut chaleureux[51]. Il enchaina avec un rôle de nouveau refusé par Gary Cooper[52], celui de Tom Dunson dans La Rivière rouge de Howard Hawks qui signa là son premier western. Dans un rôle de cow-boy dur et brutal, Wayne eut pour partenaire Montgomery Clift avec qui il ne s'entendit pas immédiatement[53]. Ce film tourné en extérieurs fut également un grand succès, rapportant plus de dix millions de dollars[54]. Et s'il ne fut pas récompensé, John Wayne impressionna John Ford qui déclara par la suite à Hawks : "Je ne savais pas que ce grand fils de pute pouvait jouer[55]".

En 1948, il engagea à nouveau John Wayne pour Le fils du désert, film en technicolor avec Harry Carey Jr., tourné dans la vallée de la Mort. Wayne tourna ensuite deux films, Le Réveil de la sorcière rouge avec Gail Russell et Le Bagarreur du Kentucky avec Oliver Hardy, western sans moyens[56]. Deuxième épisode de la trilogie de la cavalerie de Ford, La Charge héroïque fut tourné en 1949 à Monument Valley et remporta un grand succès[56]. L'année suivante, Rio Grande, suite du Massacre de Fort Apache, le mit en scène aux côtés de Maureen O'Hara qui devint une partenaire fidèle en même temps qu'une grande amie[57].

John Wayne enfila de nouveau l'uniforme de l'armée américaine dans trois films : Iwo Jima de Allan Dwan, pour lequel il fut nommé aux Oscars[58], Opération dans le Pacifique puis Les Diables de Guadalcanal de Nicholas Ray (qui désavoua le film par la suite, au même titre que Wayne qui le considérait comme une œuvre mineure[59]), clôturant ainsi sa série de films en hommage aux combattants de la guerre du Pacifique.

1952-1970 : Une incarnation de l'Amérique à l'écran

Un héros aux multiples visages

En 1952, John Wayne tourna à nouveau avec Maureen O'Hara et John Ford, dans L'Homme tranquille, en Irlande (terre des ancêtres du réalisateur), pour un cachet dérisoire[60]. Le film, qui racontait le retour d'un boxeur américain dans son pays d'origine, fut un gros succès commercial dans le monde entier[61] et remporta l'Oscar du Meilleur Film. Big Jim McLain, réalisé la même année par Edward Ludwig le mettait dans la peau d'un enquêteur de la Commission sur les activités anti-américaines au service du sénateur McCarthy. L'Homme de bonne volonté, réalisé en 1953 par Michael Curtiz ne remporta pas le succès espéré et orienta de nouveau John Wayne vers des films héroïques[62]. Sous la direction de William Wellman, il tourna Aventure dans le Grand Nord, qu'il co-produisit, et refusa un rôle principal dans Géant[63] (qui fut interprété par Rock Hudson). Egalement co-producteur de Hondo, l'homme du désert, il fut obligé de reprendre le rôle titre, la star du film Glenn Ford étant en désaccord avec le réalisateur[64], puis retrouva l'équipe de Aventure dans le Grand Nord pour un nouveau film catastrophe, Écrit dans le ciel. Le film fut un grand succès public, nommé aux Oscars (seule la musique de Dimitri Tiomkin reçut la récompense). Sa collaboration avec Lana Turner pour Le Renard des océans fut houleuse[65], mais il s'entendit à merveille avec Lauren Bacall sur le tournage de L'Allée sanglante, qui fut un succès immédiat[66].

La Prisonnière du désert a été désigné plus grand western de tous les temps par l'American Film Institute.

Le tournage du Conquérant en 1956 fut éprouvant[67]. Produit par Howard Hughes et réalisé par Dick Powell, il mettait en scène John Wayne dans le rôle ... du chef asiatique Gengis Khan. Tourné près d'un site d'essais nucléaires, il fut probablement à l'origine du cancer de l'acteur (et d'une grande partie de l'équipe du film)[68],[69],[70]. En outre, il fut un lourd échec au box-office[71]. La même année, Wayne tourna un nouveau western sous la direction de John Ford, La Prisonnière du désert. Tourné sur deux saisons (l'hiver et l'été), à Monument Valley notamment, le film permit à John Wayne de créer un personnage sombre et violent[72]. Le film fut un énorme succès à sa sortie et plusieurs critiques louèrent le travail du réalisateur. En outre, il est aujourd'hui considéré par l'American Film Institute comme le plus grand western de tous les temps[73].

En 1957, de nouveau avec Ford, il tourna L'aigle vole au soleil, un film de guerre adapté de la biographie du héros Frank Wead, avant d'enchainer avec un film d'espionnage, Les espions s'amusent. Mise en scène par Joseph von Sternberg, avec l'actrice Janet Leigh, cette comédie d'espionnage était considérée par John Wayne comme son plus mauvais film[74]. L'année suivante, il forma un couple à l'écran avec Sophia Loren dans La Cité disparue, tourné en partie en Italie par Henry Hathaway, puis entama le tournage du Barbare et la Geisha, sous la direction de John Huston. Les relations furent souvent tendues entre les deux hommes, et le film fut un échec[75]. Wayne fut engagé de nouveau par Howard Hawks pour jouer dans Rio Bravo, aux côtés de Dean Martin et Rick Nelson. Construit comme l'opposition scénaristique du Train sifflera trois fois, le film fut un gros succès populaire et critique[76]. Son nouveau projet avec John Ford et William Holden, Les Cavaliers, fut difficile : le scénario était complexe, le réalisateur vieillissait, des tensions intervinrent entre les sociétés de production et un cascadeur se tua sur le tournage[77].

Carrière

Quelques films emblématiques, appartenant à l'anthologie du cinéma : La Chevauchée fantastique, L'Homme qui tua Liberty Valance, Rio Bravo, La prisonnière du désert, L'Homme tranquille.

En 1964, on diagnostique chez Wayne un cancer du poumon. Des rumeurs affirment que le responsable de ce cancer était le site nucléaire de Yucca Flat, proche du plateau de cinéma lors du tournage du film Le Conquérant[78]. Patriote, John Wayne pensait que les six paquets de cigarettes qu'il fumait par jour en étaient la cause[79].

John Wayne dans Rio Bravo

Toujours présent à l'écran dans des premiers rôles malgré la maladie jusqu'en 1976, il décède finalement d'un cancer de l'estomac le 11 juin 1979. D'après son fils Patrick, il se convertit au catholicisme peu avant sa mort [rapporté sur la version anglaise de wikipedia]. Il est enterré au cimetière de Pacific View à Corona del Mar.

Engagement politique

John Wayne était connu pour ses opinions patriotiques, anti-communistes et conservatrices. Star du parti républicain, il s'impliqua dans la création de la « Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals », une association américaine de cinéma conservatrice. S'il n'a pas été incorporé pendant la Seconde Guerre mondiale pour des raisons familiales, il a toujours soutenu l'effort de guerre américain : il incarnera toutes les catégories de soldats américains et cosigne, en 1968, avec Les Bérets verts le seul film américain ouvertement pro-guerre du Vietnam.

En 1964, il soutient encore la candidature de Barry Goldwater à la présidence des Etats-Unis et en 1968, est approché pour être lui-même le candidat du parti républicain. Il déclina la proposition au prétexte qu'il ne pensait pas que le public pourrait envoyer un acteur à la Maison Blanche. Il fut même approché pour être le colistier du candidat dixiecrat George Wallace. Il ne donna pas suite. John Wayne fut cependant un ardent soutien de son ami, l'acteur Ronald Reagan, lors de ses candidatures au poste de gouverneur de Californie en 1966 et 1970.

Analyse

Son personnage au cinéma

Il occupe une position particulière dans le panthéon des stars d'Hollywood pour n'avoir interprété qu'un seul rôle dans les 175 films aux génériques desquels il apparaît, mais en avoir fait un mythe et archétype universellement accessibles : celui du héros viril à la présence rassurante, indépendant, solide contre toute épreuve, avec un charisme de chef, certain de ses idées sans jamais les remettre en question et sans que la situation ne lui donne jamais tort. Il sait faire usage de ses poings et de ses armes mais uniquement pour se défendre, sauf lorsqu'il s'agit d'une bonne bagarre collective. Il est à la limite du machisme mais intimidé et mal à l'aise devant les femmes. Ce personnage unique se place toujours du bon côté, même s'il n'y est pas nécessairement engagé de prime abord.

Hunter S. Thompson compara son personnage à celui d'un Requin Marteau « Animal qui n'avait pas évolué depuis 2000 ans, et qui cognait sur tout ce qu'il ne comprenait pas » [réf. nécessaire]

Pourtant, le personnage cinématographique de Wayne est beaucoup moins monolithique qu'il ne paraît de prime abord. En effet, si l'on analyse les personnages de ses plus grands rôles on peut remarquer que s'il est toujours le héros « jusqu'au boutiste » de l'histoire, c'est toujours au détriment de sa vie personnelle. Par exemple, dans L'Homme qui tua Liberty Valance on apprend dès le début du film qu'il est mort dans la solitude loin de la femme qu'il avait aimée et à la fin du film qu'il s'est effacé devant James Stewart pour qu'il gagne la gloire d'avoir tué Liberty Valence. Dans La Prisonnière du désert il est un soldat revenant de la guerre de sécession en perdant et qui va perdre encore une partie de sa vie à poursuivre une jeune femme enlevée par les Indiens pour la tuer, ce qu'en fin de compte il ne fera pas se rendant compte de l'absurdité de ses idées. Dans Chisum, on découvre très vite que ce richissime rancher puissant, craint et respecté de tous est passé à côté de la femme qu'il aimait et vit en permanence avec ce regret. Elle a épousé son frère parce que Chisum n'a pas eu le temps de s'occuper de sa vie personnelle. Quand sa nièce arrive dans l'Ouest, il l'accueille comme la fille qu'il aurait dû avoir. Dans Rio Grande, dès le début on sait que ce colonel intransigeant vit dans le regret d'une vie loin de son fils et de sa femme parce qu'il a incendié la mansion de celle-là en obéissant aux ordres. Dans L'Homme tranquille, il vient se réfugier en Irlande pour trouver la paix intérieure après avoir tué un boxeur au cours d'un match pour lui "donner une leçon" et lui faire raccrocher ses gants. Dans Le Massacre de Fort Apache (Ford, 1948), Wayne, capitaine York, s'oppose en humaniste à Henry Fonda, colonel Thurday / Custer qui ne rêve que d'exterminer les Indiens.

C'est probablement ce côté paradoxal qui rend le personnage de John Wayne encore si moderne de nos jours à la différence, par exemple, d'un Randolph Scott. Même dans la vie, Wayne était un paradoxe qui s'assumait avec un grand humour. Il s'avouait être un macho qui n'épousait que des femmes latines qui savaient lui résister. Républicain pour la guerre du Vietnam, il charmera les étudiants pacifistes de l'universtité d'Harvard en 1974 en arrivant sur un char et en répondant à toutes leurs questions avec un sourire et un humour qui conquirent l'assemblée. Homophobe reconnu, il fut pourtant l'un des seuls acteurs d'Hollywood à soutenir Montgomery Clift dans ses derniers jours ou quand la presse l'attaqua sur sa vie privée[réf. nécessaire]. Le plus grand paradoxe de Wayne résidant dans son prénom réel le macho d'Hollywood avait un prénom de fille : Marion.

Un détail semble confirmer que le Duke était probablement un humaniste (même si ce n'est pas une preuve parfaite) : John Wayne fut initié à la franc-maçonnerie, à l'instar de John Ford et Victor McLaglen à la Marion McDaniel Lodge de Tucson en Arizona, le 9 juillet 1970 [réf. nécessaire]. Il est intéressant de noter que si son adhésion fut assez tardive, il avait été membre de l'ordre DeMolay (une association para-maçonnique pour jeunes) pendant ses études.[réf. nécessaire]

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de John Wayne.

Filmographie sélective

Voix françaises de John Wayne

Annexes

Bibliographie

Biographies
  • Dureau, Christian, John Wayne : Un homme, une légende, Paris, Editions Dualpha, 2005, 253 pages.
  • Mancino, Anton Giulio, John Wayne, Paris, Gremese International, 1998, 192 pages.
  • Valmont, Frédéric, John Wayne, le géant de l'Ouest, Paris, Editions Didier Carpentier, 2010, 113 pages.
  • Zolotow, Maurice, John Wayne ou l'épopée du courage, Paris, Editions France-Empire, 1979, 306 pages.
Sur ses collaborations avec des réalisateurs
  • McBride, Joseph, A la recherche de John Ford, Paris, Institut Lumière/Actes Sud, 2007.
  • McCarthy Todd, Hawks, Paris, Institut Lumière/Actes Sud, 1999, 941 pages.
Sur l'analyse de son jeu
  • Moullet, Luc, Politique des acteurs. Gary Cooper, John Wayne, Cary Grant, James Stewart. Paris, Éditions de l’Étoile, 1993.
Articles
  • Fabre, Patrick, "John Wayne, l'homme qui incarnait l'Amérique", Studio Magazine, 237, août 2007, p.99.
  • Rajchman Olivier, "John Wayne, Droit dans ses bottes", Studio Cinelive Hors série : Les légendes du cinéma, 2009, p.36.

Articles connexes

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Voir aussi

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Notes et références

  1. Anton Giulio Mancino, John Wayne, Paris, Gremese, 1998.
  2. Patrick Fabre dans John Wayne, l'homme qui incarnait l'Amérique, Studio n°237, août 2007, p. 99
  3. idem p. 100
  4. Zolotow, Maurice, John Wayne ou l'épopée du courage, Paris, Éditions France-Empire, 1979, page 13.
  5. ibidem page 15.
  6. ibidem page 19 : "Marion ne manqua pas une séance et aujourd'hui encore se souvient de chaque scène".
  7. ibidem page 25-26 : "Quand son tour vint de réciter, il s'embrouilla [...] devant une assistance houleuse et rentra en coulisses sous les regards apitoyés ou méprisants des autres concurrents."
  8. ibidem page 27 : "(L'entraineur) obtint même que le jeune homme fût accepté dans une des plus célèbres fraternités de Californie, celle de Sigma Chi."
  9. ibidem page 32 : "Il avait tenu sa promesse. J'avais un boulot pour l'été. Ce que je lui reprochais, c'était les faux espoirs qu'il nous avait donnés."
  10. McBride, Joseph, A la recherche de John Ford, Paris, Insitut Lumière/Actes Sud, 2007, pages 231-232.
  11. Zolotow, Maurice, op. cit. pages 34-35.
  12. ibidem page 58.
  13. ibidem, page 64 : "En recevant sa feuille de paye, Duke vit qu'il avait droit à une prime de 7,50$ au lieu des 450 qu'il escomptait".
  14. Il existe à ce sujet une deuxième version, rapportée par Dan Ford : John Ford aurait lui-même suggéré que Duke se trouve un nom parmi les grandes figures de l'histoire américaine. Dans la version de Walsh, Duke n'aurait même pas été consulté (in Joseph McBride, op. cit. pages 260-261).
  15. Toutefois, peu de salles étaient équipées et le film fut souvent projeté en 35mm ((in Joseph McBride, op. cit. page 261).
  16. idem : "Quand John Wayne revint des quatre mois de tournage [...] Ford, mystérieusement, le chassa de sa vie. Pendant trois ans, ils ne s'adressèrent pas la parole".)
  17. Zolotow Maurice, op. cit. page 82.
  18. ibidem page 83 : "Cohn aimait beaucoup les starlettes. La favorite du moment avait eu un bout de rôle dans Mens are like that et, pour s'attacher le patron, avait essayé de le rendre jaloux, en affirmant que Duke la poursuivait dans sa loge."
  19. McBride Joseph, op. cit. page 383.
  20. Zolotow Maurice, op. cit. page 96.
  21. ibidem page 106.
  22. idem : DeMille déclara "On vous convoquera si on a besoin de vous."
  23. idem page 108.
  24. a et b McBride Joseph, op. cit. page 387.
  25. ibidem page 399.
  26. ibidem page 407 : Claire Trevor raconte « Wayne a souffert le martyre. [...] Il agissait avec lui comme il l'aurait fait avec un enfant. Duke était un souffre-douleur. »
  27. idem
  28. ibidem page 406
  29. ibidem page 392
  30. idem : Ce fut Autant en emporte le vent qui fut sacré Meilleur Film.
  31. ibidem page 391.
  32. Valmont, Frédéric, John Wayne, le géant de l'Ouest, Paris, Éditions Didier Carpentier, 2010, p. 22.
  33. Mc Bride, Joseph, op. cit., p. 432.
  34. a et b Ibidem, p.434.
  35. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 23.
  36. Idem, p.25.
  37. Zolotow, Maurice, op. cit., p. 131.
  38. Ibidem, p. 135.
  39. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 26.
  40. McBride, Joseph, op. cit., p. 467 : "La carrière de Wayne venait de démarrer quand la guerre éclata et après dix ans de labeur dans des westerns bon marché il répugnait à sacrifier ce nouveau statut de vedette".
  41. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 28.
  42. Zolotow, Maurice, op. cit., p. 146.
  43. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 31.
  44. McBride, Joseph, op. cit., p. 556.
  45. a et b Zolotow, Maurice, op. cit., p. 159.
  46. Ibidem, p.169.
  47. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 35.
  48. McBride, Joseph, op. cit., p. 611.
  49. Ibidem, p. 606 : "2 156 771 dollars".
  50. Zolotow, Maurice, op. cit., p. 177.
  51. Valmont, Frédéric, op. cit., p.36 : "L'accueil du public est tout à fait exceptionnel".
  52. Zolotow, Maurice, op. cit., p.181.
  53. Valmont, Frédéric, op. cit., p.39 : John Wayne le considérait comme un "jeune dandy plutôt qu'un homme dur de l'Ouest".
  54. Zolotow, Maurice, op. cit., p.182.
  55. McBride, Joseph, op. cit., p. 621.
  56. a et b Valmont, Frédéric, op. cit., p.43.
  57. Ibidem, p. 45.
  58. Ibidem, p.44.
  59. Ibidem, p. 46-47.
  60. McBride, Joseph, op. cit., p. 688.
  61. Ibidem, p. 695.
  62. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 49.
  63. Ibidem, p. 50.
  64. Idem.
  65. Ibidem, p. 53.
  66. Ibidem, p. 54.
  67. Ibidem,p. 55.
  68. Idem.
  69. Tavernier, B., et Coursodon, J.-P., op. cit., p. 781 : "Pratiquement tous les participants furent contaminés et moururent du cancer dans un délai plus ou moins rapproché".
  70. Pierre DARMON, Les Cellules folles, Plon, 1993 : 91 des 220 personnes ayant participé au tournage ont développé un cancer et 46 en sont mortes dans les trente années qui suivirent.
  71. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 55.
  72. McBride, Joseph, op. cit., p. 748 : "Je ne sais pas comment il a modelé ce personnage. [...] Il était Ethan tout le temps".
  73. http://www.afi.com/10top10/category.aspx?cat=3
  74. Valmont, Frédéric, op. cit., p. 59.
  75. Ibidem, p. 61.
  76. Ibidem, p. 62.
  77. McBride, Joseph, op. cit., p. 800-804.
  78. Pierre DARMON, Les Cellules folles, Plon, 1993 : 91 des 220 personnes ayant participé au tournage ont développé un cancer et 46 en sont mortes dans les trente années qui suivirent
  79. Bacon, James. - John Wayne: The Last Cowboy. - US Magazine. - (c/o JWayne.com). - June 27, 1978.

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