Jacques Le Fataliste Et Son Maître


Jacques Le Fataliste Et Son Maître

Jacques le fataliste et son maître

Jacques le fataliste
et son maître

Illustration de Jacques le fatalisteet son maître

Incipit


Auteur Denis Diderot
Genre Roman
Pays d'origine France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Buisson,
n° 20 rue Haute-Feuille
Date de parution 1796

Jacques le fataliste et son maître est un roman de Denis Diderot dont l’écriture s'étend de 1765 jusqu'à la mort de l’auteur survenue en 1784.

L'œuvre a fait l'objet de nombreuses éditions posthumes, dont la première en 1796. Avant d'être pour la première fois éditée en France en 1796 (édition posthume) Jacques le fataliste sera connu en Allemagne grâce, notamment, aux traductions de Schiller (traduction partielle en 1785) et Mylius (1792).

Ce roman complexe, déconcertant et déroutant par ses digressions – sans doute l’œuvre de Diderot la plus commentée – puise pour partie son inspiration dans la Vie et opinions de Tristram Shandy de Laurence Sterne, parue quelques années auparavant (1759-1763).

Le récit

Multipliant les rebondissements invraisemblables, tout comme les interruptions oiseuses d’un narrateur exaspérant et omniprésent, le roman raille ouvertement les poncifs du genre, quitte à irriter son lecteur dont les attentes semblent sans cesse déçues. L'incipit du roman, demeuré célèbre, donne le ton :

« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »

Jacques, qui voyage en compagnie de son maître, possède une personnalité plus complexe que celle d'un valet de comédie : il est bavard mais aussi quelque peu philosophe (« une espèce de philosophe ») et c'est à son fatalisme qu'il doit son surnom. Pour combler l’ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses.

Mais ce récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial.

Structure du roman

Bien que Diderot ne cesse de nier qu’il écrit un roman, il s'ingénie à entremêler plusieurs éléments structurant le récit.

En premier, le thème du voyage est le but affiché du roman, puisque c’est par là que commence l’histoire : ils voyagent pour « affaires » et pour l’enfant du Maître. La seule indication temporelle dans toute l’œuvre est au début, elle situe l’action en 1765, vingt ans après la bataille de Fontenoy, mais cette indication n’a rien de définitif puisqu’elle est suivie de nombreuses incohérences. Si l’on s’en tient à ce thème du voyage, on s’aperçoit bien vite qu’il est vide de toute action, Diderot semble renverser les priorités, tant pour le « thème principal » que pour la date et le but final du voyage qui est l’enfant et rien d’autre.

L’action véritable ne réside pas dans le voyage mais dans d’autres récits, et en particulier celui des amours de Jacques. Ces dernières occupent une place centrale, le Maître priant continuellement Jacques de lui narrer ses aventures galantes. Jacques va alors raconter son éducation sexuelle, ce qui constitue la trame principale du roman. Ce faisant, il bouleverse la chronologie sans jamais suivre un fil logique et dilate le temps en donnant beaucoup plus d’importance à sa première expérience sexuelle qu’à son enfance. La véritable chute du roman semble être l’arrivée du Maître chez la mère nourricière du fils dont il a endossé la paternité. Les amours de Jacques s’achèvent différemment selon les trois versions de la fin. Diderot, même s’il se refuse à écrire un roman structuré et chronologique, a tout de même fait aboutir Jacques à une sorte de conclusion de son récit, puisqu’il se marie avec Denise, la fille dont il était épris.

De même, le roman n’est pas construit autour d'un thème unique ou d'un seul récit, mais à partir d'une prolifération de récits annexes racontés par Jacques (histoires de son capitaine, de Pelletier, du Père Ange), par d’autres personnages (histoire de Mme de La Pommeraye par l’hôtesse) ou par le narrateur lui-même (histoire du poète de Pondichéry).

Car enfin, l’intérêt du roman n’est pas seulement dans le récit, mais aussi dans les parenthèses qu’y insère Diderot, pour cautionner ou non une position morale, comme le jugement de La Pommeraye par le Maître, pour donner son opinion, comme sur le théâtre de Molière, ou pour parler au lecteur directement. Diderot semble en fait très attaché à briser l’illusion romanesque.

Diderot se sert de l’histoire interne comme des récits annexes pour mettre en avant ses thèses concernant notamment le relativisme moral, la critique de l’Église, le matérialisme ou la sexualité. Ainsi, il ne se refuse pas à un violent et explicite anticléricalisme, rejoignant par là ses confrères des Lumières : dans le roman, tous les hommes d’Église sont de même nature : cupides, libidineux, fourbes, ils n’hésitent pas à courtiser les plus belles femmes des environs bien qu’ils sachent qu’ils agissent en contradiction avec leur ordre. Il en va ainsi de l’abbé Hudson, cet individu peu recommandable qui se fait passer pour un honnête ecclésiastique alors qu’il est en réalité un infâme pervers ; de même, le vicaire épris de Suzanne assiste avec peine aux ébats amoureux de Jacques et de sa bien-aimée, sans qu’il puisse intervenir, étant ridiculement enfourché ; etc. Cette critique s’inscrit ainsi dans la lignée de la Religieuse, récit tout aussi anticlérical du même auteur.

Outre sa critique sociale, Diderot, qui sait bien qu’il n’écrit pas un traité philosophique, en profite pour inclure au récit sa vision du monde. Celui-ci est, selon lui, régi par le fatalisme, affirmant que les événements sont déterminés par le principe de causalité ; les actions nient donc le principe de libre-arbitre. Les hommes n’agissent pas de leur propre volonté mais, inconsciemment, sont déterminés par d’innombrables mobiles plus ou moins dérobés, qui sont d’une part l’éducation et d’autre part le caractère propre à chaque individu. Ce fatalisme, rigoureusement moderne en comparaison de celui prôné par les Stoïciens, est néanmoins différent de celui qu’affirme Jacques dans le roman : tout n’est pas écrit « là-haut », de façon irrémédiable, ce qui reviendrait à dévaloriser l’importance de l’action. Bien plutôt, ce type de fatalisme prétend qu’une action peut modifier la fin qui nous attend. C’est donc un déterminisme. Mais si Diderot continue d’utiliser le mot « fatalisme », c’est parce que le terme « déterminisme » ne rentrera dans la langue que quelques années après la mort de l’auteur.

Bibliographie

La reconnaissance.
  • Sylviane Albertan-Coppola, texte de la conférénce prononcée au CRDP d’Amiens le 11 janvier 2006.
  • Caroline Oriot, Le duel dans Jacques le fataliste de Diderot. In : Dix-huitième siècle, La Découverte. 2008, n° 40 (ISBN 2-70715498-9), p. 359 à 394 (doi: 10.3917/dhs.040.035).
  • Béatrice Didier, « “Je” et subversion du texte. Le Narrateur dans Jacques le fataliste », Littérature, Déc. 1982, n° 48, p. 92-105.
  • Jenny H. Batlay, « De l’amour ou des amours de Jacques dans Jacques le fataliste », Essays on the Age of Enlightenment in Honor of Ira O. Wade, Genève, Droz, 1977, p. 1-17.
  • Jacques Berchtold, « Le Plumage bariolé du Jacquot : le jeu sur le nom du valet dans Jacques le fataliste », Cahiers suisses de littérature comparée, 1996, n° 23, p. 37-65.
  • Pierre Campion, « Diderot et le conatus de la narration : pour une poétique spinoziste de la narration dans Jacques le fataliste », Poétique, Feb. 1986, n° 17 (65), p. 63-76.
  • Jean-Claude Carpanin Marimoutou, « Ulysse, Jacques, la Muse et le grand Rouleau » Représentations de l’origine, Littérature, histoire, civilisation, Jean-Michel Racault, Éd., Paris, Didier-Érudition, 1987, p. 135-41.
  • (en) Marie-Hélène Chabut, « Diderot’s Jacques le fataliste et son maître : Ex-Centricity and the "Novel" », Eighteenth-Century Fiction, Oct. 1989, n° 2 (1), p. 53-64.
  • Marie-Hélène Chabut, « Jacques le fataliste : relativisation d’une performance parodique et métadiscursive », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 1989, n° 266, p. 253-69.
  • Pierre Chartier, « Diderot excentrique », Le Travail des Lumières Paris, Champion, 2002, p. 393-404.
  • Pierre Chartier, « Le Pouvoir des fables ou la vérité selon Jacques », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Apr 2001, n° 30, p. 47-64.
  • Clifton Cherpack, « Jacques le fataliste and Le compère Mathieu », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century. Genève, Inst. et Musée Voltaire, 1970, p. 165-91.
  • Anne-Marie Chouillet, « Le Pouvoir des clés : notes sur Jacques le fataliste », Du Baroque aux Lumières, Jean Varloot, Éd., Limoges, Rougerie, 1986, p. 134-139.
  • Jacques Chouillet, « Sens, contresens et non-sens : l’Allégorie du château dans Jacques le fataliste », Essays on the Age of Enlightenment in Honor of Ira O. Wade, Genève, Droz, 1977, p. 31-37.
  • Anne-Marie Chouillet, Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, III, Paris, Aux Amateurs de Livres, 1987.
  • Huguette Cohen, La Figure dialogique dans Jacques le fataliste, Oxford, Voltaire Foundation, 1976.
  • Huguette Cohen, « La Tradition gauloise et le carnavalesque dans Les Bijoux indiscrets, Le Neveu de Rameau et Jacques le fataliste », Colloque International Diderot (1713-1784), Paris, Aux Amateurs de Livres, 1985, p. 229-237.
  • Henri Coulet, « Rousseau, Diderot, les amants et la courtisane », Vérité et littérature au XVIIIe siècle, Paris, Champion, 2001, p. 67-75.
  • Nicholas Cronk, « Jacques le Fataliste et son Maître : un roman quichotisé », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Oct 1997, n° 23, p. 63-78
  • Simon Davies, « Réflexions sur les comédies de Beaumarchais et sur Jacques le fataliste de Diderot », Beaumarchais : homme de lettres, homme de société, Oxford, Peter Lang, 2000, p. 163-75.
  • Wim De Vos, « La Narration est-elle un acte libre ? La Métalepse dans Jacques le fataliste », Les Lettres Romanes, fév.-mai 1990, 44 (1-2), p. 3-13.
  • Anne Deneys-Tunney, « La Critique de la métaphysique dans Les Bijoux indiscrets et Jacques le Fataliste de Diderot », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, avr. 1999, n° 26, p. 141-51.
  • Roland Desné, « L’Image de Voltaire antéchrist en France au XVIIIe siècle : à propos de Jacques le fataliste », Voltaire et Rousseau en France et en Pologne Varsovie, Éds. de l’Univ. de Varsovie, 1982, p. 17-24.
  • Béatrice Didier, « Contribution à une poétique du leurre : "Lecteur" et narrataires dans Jacques le fataliste », Littérature, 1978, n° 31, p. 3-21.
  • William F. Edmiston, « L’Histoire de Gousse n’est pas un conte : présence et absence du narrateur dans un épisode de Jacques le fataliste », Romance Quarterly, 1983, 30 (3), p. 323-29.
  • Jean Fabre, « Allégorie et symbolisme dans Jacques le fataliste », Europaische Aufklarung : Herbert Dieckmann zum 60. Geburtstag, Munich, W. Fink, 1967, p. 69-75.
  • Jean Fabre, « Jacques le fataliste : problèmes et recherches », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century. Transactions of the Second International Congress on the Enlightenment, Genève, Droz, 1967, p. 485-99.
  • Jean Fabre, « Sagesse et morale dans Jacques le fataliste », The Age of the Enlightenment : Studies Presented to Theodore Besterman, Édinbourg, Court of the Univ. of St. Andrews, 1967, p. 171-87.
  • Robert Favre, « L’Ombre de la mort sur Jacques le fataliste », La Mort en toutes lettres, Nancy, PU de Nancy, 1983, p. 83-93.
  • Otis Fellows, « Présence de Molière dans Diderot : Tartuffe intexte dans Jacques le fataliste », Diderot Studies, 1981, n° 20, p. 99-107.
  • Giovanni Ferrari, « Diderot, Jacques le fataliste et son maître », Les Lettres Romanes, Aug.-Nov. 1982, n° 36 (3, 4), p. 213-233, 295-315.
  • Jean Garagnon, « Diderot et la genèse de Jacques le fataliste : Sur une lettre de Meister père », Studi Francesi, Jan-Apr 1983, 27 (1 [79]), p. 81-82.
  • Jean-Marie Goulemot, « Figures du pouvoir dans Jacques le fataliste », Stanford French Review, Fall 1984, n° 8 (2-3), p. 321-33.
  • Jean-Claude Guédon, « Lecture encyclopédique de Jacques le fataliste : pour une épistémologie du trouble », Stanford French Review, Fall 1984, n° 8 (2-3), p. 335-347.
  • Ralph Heyndels, « Théorie du roman/Roman de la théorie : une réflexion critique à partir de Jacques le fataliste (Diderot), Ursule Mirouët (Balzac) et La Mise à mort (Aragon) », French Literature Series, 1984, n° 11, p. 23-32.
  • David Highnam, « Jacques le fataliste : Narrative Structure and New Physics », Man & Nature, 1984, n° 2, p. 15-26.
  • Marian Hobson, « Jacques le fataliste : L’Art du probable », Diderot : Les Dernières Années, Édinbourg, Edinburgh UP, 1985, p. 180-96.
  • Masahisa Inagaki, « Une Étude sur l’instabilité narrative de Jacques le fataliste », Études de Langue et Littérature Françaises, Mar 1991, n° 58, p. 75-90.
  • Caroline Jacot Grapa, « Redites et identité : Jacques le fataliste et la pédagogie des Lumières », Le Travail des Lumières, Paris, Champion, 2002, p. 405-25.
  • Erich Kohler, « "Est-ce que l’on sait ou l’on va ?" L’unité structurale de Jacques le fataliste et son maitre de Diderot », Philologica Pragensia, 1970, n° 13, p. 186-202.
  • Henri Lafon, « Le Goût des contes », Magazine Littéraire, Oct 2000, n ° 391, p. 58-60.
  • Simone Lecointre, « L’Appareil formel de l’énonciation dans Jacques le fataliste », Français Moderne, 1972, n° 40, p. 222-31.
  • Simone Lecointre, « Pour une lecture de Jacques le fataliste », Littérature, 1971, n° 4, p. 22-30.
  • Simone Lecointre, « Qui parle dans Jacques le fataliste? », Denis Diderot oder die Ambivalenz der Aufklärung, Würzburg, Königshausen & Neumann, 1987, p. 9-20.
  • Dominique Lecourt, « La Philosophie de Jacques le Fataliste », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Apr 1999, n° 26, p. 135-40.
  • Nola M. Leov, « Jacques le fataliste, poème parabolique », Journal of the Australasian Universities Language and Literature Association, 1965, n° 23, p. 24-48.
  • Emile Lizé, « Une Source de Diderot dans Jacques le fataliste : qui était monsieur Le Pelletier d’Orléans ? », Revue d’Histoire Littéraire de la France, 1982, n° 82 (3), p. 438-40.
  • Daniel Maher, « Un Fil d’Ariane ? Le Récit de l’hôtesse dans Jacques le fataliste », Lumen, XIII, Edmonton, Academic, 1994. viii, p. 117-24.
  • Robert Mauzi, « La Parodie romanesque dans Jacques le fataliste », Diderot Studies, 1964, n° 6, p. 89-132.
  • Georges May, « Le Fatalisme et Jacques le fataliste », Thèmes et figures du siècle des Lumières : Mélanges offerts à Roland Mortier, Genève, Droz, 1980, p. 161-76.
  • Georges May, « Le Maître, la chaine et le chien dans Jacques le fataliste », Cahiers de l’Association Internationale des Études Françaises, 1961, n° 13, p. 269-82.
  • Hélène Moreau, « Grand sympose et grand rouleau : le moyen de parvenir était-il écrit dans Jacques le fataliste ? », Mélanges sur la littérature de la Renaissance à la mémoire de V.-L. Saulnier, Genève, Droz, 1984, XIV, p. 589-99.
  • René Pomeau, « De Candide à Jacques le fataliste », Enlightenment Studies in Honour of Lester G. Crocker, Oxford, Voltaire Foundation, Taylor Inst., 1979. xiii, p. 243-62.
  • Francis Pruner, Clés pour le Père Hudson : lumières et ombres sur une « digression » de Jacques le fataliste, Paris, Lettres modernes, 1966.
  • Francis Pruner, L’unité secrète de Jacques le fataliste de Diderot, Paris, Minard, 1970.
  • Agnès G. Raymond, « Jacques le fataliste : quelques clefs nouvelles », Paris, Lett. Mod. Minard, 1977.
  • Jean-Christophe Rebejkow, « Quelques réflexions sur "le grand rouleau" et sa transcription dans Jacques le fataliste », Lettres Romanes, Feb-May 1998, n° 52 (1-2), p. 21-37.
  • (en) Eileen Reeves, « Charles Bonnet’s roman philosophique and Jacques le fataliste », French Forum, Sept 1991, n° 16 (3), p. 285-303.
  • Jean Renaud, « "Jacques, vous n’avez jamais été femme" », Dix-Huitième Siècle, 1986, n° 18, p. 375-87.
  • Maurice Roelens, « Jacques le fataliste et la critique contemporaine : Le texte et le sens », Dix-huitième siècle, 1973, n° 5, p. 119-37.
  • Carmen Roig, « Des Salons à Jacques le fataliste : l’itinéraire d’une recherche », Diderot : les Beaux-Arts et la musique, Aix-en-Provence, Univ. de Provence, 1986, p. 93-108.
  • Jeannette Geffriaud Rosso, Jacques le fataliste : L’Amour et son Image, Paris ; Pise, Nizet ; Goliardica, 1981.
  • Jane Rush, « La Tradition comique et son renouveau dans les historiettes de Jacques le fataliste et son maître », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Oct 1993, n° 15, p. 41-53.
  • Jane Rush, « Le Comique et les petites histoires dans Jacques le fataliste et son maître », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 1992, n° 304, p. 1250-53.
  • Pierre Saint-Amand, « Jacques le fataliste ou Jacques le parasite », Stanford French Review, Spring 1987, n° 11 (1), p. 99-111.
  • Lynn Salkin Spiroli, « Comique théâtral et production de sens dans Jacques le fataliste », Saggi e Ricerche di Letteratura Francese, 1980, n° 19, p. 223-45.
  • Françoise Santalis, « Diderot ironiste », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 1989, 263, p. 509.
  • Patrick Saveau, « L’Épisode de Madame de La Pommeraye et Les Dames du Bois de Boulogne à la lumière de la Dialectique du Maître et de l’Esclave de Hegel », Lettres Romanes, 1995 Feb-May, 49 (1-2), p. 49-55.
  • Jean-Paul Sermain, « Concordia discors : les contradictions de la sensibilité et de la passion, chez Prévost et dans Jacques le fataliste », La Sensibilité dans la littérature française au XVIIIe siècle, Fasano, Schena, 1998, p. 199-234.
  • Jean Sgard, « Personnage et récit dans Jacques le Fataliste », Personnage et histoire littéraire, Toulouse, PU du Mirail, 1991, p. 73-8.
  • Jean Starobinski, « Diderot et l’art de la démonstration », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Oct 1995, n° 18-19, p. 171-90.
  • Jean Starobinski, « Du Pied de la favorite au genou de Jacques », Colloque International Diderot (1713-1784), Paris, Aux Amateurs de Livres, 1985, p. 357-80.
  • Anthony Strugnell, « Fable et vérité : stratégies narrative et discursive dans les écrits de Diderot sur le colonialisme », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, Apr 2001, n° 30, p. 35-46.
  • Jean Terrasse, « Aspects de l’espace-temps dans Jacques le fataliste », Eighteenth-Century Fiction, Apr 1994, 6 (3), p. 43-57.
  • Danielle Thaler, « Figures féminines et contexte social dans Jacques le fataliste de Diderot », Atlantis, Autumn 1985, n° 11 (1), p. 79-86.
  • Ruth P. Thomas, « Le Roman comique and Jacques le fataliste : Some Parallels », French Review, Oct 1973, n° 47 (1), p. 13-24.
  • Marek Tomaszewski, « Denis Diderot : Le Savoir et le pouvoir : Jacques le fataliste à la lumière des entretiens de Diderot avec Catherine II », La Pensée, 1982, n° 227, p. 119-123.
  • François Van Laere, « Aspects contradictoires de la narration ouverte au XVIIIe siècle : La Vie de Marianne et Jacques le fataliste », Degrés 1973.
  • François Van Laere, « Jacques le fataliste : un problème de cohérence structurelle », Studies in the Eighteenth Century III : Papers Presented at the Third David Nichol Smith Memorial Seminar, Canberra 1973, Toronto, U of Toronto P, 1976, p. 95-120.
  • Paul Vernière, « Diderot et l’invention littéraire : à propos de Jacques le fataliste », Revue d’Histoire Littéraire de la France, 1959, n° 59, p. 153-167.
  • Jindrích Veselý, « Diderot et la mise en question du roman "réaliste" du dix-huitième siècle », Colloque International Diderot (1713-1784), Paris, Aux Amateurs de Livres, 1985, p. 261-265.
  • Gabrijela Vidan, « Jacques le fataliste entre les jeux de l’amour et du hasard », Studia Romanica et Anglica Zagrabiensia, 1967, n° 24, p. 67-95.
  • Jacques Wagner, « Code et histoire dans Jacques le fataliste », Revue des Sciences Humaines, 1977, n° 165, p. 23-31.
  • Nicolas Wagner, « Étude d’un épisode de Jacques le fataliste : "Le Singulier Mariage du Marquis d’Arcis" », L’Information Littéraire, 1978, n° 30, p. 44-48.
  • Pierre Weisz, « Le Réel et son double : la création romanesque dans Jacques le fataliste », Diderot Studies, 1978, n° 19, p. 175-87.

Adaptations

Jacques le Fataliste est l’œuvre de Diderot la plus adaptée, en tout ou partie.

Liens externes

  • Portail de la littérature Portail de la littérature
Ce document provient de « Jacques le fataliste et son ma%C3%AEtre ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jacques Le Fataliste Et Son Maître de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Jacques le Fataliste et son maître — Incipit Auteur Denis Diderot Genre Roman Pays d origine …   Wikipédia en Français

  • Jacques le fataliste et son maitre — Jacques le fataliste et son maître Jacques le fataliste et son maître Incipit Auteur Denis Diderot Genre Roman Pays d origine …   Wikipédia en Français

  • Jacques le fataliste et son maître — Incipit Auteur Denis Diderot Genre Roman …   Wikipédia en Français

  • Jacques le fataliste et son maître (téléfilm) —  Pour l’article homonyme, voir Jacques le fataliste et son maître.  Jacques le fataliste et son maître est un téléfilm français réalisé par Claude Santelli, diffusé le 19 décembre 1984 sur A2. Sommaire 1 Synopsis …   Wikipédia en Français

  • Jacques le Fataliste — et son maître Jacques le fataliste et son maître Incipit Auteur Denis Diderot Genre Roman Pays d origine …   Wikipédia en Français

  • Jacques le fataliste — et son maître Jacques le fataliste et son maître Incipit Auteur Denis Diderot Genre Roman Pays d origine …   Wikipédia en Français

  • Jacques el fatalista — y su maestro Jacques el fatalista, edición de 1797 Autor Deni …   Wikipedia Español

  • Jacques der Fatalist und sein Herr — Frontispiz Jacques der Fatalist und sein Herr (Jacques le fataliste et son maître) ist ein Roman des französischen Autors Denis Diderot. Entstanden und niedergeschrieben zwischen 1765 und 1784, dem Todesjahr des Autors, wurde er erst nach dem Tod …   Deutsch Wikipedia

  • Jacques the Fatalist — infobox Book | name = Jacques the Fatalist and his Master title orig = Jacques le fataliste et son maître translator = image caption = author = Denis Diderot illustrator = cover artist = country = France language = French series = genre =… …   Wikipedia

  • Jacques Spiesser — en 2010, à l avant première du film Pieds nus sur les limaces. Jacques Spiesser est un acteur français né le 7 juin 1947 à Angers. Sommaire …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.