Jacques Chardonne


Jacques Chardonne
Jacques Chardonne
Nom de naissance Jacques Boutelleau
Activités écrivain français
Naissance 2 janvier 1884
Barbezieux en Charente
Décès 29 mai 1968
La Frette-sur-Seine, Val-d'Oise
Langue d'écriture français
Genres Roman, essai, fragment
Distinctions Grand Prix du roman de l'Académie française (1932) pour Claire
Œuvres principales
  • Les Destinées sentimentales (1934-36)
  • L'Amour, c'est beaucoup plus que l'amour (1937)

Jacques Chardonne, de son vrai nom Jacques Boutelleau, né à Barbezieux le 2 janvier 1884 et mort à La Frette-sur-Seine le 29 mai 1968, est un écrivain français.

Il fait partie du Groupe de Barbezieux avec Geneviève Fauconnier, Henri Fauconnier, Maurice Delamain, Jacques Delamain, Germaine Boutelleau sans que ce groupe « géographique » partage les mêmes vues.

Considéré comme un auteur de droite, il est avec Paul Morand un des pères spirituels de ceux qu'on a appelés « Les Hussards », les écrivains Roger Nimier, Jacques Laurent, Antoine Blondin et Michel Déon.

Sommaire

Éléments biographiques

Famille

Son père, Georges Boutelleau, issu d'une famille de négociants de cognac, était lui-même écrivain. Poète amateur, il fut encouragé par François Coppée et par le célèbre écrivain rochefortais Julien Viaud, dit Pierre Loti, qu'il reçut dans sa grande maison patricienne de Barbezieux.

Le fils se souviendra plus tard être allé enfant avec son père chercher le célèbre écrivain venu pour une réception, à la gare de Barbezieux, et en dira plus tard qu'« il n'était à l'aise ni dans la vie, ni dans la gloire. »

Georges dira un jour à son fils : « La littérature, ce n'est pas un métier, c'est un secret », que pourrait illustrer la vie d'écrivain de Julien Gracq.

Sa mère, quaker d'ascendance américaine, appartenait à la célèbre « tribu porcelainière » des Haviland de Limoges.

« Enfant j'aimais Jaurès, et je lisais ce qu'il écrivait. Vers 1910, je l'ai connu et l'ai vu souvent jusqu'à sa mort [...] il a prophétisé des sombres choses qui n'ont pas manqué d'arriver. Ces idées m'ont marqué à jamais[1]. »

Avant la Guerre

Après avoir été le secrétaire de l'éditeur Pierre-Victor Stock en 1921, il rachète cette prestigieuse maison en association avec son ami Maurice Delamain et devint le codirecteur de la « Librairie Stock, Delamain et Boutelleau », devenue plus tard propriété du groupe Gallimard.

En apparence, il se tient à l'écart de la politique. En privé, il cultive un certain conservatisme et se montre même ouvert aux idées monarchistes : « ll faut dire au comte de Paris qu'un éloge royal est, entre tous, délicieux. Viendrait-il du diable, l'éloge serait encore bon. S'il veut me séduire tout à fait, il doit exterminer son aile gauche, cette bande de jeunes chenapans bolcheviks-royalistes : Brasillach, Thierry Maulnier, Claude Roy ; et même les vieux : Gaxotte, Varillon, etc[2]. »

Sous l'Occupation

Il écrit aux premiers jours de l'Occupation : « Ici occupation correcte, douce, très douce. Mais j'espère que nous souffrirons. J'accepte tout du fond du coeur. Je sens le bienfait de l'“épreuve”, la toute-puissance de l'évènement. Une immense folie est dissipée [...] j'ai l'horreur de ce que nous étions. Je ne déteste pas l'Allemand mais le Français d'hier, moi, l'Anglais (l'Anglais surtout qui me devient odieux, avec son Churchill dément), frivole et vantard. La censure elle-même me sera bonne. Nous ne voulons pas être nazis, et personne, je crois, n'attend cela de nous. Mais je peux comprendre leur leçon. Derrière cette force matérielle, il y a des forces morales très grandes. La débâcle anglo-française est une débâcle morale[3]. »

Culturellement germanophile, il répond à l'invitation de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Reich, en octobre 1941, avec sept autres écrivains français, tels Pierre Drieu La Rochelle, Marcel Jouhandeau et Robert Brasillach, et séjourne en Allemagne pour le Congrès des écrivains européens de Weimar, dont il revient enthousiasmé, voire pro-hitlérien.

On le voit également ardent pétainiste : « Il n'y pas de “pauvre” gouvernement de Vichy. Il n'y a que des pauvres français. Pétain est le seul grand. Je le trouve sublime. Il est toute la France. Je vomis les juifs, Benda, et les Anglais - et la Révolution française. C'est une grande date que 1940. Et qui doit beaucoup à 1918. Je suis sûr que vous verrez un jour dans quelle erreur nous étions[4]. »

En 1942, alors que d'autres déclinent prudemment une nouvelle invitation, il accepte de présider un second voyage outre-Rhin, toujours avec Pierre Drieu La Rochelle. Il écrit alors Chronique privée de l'an 40 (1940) — dont il regrettera la parution — et dans diverses revues nazies, comme Deutschland Frankreich.

Son fils unique Gérard (Paris, 27 mai 1911 - 2 novembre 1962), également romancier, est déporté en mars 1943 au camp d'Oranienburg-Sachsenhausen et libéré grâce à l'intervention du lieutenant Gerhard Heller[5]. Son père dira de cet épisode : « [Il] est resté 6 mois à Oranienburg [...] Ce n'était pas rose. Mais ils sont revenus, je dois le dire, avec fort bonne mine[6]. » En 1944 Gérard Boutelleau deviendra rédacteur en chef de l'hebdomadaire Carrefour, créé par une équipe proche des démocrates-chrétiens, puis vers 1950 orienté plus à droite, pour cesser de paraître en 1977 ; à ce titre, il sera en relation avec l'écrivain Jean Paulhan, qui correspondit avec son père de 1928 à 1962.

À propos de la Collaboration, il dira plus tard : « Vous avez lu “La Paix” de Jünger, j'espère. c'est là ce que j'ai toujours cru, ma “politique” et mes “alliés” seulement j'ai mal choisi mon moment pour le dire[7]. »

Le sculpteur allemand Arno Breker, venu exposer ses œuvres à Paris en 1942, dit de lui qu'il « fut toujours ouvert à l'esprit allemand » et qu'il eut le courage « de voir, derrière le soldat qui entrait à Paris, le partenaire de demain ».

Après la Guerre

À la Libération, il craint d'être fusillé à cause de son engagement vichyste.

Arrêté à Jarnac, comme son éditeur Bernard Grasset, qui est jugé par le Conseil national des écrivains (CNE), commission d'épuration de l'édition, et le suspend en 1946 de sa profession pour entente avec l'occupant, il est conduit le 12 septembre 1944 à la prison de Cognac, où il reste pendant quelques semaines et côtoie quelques notables compromis dans la Collaboration, avant d'être placé en résidence surveillée.

Ses livres sont interdits de vente et de fabrication, mais il bénéficie en mai 1946 d'un non-lieu à la suite des déclarations de son fils et de Paulhan[8]. Il écrira à ce sujet : « Le tribunal de Versailles, pendant deux ans, a examiné mon cas. Il était présidé par un communiste et le juge d'instruction était un juif. Ils ont jugé qu'il n'y avait rien à retenir contre moi ; et je crois bien avoir été le seul (dans ces circonstances) qui a été proclamé sans reproche[9]. »

Il prend ses distances vis-à-vis de la politique : « Les “gens de gauche” reprennent pour leur compte le jeu des gens de droite. La patrie n'a jamais servi qu'aux passions et aux intérêts privés. Elle est toujours trahie[10]. » Il exprime aussi quelques regrets au sujet de la Collaboration : « Je me suis rapproché du Rhin, que je ne traverserai plus jamais. Au-delà se passent des choses qui me soulèvent le cœur[11]. »

Très proche de Paul Morand, avec qui il entretient une longue correspondance, il parraine avec lui une nouvelle génération d'écrivains qu'on appellera les Hussards. Chardonne correspond notamment avec Roger Nimier, qui fait figure de chef de file du mouvement, et collabore à la revue de La Table ronde, où se retrouvent des écrivains de droite appartenant à l'ancienne comme à la nouvelle génération.

Bien que vivant retiré, il accepte de prononcer, le 30 juin 1956, un discours pour la distribution des Prix du collège de Barbezieux.

Il poursuit son activité d'écrivain tout en afffectant de mépriser les honneurs : « Je continue d'écrire. Je refuse l'Académie. Et on me couvre de fleurs, comme une tombe[12]. »

En 1966, après l'envoi d'un livre au Président de la République, Charles de Gaulle, celui-ci, « remettant la politique à sa juste place » selon Ginette Guitard-Auviste, le remercie ainsi dans une lettre du 9 avril[13] : "Cher maître, vos Propos comme ça m'enchantent. J'admire l'ampleur et la désinvolture de votre pensée. Je goûte votre style pur et sans accessoire[14]", dont Chardonne est ému et assez fier pour la montrer à son entourage.

Cependant, le chef de l'État reste pour lui une « cible » de choix dans la longue correspondance —inédite, mais consultable depuis 2000 à la bibliothèque de Lausanne— qu'il entretient avec Paul Morand de 1952 à 1968, « tout en se montrant (plus) vulnérable aux côtés monarchistes et droitiers du grand homme[15] », et où, face à l'antisémitisme de Morand, « il joue, selon François Dufay, les philosémites avec des arguments sentant leur antisémitisme, vantant Léon Blum, Raymond Aron, tout en pestant contre les métèques qui envahissent sa banlieue[16].» Mais Ginette Guitard-Auviste ne trouve pas trace en Chardonne de « racisme d'aucune sorte, ni racial [sic] ni social[17] ».

Refusant les honneurs post mortem, il fait part à ses proches de ses dispositions testamentaires : « pas de rue, pas de plaque[18] ».

Œuvre

Dès son premier livre, L'Épithalame (1921), il se révèle comme un romancier du couple, « ce curieux assemblage de deux êtres, qui ne laisse personne en repos ». Viennent ensuite Les Varais (1929), puis Eva (1930) et Claire (1931) qui reçoit le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1932. Puis dans L'Amour du Prochain (1932), il offre avec finesse, en romancier et moraliste, des descriptions mélancoliques.

Il a écrit quelque 20 000 lettres ; celles écrites sur papier quadrillé sont sincères, tandis que dans celles sur papier blanc, il mentait. Ses amis connaissaient cette convention.

Il a choisi son nom de plume à partir du nom de la commune suisse de Chardonne, où il a séjourné et écrit un certain temps.

Postérité

François Mitterrand, né à Jarnac, a exprimé son admiration pour l'écrivain, « autre gloire charentaise et styliste-hobereau[19] ».

Le 7 avril 1984, une cérémonie pour le centenaire de sa naissance fut organisée à Barbezieux, une rue à son nom inaugurée, et une plaque posée sur la façade de sa maison natale.

En 2004, c'est « en raison de cette attitude condamnable sous l'Occupation[20] » que quelques conseillers régionaux socialistes de Poitou-Charentes estimèrent nécessaire de débaptiser les deux salles de l'Hôtel de région auxquelles son nom avait été donné en 1986, cette collectivité territoriale étant alors dirigée par la droite.

Bibliographie

Œuvres de Jacques Chardonne

Les bibliographies de Chardonne et de sa seconde épouse, Camille Belguise (1894-1980), dues à la libraire Caroline Tachon, ont été publiées dans le 19e et dernier cahier annuel de l'Association des amis de Jacques Chardonne (AAJC), dissoute le 25/05/1998, jour du 30e anniversaire de sa mort.

  • 1921 : L'Épithalame (Paris, librairie Stock et Vienne, Larousse, 1921 ; Grasset, 1929 ; Ferenczi, 1933 ; Albin-Michel, 1951 ; S. C. Edit. Rencontre, Lausanne, 1961 ; L.G.F., 1972 ; Albin-Michel, 1987) ;
  • 1927 : Le Chant du Bienheureux(Librairie Stock, 1927 ; Albin-Michel, 1951) ;
  • 1929 : Les Varais, dédié à Maurice Delamain (Grasset, 1929 ; Ferenczi et fils, 1932 ; Albin-Michel, 1951 ; Grasset, 1989) ;
  • 1930 : Eva ou le journal interrompu, dédié à Camille Belguise, sa seconde épouse (Grasset, 1930 ; Ferenczi et fils, 1935 ; Albin-Michel, 1951 ; Gallimard, 1983) ;
  • 1931 : Claire, dédié à Henri Fauconnier (Grasset, 1931 ; Ferenczi et fils, 1936 ; Piazza, 1938 ; Albin-Michel, 1952 ; club du Livre du Mois, 1957 ; Rombaldi, 1975 ; Grasset, 1983) ;
  • 1932 : L'Amour du Prochain, dédié « à mon fils Gérard » (Grasset, 1932 ; La Jeune Parque, 1947 ; Albin-Michel, 1955) ;
  • 1934 : Les Destinées sentimentales (Grasset, 1934-1936), trilogie : La Femme de Jean Barnery, dédié à Jacques Delamain (id., 1934) ; Pauline (id., 1934) ; Porcelaine de Limoges (id., 1936 ; Grasset, 1947 ; Albin-Michel, 1951 ; L.G.F., 1984) - En 1999, ce roman a été adapté par le cinéaste Olivier Assayas, avec Charles Berling, Isabelle Huppert et Emmanuelle Béart.
  • 1937 : Romanesques, dédié à Paul Géraldy (Stock, 1937 ; édit. Colbert et Stock, 1943 ; Albin-Michel, 1954 ; La Table Ronde, 1996) ;
  • 1938 : Le Bonheur de Barbezieux, dédié à Marcel Arland (Stock, 1938, 1943 ; Monaco, édit. du Rocher, 1947 ; Albin-Michel, 1955, Stock, 1980) ;
  • 1940 : Chronique privée, dédié « à ma fille France » (Stock, 1940) ;
  • Chronique privée de l'an 40, dédié à Maurice Delamain (id.) ;
  • 1941 : Voir la Figure - Réflexions sur ce temps, dédié « à mon ami André Thérive (...) souvenirs de l'année 1941 à Paris » (Grasset, 1941) ;
  • 1937 : L'Amour, c'est beaucoup plus que l'amour, dédié « à Jean Rostand son ami » (Stock, 1937, 1941 ; Albin-Michel, 1957, puis 1992) ;
  • 1941 : Attachements - Chronique privée (Stock, 1941 ; Albin-Michel, 1955) ;
  • 1943 : Le Ciel de Nieflheim, 1943. « qu'il détruit sur le point d'être publié. Il en interdit à jamais toute publication » (Caroline Hoctan - présentation de la correspondance Chardonne/Paulhan, op. cit., p. 22). Extraits publiés dans les Cahiers Jacques-Chardonne 2 et 3 ;
  • 1948 : Chimériques (Monaco, édit. du Rocher, 1948 et 1992 ; Albin-Michel, 1954) ;
  • 1953 : Vivre à Madère (Grasset, 1953 ; Albin-Michel, 1954) ;

" Lettres à Roger Nimier et quelques réponses de Roger Nimier" roman (Grasset, 1954 ;Albin Michel,1955 ; Grasset , 1985 ; Albin Michel , 1986)

  • 1956 : Matinales, dédié à André Sabatier (Albin-Michel) ;
  • 1959 : Le Ciel dans la fenêtre, dédié à Roger Nimier (Albin-Michel, 1959 ; La Table Ronde, 1998) ;
  • 1961 : Femmes - contes choisis et quelques images, dédié à Camille Belguise (Albin-Michel) ;
  • 1962 : Détachements, Paris, édit. td - Jean-Paul Caracalla (1962 ; Albin-Michel, 1969) ;
  • 1964 : Demi-jour - suite et fin du Ciel dans la fenêtre (Albin-Michel) ;
  • 1964 : Catherine (Albin-Michel) ;
  • 1966 : Propos comme ça (Grasset).

Voyages :

  • 1963 : Le Portugal que j'aime, préface, légendes de Paul Morand (éditions Sun).

Correspondance :

  • 1969 : Ce que je voulais vous dire aujourd'hui, avant-propos de Paul Morand (Grasset) ;
  • 1984 : Correspondance Chardonne/Roger Nimier, 1950-1962 (Gallimard) ;
  • 1999 : Correspondance Chardonne/Paulhan, 1928-1962, préfacée par François Sureau (Stock) ; la plupart des lettres de Paulhan n'ont pas été conservées par Chardonne ;

Sur celle échangée avec Morand, cf. François Dufay, « Chardonne-Morand, Conversation entre deux crocodiles » (Le Point, n°1446, 2/06/2000) ; ils en interdirent la publication de leur vivant et déposèrent en 1967 à Lausanne plusieurs milliers de lettres, « monument d'abandon et de style sec » encore inédit, et « Dialogue de deux crocodiles nostalgiques », propos de François Dufay recueillis par Patrick Kéchichian (Le Monde du 23/02/2001) : « un délice d'esprit et de mordant, un des sommets du genre épistolaire ».

Biographies et textes sur Jacques Chardonne

  • 1955 : Claude Elsen, Pour un portrait de Jacques Chardonne suivi de Mon Jardin, par Jacques Chardonne, avec photographies de Ottoni et de Catherine du Vivier (Plaisir de France, n° 204, octobre 1955, pp. 39 à 43) ;
  • 1980 : Catalogue de l'exposition Ecrivains et terre natale, Jacques Chardonne de la Bibliothèque centrale de prêt de la Charente (Confolens, imp. BCP, 4ème trim. 1980) ;
  • 1983 : Ginette Guitard-Auviste, Jacques Chardonne ou l'incandescence sous le givre (Olivier Orban);
  • 1984 : Catalogue de l'exposition Jacques Chardonne à la Bibliothèque nationale, Paris, 17/05/-8/06/1984 avec inventaire de la donation André-Bay ;
  • 2000 : Didier Dantal, Réfractions sur Jacques Chardonne (Les Dossiers d'Aquitaine) (ISBN 2-905212-96-9)
  • 2003 : Pol Vandromme, Chardonne, c'est beaucoup plus que Chardonne (Éditions du Rocher) (ISBN 2-268-04613-3);
  • 2006 : François Dufay, Le soufre et le moisi. La droite littéraire après 1945. Chardonne, Morand et les hussards, Paris, Perrin, 2006 (ISBN 2-262-01907-X) ;
  • 2007 : Montel, Marie-Dominique, Une jeunesse charentaise, les photos retrouvées de Jacques Chardonne (Le Croit Vif) (ISBN 978-2916104362);
  • 2008 : Roman 20-50, n°45, juin 2008, "Jacques Chardonne : Les Destinées sentimentales et Vivre à Madère", Presses Universitaires du Septentrion.

Archives

Le fonds Jacques-Chardonne, comprenant les manuscrits (autographes et dactylographies) de ses ouvrages et les lettres reçues de lui, a été déposé en 1994 par son beau-fils André Bay à la B.N.F., le « reste des archives » étant (en 1999) conservé à l'AAJC à La Frette-sur-Seine (95), commune où il vécut jusqu'à sa mort.

Cette association a pu publier de nombreux inédits dans ses 19 cahiers annuels, dont celui du centenaire de sa naissance (1984).

Ventes :

  • une importante « collection » privée sur Chardonne, comprenant 75 lettres datées de 1948 à 1967, dont 73 à son ami d'enfance Robert Boisnier, auteur de critiques et de chroniques littéraires dans des revues régionales, qui défendit sa place et sa mémoire dans sa ville natale dont il fut le maire (1945-1953), les manuscrit et tapuscrit du court hommage écrit le 25 juin 1955 pour le centenaire de sa nourrice, Louise Lagarde, 65 autres lettres, 4 photographies prises à La Frette en août 1965 par Henri de Chatillon, des lettres de Camille Belguise, ont été vendues aux enchères publiques à Saintes (Charente-Maritime) le 25 octobre 2003 (n° 228 et 229 du cat. - archives personnelles).
  • un exemplaire de la 49e édition de Romanesques (1937) porte un — rare ? — envoi manuscrit « à Mme de Prin » (archives personnelles) qui fait penser à ces mots : « Je n'aimerais pas avoir pour lecteurs des gens dont je ne voudrais pas pour amis ».

Adaptations cinématographiques

Notes

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Lettre à Jean Paulhan, 6 février 1947 (Correspondance Chardonne/Paulhan, 1928-1962, préfacée par François Sureau (Stock, 1999), p. 129.
  2. Lettre à Jean Paulhan, 26 avril 1940, op. cit., p. 110.
  3. Lettre à Jean Paulhan, 6 juillet 1940, de La Maurie (op. cit., p. 114), où les Boutelleau vécurent jusqu'à fin août ; d'où L'été à La Maurie, tiré de Chronique privée de l'an 40, qui sera publié par la NRF en décembre.
  4. Lettre à Jean Paulhan, novembre 1940, op. cit., p. 116.
  5. Chargé des rapports avec les éditeurs français, il publia ses souvenirs sous le titre Un Allemand à Paris, Seuil, 1981.
  6. Lettre à Jean Paulhan, 17 janvier 1949, op. cit., p. 167.
  7. Lettre à Jean Paulhan, 13 mai 1948, op. cit., p. 147.
  8. Cf. sa lettre du 5 décembre 1945 ; archives de l'Association des amis de Jacques Chardonne.
  9. Lettre à Robert Boisnier du 1er septembre 1965 ; n°228 du catalogue de la vente du 25 octobre 2003.
  10. Lettre à Jean Paulhan, 11 mai 1947, op. cit., p. 131.
  11. Lettre à Jean Paulhan, 22 août 1948, op. cit., p. 153.
  12. Lettre à Robert Boisnier, 15 janvier 1960.
  13. Citée entièrement dans le livre de François Dufay, p. 157 (cf. Biographies et textes sur Jacques Chardonne).
  14. Archives de l'Association des amis de Jacques Chardonne.
  15. François Dufay, op. cit., p. 128
  16. Ibid., p. 140.
  17. Lettre du 11 janvier 1987.
  18. Lettre à Robert Boisnier du 1er septembre 1965.
  19. Michel Boujut, Le jeune homme en colère, 1998, p. 88.
  20. Vincent Buche, « La seconde mort de Jacques Chardonne », La Nouvelle République, 31 juillet et 1er août 2004.

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jacques Chardonne de Wikipédia en français (auteurs)

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