Haïtien


Haïtien
Haïtien
Ayisyen
Parlée en Haïti, République dominicaine, États-Unis, Canada, France (France métropolitaine / Guadeloupe, Martinique, Guyane), Venezuela, Cuba et Bahamas
Nombre de locuteurs ~ 10 millions en Haïti, 2 millions en dehors du pays
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle de Drapeau d'Haïti Haïti
Régi par Ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle
Codes de langue
ISO 639-1 ht
ISO 639-2 hat
ISO 639-3 hat
IETF ht
Échantillon
Texte du Notre Père

Papa nou ki nan syèl la,
Se pou yo respekte non ou,
Se pou yo rekonèt se ou ki wa,
Se pou volonte ou fèt sou tè a, tankou nan syèl la.
Pen nou bezwen chak jou a Ba nou li jodi a
Padone sa nou fè w', Tankou nou padone
Moun ki fè nou kichòy.
Pa kite nou pran nan pyèj,
Men delivre nou ak sa ki mal.

Amèn

Le haïtien (ayisyen) est une langue créole parlée par 10 millions de personnes en Haïti et environ 2 millions dans le reste du monde, surtout aux États-Unis. Le haïtien est à base lexicale française avec des influences des langues africaines fon, éwé, kikongo, yoruba et igbo ; cependant, leur influence n’a pas été très grande sur le développement du haïtien.

Depuis 1987, le créole haïtien est reconnu comme langue officielle d'Haïti à côté du français[1], grâce à la mobilisation de nombreux écrivains et intellectuels haïtiens et de linguistes tels que Pradel Pompilus et Pierre Vernet. Son utilisation littéraire est anecdotique mais croissante. Beaucoup de locuteurs sont bilingues et parlent haïtien et français, mais le créole haïtien a un statut social inférieur au français. La langue est utilisée dans les médias tels que les journaux et la radio.

Sommaire

Les pronoms personnels du créole haïtien

Singulier

  • 1re personne : mwen/ m' (en forme contractée) = je en français
  • 2e personne : ou / w' (en forme contractée) = tu en français
  • 3e personne : li / l' (en forme contractée) = il/elle en français

Pluriel

  • 1re personne : nou / n' (en forme contractée) = nous en français
  • 2e personne : nou / n' (en forme contractée) = vous en français
  • 3e personne : yo / y' (en forme contractée) = ils / elles en français

On notera que la même forme "nou" est utilisée pour les 1e et 2e personnes du pluriel. On trouve aussi 'vou' et 'ou'. "zòt" comme dans les Petites Antilles est parfois attesté dans le Nord d'Haïti. La reconnaissance est donc un phénomène de contexte.

Adjectifs

Comme il n'existe pas de réelle distinction de genres en créole (yon fi, yon gason, yon chwal), les adjectifs ne varient pas toujours en genre ; nous signalons ci-dessous quelques cas d'exception. En second lieu, tout comme les substantifs, ils ne varient pas non plus en nombre : le contexte ou le pronom personnel utilisé (mwen, ou, li, nou, yo) marquent ou le singulier ou le pluriel.

Ainsi, l'on dira : yon bèl fanm, yon bèl gason ; yo gwo, nou kontan, li trankil ; bel nonm sa yo, bel legliz sa a, twa bèl marabou, etc.

Notons cependant ceci :

  • a) l'adjectif créole peut avoir emprunté au français ou la forme masculine (bon, méchant) ou la forme féminine (belle, courte) :
    • Nonm nan mechan ; fi a mechan ; ti gason an kout ; ti fi a kout ;
  • b) certains adjectifs comportent une forme masculine et une forme féminine :
    • volè, volèz ; visye, visyèz.

Quant aux adjectifs substantivés servant à désigner la nationalité, ils connaissent en principe les deux genres : Ayisyen, Ayisyèn (Haïtien, Haïtienne) ; Kebekwa, Kebekwaz (Québécois, Québécoise) ; Kanadyen, Kanadyèn (Canadien, Canadienne) ; Ameriken, Amerikèn (Américain, Américaine) ; Fransè, Fransèz (Français, Française) ; Anglè, Anglèz (Anglais, Anglaise), etc.

Pour désigner les natifs d’une région particulière d’Haïti, le créole n’utilise presque jamais le gentilé français (par exemple : Capois, Capoise). Il recourt de préférence à une courte périphrase formés du mot moun et du nom de la région dont il s’agit :

  • moun Jakmèl (Jacmelien/Jacmelienne), moun Gonayiv (Gonaïvien/Gonaïvienne), moun Senmak (Saint-Marcois/Saint-Marcoise).

Les temps verbaux du créole haïtien

Le créole haïtien possède 10 temps verbaux qui proviennent tous des divers dialectes français. La section suivante donne le sens de chaque temps en français ; elle examine également leurs origines étymologiques. Le verbe pale (parler) sera utilisé comme exemple.

Étymologie de pale

Pale vient de parler qui vient du mot grec parabolê par le latin du 7e s. "parabolare". La mutation de parler à pale ne doit surprendre personne ; les consonnes [l] et [r] sont toutes deux des liquides ; certaines langues comme le coréen ne font pas la distinction entre ces deux lettres. La juxtaposition de deux consonnes liquides (comme c'est le cas dans parler) rend assez probable une élision, l'élimination de l'une d'entre elles.

Le présent

Pale (Parler) présent
Mwen / M' — pale Nou — pale
Ou — pale nou — pale
Li — pale Yo — pale

Le présent en Créole est employé un peu comme on utilise le présent simple en anglais ou le présent de l'indicatif en français : pour décrire une action habituelle. Donc, dire mwen pale, c’est exprimer qu’en général, je parle et non pas je parle maintenant. NB : La première et la deuxième personne du pluriel du français s'expriment en haïtien de la même façon : Nou (Nous en Français)

Le progressif du présent

Pale (Parler) progressif du présent
Mwen / M' — ap pale Nou / N' — ap pale
Ou / W' — ap pale Nou / N' — ap pale
Li / L' — ap pale Yo / Y' — ap pale

Ap ou Ape

Le progressif du présent en créole haïtien (m'ap pale) se traduit en français comme « je suis en train de parler ». On utilise ce temps à peu près comme on utilise son équivalent anglais « I’m talking ». C’est aussi plutôt similaire à la phrase « estoy hablando » en espagnol.

L’étymologie de ce temps est assez claire ; dans plusieurs dialectes du français, on dit « Je suis après parler » pour dire « je suis en train de parler ». Puisqu’on s’est arrêté d’utiliser « je » en kreyòl – en le remplaçant d’abord par « moi » et plus tard par « m' » – il est clair que l’on n’ait fait que supprimer « suis ». Il est bien naturel qu'« après » ait été changé en « ap » – l’élision du -re terminal étant assez fréquente.

Prétérit

Pale (Parler) Prétérit
Mwen / M' — pale Nou — pale
Ou — pale Nou — pale
Li — pale Yo— pale

'Ou'

Pale (Parler) Prétérit
Mwen / M — fèk pale Nou — fèk pale
Ou — fèk pale Nou— fèk pale
Li — fèk pale Yo — fèk pale

On remarquera très vite que le prétérit possède exactement la même structure ; comment, dès lors, distingue-t-on l’un de l’autre ? Pour se faire comprendre, on rajoute d’autres mots pour signifier que l’action décrite a eu lieu dans le passé. Pour exemple pour dire (présent) « ils parlent » on dit « Yo pale » mais pour dire (passé composé) « ils ont parlé » on dit « Yo fai'q pale. » Cette construction vient de la phrase « ils n’ont fait que parler » (qui est devenue « ils ont fait que parler », puis « ils fait que parler » avant la création du mot fai'q.

Parfait

Pale (Parler) Parfait
Mwen / M' — te pale Nous — te pale
Ou — te pale nou — te pale
Li — te pale yo — te pale

Le sens de ce temps est semblable à celui du passé composé ou du parfait en français. Quant à son étymologie, le vient d’esté, une ancienne forme du participe passé d’êtreété. Dans plusieurs dialectes français (normand, angevin) on disait par exemple « j’ai té », au lieu de dire « j’ai esté ». Le mot « été » a l'idée d'être fini, accompli, etc, et grâce à cela, on a commencé à utiliser pour former un temps parfait. En dépit de ce que l’on penserait quand on songe à la construction du passif en français qui utilise être, le sens de ce temps est actif.

Progressif de passé

Pale (Parler) Progressif de passé
Mwen / M' — t'ap pale Nous — t'ap pale
Ou — t'ap pale Nou — t'ap pale
Li — t'ap pale Yo — t'ap pale

Si le sens de ce temps n’est pas très difficile à comprendre pour un anglophone ou un francophone, son étymologie est un peu plus compliquée.

Étymologie

T'ap vient d’un mélange entre le qu’on voit pour former le parfait, et l’ap qui s’utilise pour former le progressif du présent. (Il faudrait se rappeler que et ap viennent respectivement, d’été et d’après).

Donc, d’un point de vue lexique et étymologique, le progressif du passé n’est qu’une combinaison du progressif du présent et du parfait. Au début de la langue créole haïtienne, on disait

« J’ai té après parler » -- ce qui est devenu l’actuel « M' t'ap pale » par les forces de compression. Ces deux phrases se traduiraient, en français, comme « J’étais en train de parler ».

Imparfait

Pale (Parler) Imparfait
Mwen / M' — konn pale Nou — konn pale
Ou — konn pale Nou — konn pale
Li — konn pale Yo — konn pale

Il existe une petite différence de sens entre l’imparfait français et son équivalent créole, car ce dernier ne veut pas seulement dire « je parlais », mais plutôt « Je parlais, mais je me suis arrêté de parler »

Il est plus facile d’expliquer le sens de ce temps en faisant référence à l’anglais. Le progressif du passé en créole se traduit en anglais comme « I was speaking » pendant que l’imparfait se traduit comme « I used to speak. »

Étymologie

Le konn dont se forme ce temps vient de connaître. Donc, on disait d’autrefois en proto-créole mwen konn pale avec le sens de « Je sais parler ». Cette idée s’est changée en le nouveau sens (je parlais, mais je m’en suis arrêté) par un processus que l’auteur de cet article ne connaît pas très bien.

Plus-que-parfait

Pale (Parler) Plus-que-parfait
Mwen / M' — te fin pale Nou — te fin pale
Ou — te fin pale Nou — te fin pale
Li — te fin pale Yo — te fin pale

Le plus-que-parfait s’emploie, comme en français, pour décrire une action qui eut lieu avant que l’action principale dans le récit n’eût lieu. Donc, la phrase « J’avais déjà parlé quand il a dansé » se traduit en créole haïtien en « M'té fine déjà páler ló lui té danser » (le plus-que-parfait est en italique).

Étymologie

Ce temps se compose avec fin, qui vient de finir. On peut également utiliser d’autres mots similaires. L’addition de fin veut dire que l’action eut lieu dans un passé plus lointain que l’usage du prétérit ne voudrait dire.

On utilise aussi Mwen t'ap fin pale pour exprimer la progression de l’action—en anglais, par exemple, « I had been speaking ».

Futur

Le futur s'exprime également au moyen des formes a, va, ava (du français VA/VAS) ou prale.

La forme progressive ap (ape), déjà étudiée, s'emploie aussi pour exprimer :

a) un futur relativement proche ou tout à fait certain :
ex : M' ap pati aswè a...
Demen maten m'ap pase wè yon zanmi mwen…
M'ap change machin ane pwochèn!
b) ou encore un futur réellement indéterminé (même si l'action ou l'état envisagés sont ou semblent certains à la personne qui parle) :
ex : M' di w' m'ap pase wè w'...
Yon jou konsa m'ap kite fredi sa a !
Si w' manje bagay sa a, w'ap malad, wi…

Le futur s'exprime également au moyen des formes a, va, ava, et prale :

Yon jou w'a va sonje m' !
Demen, si m'gen tan, m'a di nou kisa pou nou achte…
M' va ale…

La forme prale (pou ale) emporte souvent une idée de proximité dans le temps, de décision ou de certitude. Son emploi s'apparente alors à celui de 'ap' (ou ap'). Il n'est d'ailleurs pas rare que ces deux formes concurrentes s'allient pour donner 'ap prale' ('ap prale'):

ex : M' prale lekol… M' prale nan mache…
M' ap prale aprann pale panyòl…
M' ap prale an Ayiti pou m' visite Sitadèl Laferyè (Citadelle La Ferrière)…
Pale (Parler) Futur
Mwen / M' — a pale Nou / N' — a pale
Ou / W' — a pale Nou / N' — a pale
Li / L' — a pale Yo / Y' — a Pale

Étymologie

Mwen pral pale vient de la phrase « J’ai à parler »

Si vous avez à parler, vous devez le faire, et donc, si vous devez le faire, vous le ferez. Telle est la logique de ce temps qui est semblable au futur en anglais. I have to speak signifie l’obligation de parler, mais cette phrase anglaise est au présent. Autrefois, I shall speak voulait dire « Je dois parler », la logique étant que si vous devez parler, vous parlerez.

Futur avec aller

Pale (Parler) Futur
Mwen / M' — pral pale Nou — pral pale
Ou — pral pale Nou — pral pale
Li — pral pale Yo — pral pale

M pral pale veut dire « Je vais parler »

"Pral" est une contraction de "pour" et de "aller". On retrouve en créole martiniquais et guadeloupéen des tournures similaires basées sur l'utilisation de "pour" ou de "aller" pour exprimer le futur : "man pou fè sa", "man pou mandé'y fè sa", "man kay fè sa" ("kay" étant en créole martiniquais et guadeloupéen une contraction de "ka", équivalent de "ap" en créole haitien, et de "ay" pour aller).

Conditionnel du présent

Pale (Parler) Futur
Mwen / M — ta pale Nou — ta pale
Ou / W — ta pale Nou — ta pale
Li — ta pale Yo — ta pale

En créole, un simple mot de deux lettres permet d'exprimer le conditionnel : 'ta'

ex: Si W te di M sa avan, M ta vini pi vit!

M ta pale veut dire « Je parlerais ».

Étymologie

Ta vient de la contraction de te, marque du passé et a, marque du futur (comme dans m'a fè sa "je le ferai". Le processus est similaire en anglais et en allemand (et dans beaucoup d'autres langues) où la marque du conditionnel est la forme passée de l'auxiliaire du futur.

Ich würde sprechen (Je parlerais) -- Ici, würde est l’imparfait de werden

I would speak (Je parlerais) Ici, would est l’imparfait de will

Il va de même en français où le conditionnel avait formellement des terminaisons de passé sur l'infinitif (le futur se forme sur l'infinitif avec des terminaisons propres). Comparez:

je parler-ai (futur) je parler-ais (conditionnel, comme dans je parl-ais)

Passé de conditionnel

M' ta fin pale ou M' ta fèk pale

Ce temps se forme de la même façon que le plus-que-parfait – avec des mots comme "fèk" et "fin".

Impératif

L'impératif ne pose aucun problème particulier. Trois possibilités seront envisagées :

  • a) utilisation de la forme habituelle d'un verbe d'action sans pronom personnel sujet:
    • ex : Vini ! (viens/venez !) Tande M' ! (écoute-moi !) Kanpe ! (arrête(z) ! ou Reste(z) debout!) Chita ! (assieds-toi/asseyez-vous !)
      Di granmoun bonjou ! (Dis bonjour aux adultes)
      Sispann mache pye atè ! (Arrete(z) de marcher pieds nus)
  • b) utilisation d'un adjectif seul (épithète ou attribut) :
    • ex : Malad !
      Pare, M' ap vini !
      Si se pou w' sòt pou w' gen djòb la, alò : sòt !
  • c) emploi de l'expression 'ann' (ou 'annou') en manière d'exhortation (correspond à la 2e personne de l'impératif français) :
    • ex : Ann ale ! (allons-y !) ; Ann nou fè yon koze ! (causons un peu ! faisons un brin de causette !)
      Ann nou danse ! (dansons !)

Il convient de signaler que, dans la phrase "pare, m ap vini", le mot 'pare' correspond au français «soit prêt» et non à «prépare-toi», qui se dirait : 'pare 'w'.

  • Remarque : on peut aussi exprimer l'ordre ou le souhait par le recours à une locution ou à une périphrase, comme en font foi les exemples suivants :
    • ex : Fò w' konprann… Fòk sa chanje !…
      M' vle w' rele m' !

Étymologie

On sait d’où provient l'usage de pale comme imperatif; ann nou pale vient de la phrase « c'est à nous de parler ».

Subjonctif présent

  • fòk mwen pale
  • fòk ou pale
  • fòk li pale
  • fòk nou pale
  • fòk ou pale
  • fòk yo pale

Subjonctif passé

  • fòk mwen fin pale
  • fòk ou fin pale
  • fòk li fin pale
  • fòk nou fin pale
  • fòk ou fin pale
  • fòk yo fin pale

Prononciation du créole haïtien

Article détaillé : Prononciation du créole haïtien.

Une comptine en kreyòl

lè Manman m' al lavil, li kite pitit la nan men papa m', mwen menm avèk lòt timoun yo.

Lorsque maman s'en va à la ville, elle laisse le petit enfant avec mon père, moi et les autres enfants.
[elle a laissé le petit enfant au soin de mon père]

Lè papa m' vire l' ap okipe travay li, li kite m' veye pitit la.

Lorsque mon père tourne le dos, occupé par son travail, il me laisse prendre soin du bébé. [Il m’a quitté, de sorte qu’il était à moi de voir le bébé] lit.

Lè pitit la kriye, m' pran li, m' kenbe l' nan de ti men, mwen di : « Do, do, do, do, do, tande ti » sè

Quand le bébé pleure, je le prends dans mes bras, je prends les deux mains de l'enfant, et je dis : « Dors, dors dors..., d'accord sœurette ».

Manman ou, manman ou ale lavil, ale lavil, l' a pote pen pou ou, piga ou kriye pou chat mawon pa pran ou.

Ta mère, ta mère est allée à la ville, allée à la ville, elle t'apportera du pain, ne pleure pas, pour que le chat sauvage ne te prenne pas.

Notes et références

  1. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/haiti.htm paragraphe 4 Le statut du français et du créole

Voir aussi

Liens internes

Liens externes


Bibliographie

  • Philologie créole: études historiques et étymologiques sur la langue créole d'Haïti de Jules Faine. Imprimerie de l'état, Port-au-Prince, Haïti (1937)
  • 1911- Haitian Creole: grammar, texts, vocabulary de Robert A. Hall, Jr., with the collaboration of Suzanne Comhaire-Sylvain, H. Ormonde McConnell [et] Alfred Métraux. American Anthropological Association (1953) (Menasha, Wisconsin.)
  • Diksyonnè Kréòl-Fransé, L. Peleman, C.I.C.M. Imprimerie Bon Nouvel, Port-au-Prince (1976)
  • Recherche sur les notions de temps et d'aspect en créole haïtien et en français: Application à l'enseignement du français de Robert Damoiseau, Centre de Linguistique Appliquée Université d'Haïti. Imprimerie Le Natal, Port-au-Prince, Haïti (Avril 1989).

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