Jacques III d'Hilaire de Jovyac


Jacques III d'Hilaire de Jovyac

Jacques III d'Hilaire de Jovyac, arrière-petit-fils de Jacques Ier d'Hilaire de Jovyac, fils de François et de Louise de Sauzéa (Rochemaure, château de Jovyac, 26 juillet 1655 - Château de Jovyac, janvier 1723, inhumé en sa chapelle, dans l'ancienne église du Teil (Le Teil - Ardèche).

Sommaire

Biographie

Il est le premier marquis de Jovyac, seigneur du Teil et de la vicomté de Mélas - par contrat d'acquisition passé à Grenoble le 6 juin 1717, au prix de 42.000 livres, du marquis de Forbin-Janson, veuf de Justine de Prunier de Saint-André -, fut colonel du régiment de son nom et chevalier de Saint-Louis.

D'abord cornette dans le régiment de Pracomtal-cavalerie en 1677, lieutenant en 1679, capitaine-major puis lieutenant-colonel au régiment de Vogüé les 4 mars 1689 et 12 avril 1695, il devint colonel du même régiment le 28 mars 1696, pendant le séjour de ce régiment en Savoie. Le 16 avril 1696, M. de Vogüé ayant quitté le régiment, celui-ci prit désormais le nom de Jovyac. Lors du séjour qu'effectuait à Chambéry M. de Jovyac, durant cette même année 1696, il s'y produisit un incident "qui mit en évidence la confiance, la considération et l'influence qu'il s'était acquises par son mérite. Il s'éleva entre les habitants de Chambéry et trois régiments français qui étaient en garnison dans cette ville, une vive dispute, qui dégénéra en tumulte général". M. de Jovyac étant intervenu "avec sagesse et fermeté", le calme et la paix se rétablirent en peu de temps. "Aux feux de joye qu'il en fut fait par toute la ville pour fêter cette réconciliation, tout retentit des cris de joye de : Vivent Savoye et Jovyac !". M. de Gaut, premier président du Sénat de Savoie, en rappelant ce glorieux épisode de la vie de Jacques d'Hilaire de Jovyac, "se plaisait à attester l'excellent souvenir que la ville avait conservé de ce brillant officier".

À la fin de 1696, le régiment de Jovyac partit pour la Catalogne et dans cette occasion, M. de Jovyac "sut inspirer à ses hommes un si admirable entrain" que M. de Grignan, gouverneur de Provence, gendre de Madame de Sévigné, lui écrivit qu'"il en avait rendu compte avec plaisir" au roi. Le 30 septembre 1697, peu avant la paix et la signature du second traité de Ryswick, Louis XIV en personne exprimait à M. de Jovyac sa satisfaction de la belle conduite qu'avait tenue son régiment durant la campagne. À cette occasion, le roi donna l'ordre aux dix compagnies composant le régiment de Jovyac de quitter la Catalogne pour se rendre au Pastel, en Languedoc, et de se mettre à la disposition du comte de Broglie. En échange de son régiment, qui fut licencié, le colonel de Jovyac obtint le grade d'inspecteur général des milices postées sur le Rhône, l'Ardèche et le Chassezac.

En 1702, il présida les États de Vivarais, comme ayant été député de la noblesse de la province à l'assemblée précédente des États de Languedoc. Durant cette même année 1702, il était colonel du régiment des milices du Vivarais et de 1703 à sa mort, il fut "commandant en chef de toutes les vieilles et nouvelles troupes du bas Vivarais", et souvent même de celles du haut Vivarais que lui confiait M. de Courten, leur général. Pendant la peste qui sévit en 1720 et 1721, il commanda le régiment d'Auvergne "posté sur le Rhône pour protéger l'entrée du Vivarais", dirigeant également le cordon sanitaire jusqu'aux environs de Langogne et de Pradelles. "On peut dire que le colonel d'Hilaire était né pour le commandement. Sa haute taille, sa belle prestance, son caractère à la fois bon, ferme et loyal, sa vive intelligence, ses décisions sages et pratiques lui donnaient une autorité sans conteste - écrit de lui l'un de ses biographes, le chanoine Baconnier, qui n'est pourtant pas toujours tendre à l'égard des autres membres de la famille -. Aussi les longs services qu'il fournit à son pays furent-ils toujours appréciés…". En attestent les nombreuses lettres d'éloges qu'il reçut tout au long de son existence, du roi lui-même tout d'abord, ou de personnages aussi divers que le duc du Maine, gouverneur de Languedoc, des maréchaux de Broglie, de Montrevel et de Roquelaure, du maréchal duc de Villars, de Jacques Fitz-James de Berwick, autre maréchal de France, du comte de Grignan, gouverneur de Provence, du cardinal Philippe-Antoine Gualterio, vice-légat d'Avignon, de Nicolas de Lamoignon de Basville, intendant de Languedoc, etc. De son mariage, à Viviers, le 5 février 1687 (contrat passé à Jaujac) avec Françoise Lasniel, fille d'Antoine, co-seigneur de Valvignères, et de Magdeleine Bouvier, le marquis de Jovyac eut neuf enfants, dont un fils et huit filles. La famille Cheynet de Beaupré, descendante de sa fille Suzanne, baronne de Fayon de Montbrun (1698-1768), est encore présente à Rochemaure - ville natale du marquis de Jovyac - au début du XXIe siècle.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Chanoine Baconnier : "Famille et château de Jovyac" in Revue du Vivarais, tome LXXI, numéros 2, 3 et 4 [avril-juin, juillet-septembre et octobre-décembre 1967] ; documents particuliers.



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