Jane Russell


Jane Russell

Jane Russell

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Dans Les hommes préfèrent les blondes (1953).

Nom de naissance Ernestine Jane Geraldine Russell
Naissance 21 juin 1921
Bemidji, Minnesota
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-UnisAméricaine
Décès 28 février 2011 (à 89 ans)
Santa Maria, Californie
États-Unis
Profession Actrice
Chanteuse
Films notables Le Banni
Le Paradis des mauvais garçons
Les hommes préfèrent les blondes
French Line
Le Banni (1941).

Jane Russell (née Ernestine Jane Geraldine Russell, le 21 juin 1921 à Bemidji dans le Minnesota, morte le 28 février 2011[1] à Santa Maria en Californie) est une actrice américaine.

Sommaire

Biographie

Enfance et adolescence

Elle est la seule fille de Roy William Russell (5 janvier 1890 - 18 juillet 1937) et de Geraldine Jacobi (2 janvier 1891 - 26 décembre 1986), suivront quatre frères: Thomas Ferris Russell (né le 16 avril 1924), Kenneth Steven Russell (né le 2 septembre 1925), James Hyatt Russell (né le 9 février 1927) et Wallace Jay Russell (né le 31 janvier 1929).

Ses deux parents sont nés au Dakota du Nord et se marient en 1917. Trois de ses grands parents sont nés au Canada, alors que sa grand-mère maternelle est née en Allemagne.

Son père était lieutenant de l'armée américaine et sa mère actrice dans une troupe ambulante. Alors que Jane était enfant, ils déménagent temporairement au Canada, puis dans la vallée de San Fernando en Californie du Sud. Ils vivent, en 1930, à Burbank, son père travaillait alors comme directeur d'une manufacture de savon.

La mère de Jane s'occupait de lui trouver des leçons de piano. En plus de la musique, Jane aimait le théâtre et participait à des mises en scène au Van Nuys High School. À ses débuts elle voulait devenir designer. À la mort de son père (qui avait 47 ans), elle se décide à travailler comme réceptionniste. Elle est aussi modèle dans la photo et, vu l'insistance de sa mère, elle étudie l'art dramatique avec la troupe de Max Reinhardt dont faisait partie la célèbre actrice russe Maria Ouspenskaïa.

Carrière à l'écran

En 1940, Jane Russell signe un contrat de sept ans avec le millionnaire Howard Hughes et fait ses grands débuts dans Le Banni (The Outlaw) en 1943, où son visage somptueux est remarqué. Bien que le film soit tourné en 1941, il n'est diffusé que deux ans plus tard, pour un public limité, en raison de la censure qui trouvait sa poitrine un peu trop avantageusement filmée. Le film est enfin autorisé pour le grand public en 1946. À ce moment-là, l'actrice tournant des publicités, devient célèbre. Contrairement à ce que disent régulièrement les média de l'époque et ceux d'aujourd'hui encore, lors du tournage de Le Banni, Jane ne portait pas de sous-vêtements spéciaux, destinés à mettre sa poitrine en valeur, alors qu'Howard Hughes en avait spécialement fait faire pour ce film, une grande première! Dans son autobiographie publiée en 1988, elle affirme que le soutien-gorge d'Howard Hughes n'était pas du tout confortable et qu'elle préférait tourner avec le sien, les bretelles tombantes.

Aux côtés de Lana Turner et Rita Hayworth, Jane Russell affirme de mieux en mieux son style sensuel, profitant de ses mensurations avantageuses, 90D-61-91 (38D-24-36 en mensurations US) pour 1m70. Malgré les railleries venant de la radio, des comédiens, dont Bob Hope qui la présente comme « the two and only Jane Russell », ses photos assombries sur fond de botte de foin, sa jeunesse, sa sensualité, sa poitrine, ses corsages et sa beauté, en font une des pin-ups favorites auprès des soldats américains lors de la Seconde Guerre mondiale.

La Femme aux revolvers (1952).

Bien que Le Banni ne soit pas un western spectaculaire, il a les honneurs du box office. Le seul intérêt d'Howard Hughes est sa nouvelle recrue, le film étant la vitrine de son incroyable visage. Elle refuse par la suite de jouer Doña Sol dans Arènes sanglantes (Blood and sand) de Darryl F. Zanuck. Elle ne tourne pas d'autre film jusqu'en 1946, où elle joue Joan Kenwood dans L'Esclave du souvenir (Young Widow) pour la RKO Pictures. Bien que ses premiers films ne rendent pas tellement justice à son jeu d’actrice, ils aident à orienter sa carrière vers une élégance que l’on peut définir par un mélange de cynisme et de simplicité.

En 1947, Jane Russell tente de se lancer dans une carrière musicale, elle enregistre un disque avec l'orchestre de Kay Kyser : As Long As I Live.

Elle joue avec talent de nombreux rôles, dont Calamity Jane aux côtés de Bob Hope dans Visage pâle (The Pale face, 1948) et avec Mike Delroy dans Le Fils de visage pâle (Son of Paleface, 1952) : le tout, sous contrat avec la Paramount Pictures.

Jane Russell est au sommet de sa carrière comique avec le rôle de Dorothy Shaw dans Les hommes préfèrent les blondes (1953) avec Marilyn Monroe, à la 20th Century Fox, probablement son meilleur rôle. Le film eut et a toujours un énorme succès et la révéla comme actrice de talent.

Elle apparut dans deux films aux côtés de Robert Mitchum : Fini de rire (His kind of woman) (1951) et Le Paradis des mauvais garçons (Macao) (1952). D'autres grandes stars furent à ses côtés : Frank Sinatra et Groucho Marx dans la comédie Une veine de... (Double dynamite) (1951) ; Victor Mature, Vincent Price et Hoagy Carmichael dans Scandale à Las Vegas (The Las vegas story) (1952) ; Jeff Chandler dans La Muraille d'or (Foxfire) (1955) ; Clark Gable et Robert Ryan dans Les Implacables (The Tall man) (1955).

Jane Russell et Bob Hope.

La production d'Howard Hughes French line (The french line) (1954) montre Jane Russell pour l'une des dernières fois dans un maillot de bain une pièce, avec une coupe toutefois stratégique, dont elle tire avantage en exécutant un numéro provocateur, intitulé "Lookin' for Trouble". Dans son autobiographie, Jane révèle que ce maillot de bain n'était qu'une alternative à la suggestion initiale d'Howard Hughes qu'était le bikini, un choix osé pour un film de 1954 ! L'actrice affirme avoir initialement porté le bikini devant les techniciens alors « horrifiés », tout en se sentant très dénudée...

Avec son premier mari, ancien quarterback au football américain, Bob Waterfield, ils fondent Russ-Field productions en 1955. Ils produisent Les hommes épousent les brunes (Gentlemen marry brunettes, 1955), Le Roi et quatre reines (The King and Four Queens, 1956) avec Clark Gable et Eleanor Parker, Run for the Sun (1956) et The Fuzzy Pink Nightgown (1957).

Ses apparitions dans Les hommes épousent les brunes avec Jeanne Crain et dans le drame Bungalow pour femmes (The Revolt of Mamie Stover) (1956) mettent en valeur son jeu d'actrice. Cependant suite à Kidnapping en dentelles (The Fuzzy pink night gown, 1957) qui ne tient pas le haut de l'affiche, elle n'apparaît plus à l'écran pendant sept ans.

En octobre 1957, elle commence un numéro dans un célèbre nightclub de Las Vegas, le Sands Hotel. Elle signe par la suite des tournées aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Amérique du Sud et en Europe.

À l'été 1961, elle fait ses débuts dans Janus. À la fin de l'année elle se produit à Chicago au Drury Lane Theatre. En novembre 1962 elle est à l'affiche de Bells Are Ringing à New York.

Dans le film Fate Is the Hunter (1964), elle joue son propre rôle. Seuls quatre autres films suivent.

En 1971, elle joue dans la comédie musicale Company on Broadway où elle remplace Elaine Stritch.

En 1985 elle écrit son autobiographie : Jane Russell: My Path and My Detours.

En 1989 elle reçoit le Women's International Center (WIC) Living Legacy Award.

Ses empreintes de pieds et de mains sont immortalisées sur le parvis du Grauman's Chinese Theatre ; elle a d'autre part une étoile au Hall of Fame d'Hollywood, au 6850 Hollywood Boulevard.

Renee Henderson en 2001 fait un portrait de Jane Russell dans la série Blonde, tirée de la nouvelle de Joyce Carol Oates.

Vie privée

Jane Russell eut trois maris : Bob Waterfield, un ancien joueur de football américain, entré au Hall of Fame (mariés le 24 avril 1943, divorcés en juillet 1968), l'acteur Roger Barrett (mariés le 25 août 1968, décédé le 18 novembre 1968) et l'agent immobilier John Calvin Peoples (mariés le 31 janvier 1974, décédé le 9 août 1999). Ces derniers vécurent à Sedona en Arizona.

Dans son autobiographie de 1985, l'actrice révèle qu'elle fut enceinte à l'âge de 19 ans. S'ensuivit un avortement illégal, qui fut si mal mené que sa vie fut en danger quelques jours. En l'examinant aux urgences de l'hôpital, le médecin s'exclama « quel boucher vous a fait ça !? ». Après ces évènements, Jane Russell fut incapable d'enfanter. Elle milita alors contre l'avortement.

En février 1952, Waterfield et Russell adoptent donc une petite fille, Tracy, puis un bébé de 15 mois, Thomas ; en 1956, ce fut un bébé de neuf mois, Robert John. En 1955 elle fonde la World Adoption International Fund (WAIF), une organisation chargée de placer les enfants dans les familles, qui fait beaucoup pour l'adoption d'enfants étrangers par les Américains.

Bien que son image à l'écran fut celle d'une pin-up provocante, sa vie privée ne connaissait pas de scandales, contrairement à ce qui se passait pour certaines autres actrices de cette époque (Lana Turner par exemple). Dans son autobiographie elle dit avoir échappé à deux tentatives de viol, sans traumatisme. Elle affirme aussi que son premier mariage fut détruit par des soupçons d'adultère (des deux côtés) et la violence, qu'elle était alcoolique dès son adolescence. En outre elle révèle que la religion chrétienne l'a aidée à se régénérer.

Au sommet de sa carrière, Jane Russell fonde le Hollywood Christian Group, qui se rassemble une fois par semaine pour étudier la Bible, chez elle. De grandes célébrités s'y rendent. Jane Russell, républicaine engagée, participe à la campagne et à l'élection de Eisenhower, aux côtés de Lou Costello, Dick Powell, June Allyson, Anita Louise, Louella Parsons et d'autres conservateurs.

Elle meurt le 28 février 2011, à 89 ans.

Filmographie partielle

Notes et références

  1. Céline Loubette, « Jane Russell est décédée », Agence France-Presse (sur cyberpresse.ca), 28 février 2011. Consulté le 28 février 2011.

Voir aussi

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