Jean-Francois Cope


Jean-Francois Cope

Jean-François Copé

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Jean-François Copé
Jean-François Copé - World Economic Forum Annual Meeting Davos 2007.jpg
Jean-François Copé au Forum économique mondial de 2007
Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
Actuellement en fonction
Depuis le 20 juin 2007
Législature(s) XIIIe
Prédécesseur(s) Bernard Accoyer
Ministre délégué au Budget
29 novembre 2004 - 15 mai 2007
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur(s) Dominique Bussereau
Successeur(s) Éric Woerth
Ministre délégué à l'Intérieur
31 mars 2004 - 29 novembre 2004
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur(s)  ??
Successeur(s) Marie-Josée Roig
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement
7 mai 2002 - 30 mars 2004
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur(s) Jean-Jack Queyranne
Successeur(s) Henri Cuq
Porte-parole du gouvernement français
7 mai 2002 - 15 mai 2007
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur(s) Catherine Trautmann (indirectement)
Successeur(s) Christine Albanel
Biographie
Date de naissance 5 mai 1964 (45 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Boulogne-Billancourt
Nationalité Française
Parti politique UMP
Profession Avocat
Ministère du Budget

Jean-François Copé, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Maire de Meaux de 1995 à 2002 et depuis 2005, il occupe plusieurs fonctions ministérielles, dont celle de porte-parole du gouvernement, pendant toute la durée des gouvernements Raffarin et Villepin.

Député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, il est aujourd'hui président du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'Assemblée nationale.

Sommaire

Origines familiales

Né dans une famille immigrée, il est le fils de Monique Ghanassia[1], originaire d'Algérie, et du professeur Roland Copé (dont le père, un Roumain de confession juive nommé « Copelovici », est arrivé de Roumanie dans les années 1920, fuyant l’antisémitisme de son pays[2]), chirurgien gastro-entérologue proctologue qui l'éduque dans le culte du général de Gaulle. À l'âge de 8 ou 10 ans, il avait affiché dans sa chambre un portrait du président de la République Georges Pompidou[3].

Études

Il passe sa scolarité à l'École active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au Lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement. En 1985, il intègre Sciences Po. En 1987, il entre à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989).

Il a suivi des séminaires de formation du New Public Management aux États-Unis et défend en matière budgétaire le « parangonnage », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes.

Vie privée

Divorcé[4], il est le père de trois enfants : François-Xavier, Pierre-Alexis et Raphaëlla. Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque »[5] : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. ».

Carrière professionnelle

De 1989 à 1991, il est chef de bureau à la Caisse des dépôts et consignations et à Dexia Crédit local (France). De 1989 à 1991, il est directeur de cabinet du président du directoire de Dexia Crédit local (France) et de 1991 à 1993 maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po.

De 1997 à 2002, il est professeur d'économie et de finance à l'université Paris VIII. Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local (France) et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.

Il est membre du club Le Siècle[6] et Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr.

Il a obtenu un diplôme d’avocat et prêté serment devant la cour d'appel de Paris en mai 2007 grâce à une validation des acquis de l'expérience de son parcours politique. Cette disposition a été utilisée par de nombreux hommes et femmes politiques comme Ségolène Royal, Dominique de Villepin ou Noël Mamère.

Le 13 septembre 2007, le magazine en ligne Capital.fr indique qu'il a rejoint le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel[7]. Ce cabinet, où il exerce à temps partiel, est l'un des plus importants cabinets d'avocats de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. Néanmoins, le Code électoral[8] prévoit que Jean-François Copé, en tant que député, ne pourra pas être amené à travailler sur des dossiers dans lesquels l'Etat est impliqué, c'est pourquoi il a déclaré vouloir s'occuper principalement de médiation.

Le 20 mars 2009, Jean-François Copé, en tant qu'avocat et médiateur, a participé aux premières rencontres scientifiques de la résolution des conflits. Il a exposé la compatibilité prévue par les textes de loi sur la relation avocat et médiateur[9].

Carrière politique

Fonctions politiques

Jean-François Copé au meeting de Nicolas Sarkozy à Toulouse, en avril 2007.

De 1993 à 1995, il est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy.

Dans le même temps, il est secrétaire général adjoint du RPR, après en avoir été le secrétaire national chargé de la formation. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, entre 1993 et 1995, dans le gouvernement Balladur.

En 1995 il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées.

Il est membre des gouvernements Raffarin 1 et Raffarin 2 en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement. Une fois de plus il est en 2002 le benjamin des ministres. Contrairement à ses prédécesseurs au poste de porte-parole, il assume pleinement sa fonction en étant systématiquement sur le devant de la scène.

Il devient en mars 2004 ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement.

Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement. Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005 dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.

De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il devient secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.

De 2002 à 2004, il est secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole des premier et deuxième gouvernements Raffarin. De novembre 2004 à juin 2005, il accède aux fonctions de ministre délégué au Budget et à la réforme de l'État, porte-parole du troisième gouvernement Raffarin.

Longtemps considéré comme proche d'Alain Juppé puis de Dominique de Villepin, il fonde en novembre 2006 son propre club politique, Génération France.fr, et entre au bureau politique de l'UMP. Il est élu le 20 juin 2007 Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre[10], il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement[11]. Après s'être vu confié par le Premier ministre, François Fillon une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public. A ce propos , il dira [12]:" Moi vivant, la redevance télé n'augmentera pas"

Fonctions électives

Jean-François Copé est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne), à l'âge de 31 ans, en 1995, puis réélu en 2001, 2005 et en 2008. Nommé au gouvernement en 2002 il devient premier adjoint, obéissant à la règle non-écrite dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux. En 2005, il redevient maire de Meaux à la suite de la démission d'Ange Anziani.

Dès le mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut au premier gouvernement Juppé sous Jacques Chirac. De 1995 à 1997, il devient le benjamin de l'Assemblée nationale. Il est également, en 1997, le plus jeune député battu, comme il le mentionne souvent, à l'issue d'une triangulaire avec RPR-PS-FN, favorable à la gauche.

Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne. Le 10 juin 2007, Jean-François Copé est réélu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés, soit 25 489 voix.

Il est aussi conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007. En 2004, il conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. Suite à la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (PS), il a renoncé à prendre la tête du groupe UMP au Conseil régional d'Île-de-France, que conserve le sénateur Roger Karoutchi. Réélu député en juin 2007, il quitte sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, cédant son siège à Jean-François Robinet.[13].

Le 9 mars 2008, à l'occasion des élections municipales de 2008, il est réélu à la mairie de Meaux avec 13 926 voix soit 67,74% des suffrages exprimés, pour un troisième mandat.

Polémiques

En 2005, il est mis en cause, notamment par Le Canard enchaîné[14] car il occupait un logement de fonction. Ayant acquis quelques semaines plus tôt un appartement à Paris 16ème, près du Trocadéro (logement un temps occupé par son collaborateur de l'époque, Bastien Millot[15]), Jean-François Copé contrevenait donc à la règle selon laquelle un ministre disposant d'un appartement privé à Paris ne peut disposer d'un logement de fonction. L'appartement de fonction, loué 5500 €, était également plus grand (230m²) que ce qu'autorise les consignes ministérielles ( 120 à 140 m² au maximum dans sa situation d'alors)[15]. Jean-François Copé s'est, partiellement, justifié par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique éclate en même temps que l'affaire Gaymard[14], qui conduira le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

Bibliographie

Ouvrages de Jean-François Copé

  • 1990 : Finances locales - Economica (Rééditions en 1993 et 1997)
  • 1999 : Ce que je n'ai pas appris à l'ENA. L'aventure d'un maire - Hachette Littératures
  • 2002 : Devoir d'inventaire. Le dépôt de bilan de Lionel Jospin - Albin Michel
  • 2006 : Promis, j'arrête la langue de bois - Hachette Littératures
  • 2007 : L'état de l'opinion, avec Sylvie Goulard, Muriel Humbertjean, et Gérard Le Gall - Le Seuil
  • 2009 : Un député, ça compte énormément - Albin Michel

Notes et références

  1. « Origine arabe, nom de tribu, les Ghenaissia », Laurent Herz, Dictionnaire étymologique de noms de famille français d'origine étrangère et régionale : avec l'étymologie de quelques noms étrangers célèbres, L'Harmattan, 1997, p. 130 ; « le nom a été porté par des tribus de l'Algérois (Guenansa) et de l'Oranais (Ghenaïssia) », [1]
  2. « Jean-François Copé, un président de groupe dans la tourmente », politique.net, 20 mai 2008.
  3. Selon les propos tenus par Jean-François Copé, lui-même, lors de la Conférence Berryer du 14 novembre 2008.
  4. Déclarations aux Grandes Gueules de RMC, 5 décembre 2008
  5. Tribune juive (France), 15 février 2002
  6. Frédéric Saliba, « Le pouvoir à la table du Siècle », dans Strategies, no 1365, 14 avril 2005, p. 49 [texte intégral] 
  7. Capital.fr, Jean-François Copé intègre le cabinet d'avocats Gide Loyrette et Nouel, 13 septembre 2007
  8. Article LO149.
  9. Jean-François Copé aux rencontres scientifiques de la résolution des conflits, 20 mars 2009
  10. Le Nouvel Observateur, 12 novembre 2007
  11. Frédéric Dumoulin, « En quelques mois, Copé est devenu l'un des hommes forts de la majorité », AFP, 17 avril 2008
  12. La redevance n'augmente pas, elle est seulement indexée
  13. Le Parisien, 20 août 2007
  14. a  et b Copé toujours sous le feu du Canard enchaîné, L'Expansion.com. Consulté le 20 décembre 2007
  15. a  et b (fr) « Quand Jean-François Copé s'embrouille les m2 », Le Nouvel Observateur, 5 mars 2005

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Précédé par Jean-François Copé Suivi par
-
Président de la commission spéciale chargée de la loi sur l'audiovisuel public
2008
-
Bernard Accoyer
Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
2007 -
En fonction
Ange Anziani
Maire de Meaux
2005 -
En fonction
Catherine Trautmann

Poste suspendu de 1998 à 2002

Porte-parole des premier, deuxième et troisième gouvernements Raffarin et du gouvernement De Villepin
2002 - 2007
Christine Albanel
Jean Lion
Maire de Meaux
1995 - 2002
Ange Anziani
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