Hilaire De Crémiers


Hilaire De Crémiers

Hilaire de Crémiers

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Hilaire de Crémiers est le dernier délégué général en titre de la Restauration nationale. Né en 1946, marié depuis 2002 à Laurence Tricot, maître de conférence au département mathématique du CNAM en statistiques approfondies.

Il suit une formation de Lettres mais n’est pas diplômé de journalisme. Milite à l’Action Française. De juin 1968 à mai 1969, il dirige la revue trimestrielle royaliste française Les Dossiers d'Action française. A l'origine il s'agissait d'un périodique trimestriel associé à Aspects de la France et à la Restauration nationale, et qui suite à la scission survenue en 1971 devint l'un des organes de La Nouvelle Action française.

Sommaire

Les années à la CRC

Dans les années 1970, Hilaire de Crémiers rejoint la Ligue de la contre-réforme catholique (CRC) sous le nom d’habit Frère Hilaire de Jésus[1] [2] [3] et fait quelques interventions sur divers sujets dont notamment Louis XVII. Contre le scepticisme d’historiens de renom ayant longuement enquêté sur le sujet (G. Lenôtre, Sainte-Claire Deville, Edmond Dupland, André Castelot), il soutient avec une grande virulence la mort du petit dauphin Louis XVII dans son cachot de la prison du Temple (conférence donnée à la Mutualité (Paris) le 15 mars 1990). Un chant martial témoigne de ce style. Il est également l'auteur d'une tragédie en trois actes intitulée Le secret d'Ephèse parue aux éditions de la CRC.

Retour à L'Action Française

En 1993, il quitte la CRC dans des conditions mal définies (cf. article de Libération du 18 juin 2001 par Nicolas de la Casinière[4]), sur fond de vives oppositions avec l’abbé de Nantes. Il rejoint alors l’Action Française et trouve rapidement la confiance de Pierre Pujo, qui le nomme délégué général de la Restauration nationale dans l’idée de redresser un mouvement à bout de souffle. Il donne à l’occasion quelques interventions lors des universités d’été de l'association Renaissance Catholique et signe quelques articles dans le magazine Spectacle du Monde. Survient en 1997 une nouvelle crise. Hilaire de Crémiers tente de contraindre Pierre Pujo d'arrêter la publication du journal, sous prétexte que la situation financière périlleuse dans laquelle celui-ci se trouvait mettait en danger le mouvement. Accusé par Pierre Pujo de vouloir devenir chef de l’Action Française et de rejeter l'autorité du président du Comité directeur de l'Action Française, il est chassé des locaux de l’Action Française à la fin de l’année. S’engage alors un combat juridique pour récupérer le nom de la Restauration Nationale. Il faudra l’intervention de la justice (républicaine) pour qu’Hilaire de Crémiers obtienne gain de cause.

Naissance de Politique Magazine

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Durant les mois qui suivent la rupture, pendant qu’Hilaire de Crémiers, isolé, retissera des liens, une petite équipe d’étudiants de la Fédération des Etudiants Royalistes lui offrira un sursis avec la reprise du mensuel Réaction Française qui redonnera un souffle frondeur pendant quelques années. En 1998, Hilaire de Crémiers organise le premier congrès de la Restauration Nationale qui se veut être un retour à la grande et vraie tradition du royalisme d’Action Française avec comme objectif la préparation de l’avenir associé à un plan à long terme. A partir de 2000-2001, le bulletin de la Restauration Nationale vit une première mutation : alors qu’une lettre d’information est laissée aux mains de Georges Rousseau à l’usage des membres du mouvement, naît Restauration nationale (périodique), non plus organe de mouvement mais élément de presse qui a pour objectif non avoué de viser un large public débordant de l’Action Française. Hilaire de Crémiers en est son directeur de la publication.

En 2002, Hilaire de Crémiers fait valoir auprès des membres du comité directeur de la Restauration Nationale, qui lui avaient accordé leur confiance en 1998, la nécessité d’un vrai magazine, fer de lance du mouvement. Malgré quelques oppositions s’appuyant sur le précédent de la crise de 1997 où l’urgence portait sur le mouvement et non le journal, Politique Magazine remplace ainsi Restauration Nationale avec Hilaire de Crémiers à nouveau directeur de la publication. Y contribueront pour commencer Benoît Gousseau (rédacteur en chef) puis Christian Wagner, transfuge de L’Action Française 2000. Grâce au travail de ces journalistes professionnels, Politique Magazine se trouve dans la disposition de forme et d’esprit de la presse du groupe Valmonde, particulièrement frappante lors du très polémique 2ème tour de l’élection présidentielle.

Reprise de la Revue Universelle des Faits et des Idées

En 2005, après la disparition d’Etienne Malnoux (François Natter), ancien de la revue politique et littéraire Esprit Public fondée par des intellectuels de divers courants de droite unis par leur hostilité au gaullisme et directeur de la Revue Universelle des Faits et des Idées, Hilaire de Crémiers a repris cette dernière dénommée Nouvelle Revue Universelle dont il est, là encore, le directeur de la publication.

Positionnement actuel

Les lignes délimitant les activités d’Hilaire de Crémiers entre Politique Magazine et la Restauration Nationale sont floues, tout comme la ligne éditoriale du mensuel. Quant au mouvement Restauration Nationale, il ne se revendique pas clairement de l’Action Française par la discrétion de ses prises de position et par l’absence d’une déclaration programmatique sur les moyens qu’il se donne pour parvenir à sa fin. Pierre Pujo soutiendra cette vision jusqu'à sa disparition.

La logique politique dressée par Hilaire de Crémiers s’appuie moins sur une doctrine que sur des cercles de connaissance devant permettre la diffusion d’idées souvent confuses, parfois contradictoires avec la position des familles de pensées de droite et plus proches de celle de la démocratie chrétienne. Ainsi, à propos du souverainisme et de l’alliance avec ceux qui s'en réclamaient, Pierre Pujo notait : « ce courant de réaction est considéré par Hilaire de Crémiers comme une agitation stérile servant les ambitions électorales de certains républicains. Collaborer avec les souverainistes, c'était accepter d'en être les supplétifs. Hilaire de Crémiers condamne ainsi le compromis nationaliste que l'Action française a toujours recherché, c'est-à-dire l'entente pratique entre royalistes et républicains patriotes pour mener un combat national déterminé, sans rien aliéner de ses idées, bien entendu ». Autre point : lors de l'invasion de l'Irak par les Américains en mars 2003, Hilaire de Crémiers s'est rendu aux arguments de l’administration de G.W. Bush en critiquant les réticences du gouvernement français et notamment celles de Dominique de Villepin. Enfin, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne en 2005, alors que le mouvement de la Restauration Nationale publiait en mars 2005 un de ces rares communiqués préconisant le "Non" au référendum, dans le mensuel Politique magazine on ne trouvait aucune prise de position pour le "non".

Notes et références

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