Histoire De L'Australie


Histoire De L'Australie

Histoire de l'Australie

L'Histoire de l'Australie remonte aux premières migrations vers le continent australien, qui arrivèrent du nord vers 60000 ans avant notre ère[1]. Elle est appelée préhistoire jusqu'à l'arrivée des premiers explorateurs européens. Quant à l'histoire écrite, 1901 est généralement choisie pour séparer ses deux grandes périodes : c'est en effet à cette date que l'Australie fut constituée en tant que fédération unifiée, et devint un dominion de l'Empire britannique.

L'historiographie australienne est actuellement sujette à de vives controverses. Voir à ce sujet l'article "Guerres de l'histoire".

Sommaire

Préhistoire de l'Australie

Article détaillé : Préhistoire de l'Australie.

La première présence humaine sur le continent remonte de 40 000 à 60 000 ans -suivant les différents chercheurs- avant notre ère. Jusqu'à l'arrivée des Européens en 1606, on parle de préhistoire plutôt que d'histoire parce que nous n'avons pas de traces écrites des événement humains advenus durant cette période.

Histoire de l'Australie avant 1901

Carte de l'océan Pacifique (Ortelius 1589)
Australian states history.gif

Les premiers visiteurs étrangers de l'Australie sont des marins bajau, bugis et makassar qui venaient chaque année pêcher l'holothurie ou "concombre de mer" sur la côte nord-ouest de l'Australie, qu'ils appellent Marege[2]. Ils la revendaient à des commerçants chinois de la ville de Makassar. Les premiers témoignages écrits remontent à 1725, mais on sait que les peuples du sud de Célèbes sillonnent les mers de la région depuis bien avant[3]. Ces marins indonésiens ont laissé des traces de leur passage, mais n'ont jamais créé d'établissements permanents, car ils rentraient chez eux une fois la saison terminée.

Les premiers témoignages par des expéditions européennes remontent au début du XVIIe siècle. La première découverte non contestée fut le fait du navigateur hollandais Willem Janszoon qui, à bord du Duyfken, navigua jusqu'au Golfe de Carpentaria et débarqua en 1606 sur la côte ouest de la Péninsule du cap York. D'autres grands voyageurs du XVIIe siècle (surtout hollandais mais aussi français et anglais) suivirent, et au début du XVIIIe siècle les côtes ouest et nord du continent, connu sous le nom de "Nouvelle-Hollande", étaient cartographiées, mais aucune tentative pour établir des colonies n'avait été faite.

La réplique de l'Endeavour dans le port de Cooktown.

En 1770, l'expédition de l'Endeavour, sous le commandement du lieutenant de la Royal Navy de Grande-Bretagne James Cook, parcourut et cartographia la côte est de l'Australie, et débarqua à Botany Bay le 29 avril 1770. James Cook continua sa route vers le nord, et débarqua de nouveau sur l'île de la Possession, dans le détroit de Torres, au large du cap York, le 22 août 1770. C'est là qu'il prit formellement possession de la côte est de l'Australie, qu'il avait découverte, au nom de la Couronne britannique, lui attribuant le nom de Nouvelle-Galles du Sud. Cook, dont les découvertes allaient déboucher sur la première présence européenne sur l'île, est souvent considéré à tort comme son découvreur, bien qu'il ait été précédé plus de 160 ans auparavant.

Les rapports élogieux que fit Cook au sujet de ces nouvelles terres à son retour en Grande-Bretagne suscitèrent l'intérêt, du fait qu'il offrait une solution aux problèmes de surpopulation que connaissait alors la Grande-Bretagne, problèmes d'autant plus graves à l'époque qu'elle venait de perdre ses colonies américaines. C'est ainsi que, le 13 mai 1787, la First Fleet de la Royal Navy quitta Portsmouth avec Botany Bay pour destination.

La colonie de la Couronne britannique de Nouvelle-Galles du Sud fut d'abord un établissement pénitenciaire[4], implanté à Port Jackson par le capitaine Arthur Phillip le 26 janvier 1788. Plus tard, on fit du 26 janvier la fête nationale australienne, appelée "Australia Day". La Grande-Bretagne est devenue le Royaume-Uni en 1801 après l'unification avec l'Irlande. La Terre de Van Diemen, appelée aujourd'hui Tasmanie, fut colonisée pour la première fois en 1803, et devint une colonie distincte en 1825. Le Royaume-Uni revendiqua formellement la partie occidentale de l'Australie en 1829. À partir du territoire de la Nouvelle-Galles du Sud, trois nouvelles colonies furent fondées : l'Australie-Méridionale en 1836, le Victoria en 1851, le Queensland en 1859. Le Territoire du Nord fut créé en 1863 à partir de la province d'Australie du Sud. La Victoria et l'Australie du Sud furent fondées avec le statut de "colonies libres" - c'est-à-dire qu'elles n'ont jamais été des colonies pénitentiaires, même si la Victoria avait accueilli des bagnards de Tasmanie. L'Australie occidentale fut également créée en tant que "colonie libre", mais plus tard accepta d'accueillir des bagnards déplacés en raison d'un manque crucial de main-d'œuvre. Le transport de condamnés vers l'Australie s'interrompit progressivement entre 1840 et 1868.

Le XIXe siècle fut une période d'explorations éprouvantes pour des Européens en Australie. La première circumnavigation du continent a été accomplie par Matthew Flinders, accompagné d'un aborigène de Sydney, appelé Bungaree, en 1803. C'était Flinders qui suggéra que le nom d'Australie soit appliquée a continent. Vers la même époque, Napoléon Bonaparte envoya Nicolas Baudin relever le tracé des côtes australiennes pour la France. L'expédition de Hume et de Hovell a traversé le pays entre Sydney et Geelong en 1824. Charles Sturt explora le Murray-Darling en 1830, utilisant des émissaires indigènes pour annoncer son arrivée à chaque frontière tribale. John McDouall Stuart a atteint le centre géographique du continent en 1860.

La mort de l'explorateur Robert O'Hara Burke en 1861

Les premiers explorateurs ont souffert de grandes privations. Ludwig Leichhardt, explorateur et naturaliste prussien, a mené trois expéditions à l'intérieur de l'Australie et disparut lors de la dernière. Charles Sturt contracta le scorbut en menant une expédition au centre du continent pour essayer de trouver une mer intérieure qui n'existait pas. La plus célèbre de toutes les expéditions fut, en 1861, l'expédition de Burke et Wills qui traversa le continent du sud au nord (un parcours de 2800 kilomètres) où les deux explorateurs moururent de faim à Cooper Creek, à quelques heures de marche du reste de leur groupe.

Une ruée vers l'or eut lieu en Australie au début des années 1850 ; la rébellion d'Eureka Stockade, en 1854, peut être considérée comme la première expression d'un sentiment nationaliste. Entre 1855 et 1890, les six colonies devinrent peu à peu autonomes, et purent gérer leurs affaires à leur gré tout en continuant d'appartenir à l'Empire britannique. Le Bureau des Colonies, à Londres, garda le contrôle des affaires extérieures, de la défense et du commerce international.

Résistance aborigène

Les réactions des Aborigènes à l'arrivée soudaine des colons britanniques furent variées, mais inévitablement hostiles lorsque la présence des colons généra une compétition pour des ressources naturelles vitales, et l'occupation par les Britanniques de terres aborigènes. Les maladies européennes tuèrent des Aborigènes en grands nombres, et l'occupation de terres, accompagnée de l'accaparement ou de la destruction de ressources alimentaires, provoqua des famines. À l'inverse de la Nouvelle-Zélande, où le traité de Waitangi fut perçu comme une légitimation de la colonisation britannique, aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n'autorisèrent jamais la colonisation. Depuis les années 1980, l'emploi du terme « invasion » pour décrire la colonisation de l'Australie se généralise, tout en demeurant controversé. L'historien Henry Reynolds a souligné le fait que les officiels du gouvernement, ainsi que les colons, employaient fréquemment, aux dix-huitième et dix-neuvième siècles, des mots tels « invasion » et « guerre » pour décrire leur présence et leurs relations avec les Australiens autochtones. Dans son livre The Other Side of the Frontier (De l'autre côté de la frontière)[5], Reynolds décrivit en détail la résistance armée des peuples aborigènes, au moyen de guerillas, face à l'intrusion blanche sur leurs terres. Cette résistance, débutant au dix-huitième siècle, se poursuivit jusqu'au début du vingtième.

Statue de Yagan sur l'île Heirisson.

Lors des premiers temps de la colonisation, David Collins, officiel juridique supérieure de la colonie de Sydney, écrivit au sujet des Aborigènes :

« Tant qu'ils penseront que nous les avons dépossédés de leurs résidences, ils devront toujours nous considérer comme leurs ennemis; et, partant de ce principe, ils ont attaqué les personnes blanches à chaque fois qu'il leur était possible de le faire. »[6]

En 1847, le barrister E.W. Landor déclara : « Nous nous sommes saisis de ce pays, nous avons abattu ses habitants, jusqu'à ce que les survivants aient jugé sage de se soumettre à notre autorité. Nous nous sommes comportés tels Jules César lorsqu'il prit possession de la Grande Bretagne. »[7] Dans la plupart des cas, affirme Reynolds, les Aborigènes commençèrent par résister à la présence britannique. Un colon écrivit dans une lettre au Launceston Advertiser en 1831 :

« Nous sommes en guerre contre eux ; ils nous considèrent comme des ennemies - des envahisseurs ; ils considèrent que nous les opprimont et que nous les persécutons ; ils résistent à notre invasion. Ils n'ont jamais été vaincus, et donc ils ne sont pas des sujets en rébellion, mais une nation injuriée, et défendent, à leur manière, les possessions qui sont les leurs de droit et qui leur ont été arrachées par la force. »[8]

Reynolds cite de nombreux écrits de colons qui, lors de la première moitié du dix-neuvième siècle, se décrivirent comme vivant en état de peur et même de terreur, due aux attaques par des Aborigènes déterminés à les tuer ou à les chasser de leurs terres. Il suggère que la résistance aborigène fut, du moins dans certains cas, temporairement une réussite ; les tueries d'hommes, de moutons et de vaches par des Aborigènes, qui mettaient également le feu aux maisons et aux récoltes des Blancs, poussèrent certains colons à la faillite. La résistance aborigène continuait à la fin du dix-neuvième siècle, et en 1881 l'éditeur du Queenslander écrivit:

« Ces quatre ou cinq dernières années, les destructions de vies humaines et de propriétés par des Aborigènes se montent à un sérieux total. [...] [L]a colonisation des terres, le développement des minerais et des autres ressources, ont été largement rendus impossibles par l'hostilité des noirs, qui continue sans faiblir. »[9]

Reynolds affirme que la résistance aborigène continue pendant bien plus d'un siècle dément le 'mythe' d'une colonisation pacifique de l'Australie. Les colons, pour leur part, réagirent souvent à la résistance aborigène avec une grande violence, ce qui mena à de nombreux massacres aveugles d'hommes, de femmes et d'enfants aborigènes par des Blancs.[10] Parmi les massacres les plus tristement célèbres du début du dix-neuvième siècle furent le massacre de Pinjarra et le massacre de Myall Creek.

De même que souvent le cas, le massacre de Myall Creek n'a pas été sanctionné en vertu de la loi coloniale, mais plutôt a été effectué par des colons de surveillant. Apres le massacre de Myall Creek, sept des meurtriers furent reconnus coupables, condamnés à mort et exécutés par pendaison. Il s'agissait de la première fois qu'un Blanc était executé pour avoir assassiné des Aborigènes. Presque un siècle plus tard, un disput violent sur la frontière finale de l'australie - le cas de Tuckiar v R [1934] HCA 49 (Dhakiyarr v le roi) - a vu un appel indigène à la Haut Cour de l'Australie pour la première fois. Dhakiyarr, un homme Yolngu, a été condamné dans 1934 du meurtre d'un policier dans territoire du nord. Dans les années 30, le Yolngu étaient une dernière bastion de l'australie indigène traditionnelle. L'opinion publique a formé contre la conviction, parce que l'évidence a suggéré que Dhakiyarr ait protégé son épouse et la Haut Cour a retourné la conviction comme perte de justice. Dhakiyarr a disparu après que sien dégagement, et est suspecté pour avoir été assassiné.

Les années 30 ont vu les commencements du mouvement moderne de droits civiques pour des aborigènes et de l'apparition des chefs comme sir Douglas Nicholls qui a poursuivi des droites indigènes par le système légal et politique établi par l'australie blanche.

Parmi les Aborigènes célèbres qui résistèrent à la colonisation britannique, on trouve Pemulwuy et Yagan. En Tasmanie, la « Guerre noire » fut un phénomène de la première moitié du dix-neuvième siècle.

Histoire de l'Australie de 1901 à 1945

Cette période va de la création d'un état indépendant, la fédération australienne (The Commonweath of Australia) à la fin de la Seconde Guerre mondiale à laquelle l'Australie participa de façon importante. Pendant cette période l'Australie va rester encore très proche de la Grande-Bretagne. Elle se rapprochera des États-Unis à la fin de la guerre

Les premières années

L'ouverture de la première session du Parlement à Melbourne le 9 mai 1901. Peinture de Tom Roberts.

Le début du XXe siècle va voir aboutir près de deux décennies de négociations entre les dirigeants des différentes colonies australiennes et la Nouvelle-Zélande pour la création d'un état fédéral (auquel la Nouvelle-Zélande n'adhèrera pas) avec l'approbation d'une constitution par l'ensemble des six colonies australiennes et sa ratification par le parlement britannique en 1900. Le nouvel état fédéral voit le jour le 1er janvier 1901.

Melbourne est choisie comme siège temporaire du gouvernement tandis qu'une nouvelle capitale, Canberra, va être progressivement construite. Le futur roi George V, alors duc d'York, ouvre la première séance du Parlement australien le 9 mai 1901, et son successeur, (qui devait plus tard devenir le roi George VI), ouvre la première séance parlementaire à Canberra, le 9 mai 1927. L'Australie devient officiellement autonome tant dans ses affaires intérieures qu'extérieures avec l'adoption de la loi Statute of Westminster Adoption Act, le 9 octobre 1942.

Aux premières élections fédérales de mars 1903, aucun des trois grands partis politiques australiens de l'époque n'a la majorité dans chacune des deux Chambres du Parlement. Edmund Barton, leader du parti protectionniste forme un gouvernement avec l'appui du parti travailliste, alors que George Reid, leader du parti libre échangiste devient le leader de l'opposition. Le gouvernement Barton, qui est remplacé par le gouvernement Deakin en 1904 fait voter les premières lois fondamentales du pays et amorcer la politique de l'Australie blanche.

En 1909, les partis protectionnistes et libre-échangistes fusionnent et forment le Parti libéral du Commonwealth mais cette union n'est pas suffisante pour empêcher l'arrivée au pouvoir du parti travailliste conduit par Andrew Fisher en 1910. Le parti travailliste est battu de peu en 1913 mais il revient au pouvoir en 1914 et semble voué à devenir le parti politique dominant du pays. Mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale va modifier la politique australienne de manière définitive.

La Première Guerre mondiale

L'Australie va envoyer des milliers de soldats pour lutter aux côtés de la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale et des milliers d'entre eux vont perdre la vie à Gallipoli, sur la côte turque et sur les champs de farouchement s'y opposer et Hughes et ses partisans sont exclus du parti quand ils refusent de faire marche arrière. En 1916 puis en 1917, les australiens votent par référendum contre la conscription. Les forces armées australiennes combattirent avec courage, notamment à Beersheba, à la bataille de la Somme et à Ypres.

En 1919, le premier ministre Billy Hughes signa le traité de Versailles au nom de l'Australie, ce qui en fit le premier traité international signé par ce pays. À Versailles, Hughes demanda de lourds dédommagements à l'Allemagne et se heurta souvent au président des États-Unis, Woodrow Wilson qui décrivit Hughes comme un "vaurien emmer...". "Je parle pour 60 000 morts australiens[11], ...pour combien parlez vous?" demanda Hughes à Wilson. Hughes réussit à obtenir le contrôle par l'Australie de l'ancienne colonie allemande de Nouvelle-Guinée et une place dans la toute nouvelle Société des Nations.

Hughes s'unit avec les libéraux pour former le parti nationaliste et reste au pouvoir jusqu'en 1923, date à laquelle il est remplacé par Stanley Bruce. Le parti travailliste va rester faible et divisé pendant les années 1920. Un nouveau Country Party va lui prendre beaucoup d'électeurs.

La grande dépression

La dépendance de l'économie australienne à l'exportation de produits primaires comme le blé et la laine vers la Grande-Bretagne vont provoquer, pendant la Grande Dépression des années 1930, un chômage et une misère encore plus grande que celles observées au cours des années 1890. Le Parti travailliste conduit par James Scullin a remporté haut la main l'élection de 1929 mais il est incapable de faire face à la crise provoquée par la grande dépression. Le parti travailliste se scinde en trois factions puis perd le pouvoir en 1932 au dépens d'un nouveau parti conservateur, le Parti United Australia, dirigé par Brett Hewett, et ne retournera pas au pouvoir jusqu'en 1941. L'Australie va récupérer très lentement de la crise jusqu'à la fin des années 1930. Au gouvernement, Joseph Lyons meurt en 1939 et est remplacé par Robert Menzies.

La Seconde Guerre mondiale

Le croiseur Sydney sera coulé au large des côtes de l'Australie-Occidentale le 19 novembre 1941.

Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, l'Australie envoie de nouveau ses forces armées pour combattre aux côtés de la Grande-Bretagne. En 1940-41, les forces australiennes jouent un rôle majeur dans les combats qui ont pour théâtre le bassin méditerranéen, notamment l'opération Compass, le siège de Tobrouk, la campagne des Balkans, la bataille de Crète, la campagne de Syrie et la seconde bataille d'El Alamein. Menzies est jugé incompétent à son poste de premier ministre et chef de guerre et, en 1941, le parti travailliste de John Curtin revient au pouvoir. La guerre se rapproche du continent australien quand les croiseurs australien Sydney et allemand Kormoran se coulent l'un l'autre au large de l'Australie-Occidentale le 19 novembre 1941; les 645 hommes d'équipage périssent et le navire lui-même a été retrouvé le 16 mars 2008.

Après l'attaque sur Pearl Harbor et les forces alliées de l'Asie de l'Est et du Pacifique le 8 décembre 1941 (pour les australiens, le 7 pour les habitants de Pearl Harbor), Curtin insiste pour que les forces australiennes soient rapatriées afin de lutter contre les forces japonaises. Lors de la chute de Singapour le 15 février 1942, 15 000 soldats australiens sont faits prisonniers. Quelques jours plus tard, le 19, Darwin est bombardée par les avions japonais. C'est la première fois que le continent australien est attaqué par des forces ennemies, un événement qui provoque un état de quasi-panique dans tout le pays. Au cours des 19 mois suivants, l'Australie sera bombardée près de 100 fois.

Curtin passe alors un accord d'alliance avec les États-Unis, un changement fondamental dans la politique étrangère de l'Australie. Le général Douglas MacArthur, commandant suprême des forces alliées dans le Sud-Ouest du Pacifique, transferre son quartier général à Brisbane en Australie. En mai 1942, des sous-marins de poche japonais coulent un transporteur de troupes lors d'un raid audacieux sur le port de Sydney. Le 8 juin 1942, un sous-marin japonais bombarde trois banlieues de Sydney. La cible était le pont du port de Sydney. Dix obus sont tirés en quatre minutes. Un seul explose et le plus grave dégât causé à la ville est la destruction d'une pile du pont[12]. La menace d'invasion japonaise a été évitée par le succès des alliés dans les batailles de la mer de Corail et de Midway.

Le 39e bataillon australien affronte sévèrement les forces japonaises qui tentent de prendre Port Moresby en Nouvelle-Guinée en passant par lers montagnes guinéennes et la piste Kokoda. La victoire alliée dans la bataille de la Milne Bay est la première défaite des forces terrestres japonaises. Toutefois, la bataille de Buna-Gona donne une idée de la sévérité des combats lors de la campagne de Nouvelle-Guinée qui durera jusqu'en 1945. Elle sera suivie par des attaques amphibies des alliés contre les bases japonaises de Bornéo (voir la campagne de Bornéo (1945).

L'alliance avec les États-Unis a par la suite été formalisée par le pacte de l'ANZUS (Australia, New Zealand, United States Security) signé à San Francisco le 1er septembre 1951.

L'Australie après 1945

A partir de 1945, l'Australie va s'éloigner de plus en plus de la Grande-Bretagne tant dans les domaines politique que social et culturel pour se rapprocher des États-Unis, dont elle deviendra l'un des alliés les plus fidèles, et de l'Asie.

La période d'après guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Australie va lancer un vaste programme d'immigration, estimant que le fait d'avoir évité de peu une invasion japonaise, doit la conduire à "se peupler ou périr". Comme le Premier Ministre Ben Chifley le déclarera plus tard "un puissant ennemi regarde avidement vers l'Australie. Demain, une nouvelle menace pourrait venir essayer de détruire notre pays. Il faut peupler l'Australie aussi rapidement que nous le pouvons avant que quelqu'un d'autre décide de la peupler pour nous". Des centaines de milliers d'européens, y compris pour la première fois un grand nombre de juifs, vont émigrer vers l'Australie. Plus de deux millions de personnes vont venir d'Europe au cours des 20 ans qui vont suivre la fin de la guerre.

Au départ, il était prévu que la majorité de ces immigrants devrait venir des îles britanniques et que cette nouvelle immigration permettrait de préserver le mode de vie britannique de la société australienne. Bien que la Grande-Bretagne soit restée la principale source d'immigrants, le groupe des pays d'origine de l'immigration va être élargi pour inclure les pays d'Europe continentale afin de satisfaire les objectifs ambitieux de l'immigration. À partir de la fin des années 1940, l'Australie va recevoir d'importantes vagues d'immigrants venant de pays tels que la Grèce, l'Italie, l'Allemagne, la Yougoslavie et les Pays-Bas. L'Australie va chercher activement des immigrants, le gouvernement va aider beaucoup d'entre eux et ils vont trouver facilement du travail en raison d'une économie en expansion et des grands projets d'infrastructure comme le Snowy Mountains Scheme qui seront réalisés. Cette vague d'immigration va changer considérablement le caractère de la société australienne, qui avant la guerre était pratiquement purement anglo-celtique, repliée sur elle-même et conservatrice. À cette époque, l'immigration est encore limitée aux Européens dans la plupart des cas, bien que la politique de l'Australie blanche ait été progressivement assouplie à partir des années 1950.

En 1949, le gouvernement travailliste de la période de guerre (dirigé par Ben Chifley après la mort de Curtin en 1945) est battu par le parti libéral dirigé par Menzies qui va devenir le premier ministre ayant exercé le plus longtemps le pouvoir et qui va être la figure dominante de la politique australienne jusqu'aux années 1960. Menzies va exploiter les craintes engendrées par la guerre froide pour conserver ses fonctions, et en 1951, il va manquer de peu de remporter un référendum lui permettant d'interdire le Parti communiste. Menzies va investir dans l'enseignement supérieur et le développement industriel.

Menzies va également maintenir l'alliance avec les États-Unis, envoyer des troupes australiennes participer aux côtés des américainsà la guerre de Corée et la guerre du Vietnam. La participation de l'Australie à la guerre du Viêt Nam et surtout l'utilisation de la conscription, va devenir politiquement controversée et provoquer des protestations massivesmais qui resteront pour la plupart pacifiques. Le Parti libéral va se maintenir au pouvoir avec les successeurs de Menzies: Harold Holt (1967), John Gorton et William McMahon qui, généralement, seront considérés comme moins capables et politiquement moins compétents que leur prédécesseur .

Melbourne accueille les Jeux Olympiques d'été en 1956. La fin des années 1960 et le début des années 1970 sont aussi souvent associées, au moins dans l'esprit de nombreux Australiens qui sont de jeunes adultes à l'époque, à l'explosion de la culture australienne. Les Aborigènes australiens obtiennent plus de droits, les restrictions à l'immigration et les lois sur la censure sont balayées, des compagnies d'opéra et de théâtre sont créés à travers tout le pays et la musique rock australienne commence à faire sentir explicitement ses origines. En 1971, la tournée des rugbymen sud-africains, venant d'un pays où l'on pratique l'apartheid, sensibilise la population au sort des Aborigènes et à l'injustice de leur sort. L'Australie va devenir la première nation occidentale à couper les liens sportifs avec l'Afrique du Sud.

La fin du XXe siècle

En 1972, Gough Whitlam devient le premier premier ministre travailliste depuis 23 ans et procède à des réformes radicales telles que l'introduction de l'assurance maladie universelle, la réforme du divorce et du droit de la famille. Le style radical et autoritaire de Whitlam finit par lui aliéner de nombreux électeurs, et - après une série de scandales ministériels en 1975 - le Sénat utilise pour la première fois ses pouvoirs constitutionnels pour bloquer le budget du gouvernement. Quand Whitlam refuse de revenir sur sa position, le gouverneur général, Sir John Kerr, le démissionne de son poste le 11 novembre 1975. Malgré la condamnation d'une grande partie du public australien (et des spécialistes du droit) que cette décision provoque, Whitlam est battu et le leader conservateur Malcolm Fraser remporte les élections qui suivent. Il restera au pouvoir jusqu'en 1983 mais les réformes sociales de Whitlam seront conservées et, à certains égards, poursuivies par Fraser. En 1983, le parti travailliste reprend le pouvoir avec l'arrivée comme premier ministre de l'ancien dirigeant syndical Bob Hawke, une personnalité beaucoup moins conflictuelle que Whitlam.

Les années 1980 vont voir apparaitre de graves préoccupations pour la santé économique à venir de l'Australie avec l'augmentation des déficits publics et du chômage. Le gouvernement Hawke va introduire de nombreuses réformes économiques, notamment la réduction des dépenses publiques, la flottaison du dollar australien, la privatisation de nombreux services publics, et en échange d'un accord avec les syndicats, la modération des revendications salariales et l'acceptation d'une plus grande flexibilité du travail contre des baisses d'impôt. En fin de compte, ces nombreuses réformes, continuées par les gouvernements successifs, vont réussir à maintenir à flot l'économie australienne.

En 1983, l'Australie a remporté la régate de la Coupe de l'America, mettant fin à 132 ans de victoire américaine. Le nouveau parlement a finalement été inauguré par la reine Elizabeth II, le 9 mai 1988.

En partie à cause des divisions politiques des partis conservateurs, Hawke resta à son poste jusqu'en 1991, date à laquelle il fut renversé par son ancien adjoint, Paul Keating, qui garda le gouvernement aux travaillistes jusqu'en 1996. La croissance économique s'est poursuivie au cours des années 1990 à des taux plus élevés que la plupart des partenaires commerciaux de l'Australie, et même jusqu'en 2003, malgré la récession ailleurs.

En février 1999, une quatrième Convention constitutionnelle s'est réunie à Canberra pour débattre d'un avant projet pour la création d'une république australienne.

Les forces armées australiennes

Après l'expérience malencontreuse de la guerre du Viêt Nam, les forces militaires australiennes vont rester sagement stationnées en Australie jusqu'à la fin des années 1980. Leur intervention à l'étranger se limitera à l'envoi, en grande partie symbolique, de deux navires de guerre pour participer à la guerre du Golfe en 1991. Toutefois, la dernière décennie va voir se développer à nouveau un certain nombre de déploiements militaires à l'étranger. Le premier a lieu au Timor oriental en 1999, où les forces armées australiennes constituent la majorité des forces de l'INTERFET surtout dans ses débuts. Les troupes du régiment des forces aériennes spéciales vont constituer la plus grande fraction des forces de l'opération Slipper, la contribution de l'Australie à la force d'invasion en 2001 des États-Unis lors de la guerre en Afghanistan. Ces déploiements militaires ont obtenu le soutien du public. Par contre, la participation de l'Australie en 2003 à l'invasion de l'Iraq et le maintien de troupes là-bas ont été très controversées. Il y a eu un certain nombre d'autres opérations de maintien de la paix et de stabilisation de régions, notamment dans les Îles Salomon et, à nouveau, au Timor oriental en 2006. Au début de décembre 2007 quatre soldats australiens ont été tués en Afghanistan.

Droits des Aborigènes

En 1938, pour coïncider avec le 150th anniversaire du First Fleet, l'Australian Aborigines Advancement League a présenté une démonstration appelée un "jour du deuil" (Day of Mourning); et lancée un appel pour des droits de citoyenneté pour des aborigènes, avec la participation des hommes comme Douglas Nicholls.

Dans les années 40, les conditions vivantes sur des réservations sont demeurées extrêmement pauvres. Le gouvernement a établi un système de laiss pour que les travailleurs indigènes laissent les réservations. Dans les années 50, le gouvernement a affirmé la politique de l'assimilation, par laquelle des aborigènes ont été prévus au “obtenez par la suite la même façon de la vie que l'autre Australians". La politique a envisagé l'octroi des droites de citoyenneté, il a également nécessité la suppression de l'identité culturelle.[13]

A partir des années 1950, les Australiens ont commencé à repenser leur attitude à l'égard des questions raciales. Un mouvement pour les droits des autochtones, appuyé par de nombreux libéraux blancs australiens, a été créé et une campagne contre la politique de l'Australie blanche a également été lancée. Le référendum de 1967 donne lieu a un vote massif approuvant la modification de la Constitution, en supprimant les références discriminatoires et en donnant au Parlement fédéral le pouvoir de légiférer spécifiquement pour les Australiens autochtones. Contrairement à ce qui est parfois écrit, ce référendum ne donne pas la citoyenneté australienne aux Aborigènes ni ne leur donne le droit de vote la voix: il les avaient déjà. Cependant, le transfert des pouvoirs les concernant des parlements des États au parlement fédéral va permettre de mettre fin au système des réserves aborigènes qui existaient dans chaque État, ce qui leur a permis de se déplacer plus librement et d'exercer un grand nombre de leurs droits pour la première fois. À la fin des années 1960, va apparaitre un mouvement pour la défense de leurs droits fonciers. En 1971, Neville Bonner est devenu le premier Aborigène élu au Parlement fédéral australien.

En 1992, la Haute Cour d'Australie déclara que l'Australie n'avait jamais été terra nullius (Mabo & Others v. Queensland, 1992). Ce jugement historique signifiait que les Aborigènes et les Indigènes du Détroit de Torres se voyaient enfin reconnaître leurs droits à la propriété de leurs terres.[14]

Durant la majeure partie du XXe siècle, les gouvernements australiens ont enlevé de nombreux enfants aborigènes à leur famille pour les confier à des familles européennes et leur 'permettre' de développer, ou leur imposer, une culture occidentale. Cette pratique, bien que bénéfique pour certaines personnes, leur a fait de très gros torts, culturellement et affectivement, donnant naissance aux générations volées, terme utilisé pour parler de ces enfants. Depuis la publication en 1997 d'un rapport du gouvernement fédéral, Bringing Them Home, tous les gouvernements des États de même que de nombreux gouvernements locaux ont suivi la recommandation du rapport et présenté des excuses officielles aux Aborigènes pour les épreuves qu'ils avaient subies. Le gouvernement Howard a refusé de présenter ses excuses au nom du gouvernement fédéral, en dépit des demandes des Aborigènes et de nombreuses parties de l'ensemble de la population en faisant valoir que cela constituerait un aveu de culpabilité juridique et donnerait lieu à la généralisation des demandes d'indemnisation. Cependant, le nouveau gouvernement de Kevin Rudd a fait des excuses officielles, le 13 février 2008.

Australie et république

Dans les années 1890, les partisans d'une république australienne étaient assez nombreux, mais ils avaient pratiquement disparu au moment de la Première Guerre mondiale. Le sentiment monarchiste allait culminer au cours des années de gouvernement Robert Menzies avec son apogée lors de la tournée de la reine Elizabeth II en Australie en 1954. La question d'une république ne se reposera pas jusqu'aux années 1970. Dans les années 1990, le problème fut ramené sur le devant de la scène par le Premier ministre Paul Keating, qui promettra en 1993 d'instaurer une «république fédérale australienne" pour le centenaire de la Fédération en 2001. Les sondages ont constamment montré une majorité de partisans d'une république australienne, mais un référendum sur la question devait échouer le 6 novembre 1999.

Certains républicains ont blâmé les conservateurs et le Premier ministre monarchiste John Howard (élu en 1996), d'avoir entravé la cause républicaine. Mais d'autres facteurs importants ont joué, notamment une scission entre républicains «minimalistes» qui voulaient un président choisi par le Parlement fédéral (comme c'est le cas, par exemple, en Allemagne) et les républicains plus «radicaux», qui voulaient un président élu au suffrage universel comme dans la République d'Irlande. L'opinion publique trouvait qu'il ne pouvait y avoir de république sans président élu au suffrage direct. Or le référendum proposait un président élu indirectement, aussi de nombreux radicaux s'y sont opposés. Le débat depuis 1999 a perdu beaucoup d'importance mais puisqu'Howard a maintenant quitté ses fonctions, il deviendra probablement un sujet d'importance nationale.

Chronologie

  • 1783 : La Grande-Bretagne perd ses colonies d’Amérique
  • 1788 (26 janvier) : Arthur Philip accoste à Port Jackson accompagné de forçats (« First Fleet »)
  • 1790 et 1791 : Deux autres navires de forçats accostent
  • 1792: Le commandant Grose devient gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud
  • 1797 : MacArthur introduit le mouton
  • 1800 : Gouverneur King (Nouvelle-Galles du Sud)
  • 1804 : Tentative de rébellion
  • 1808 (26 janvier) : New South Wales Corps (Révolte du Rhum)
  • 1809 : Nomination du gouverneur Lachlan Macquarie (Nouvelle-Galles du Sud)
  • 1823 à 1842 : Chartes constitutionnelles (première en 1823)
  • 1829 : Australie Occidentale
  • 1834: South Australian Act (acte de l’Australie du Sud)
  • 1839 : Découverte de l’or à Bathurst et à Bendigo
  • 1850 : British Government’s Australian Colonies Government Act (acte de gouvernement des colonies australiennes du gouvernement britannique)
  • 1854 (3 décembre) : Barricade d’Eurêka
  • 1856 : Suffrage universel masculin
  • 1870 : Population a été multipliée par quatre en vingt ans (chercheurs d’or)
  • 1885 : Conseil Fédéral des colonies
  • 1901 (1er janvier) : Commonwealth d’Australie
  • 1913 : Canberra devient la capitale fédérale de l’Australie
  • 1919 le premier ministre Billy Hughes signa le traité de Versailles. 60,000 des soldats australiens sont mort.
  • 1931 statut de Westminster
  • 1967 Referendum au sujet des droits des aborigenes.

Bibliographie

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  • Expédition à Botany Bay, la fondation de l'Australie coloniale, Watkin Tench, Éditions Anacharsis, novembre 2006.

Liens internes

Notes et références

  1. (en) Archives nationales, site web du gouvernement australien
  2. Macknight, Campbell C., The voyage to Marege'
  3. Pelras, Christian, The Bugis
  4. De 1788 à 1868, la Grande Bretagne exila 160 000 prisonniers dans les divers pénitenciers d'Australie
  5. Reynolds, Henry, The Other Side of the Frontier: Aboriginal resistance to the European invasion of Australia, 1981, ISBN 0-86840-892-1
  6. cité in: Reynolds, Henry, Why Weren't We Told?, 1999, ISBN 0-14-027842-7, p.165
  7. ibid, p.163
  8. ibid, p.148
  9. ibid, pp.140-1
  10. ibid, chapitre 9 : "The Killing Times", pp.117-133
  11. David Lowe, "Australia in the World", in Joan Beaumont (ed.), Australia's War, 1914-18, Allen & Unwin, 1995, p. 132.
  12. Midget Submarine attack on Sydney Harbour on 31 May 1942
  13. The First Australians: A Fair Deal for a Dark Race par SBS TV 2008.
  14. (en) Mabo & Others v. Queensland, Australasian Legal Information Institute
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