Histoire Des Juifs Au Maroc


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La présence juive au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés suite aux vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les Juifs au cours de l'Histoire, mais aussi des conversions parmi les populations berbères autochtones. Cette communauté compte deux sous-ensembles ethnico-culturels : les toshavim "autochtones" et les megorashim "expulsés (d'Andalousie)" dont certains sont à l'origine des toshavim.

Si la communauté juive s'est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d'individus jusqu'au XXe siècle, elle s'y est réduite pour compter actuellement entre 3000 et 7000 membres, selon les sources. Les différentes communautés juives d'origine marocaine comptent désormais plus d'un million de membres à travers le monde.

Sommaire

Histoire

Antiquité

Le plus ancien témoignage épigraphique remonte au IIe siècle av. J.-C., s'agissant essentiellement d'inscriptions funéraires en hébreu et en grec trouvées dans les ruines de la Volubilis romaine.Des villes, comme Salé (Chella) près de la Rabat actuelle et Larache (ancienne Lixus), deviennent des centres importants de négoce pour les Juifs du Maroc pratiquant le commerce de l'or et du sel. ((réfnec))

Au début de l'ère chrétienne, les Romains envahissent la région, sans que les tribus berbères, pour la plupart de confession juive, n'opposent une très grande résistance, et donnent au Maroc (et à une partie de l'Algérie occidentale actuelle) le nom de Maurétanie Tingitane (de Tingis, ancien nom de Tanger qui en était la capitale). Des traces archéologiques attestent d'une présence juive importante dans ces nouvelles provinces romaines.

Période préislamique

À partir de l'an 429, les Vandales du roi Geiséric commencent à envahir la Maurétanie, et vers 430, chassent les Romains de l'Africa romana. Les Vandales trouvent en les Juifs des alliés solides et ceux-ci connaissent une liberté de culte pendant un siècle.

En 533, le général Bélisaire, envoyé en Afrique par l'empereur byzantin Justinien pour chasser les Vandales, envahit la région et y impose les lois de l'Empire byzantin. Les Juifs vont alors connaître une période très sombre, entre brimades et conversions forcées, culte restreint et persécutions. Néanmoins, cela n'empêchera pas la migration vers cette région des Juifs de la péninsule ibérique fuyant la répression exercée par les rois wisigoths d'Espagne (devenus catholiques) dès le début du VIIe siècle (avec le roi Sisebut).

De la conquête arabe au protectorat français

Ibn Khaldoun

Selon l'historien Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le karaïsme [1]. Il rapporte : « Une partie des Berbères professait le karaïsme, religion qu'ils avaient reçus de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habitait l'Auras et à laquelle appartenait la Kahena, femme qui fut tuée par les Arabes à l'époque des premières invasions. Les autres tribus juives étaient les Nefouça, Berbères de l'Ifrikïa, les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa [2] ».

Ibn Khaldoun distinguait donc :

  • les Djeraoua (ou Dejrawa), tribu qui habitait les Aurès et à laquelle appartenait la Kahena, une reine guerrière berbère qui fut tuée par les arabo-musulmans à l'époque des premières invasions
  • les Nefousas (ou Nefzaouas), les berbères de l'Ifriqiya
  • les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha (ou Ghiata) et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa (nom arabe correspondant au Maroc).

Les tribus citées sont donc originaires de l'actuelle Tunisie (ancienne Ifriqiya), des Aurès et de l'actuel Maroc. Mais Ibn Khaldoun ne donne pas plus de précisions sur ces tribus. Dans d'autres chapitres de son L'Histoire des Berbères, Ibn Khaldoun traite de la résistance de la Kahena à la conquête arabe ou de l'histoire des tribus citées mais sans plus mentionner leur religion.

Mais d'après Gabriel Camps, les deux tribus berbères, Dejrawa et Nefzaouas, étaient de confession chrétienne avant l'arrivée de l'islam[3].

De la conquête à la période almoravide

Au VIIe siècle, les Arabes avaient tenté au Maghreb extrême plusieurs expéditions sans lendemain. Mais c'est au début du VIIIe siècle que le gouverneur d'Ifrikya (correspondant à la Tunisie et à l'est algérien actuels), Moussa Ibn Noçaïr occupa définitivement Tanger, poussa jusqu'à Sijilmasa (l'actuelle Rissani) et imposa l'Islam aux tribus berbères [4]. Mais le mouvement kharidjite, fortement égalitariste et rejetant l'orthodoxie sunnite, va se répandre dans ces tribus et nourrir de nombreuses insurrections contre les émirs arabes de Kairouan, représentants du califat. Dans cette période agitée, des juifs habitent dans les capitales des royaumes kharidjites, notamment Tlemcen et Sijilmasa [5]

A la fin du VIIIe siècle, un autre opposant au califat, Idris Ibn Abdallah, descendant de l'Imam Ali, est accueilli par la tribu des Awarba et fonde la ville de Fès, qui devient, par la suite, la capitale du royaume de ses successeurs, les Idrissides [6]. Dès le début du IXe siècle, des Juifs venus d'Andalousie s'installent à Fès où ils cohabitent avec des juifs autochtones, et paient l'impôt de capitation, la jizyah [7].

Avec l'avènement des Fatimides à Kairouan et leur domination de la Syrie jusqu'à Fès et Sijilmasa, au Maroc central, le Maghreb connait une période de prospérité favorable au commerce, qui rejaillit sur les communautés juives urbaines et favorisent leur développement. Mais, à ces périodes favorables succèdent des périodes de crises, de révoltes, de luttes entre tribus berbères et pouvoir central, ou de simples rivalités politiques qui émaillent l'histoire du Maghreb du IXe au XIe siècle. Les Juifs s'efforçaient de rester à l'écart de ces événements mais étaient souvent pris pour cible ou entrainés dans ces crises, notamment pour la communauté de Fès : déportation en 979, massacre de milliers de Juifs par un cheikh berbère qui saccage la ville en 1032 [8],

Au milieu du XIe siècle, des berbères nomades sahariens, les Almoravides, lançent une croisade religieuse et militaire pour imposer une orthodoxie malékite rigoureuse. Sous la direction de leur chef Youssef Ibn Tachfin, ils conquièrent Sijilmasa, fondent la ville de Marrakech (vers 1060), prennent Fès, Tlemcen, Oran, Alger. En 1086, appelés à l'aide par les musulmans d'Espagne, ils écrasent l'armée d'Alphonse VI de Castille. Puis ils consolident leur empire qui s'étend de Valence au Sahara et de l'Atlantique à Alger [9]. Les Juifs sont tolérés dans leur statut de dhimmi et paient l'impôt de capitation. Mais la rigueur religieuse des Almoravides n'a pas, semble-t-il, entraîné de persécutions religieuses et la diffusion de la civilisation arabo-andalouse dans le Maghreb occidental a contribué à la tolérance et à la symbiose entre les religions. Des courants d'échanges vers l'Espagne et notamment Cordoue se développent et contribuent à l'essor intellectuel des communautés [10]. C'est l'époque du Rabbi Isaac-el-Fassi, qui quitte Fès pour Cordoue en 1088, des correspondances avec Rachi de Troyes. C'est bien un Age d'Or qui s'épanouit.

En 1140, la prise de Sijilmasa par les Almohades et les conquêtes qui suivirent, s'inscrivent comme une rupture tragique.

Les persécutions des Almohades et la réorganisation des communautés

Au début du XIIe siècle. apparaît dans des tribus berbères, montagnardes et sédentaires installées dans l'Anti-Atlas marocain, un personnage charismatique qui va imposer une morale rigoureuse et puritaine ainsi qu'une théologie farouchement monothéiste privilégiant le retour aux sources primordiales de l'Islam. Utilisant la langue berbère pour diffuser ses idées et s'appuyant sur un cercle restreint de fidèles, celui qui devient le "Mahdi" Ibn Toumert va révolutionner durablement le rapport à la religion des Berbères. Après sa mort vers 1128, son plus proche fidèle, Abd al-Mumin prend le titre de Calife en référence au premier compagnon du Prophète Abou Bakr, cinq siècles auparavant.

Sous la direction d'Abd al-Mumin, les tribus Almohades vont, en une vingtaine d'années, renverser l'Empire Almoravide, étendre leur puissance sur le Maghreb entier et sur l'Espagne méridionale et imposer un Islam rigoureux, intolérant et extrémiste qui perdurera longtemps après leur chute au début du XIIIème s [11]. La doctrine du Mahdi ne pouvait que renforcer l'intolérance à l'égard des autres religions du Livre. Comme le note André Chouraqui, les Almohades soulignaient le fait que cinq cent ans après l'apparition de Mahomet, de toute évidence, le Messie d'Israël n'était pas encore venu et que, d'une manière non moins certaine, le Christ n'était pas revenu. Juifs et Chrétiens ne pouvaient plus longtemps persévérer dans leur erreur et n'avaient plus que le choix entre l'Islam et la mort. L'application de cette politique au fur et à mesure des conquêtes marocaines installa une terreur profonde et provoqua de nombreuses conversions forcées mais aussi des exécutions : un document mentionne l'exécution de 150 juifs à Sijilmasa, le chef de la communauté juive de Fès, rabbi Juda Hacohen ibn Shoushan est exécuté en 1165. Certaines familles juives parviennent pourtant à s'enfuir, notamment celle de Maïmonide.

Dans d'autres régions du Maghreb, les Juifs sont autorisés à s'exiler [12]. Après les grandes vagues de conquête, l'attitude des Almohades devient moins intransigeante. Des synagogues sont rouvertes, des familles converties reviennent à la pratique du judaïsme après deux ou trois générations. Au XIIIe siècle, un document de la Gueniza du Caire indique la présence de dix-sept communautés juives au Maroc. En 1232, on constate l'existence d'une communauté juive à Marrakech. Mais cette tolérance reste fragile : ainsi, le port d'un vêtement distinctif est imposé aux Juifs par le calife El Mansour, et lorsque des émeutes éclatent, les émeutiers s'en prennent souvent aux Juifs, comme à Fès en 1276, où quatorze Juifs sont massacrés.

1391 et 1492 : les grandes vagues d'immigration des juifs d'Espagne

Les communautés juives de l'Empire chérifien jusqu'au XIXème s.

La dynastie Alaouite

Le XXème siècle

Mariage juif au Maroc par Eugène Delacroix, Louvre, Paris.

La population marocaine juive était numériquement importante au milieu du XXe siècle. Elle ne souffrira pas de la Shoah car le Sultan Mohammed Ben Youssef, plus tard le Roi Mohammed V refuse (alors que le Maroc est sous protectorat français) que les lois antijuives du régime de Vichy soient appliquées à ses sujets juifs, mais il y a déjà des vagues d'émigration vers la Palestine dès la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Les Marocains juifs, même pendant la colonisation, sont restés des sujets de nationalité marocaine, comme les Tunisiens juifs, le décret Crémieux n'étant d'application qu'en Algérie alors française.

Il y avait également des Juifs tunisiens et algériens qui vivaient au Maroc sous le protectorat. Dans un ouvrage paru en 1980[13], une enseignante française issue d'une famille tunisienne juive qui a passé sa jeunesse à Casablanca relate que "mes parents avaient beaucoup de mépris pour les Juifs marocains. Ils représentaient pour eux l'obscurantisme, l'attachement à la religion.", les Juifs tunisiens se considéraient comme une sorte d'aristocratie, "ils avaient été colonisés par les Français avant les autres et ils étaient plus francisés que les Marocains". Certains d'entre eux, comme le banquier Félix Nataf, ont joué un rôle important au sein des « Amitiés marocaines » comme intermédiaires entre les nationalistes marocains musulmans et les autorités politiques françaises, au Maroc et à Paris, pendant le processus qui a abouti à l'indépendance du Maroc[14].

Entre la création de l'État d'Israël en 1948 et l'indépendance du Maroc en 1956, 90% des Marocains juifs émigrent. Les plus pauvres partent en Israël, où ils constituent une part importante du prolétariat et de la population des "villes de développement", tandis que l'élite et la classe moyenne émigrent au Canada et en France.

Les Marocains juifs sont des citoyens à part entière, électeurs et éligibles. L'État marocain leur a établi un espace juridique conforme aux préceptes du judaïsme. Sur le plan du statut personnel, ils sont régis par la loi mosaïque, ce qui signifie qu'ils sont justiciables des chambres rabbiniques près des tribunaux réguliers pour tout ce qui touche au mariage, à l'héritage et au droit des mineurs.

L'essentiel de la communauté juive marocaine se concentre à Casablanca et à Rabat. Essaouira (Mogador), une des villes du Maroc dont le nombre d'habitants de confession juive dépassait les 60%, n'en compte plus que très peu. Plusieurs villages du Haut et Moyen Atlas, qui comptaient une majorité de Juifs, ont vu leur population juive disparaitre après l'avènement de l'État d'Israël.

Étude génétique

Depuis la fin des années 1970 deux types d'études génétiques ont été réalisées sur les juifs d'Afrique du Nord. Les plus anciennes concernent le chromosome Y (transmis des pères aux fils) et les plus récentes concernent l'ADN mitochondrial, c'est-à-dire l'ADN transmis des mères aux enfants.

En ce qui concerne les études sur le chromosome Y on peut citer l'article de M. F. Hammer et ses collègues[15]. Ils ont comparé le patrimoine génétique de plusieurs types de population juives. La conclusion est que les gènes paternels des communautés juives d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen Orient descendent d'une origine commune du Moyen Orient et indique que la plupart des communautés sont restées relativement isolées de leur voisins non juifs pendant et après la diaspora [16]. Une autre étude est intéressante à citer bien qu'elle ne concerne que l'ile de Djerba en Tunisie [17]. Elle conclue également que la patrimoine génétique paternel des juifs de Djerba est différents de celui des arabes et des berbères de cette Ile.

L'analyse de l'ADN mitochondrial des populations juives d'Afrique du Nord a fait l'objet d'une étude détaillée par Doron Behar et ses collègues[18]. Elle montre que les Juifs d'afriques du Nord ne partagent pas les haplogroupes de l'ADNmt typiquement nord-africains (M1 et U6) des populations berbères et arabes.

Cependant, cette même étude précise que les communautés juives d'Afrique du Nord ne partagent pas non plus leurs haplogroupes principaux avec les communautés juives du Moyen-Orient contredisant de ce fait la thèse d'un peuplement venu du Moyen-Orient[19]. Il est à noter que pour ce qui est des juifs de Tunisie/Libye cette même étude indique qu'ils proviendraient d'une région allant du moyen orient jusqu'au Caucase [20].

D'autres études[21] sur l'ADNmt des populations juives en viennent à la même conclusion.

L'ADNmt et le chromosome Y donnant à eux-deux l'ensemble des ascendances possibles il est clair que le débat est tranché, les juifs d'Afrique du nord ne sont pas descendant dans leur majorité de tribus berbères mais leur origine reste encore inconnue.

Culture

Depuis 1997, Casablanca abrite « le musée du judaïsme marocain ». Méconnu du grand public le musée est consacré à la composante juive de la culture marocaine. On peut y visiter des expositions itinéraires et autres permanentes. Sur plus de 600 m2 le visiteur peut admirer des caftans marocains ornés de l’Etoile de David, des costumes, des lampes de Hanoukka et divers objets du patrimoine culturel marocain. On peut aussi y découvrir des synagogues de style marocain. Par ailleurs le musée contient une bibliothèque, une vidéothèque et une photothèque.

Communautés juives marocaines à travers le monde

Une synagogue à Fès.

Chaque année, les expatriés venus du monde entier se retrouvent autour de tombeaux de saints situés à Ouezzane, Safi, Essaouira ou Taroudant pour fêter la hiloula, version juive du moussem, qui rappelle les fastes du passé et commémore l'attachement à la terre des ancêtres.

À Montréal, leur arrivée a modifié les relations entre nationalistes québécois et Juifs, dans leur quasi-totalité anglophones (ou yiddishophones) et pro-fédéralistes, en créant une nouvelle (communauté culturelle) juive francophone rapidement dotée de structures communautaires spécifiques.

En Israël, dès les années 1950, il y a eu des émeutes parmi les Juifs marocains parqués dans les villes de développement. Dans les années 1970 furent même créées des Panthères noires (HaPanterim HaSHkhorim) sur le modèle afro-américain du Black Panther Party mais, dans le dernier quart du XXe siècle, leur poids politique s'est considérablement accru, devenant plus conforme à leur importance démographique, principalement via des partis ethniques comme Tami, Gesher et surtout Shass. Ils font partie de ceux qu'on qualifie en Israël d'Orientaux (Mizrahim) ou, erronément (puisqu'une partie seulement est originaire de la péninsule ibérique), de Séfarades.

Notes et références

  1. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, tome 1, pp. 208-209
  2. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, tome 1, pp. 208-209
  3. Gabriel Camps, Les Berbères – Aux marges de l'histoire.[réf. incomplète]
  4. Charles-André JULIEN, "Histoire de l'Afrique du Nord", T.2, Paris, Payot, 1975, p 27
  5. André CHOURAQUI, Histoire des Juifs en Afrique du Nord, Ed. Hachette, Paris, 1985, p. 111
  6. Charles-André JULIEN, op. cit., p 42
  7. André CHOURAQUI, op. cit., p. 111
  8. André CHOURAQUI, op. cit., p. 112-114
  9. Charles-André JULIEN, op. cit., pp 76-88
  10. André Chouraqui, op. cit., p. 116-117
  11. Charles-André JULIEN, op. cit., pp 92-131
  12. André CHOURAQUI, op. cit., p. 117-124
  13. Luc Rosenzweig, La jeune France juive, éd. Libres-Hallier, 1980, p.118
  14. Félix Nataf, L'indépendance du Maroc. Témoignage d'action 1950-1956, Plon, Paris, 1975
  15. (en) Hammer MF, Redd AJ, Wood ET, Bonner MR, Jarjanazi H, Karafet T, Santachiara-Benerecetti S, Oppenheim A, Jobling MA, Jenkins T, Bonné-Tamir B (2000) "Jewish and Middle Eastern non-Jewish populations share a common pool of Y-chromosome biallelic haplotypes". Proc Natl Acad Sci USA 97:6769–6774
  16. The results support the hypothesis that the paternal gene pools of Jewish communities from Europe, North Africa, and the Middle East descended from a common Middle Eastern ancestral population, and suggest that most Jewish communities have remained relatively isolated from neighboring non-Jewish communities during and after the Diaspora
  17. (en) Franz Manni et al., « A Y-chromosome portrait of the population of Jerba (Tunisia) to elucidate its complex demographic history », Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, tome 17, fascicule 1-2, 2005
  18. (en) Doron M. Behar et al., « Counting the Founders. The Matrilineal Genetic Ancestry of the Jewish Diaspora », PLoS ONE, 3(4) e2062, 30 avril 2008
  19. "In view of the historical records claiming the establishment of the North African Jewish communities from the Near Eastern Jewish communities, it is noteworthy that the communities do not share their respective major founding lineages" (Trad : "Concernant les récits historiques qui prétendent que les communautés juives d'Afrique du Nord sont issues des communautés juives du Proche-Orient, il faut noter que ces communautés ne partagent pas leurs lignées fondatrices principales "), Doron M. Behar et al 2008
  20. "Again, it became clear that the ancestry of this lineage [Lybian/tunisian] can be similarly attributed to the broad geographic region encompassing the Near and Middle East and the Caucasus region, Doron M. Behar et al 2008
  21. (en) Thomas MG, Weale ME, Jones AL, Richards M, Smith A, et al. (2002) "Founding mothers of Jewish communities: geographically separated Jewish groups were independently founded by very few female ancestors". Am J Hum Genet 70: 1411–1420

Repères bibliographiques

  • Hanania Alain Amar : Une jeunesse juive au Maroc. L'Harmattan, collection Mémoires du XXe siècle, à Paris, 2001.Site Internet http://www.editions-harmattan.fr/index.asp
  • Jacques Dahan : Regards d'un Juif marocain sur l'histoire contemporaine de son pays. L'Harmattan, Paris, 1995.
  • Haïm Zafrani : Deux mille ans de vie juive au Maroc, nouvelle édition. Maisonneuve et Larose, Paris, 1995.
  • Haïm Zafrani : Juifs d'Andalousie et du Maghreb, Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 2002. (ISBN 2706816295)
  • Sarah Leibovici : Chronique des Juifs de Tétouan (1860-1896), Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 1984. (ISBN 2706808659)
  • André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord, Ed. Hachette en 1 volume (1985) ou rééd.aux Ed. du Rocher en 2 tomes (1998) (ISBN 2268031055) et (ISBN 2268031063)
  • Victor Malka : La mémoire brisée des Juifs du Maroc. Éditions Entente. 1978.
  • Robert Assaraf, Une certaine histoire moderne des juifs au Maroc 1860-1999, éd. Gawsewitch, 2005, ISBN 2350130053
  • Jamaâ Baida, L’émigration des Juifs marocains (1948-1956), Contribution présentée à la conference AIMS 2004 “Rethinking Jewish Culture and Society in North Africa” American Legation, tenue à Tanger, du 22 au 24 juin 2004
  • Jacques Taïeb, Sociétés juives du Maghreb moderne (1500-1900), éd. Maisonneuve et Larose Paris, 2000. (ISBN 2706814675)
  • Shmuel Trigano (sous la direction de ), Le Monde sépharade, tome 1, Histoire, et tome 2, Culture, Ed. du Seuil, Paris, 2006. (ISBN 2020869926)
  • J.-L. Miège, M. Benaboud, N. Erzini, Tétouan, ville andalouse marocaine, CNRS Éditions, Paris, 1996. (ISBN 227105396X)
  • Mark R. Cohen, "Sous le Croissant et sous la Croix - les Juifs au Moyen-Age", trad. de l'anglais par Jean-Pierre Ricard, éd. du Seuil, Paris, 2008.(ISBN 9782020815796)

Voir aussi

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