Gundam Seed Destiny


Gundam Seed Destiny
Gundam Seed Destiny
Titre original 機動戦士ガンダムSEED DESTINY
Translittération Kidô senshi Gundam
Seed Destiny
Autres titres
francophones
Mobile Suit Gundam
Seed Destiny
Genre Série d'animé,
de science-fiction
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Chaîne d’origine TBS
Nombre de saisons 1
Nombre d’épisodes 50
Durée 25 minutes
Diffusion d’origine 9 octobre 2004 – 1er octobre 2005

Gundam Seed Destiny ou Mobile Suit Gundam Seed Destiny (Kidô senshi Gundam Seed Destiny) est une série télévisée d'animation japonaise créée en 2004 d'après l'anime Gundam Seed dont elle est la suite et diffusée entre le 9 octobre 2004 et le 1er octobre 2005 sur le réseau TBS.

Sommaire

Synopsis

Une année a passée depuis la fin de la guerre et une paix fragile est conservée tant bien que mal entre les PLANTS et l'Alliance Terrestre.

Tout dégénère lorsque les derniers Gundam de ZAFT sont dérobés par des inconnus. Suite à la bataille que ce vol a provoqué, le vaisseau le plus récent de la flotte de ZAFT, le Minerva, se lance à la poursuite des trois Gundam volés avec à son bord Shinn Asuka, pilote de l'un des seuls Gundams l'Impulse (ZGMF-X56S) ayant échappé au vol.

Peu après, il est rejoint par le pilote du Saviour Gundam (ZGMF-X23S), Athrun Zala, ancien soldat de ZAFT qui s'est réengagé dans l'armée aux côtés du dirigeant Durandal des colonies PLANT. Mais l'organisation Blue cosmos, à l'origine de la guerre précédente, met son grain de sel et déclenche une guerre entre l'Alliance Terrestre et ZAFT. Comment l'Archangel et son equipage vont-ils pouvoir mettre fin à cette guerre?

Commentaire

Il n'aura fallu que deux années, et s'en est reparti pour cinquante épisodes à narrer la guerre sous ses différents aspects. Et pour ce faire, c'est la même équipe que pour Gundam Seed qui est réunie, Mitsuo Fukuda étant toujours à la réalisation.

L'histoire démarre sur les mêmes bases que la série à laquelle elle succédè, le vol de Gundam (un classique de la saga), mais le point de vue change, il est cette fois-ci interne à ZAFT (l'armée des coordinateurs). Technologiquement parlant, nous démarrons là où nous en étions resté à la bataille de Jachin Due, avec en plus l'apparition de nouveaux types de Mobile Suit que les connaisseurs auront reconnu (d'autant qu'il reprennent les noms qu'ils avaient dans Mobile Suit Gundam) : les Zaku, puis les Gouf.

Qui dit nouvelle série entend nouveaux personnages. Le conseil des Plants a élu un nouveau président du nom de Gilbert Durandall qui dès le début de l'aventure montre qu'il sera beaucoup plus présent que son prédécesseur Patrick Zala. Mais nous suivons surtout l'équipage du tout nouveau vaisseau de guerre de la flotte de ZAFT, le Minerva, où nous retrouvons le nouveau protagoniste, le pilote de la dernière génération de Gundam, Shinn Asuka, qui n'est autre que le garçon dont le destin tragique été exposé au tout début du premier épisode. Rassurez-vous, les anciens héros sont toujours présents. Ils vivent leurs vies chacun de leurs côtés (ou à deux), mais seront, au fur et à mesure des événements, forcés à reprendre du service.

D'ailleurs, des artistes reprennent aussi du service. TM Revolution revient pour un générique d'ouverture et une musique de fond pour une situation décisive ; Tamaki Nami signe un générique de fin ; Rie Tanaka et le groupe Fiction Junction Yûka nous comblent une fois encore par des musiques de fonds qui accompagnent avec succès divers situations ; et enfin le groupe See-Saw revient avec le dernier générique de fin, qui conclut les derniers épisodes avec le charme qu'il leurs faut. Parmi les nouveau-venus, notez le second générique de fin chanté par Mika Arisaka qui se distingue par sa douceur. Comme pour Gundam Seed, les musiques constituent une des plus grandes réussite de la série.

Elles sont d'ailleurs d'un bon secours pour accompagner les thèmes abordés. Reprenant d'abord les thèmes déjà traités dans Gundam Seed, à savoir la guerre et ses causes, la haine, l'amitié, le racisme et son inutilité, Gundam Seed Destiny développe ceux qui l'était peu ou pas assez. C'est le cas de la politique, très présente cette fois-ci dans tous ses aspects. Il n'est pas rare que les interludes renvoient aux côtés du président des Plants entouré de ses proches ou en privé, ou alors aux côtés du successeur de Murta Azraël à la tête du Blue Cosmos, Lord Jibril. Puis, c'est la mortalité des civils dans la guerre qui est beaucoup plus développé, efficacement, puisque nous sommes toujours dans cette optique de guerre raciale, où un des deux camps doit disparaître.

Gundam Seed Destiny semble donc avoir le même objectif que la série à laquelle elle succède, divertir tout en donnant à réfléchir sur des thèmes si sensibles.

Les bases de la polémique

A l'instar de Gundam Seed, Gundam Seed Destiny a pu jouir d'un franc succès et a remporté l'Anime Grand Prix de son année. Mieux encore, la série continue sur la lancée en étant toujours, deux ans après sa première diffusion, parmi les séries les plus populaires au Japon. Pourtant, il est devenu impossible de parler de cette série sans évoquer la polémique qui lui succède, ou la succède, tellement elle peut être vigoureuse.

A côté des critiques portant sur ce qui, en soi, plaît ou non, il en est une qui résulte en fait de craintes qui ne peuvent toutefois qu'avoir cours auprès des connaisseurs européens de la saga. Il faut rappeler que la France n'a découvert la saga que tard, avec Gundam Wing, sans avoir pu voir précédemment la ou les séries fondatrices, lesquelles pénètrent, lentement mais sûrement, sur le territoire actuellement. De ce fait, étant donné que Gundam Seed Destiny, plus encore que Gundam Seed, reprend à la fois les noms et les design de méchas apparaissant dans les séries antérieures -encore méconnu du grand public français- (Zaku et Gouf sont en fait des robots ayant vu le jour dans la série fondatrice de 1979, dans laquelle d'ailleurs apparaît un vaisseau spatial, le White Base, dont le design est relativement proche de l'Archangel, vaisseau dans lequel évoluent Kira et ses amis), reprend un scénario plusieurs fois utilisé dans la saga (notamment dans la série Zéta Gundam), les connaisseurs français craignent qu'on ne confonde le copié et le copieur. Il va sans dire que les japonais savent où se trouve la vérité.

Autre aspect du dessin animé sujet à controverse, le retour des anciens personnages principaux de Gundam Seed au-devant de la scène, qui marginaliseraient de ce fait les nouveaux personnages principaux en plein coeur de la série. Il semble s'agir en fait du choix du public japonais. Au pays du Soleil Levant, le public tient un rôle important dans la réalisation des mangas et des animes. Donc, sans doute était-il entendu qu'une suite de Gundam Seed ne marcherait pas sans les idoles tant attendues du public. Après, c'est au téléspectateur de juger si ce retour a été bien ou mal géré. Voici une des raisons qui explique le succès au Japon, tout en suscitant une certaine incompréhension sous nos latitudes.

En dernier lieu, il y a la critique, universelle, portant sur le respect des codes fondateurs et fondamentaux justifiant l'appartenance d'une série à la saga Gundam. En même temps qu'étais diffusé pour la première fois Mobile Suit Gundam en 1979 étaient posées les bases d'un nouveau genre dans le mecha : le real robot. Comme son nom l'indique, une règle s'impose d'emblée : tout en restant de la science fiction, la saga se propose d'offrir au téléspectateur une certaine crédibilité technologique vis-à-vis de notre temps (pas d'invincibilité par exemple), mais tout en s'étendant plus loin. La psychologie des personnages est elle aussi crédible, efficace puisque fouillée (pas ou peu de stéréotypes). L'introspection est de rigueur pour les personnages principaux, ce qui les rend plus important que les robots. Ces derniers sont d'ailleurs banalisés dans les univers présentés, si bien qu'ils sont relégués au rang de simples outils. Ce sont là les bases de toutes séries estampillée "Gundam", et certaines feraient défaut à Gundam Seed Destiny. Des carences seraient même flagrante, à l'instar du quasi-réalisme technologique exigé. Ce qui est remis en cause ici, c'est la qualité de la série en tant qu'élément intégré dans une saga bien codifiée. Jugée indépendamment, le verdict ne serait pas si sévère. Autrement, comment expliquer son succès ?

Personnages

Liste des épisodes

Génériques

Opening

Ending

  • Reason de Nami Tamaki (Phase 1-13)
  • Life Goes On de Mika Arisaka (Phase 14-25)
  • I Wanna Go to a Place… de Rie Fu (Phase 26-37)
  • Kimi wa boku ni niteiru de See-Saw (Phase 38-50)

Musiques

Toutes les musiques de fond (BGM, BackGround Music) sont composées par Toshihiko Sahashi, à l'exception des Insert Songs suivants :

Elles sont regroupées dans 4 OST (Original SoundTrack - ie Bande Originale), 4 Suit CDs (5 à 8), sauf quelques insert songs.

Prix

  • Elu Meilleur Anime au Japon en 2005
  • Elu Meilleur Anime au Japon en 2006
  • Elu 2e Meilleur Anime au Japon en 2007
  • Elu 6e Meilleur Anime au Japon en 2008

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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