Jean-Marie Bastien-Thiry


Jean-Marie Bastien-Thiry
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Jean-Marie Bastien-Thiry
Photographie du colonel Bastien-Thiry.

Surnom Germain Pont-sur-Seine), Didier (au Petit-Clamart)
Naissance 19 octobre 1927
Lunéville, France
Décès 11 mars 1963 (à 35 ans)
Fort d'Ivry, France
Origine Drapeau de France France
Allégeance France
OAS-CNR (1962)
Arme Armée de l'air
Grade Lieutenant-colonel
Années de service - 1962
Conflits Guerre d'Algérie
Faits d'armes Opération Charlotte Corday
Distinctions Légion d'honneur
Hommages Stèle de Marignane
Autres fonctions Ingénieur de l'armement
Famille Bastien-Thiry

Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, fusillé le 11 mars 1963 au fort d'Ivry, était un ingénieur militaire français, lieutenant-colonel de l'armée de l'air, connu pour avoir organisé et dirigé l'attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, dans le but d'assassiner Charles de Gaulle, président de la république. Pour Bastien-Thiry, De Gaulle était directement responsable de la tragédie de la fin des événements d'Algérie de 1962, par sa politique algérienne mensongère: « Messieurs, tous les Français nationaux qui nous ont précédés devant ce tribunal, ou devant d'autres cours de justice, en particulier le général Salan, ont qualifié comme il convenait la rupture de ces engagements de juin 1958 : le parjure qui en est résulté constitue l'une des plus grandes, et peut-être la plus grande imposture de l'Histoire de France; la rupture de ces engagements qui, à partir de 1959, allait être consommée dans les faits en vertu de déclarations et initiatives successives, savamment graduées, constitue une escroquerie politique et morale apparemment sans précédent; ses conséquences en furent à la fois tragiques et immenses, et ces conséquences sont très loin d'être épuisées aujourd'hui. Dès lors que l'on avait basé une politique sur le parjure et le reniement, il devenait impossible de s'arrêter de mentir, de se parjurer et de se renier[1] ».

Accusé par un tribunal d'exception, la Cour militaire de justice, pourtant déclaré illégal par l'arrêt du Conseil d’État du 19 octobre 1962 car "portant atteinte aux principes généraux du droit[2]", Jean Bastien-Thiry est passé par les armes par un peloton de sous-officiers français au fort d'Ivry, le 11 mars 1963. Il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Dans son ouvrage Bastien-Thiry : jusqu'au bout de l'Algérie française (Pygmalion, 2003), le journaliste Jean-Pax Méfret déclare à propos de ces crimes de guerre commis après le cessez-le-feu et donc jugés par lui peu médiatisés en métropole par le média dominant qu'était l'ORTF: « Les chiffres sont effrayants. Des dizaines de morts par jour auxquels s'ajoutent les enlèvements. Entre le 19 mars et le 10 juin 1962, 1 535 pieds-noirs ont été enlevés dans Alger. Disparus à jamais ou retrouvés exsangues et affreusement mutilés[3]. »

Lors de son procès, Bastien-Thiry met en accusation le président Charles de Gaulle en ces termes: « C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons[4]. »

Sommaire

Biographie

Aîné des sept enfants d'une famille lorraine de tradition militaire depuis plus de 300 ans[5] ; son père Pierre Bastien-Thiry (1898-1979) est lieutenant-colonel d'artillerie et son grand-père a servi comme capitaine de cavalerie  —, Jean-Marie Bastien-Thiry étudie à Nancy puis au lycée privé Sainte-Geneviève avant d'être reçu en 1947 à l'École polytechnique. Diplômé de SUPAERO, il choisit d'entrer dans le corps des ingénieurs militaires de l'Air et se spécialise dans les engins air-air ; il est promu ingénieur militaire en chef de l'Air en 1957. Il conçoit le missile sol-sol Nord Aviation SS.10 (puis SS.11) utilisé par l'armée française de 1955 à 1962 et également en service dans les armées américaine (désigné MGM-21A) et israélienne (durant la crise de Suez en 1956).

De son mariage avec Geneviève Lamirand, fille de Georges Lamirand, ancien secrétaire d'état à la Jeunesse dans le Gouvernement de Vichy[6] de septembre 1940 à mars 1943, mais dont la famille a opté pour la France libre[6], il a eu trois filles : Hélène (née en 1955), Odile (née en 1957) et Agnès (1960-2007).

Selon Jean-Pax Méfret, le jeune Bastien-Thiry (âgé de 17 ans à la Libération) avait applaudi l'homme du 18 juin défilant à Metz[5]. Son père, fervent gaulliste, l'a renié, ne lui pardonnant pas d'avoir porté atteinte à la vie du général de Gaulle[5]. Au dernier moment cependant ce vieil officier aurait écrit au Président de la République pour implorer la grâce de sont fils mais cette lettre arriva trop tard à destination. Postée le samedi elle parvint au courrier présidentiel le lundi 13 mars 1963, quelques heures après l'exécution[7].

La cadette de ses filles, Agnès de Marnhac (1960-2007), explique le geste de son père par la psychogénéalogie: Bastien-Thiry aurait fait le sacrifice de sa vie pour racheter la faute de son ancêtre Claude Ambroise Régnier, Duc de Massa et Ministre de la justice, ayant condamné à mort un innocent lors de l'affaire du Duc d'Enghien (voir la thèse psychogénéalogique).

De Gaulle & l'Algérie française

Déclaration du colonel Bastien-Thiry

Gaulliste jusqu'en 1959 (en septembre le Discours sur l'Autodétermination[8] fait suite à « Vive l'Algérie française ! »), Jean-Marie Bastien-Thiry devient opposant à de Gaulle, pour sa politique algérienne[9],[6]. Il regarde de Gaulle comme un dictateur[9] ayant « des vues sur l'évolution historique [...] très proches du marxisme[9] », croyant « inévitable le triomphe final du communisme[9] » et dont l'action conduit à livrer l'Algérie, puis toute l'Afrique au communisme[9]. Partisan de l'Algérie française, il perçoit la séparation d'avec l'Algérie comme « plus grave encore que celle d'avec l'Alsace-Lorraine ». Pour lui, entre autres choses : « La politique algérienne du général de Gaulle est un crime contre l'humanité, elle n'est qu'ignominie et déshonneur[9]. » Positions que Jean Lacouture, dans sa biographie consacrée au général, résume ainsi : « désormais, pour lui, l'homme qui livre cette fraction du territoire national à l'« arabo-communisme » est l'Antéchrist[6]. »

Après avoir organisé l'attentat de Pont-sur-Seine du 8 septembre 1961 contre le général de Gaulle[10],[6], et avoir eu recours à de multiples tentatives[6], toutes déjouées par les services de sécurité[6], il organise celui du Petit-Clamart le 22 août 1962[11],[12]. Il estimait trouver dans les propos de saint Thomas d'Aquin[13] — sur la légitimité que peut avoir dans certains cas le tyrannicide — les éléments susceptibles de concilier son projet meurtrier et sa foi catholique.

Il déclare, entre autres, lors de son procès :

« [...] nous étions sincèrement partisans de l'Algérie française, [...] mais nous concevions qu'il y eût d'autres solutions pour l'avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l'impératif absolu [...] étant [...] de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français musulmans vivant sur cette terre[9]. »

  • « Il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises[9]. »
  • « Nous n’avons pas à nous justifier, devant votre juridiction, d’avoir accompli l’un des devoirs les plus sacrés de l’homme, le devoir de défendre des victimes d’une politique barbare et insensée[9]. »
  • « Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes[9]. »

« Le règlement du problème algérien »

La guerre d'Algérie se solde en juillet 1962 par une défaite politique française face au FLN (à défaut d'une défaite militaire), la perte des départements français d'Algérie et du Sahara (annexés à la République française en 1848 et 1902), l'abandon et le massacre des harkis et de leur famille (les français musulmans d'Algérie anti-indépendantistes sont désarmés, jugés personae non gratae en métropole et rembarqués pour l'Algérie indépendante), l'exode des Pieds-Noirs (un million de français d'Algérie de souche européenne et de juifs expropriés et spoliés sont rapatriés en métropole), la fusillade de la rue d'Isly à Alger (le 4e RT reçoit l'ordre de tirer sur des manifestants civils anti-indépendantistes non armés), et le massacre d'Oran (des milliers de Pieds-Noirs sont raflés, massacrés, enlevés et des femmes sont violées par les indépendantistes tandis que l'armée française reçoit l'ordre de laisser faire). Parallèlement, des militaires, politiques et civils anti-indépendantistes regroupés au sein de l'OAS, pratiquent la politique de la terre brûlée en commettant des attentats terroristes en Algérie et en métropole.

Arrestation, procès et condamnation

Le Duc de Massa (1746-1814), Ministre de la justice lié à l'Affaire du Duc d'Enghien, est l'ancêtre de Bastien-Thiry. (voir la thèse psychogénéalogique)

Arrêté le 17 septembre 1962[13] à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, il est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Cette Cour militaire de justice avait pourtant été déclarée illégale par l'arrêt du Conseil d'État du 19 octobre 1962, au motif qu'elle portait atteinte aux principes généraux du droit, notamment par l’absence de tout recours contre ses décisions. En effet, la lecture de l'arrêt du Conseil d'État du vendredi 19 octobre 1962, faisant référence à l'ordonnance présidentielle du 1er juin 1962 instituant la Cour militaire de justice, indiquait:

"Considérant qu'il ne résulte pas de l'instruction que, eu égard à l'importance et à la gravité des atteintes que l'ordonnance attaquée apporte aux principes généraux du droit pénal, en ce qui concerne, notamment, la procédure qui y est prévue et l'exclusion de toute voie de recours, la création d'une telle juridiction d'exception fut nécessitée par l'application des déclarations gouvernementales du 19 mars 1962; que les requérants sont, dès lors, fondés à soutenir que ladite ordonnance, qui excède les limites de la délégation consentie par l'article 2 de la loi du 13 avril 1962, est entachée d'illégalité; qu'il y a lieu, par suite, d'en prononcer l'annulation."

De Gaulle prolongea malgré tout l'existence de cette Cour pour juger l'accusé principal du complot.

Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963 au fort de Vincennes. Ses avocats sont Maîtres Dupuy, Le Coroller, Isorni et Tixier-Vignancour[13]. Comme système de défense, Bastien-Thiry veut faire le procès du général de Gaulle[13] :

«  [...] remettant en question à la fois les fondements de la Ve République — qualifiée d'« État de fait » —, l'ensemble de la politique algérienne du général — qualifié de « génocide » de la population européenne — et le pouvoir « tyrannique » du chef de l'État. C'était la légitimité tout entière de l'homme qu'il n'avait pu tuer physiquement que Bastien-Thiry prétendait anéantir moralement, allant même jusqu'à s'assimiler, lui, au colonel Claus von Stauffenberg qui, le 20 juillet 1944, avait tenté de supprimer Hitler[13]... »

Il déclare ainsi lors de son procès :

« Ces officiers [allemands] ont dû aussi être douloureusement frappés par le génocide hitlérien des Juifs, comme nous le sommes par le génocide gaulliste des Français musulmans : ils ont dû être soulevés au plus profond d'eux-mêmes par l'horreur des camps de concentration nazis, comme nous l'avons été par l'horreur des camps de détention qui existent aujourd'hui en Algérie avec la complicité du pouvoir de fait[9]. »

Cependant, ce mode de défense se révèle relativement incohérent car l'accusé prétend devant le tribunal n'avoir pas voulu tuer de Gaulle, mais le faire prisonnier pour qu'il soit jugé, tandis que tous les autres prévenus reconnaissent que la finalité de l'opération était bien la mort du chef de l'État[13] :

«  Jean-Marie Bastien-Thiry, tout en alléguant que le tyrannicide était justifié par saint Thomas d'Aquin et qu'un confesseur l'en avait par avance absous, soutenait que le mitraillage en règle d'un véhicule criblé de 14 projectiles et qui avait servi de cible à 180 balles tirées sur lui par onze tueurs le 22 août 1962 entre 20 h 09 et 20 h 10 au Petit-Clamart, n'avait pour objectif que de s'assurer de la personne du chef de l'État[13]... »

Il est condamné à mort en tant que commanditaire de cette tentative d'assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est déchu de son titre de Chevalier de la Légion d'honneur et emprisonné à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort.

Les deux tireurs obtiennent la grâce du président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel Bastien-Thiry, décision qu'il explique par quatre raisons : Bastien-Thiry a fait tirer sur une voiture dans laquelle il savait qu'il y avait une femme[14],[12], mis en danger de mort des innocents, dont trois enfants[14],[12], qui se trouvaient dans la voiture circulant sur l'autre voie et placée sur la trajectoire des coups de feu[12], il a payé des étrangers à l'affaire pour tuer le chef de l'État[14],[12], et, contrairement aux autres membres du commando, il n'a pas pris de risques directs : « Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'était pas au centre de l'action[14],[12] », dit-il.

Le lendemain de la condamnation, le banquier Henri Lafond, ancien résistant et ami personnel du général de Gaulle, qui venait de lui rendre visite à l'Élysée, est assassiné devant son domicile à Neuilly-sur-Seine[13] de trois coups de pistolet 11,43 par Jean de Brem, qui lui crie avant de tirer : « de la part de Bastien-Thiry[15] ! »

Le dernier des fusillés

Suivant les règles des condamnations à mort par la Cour militaire, le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un peloton d'exécution au fort d'Ivry le 11 mars 1963[16] à 6 h 39, une semaine après que le verdict eut été rendu. Ce sera le dernier condamné à mort par une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France[17]. Son corps fut d'abord inhumé au cimetière parisien de Thiais. Il fut ensuite transféré au cimetière de Bourg-la-Reine le samedi saint (13 avril 1963) suivant son exécution ; sa tombe est surmontée d'un drapeau tricolore[18].

Une considération médicale aurait néanmoins pu obtenir cette grâce : Bastien-Thiry aurait « séjourné plusieurs mois dans une maison de santé pour « dérangement intellectuel », « nervosité excessive », « manque d'équilibre dû à une grande fatigue[12] » ». Le général de Gaulle demanda confirmation auprès de Maître Dupuy, l'un des avocats de Bastien-Thiry, mais par décision du condamné, la demande de recours en grâce n'en fit pas état[13],[19]. D'ailleurs, l'expertise psychiatrique menée peu après son arrestation l'avait déclaré normal[13] et avait conclu « Il n'existe pas de tendances dépressives, même liées à sa situation actuelle.[...] Il n'est absolument pas un passionné, au sens psychiatrique du terme, ni un exalté. »

Notes, sources et références

  1. Déclaration du colonel Bastien-Thiry du 2 février 1963, lors de son procès, cf site du Cercle Jean Bastien-Thiry http://www.bastien-thiry.com/
  2. Arrêt Canal, Robin et Rodot du Conseil d'État du 19 octobre 1962
  3. Jean-Pax Méfret, in Bastien-Thiry: jusqu'au bout de l'Algérie française, Pygmalion, 2003, p.189
  4. Déclaration du colonel Bastien-Thiry le 2 février 1963, site du Cercle Jean Bastien-Thiry
  5. a, b et c 2000 Ans d'Histoire: Jean-Marie Bastien-Thiry, Patrice Gélinet, France Inter, 16 juin 2003
  6. a, b, c, d, e, f et g Jean Lacouture, Charles de Gaulle – Le souverain 1959-1970, t. III, éd. du Seuil, 1986 (ISBN 2-02-009393-6), p. 274-275.
  7. Alice Ferney : "Passé sous silence", Actes Sud 2010 p.203
  8. Discours sur l'autodétermination de l'Algérie, 16 septembre 1959
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Déclaration du colonel Bastien-Thiry », 2 février 1963, sur le site du Cercle Jean Bastien-Thiry, bastien-thiry.com.
  10. Jean Lacouture, Charles de Gaulle – Le souverain 1959-1970, Modèle:Op cit, p. 196-198.
  11. Jean Lacouture, Charles de Gaulle – Le souverain 1959-1970, op. cit., p. 276-279.
  12. a, b, c, d, e, f et g Max Gallo, De Gaulle, tome IV, La Statue du commandeur, éd. Robert Laffont, Paris, 1998 (ISBN 2-266-09305-3) ; rééd. Pocket, Paris, 2006, p. 29.
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean Lacouture, Charles de Gaulle – Le souverain 1959-1970, op. cit., p. 280-282.
  14. a, b, c et d Jean Lacouture, Charles de Gaulle – Le souverain 1959-1970, op. cit., p. 281-282.
    Lacouture se réfère à : Alain de Boissieu, Pour servir le Général (1946-1970), Plon 1982, p. 169.
  15. Pierre Démaret et Christian Plume, Objectif de Gaulle, Robert Laffont, 1973, p. 308.
  16. Max Gallo, De Gaulle, op. cit., p. 30.
  17. Agnès Bastien-Thiry, Mon père le dernier des fusillés, éd. Michalon, 2005, (ISBN 2-84-186-266-6), [présentation en ligne].
  18. Xavier Lenormand, Histoire des rues de Bourg-la-Reine, Imprimerie nouvelle, Orléans, 1994 (ISBN 2-9509068-0-X), p. 131.
  19. Max Gallo, De Gaulle, op. cit., p. 30
    « Ces faits n'ont jamais été évoqués à l'audience [...] Il [de Gaulle] reçoit [...] l'avocat de Bastien-Thiry, venu présenter le recours en grâce, mais l'avocat ne peut et ne veut apporter la justification des troubles mentaux de Bastien-Thiry. Bastien-Thiry a-t-il choisi le sacrifice ? Il faut trancher. »

Bibliographie

Filmographie

Annexes

Articles connexes

Liens externes



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