Jemappes


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Armoiries de l'entité Drapeau de l'entité
Administration
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Mons
Géographie
Coordonnées 50°26′″N 03°53′″E / <span class="geo-dec geo" title="Cartes, vues aériennes et autres données pour Erreur d’expression : opérateur / inattendu. Erreur d’expression : opérateur / inattendu.">Erreur d’expression : opérateur / inattendu., Erreur d’expression : opérateur / inattendu.
Superficie 6,72 km²
Population 10 220 hab. (31/12/2009)
Densité 1 520,83 hab./km²
Autres informations
Gentilé Jemappien(ne)
Code postal 7012
Zone téléphonique 065
Site officiel www.mons.be

Jemappes est une section de la commune belge de Mons située dans la province de Hainaut en Région wallonne.

Sommaire

Étymologie

Au cours du XIe siècle et du XIIe siècle siècle, Jemappes est attestée sous les formes Gamappium (1065), Gamapium (1122) ou Gamapia (1150).

Jemappes tirerait son nom de la situation spéciale qu’il occupe sur les rives de la Haine et de la Trouille. C’est en effet, au centre de son territoire, que les deux rivières se rencontrent. Dès le VIIe siècle, le village est mentionné sous des graphies diverses, mais ayant toutes une origine identique. On transcrit également : Gemapna, Jemappes, etc.,

On identifie deux racines indo-européennes : l'élément indo-européen gam qui a été rapproché du grec gamein (marier) par Dittmaier[1]et apia, apa qui signifient 'eau' et qui serait un équivalent du latin aqua 'eau', dans une langue qui ne serait ni celtique, ni germanique propre au nord ouest de l'Europe, considéré comme "vieil européen" (cf. Bloc du nord-ouest) et qui a donné les terminaisons -ape, -appe, -eppe, -affe voire -ache de l'Allemagne à la Belgique jusqu'en Normandie[2]. L’union des deux radicaux peut donc marquer « la double eau », « les deux eaux ».

Dialectalement cette forme est wallonne (avec Jemeppe), les équivalents picards et normands sont Gamaches, Gamaches-en-Vexin et Guémappe, néerlandais Gempe[3].

L'instabilité constante de la graphie : Jemmape, Jemappe, Jemmappes, Jemmappe, Jemapes, etc. explique la forme française qui conserve un m géminé, d'où la prononciation [ʒemap] avec é.

Histoire

Jemappes formait jadis une seigneurie qui fut attribuée au Comte de Hainaut à titre d'abbé séculier et haut avoué du chapitre de Sainte-Waudru. Jemappes formait une mairie héréditaire qui appartint aux familles de la Motte de Jemappes, de Beaurieu, de Vertaing, de Griffon, de Masnuy, etc. La charte de franchises et libertés de Jemappes date du 16 avril 1328.

La bataille de Jemappes

Article détaillé : Bataille de Jemappes.

Le 6 novembre 1792, la commune a été le théâtre de la bataille de Jemappes, célèbre en France par la victoire de Dumouriez. Les troupes françaises renversent celles du duc autrichien de Saxe-Teschen et des généraux belges Clerfayt et Baulieu: les portes des provinces belgiques sont ouvertes à la révolution. Celles-ci repasseront sous contrôle impérial après la bataille de Neerwinden (1793).

En 1795, après le retour des Français et l'annexion de la Rhénanie et des Pays-Bas autrichiens, la bataille donne son nom au département de Jemappes.

Dans la Belgique indépendante

En 1857, Jemappes fut le théâtre d'émeutes particulièrement violentes suite au vote de la « loi des couvents » par une chambre majoritairement catholique. Les opposants à la loi manifestaient alors violemment dans tout le pays (Bruxelles, Anvers, Gand, Liège), mais c'est à Jemappes que l'incident le plus grave eut lieu : les manifestants saccagèrent puis mirent le feu au couvent de frères de la doctrine chrétienne et les religieux durent s'enfuir pour échapper à la colère populaire.

Fin du XIXe siècle, les Jemappiens sont montés vers Mons avec des fourches pour protester contre le statut de l'ouvrier. Ils ont été reçus par la garde civique montoise à la hauteur du Pont-Canal, à proximité de l'actuel rond-point des Grands-Près. Fourches contre fusils, l'on comprend aisément qui a gagné...

Le coq de Jemappes en 2008

Cette émeute fratricide a donné son origine à la haine ancestrale des Jemappiens envers les Montois, estompée de nos jours avec les jeunes générations. Elle a souvent été matérialisée par des inscriptions brancardées dans le village telles que "Nuts à Mons!" (surtout lorsqu'on a parlé de la fusion des communes) ou le célèbre "Vive d'Jumap', à-bas les Montois!" dont une chanson a été écrite et qui est encore chantée dans les milieux ou familles de Jemappiens purs et durs, encore une fois, rarement âgés de moins de 50 ans...

En 1977, l'entièreté de la commune de Jemappes a fusionné avec 18 autres communes pour former le "Grand Mons". Actuellement, Jemappes fait partie intégrante de la ville de Mons.

Curiosités

Un monument dressé sur la butte du Campiau, le "Coq de Jemappes", commémore la bataille. Il s'agit d'un obélisque en pierre bleue d'Ecaussines, surmonté de la statue métallique d'un coq de plus de deux mètres créé par le sculpteur Jean Gaspar. Une inscription sur le socle mentionne "Jemappes 1792" l'ensemble d'une hauteur de plusieurs mètres a été conçu par l'architecte Eugène Bodson, de Saint-Ghislain et sa construction fût réalisée par l'entreprise F.A.C (Fernand Abel Carmon) à Frameries. Le monument fut inauguré une première fois le 24 septembre 1911, lors du congrès montois de l'association Les Amitiés françaises. Le coq, tourné vers l'Est, nargue les peuplades germaniques qui ont perdu la bataille et qui s'en empareront en août 1914 lors de la Première Guerre mondiale. Il sera reconstruit en 1922, sculpté par Charles Samuel et sera remis en état pour la seconde inauguration du 21 mai par les mêmes bâtisseurs. Après la Seconde Guerre mondiale, une cité, "La Cité du Coq", a été construite à l'entour du site dont les dernières constructions remontent à 1977. N.B.: Le coq est un coq français car il a les deux pieds au sol. Le coq wallon a toujours une patte levée.

Un canon de la bataille de Jemappes se trouve au pied de l'édifice, vestige de l'affrontement entre l'Autriche et la France. Il fut découvert par Arsène Bruniau en 1934 à Wasmes et enterré à proximité. En 1955, il fut à nouveau exhumé et vendu à l'administration communale de jemappes[4] et placé sur la façade de l’hôtel de Ville, c'est sur l'initiative de la ville de Mons qu'il est désormais installé sur le site du coq.

Un des monuments aux morts est le Roi Albert 1er Casqué, situé le long de l'Avenue qui porte son nom. Parce qu'il est en bronze, il a été volé dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 mai 2007. Probablement fondu pour rapporter quelques euros en cette période de crise metallurgique, il a fait le bonheur d'un ferrailleur mais l'indignation de toute la population. Le 11 novembre 2008, une reproduction identique en résine a été placée sur l'ancien socle.

La Cavalcade de Jemappes

Définition

Manifestation folklorique plus que centenaire, il s'agit d'un défilé actuellement composé de deux cortèges: l'un carnavalesque, la cavalcade, l'autre de gilles. La date a beaucoup changé à travers les siècles et déjà avant 1906, la fête se déroulait le lundi de Pâques. Elle a fêté sa centième édition (et non son centenaire) en 2006 lors d'une manifestation enrichie par des dizaines de groupes en tous genres, coordonnée par Yves Coumans, le réalisateur de la Zinneke Parade de Bruxelles. On l'appelle "cavalcade" car il y avait à l'origine énormément de chevaux, ce qui est à nouveau respecté depuis la centième.

Sociétés participantes

Les sociétés de gilles, qui contiennent en tout et pour tout plus de 500 gilles, sont, par ordre d'ancienneté: la société royale des gilles de Jemappes (appelés les « Cagniots »), la société royale des gilles commerçants (à l'origine, les commerçants de Jemappes exclusivement), les cadets gilles de Jemappes (à l'origine, les enfants des Commerçants), les Copains et les Bons-Vivants. A noter qu'une société de Paysans, fraîchement créée dans les années 2000 a été dissoute en 2007, que les Marins (comme à Binche) ont fait une apparition dans les années 90, que les Chipies (société de femmes en tenue légère lançant des bonbons dans la foule gardées par des commissaires de groupe en canotier) sont apparues pour la dernière fois en 2006 et qu'un groupe d'arlequins existe également.

Les festivités

Le lundi gras, jour du carnaval, les sociétés sortent : c'est la première soumonce. La deuxième et dernière a lieu le dimanche des Rameaux. Les Commerçants sortent une troisième fois, entre les deux soumonces officielles, les autres sociétés de gilles et de fantaisies ont des soumonces complémentaires également. Le dimanche de Pâques, les sociétés sortent en travesti, le lundi de Pâques, c'est le jour du gille et de la cavalcade[5] et le mardi, c'est le « raclot » ou la dernière sortie. Ce jour est choisi par les Cagniots pour brûler leurs bosses, les Cadets brûlent un gille figuré par un mannequin et les Commerçants finissent le carnaval vers 2h du matin en dansant les « pierrots » (sur le premier thème du « passage de basse », les gilles et le public sautillent sur place dans une ambiance excellente).


  • Jemappes est le troisième carnaval de gilles après Binche et La Louvière
  • Sîte de la Société Royale des Gilles de Jemappes (toutes les photos de la cavalcade) : http://home.euphonynet.be/srgj
  • Après une période sombre, la cavalcade a connu une bienfaitrice renaissance grâce à son 100e anniversaire, facilitant l'impulsion de la Ville de Mons et d'une équipe dynamique.
  • C'est le Comité Carnavalcade qui a repris l'organisation des manifestations.
  • Sous l'impulsion de l'UCI, union des commerçants et indépendants de Jemappes, la confrérie des Capitaines et Dames de Place (nouveauté qui reprend en fait une vieille tradition), anime l'après-midi du samedi de Pâques en se déplaçant dans toute la ville en musique et tirant des coups de canon. Il s'agit d'ailleurs du nom de la boisson qu'ils offrent à goûter. Ils sont habillés en tricorne et jaquette ou en cantinières, fidèles aux costumes de la « Bataille de Jemmapes ».

Anecdotes

Jumelage

Jemappes est jumelée avec la commune française de Briare, au bord de la Loire (région Centre). Point commun: les deux communes possèdent un "Pont-Canal". Le 50e anniversaire de ce jumelage s'est fêté cette année 2011.

Personnalités jemappiennes

Galerie

Notes et références

  1. Das Apa-problem, Louvain 1955
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 114 - 115.
  3. Pour ce genre de convergences toponymiques normanno-picardo-wallonnes, voir aussi Verviers.
  4. Tiré du livre La bataille de Jemappes par Raymond G.W.Mahieu
  5. Les photos de la cavalcade (plus de mille) sont disponibles sur le site de Jemappes, espace galeries.

Lien externe


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Voir aussi : Fusion de communes en Belgique · Communes de Belgique · Projet Belgique


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jemappes de Wikipédia en français (auteurs)

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