Grands travaux inutiles


Grands travaux inutiles
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Grands travaux inutiles (abrégé en GTI) est un terme popularisé par le journaliste belge d’investigation Jean-Claude Defossé dans le programme éponyme diffusé sur la RTBF à partir de 1986, puis dans son ouvrage Le petit guide des Grands Travaux Inutiles publié chez RTBF Édition en 1990.

Cette expression, qui désigne de grands chantiers n’ayant jamais été terminés, n’ayant pas atteint leurs objectifs ou dont l’utilité est contestée, a continué à être utilisée ensuite en Belgique, y compris par les néerlandophones, comme par exemple dans l’ouvrage Blijvende blunders : de grote nutteloze werken (1993) et sa suite Nog meer blijvende blunders (1996) du journaliste belge Douglas De Coninck.

Sommaire

Grands travaux inutiles

Cette section recense les constructions qui ont été présentées comme des grands travaux inutiles.

Allemagne

Brésil

Belgique

Le « métro » de Charleroi, station Sart-Culpart branche de Châtelet.

Beaucoup de grands travaux inutiles belges sont en grande partie dus à une politique d’« égalité de traitement » voulue par le passé par les politiques, où lorsqu’il était décidé de construire un équipement en Flandre, il fallait faire de même en Wallonie et inversement.

En Région de Bruxelles-Capitale

  • Le métro de Bruxelles : plusieurs stations n’ont partiellement ou entièrement jamais été mises en service[1].
    • La station Sainctelette : entre les stations Ribaucourt et Yser, la station Sainctelette n’a jamais été mise en service.
    • Le niveau – 3 de la station Louise : ce niveau devait accueillir la circulation du métro sous l’avenue Louise. Cette ligne n’ayant jamais vu le jour, le niveau – 3 de la station Louise n’a jamais été mis en service.
    • L’abri anti-atomique de la station Porte de Namur n’a jamais été utilisé.
    • Plusieurs quais de la station Albert n’ont jamais été utilisé. Ils furent construits en prévision d’un prolongement de la ligne de pré-métro Nord-Sud vers Uccle.
    • Le niveau – 2 de la station Saint-Guidon à Anderlecht, devait accueillir une ligne venant directement de la gare du Midi, mais qui ne verra jamais le jour.
  • L’Hôpital d’Etterbeek fut construit en 1982, et ne fonctionna que quelques mois. Sa fermeture précoce est due à sa fusion avec l’hôpital d’Ixelles[2].
  • Les gares Simonis et Pannehuis : gares ferroviaires situées respectivement à Koekelberg et Jette, le long d’une ligne de métro. Les accès vers les quais à peine construits, ils furent fermés dès 1984. Pour des raisons d’économies, la SNCB décida de fermer la ligne voyageur desservant les deux gares[3].
  • Le World Trade Center : trois tours de bureaux, dans le quartier Nord. Au départ, huit tours étaient prévues, à l’emplacement d’un quartier populaire. Les tours devaient être posées sur des socles, lesquels seraient reliés par des passerelles piétonnes, distinctes de la circulation automobile. Seules trois tours virent le jour, et la circulation piétonne ne s’effectue pas sur les socles. La construction du quartier se poursuivit cependant, avec la construction des tours Belgacom et North Galaxy[4].
Le démantèlement de la cité administrative de l’État vu du côté de la rue Royale
  • La Cité administrative de l’Etat est un gigantesque complexe de bureaux, construit par l’État entre 1958 et 1983 dans le but d’y regrouper les administrations. La Cité est désaffectée depuis 2000, et a été vendue à un promoteur en 2003. Depuis lors, seule la tour des Finances a été rénovée et est à nouveau occupée. Le reste de la Cité est dans un état d’abandon, dans l’attente de la concrétisation du projet « Belair ».
  • Le Heron Plaza à Ixelles était un projet immobilier situé le long de l’avenue de la Toison d’Or de 10 000 m2. Ce projet ne vit jamais le jour, et depuis la destructions des habitations en 1999 il ne subsiste qu’un grand terrain vague[5].

En province d’Anvers

  • Le Smeerpijp : un double tuyau de 107 km, longeant le canal Albert entre Genk (Limbourg et Anvers. Construit à la fin des années 60, il devait acheminer les eaux polluées des usines chimiques du Limbourg vers une station d’épuration dans le port d’Anvers. Il ne fut jamais mis en service[6].
  • Un tunnel routier à Anvers, entre la Fr. Rooseveltplaats et la Teniersplaats. Ce tunnel ne fut jamais utilisé, car il n’était pas suffisamment haut pour accueillir poids lourds et autobus.
  • Le prémétro d’Anvers : outre les huit kilomètres de tunnel utilisés par le prémétro, il existe cinq kilomètres inutilisés.
  • Le canal Escaut – canal Albert. Afin de soulager les derniers kilomètres du canal Albert à Anvers, un projet de canal contournant l’agglomération par le Nord a vu le jour. Trois aménagements sont visibles :
    • À Sint-Job-in-’t-Goor, un tronçon du canal a été creusé, sous l’autoroute E19 – A1.
    • À Massenhoven, l’entrée du nouveau canal a été aménagée. En outre, l’autoroute E34 forme un pont prêt à enjamber le prolongement du canal.
    • À Zandvliet, au Nord du port d’Anvers, le canal de l’Escaut au Rhin forme un coude pour accueillir l’extrémité du nouveau canal.

Ce canal ne fut pourtant jamais construit.

  • La berme centrale de l’autoroute E19 - A1, entre Machelen et Kontich. Large d’environ 40 mètres, ce terre-plein devait accueillir l'autoroute express sans échangeurs d'accès Bruxelles – Anvers. Celle-ci ne verra jamais le jour. Dans le cadre du projet Diabolo visant à désenclaver l’aéroport de Bruxelles, une voie ferrée est finalement construite sur la berme, mais uniquement entre Machelen et Malines.

En province du Brabant flamand

  • L’échangeur de Machelen : l’échangeur autoroutier entre le Ring de Bruxelles (R0) et l’autoroute Bruxelles-Anvers (E19 – A1), construit en 1976. Une partie de cet échangeur n’a jamais été mis en service : l’autoroute E19 devait se prolonger vers Bruxelles via le site de Schaerbeek-Formation[7].
  • La berme centrale de l’autoroute E19 - A1 : voir section « En province d’Anvers ».

En province de Brabant wallon

  • L’échangeur de Haut-Ittre a été conçu en trèfle à quatre branches. Seules trois d’entre elles accueillent actuellement une autoroute : le R0 vers l’Est, et la E19 vers le Nord et vers le Sud. Vers l’Ouest, l’autoroute Haut-IttreQuenast devait voir le jour, pour relier le ring de Bruxelles (R0) à l’autoroute E429 vers Lille. La branche Ouest de l’échangeur abouti simplement sur la N28.

En province de Flandre occidentale

  • La fin de l’autoroute A19 à Sint-Jan (Ypres) : un pont autoroutier surplombe la N38. Il était prévu de prolonger la A19 jusque Furnes, mais le projet fut abandonné.
Pont autoroutier inutiles à Varsenare, qui enjambe la voie ferrée Bruges - Ostende.
  • Le canal Ypres - Comines-Warneton : un canal a été creusé en vue de relier la ville d’Ypres à la Lys. Les travaux commencèrent en 1864, mais ne furent jamais terminé. Le canal ne va pas plus au Sud que Hollebeke.
  • Le pont de la N36 sur la Lys à Harelbeke était prévu pour accueillir une route de 2x2 voies de circulation. Finalement, la route n’occupe que la moitié de cette largeur.
  • Le ring (R8) de Courtrai est inachevé.
    • Au Nord de la ville, entre la Izegemsestraat et la Kortrijksestraat, le terre-plein central fut terrassé afin d’accueillir la route R8 à 2x2 bandes de circulation, qui aurait du enjamber (par des ponts) les quatre routes traversées.
    • Un aménagement similaire a été effectué 500 mètres plus à l’Est, afin cette fois-ci de construire un tunnel passant sous les carrefours avec la Kortrijksesteenweg, la Hippodroomstraat et la Zandbergstraat.
    • Le ring aurait également du être bouclé au Sud, sur un tracé parallèle à l’autoroute E17. Le pont du R8 qui enjambe la N8 est ainsi prévu pour une route à 2x2 voies, mais n’est utilisé que sur la moitié de sa largeur.
  • Le ring (R32) de Roulers : à Wijnendale, au Nord de Roulers, le R32 devait enjamber la route nationale N32. Seules les bretelles d’accès furent construites, et sont désormais utilisées comme bandes de circulation à part entière du R32. Le pont qui devait être construit entre elles n’a jamais vu le jour.
  • Le parc d’attraction Dadipark à Dadizele. Il s’agissait du plus ancien parc d’attraction de Belgique. Fermé depuis 2002, le parc est désormais à l’abandon[8].

En province de Flandre orientale

  • Le bassin de Doel, dans la partie flandrienne du port d’Anvers. Long de deux kilomètres et demi, il n’a jamais été utilisé en raison de talus en pente.
Pont à Steenhuize-Wijnhuize destiné à surplomber le nouveau tracé de la N42.

En province de Hainaut

  • Le métro de Charleroi : un réseau de métro desservant toute l’agglomération carolorégienne, avec huit antennes et une boucle centrale[9],[10].
    • La boucle centrale fut construite et mise en service progressivement entre 1976 et 1996. Depuis 2009, des travaux sont en cours pour achever la boucle.
    • L’antenne vers Fontaine-l’Évêque fut mise en service progressivement entre 1980 et 1992.
    • L’antenne vers Gilly fut inaugurée en 1992, sans entrer en service. Des travaux sont en cours depuis 2009 pour prolonger et achever la ligne. L’inauguration est prévue pour le 3 décembre 2011.
    • Les antennes vers Gosselies et Ransart : des aménagements ont été effectués à la sortie de la station Waterloo., à savoir la sortie du tunnel vers le Nord, ainsi qu’un terre-plein au centre de l’autoroute A54, qui se prolonge au centre de la rue de Lodelinsart. La nouvelle antenne vers Gosselies, dont l’exploitation devrait démarrer en 2013, ne passera pas par ce tronçon, mais plutôt par la chaussée de Bruxelles (N5).
    • L’antenne vers Châtelet fut partiellement construite, et jamais exploitée. Quatre stations ont été entièrement construite, et deux autres sont à l’état de gros œuvre.
    • Les antennes vers Mont-sur-Marchienne, Couillet et Courcelles n’ont jamais vu le jour.
  • L’Hôpital ‘le Rayon de Soleil’ à Montigny-le-Tilleul : un vaste hôpital de 35 000 m2, voisin de l’hôpital André Vésale. Il est désaffecté depuis 26 ans, et est au centre d’une affaire de détournement d’argent[11].
Pont routier à quatre bandes à Strépy-Bracquegnies.
  • Un pont à Strépy-Bracquegnies : à 200 mètres de l’ascenseur à bateaux de Strépy, un pont surplombe la N552. (rue de la Croix du Maïeur). Une nouvelle route devait contourner par le Nord le village de Thieu, mais ne vit jamais le jour.
  • Le ring (R5) de Mons à Havré. L’autoroute devait enjamber la N538 et poursuivre jusque Nouvelles, afin de boucler le contournement de la ville de Mons. Entre les bretelles d’accès de la sortie de Havré, le bitume de l’autoroute a été coulé sur plusieurs mètres, mais le pont et le prolongement de l’autoroute n’ont jamais vu le jour.
  • Le pont des Douces Arcades à Ecaussinnes-Lalaing est un pont construit entre 1914 et 1916 pour le passage d’un tram à vapeur entre Soignies et Nivelles. Aucun tram ne passa jamais sur ce pont ; le projet ayant été abandonné après la guerre.
  • Le lavoir à charbon de Péronnes-lez-Binche fut construit en 1954, et ne fut opérationnel que durant quinze ans. En 2005, le chancre a été rénové par la Région wallonne, mais il attend toujours une nouvelle affectation[12].
  • La route nationale 54 devait relier Charleroi à Maubeuge, avec une largeur de 2x2 voies. Seuls deux tronçons furent construits. Le premier part du périphérique R3 de Charleroi et aboutit sur la N59 à Anderlues : la N54 passe à 2x2 voies sous la N59, or seule une bande de circulation est utilisée. Le second tronçon part de la frontière française (N49) et aboutit sur la N40 à Erquelinnes : seules les bretelles d'accès ont été construites ; le pont sous la N40 est inutilisé.

En province de Liège

  • Le métro de Liège : un tunnel sous les quais Saint-Léonard et de la Batte. Construit à la fin des années 70, il devait accueillir une ligne de métro. Celle-ci n’ayant jamais vu le jour, le tunnel fut reconverti en lieu de stockage[13].
  • La tour de la Gileppe : une tour panoramique, située sur le barrage de la Gileppe et construite entre 1981 et 1984. En 1991, elle n’était toujours pas ouverte au public[14].
  • Un rond-point à Hannut : un carrefour giratoire situé le long de la rue de Namur (N80), à Hannut. Terminé en 2009, il doit accueillir le prolongement vers le Sud du contournement de Hannut (R62). Or, le permis pour la construction de ce dernier n’a pas encore été délivré[15].
  • Le canal de l’Ourthe devait relier les bassins de la Meuse et du Rhin, via l’Ourthe et la Moselle. Ce projet était soutenu par Guillaume 1er des Pays-Bas. L’entreprise fut lancée en 1827, et interrompue par l’indépendance de la Belgique en 1830 (le Grand-Duché de Luxembourg restant sous le contrôle des Pays-Bas).
  • L’échangeur de Beaufays : entre les sorties 43 et 44 de l’autoroute E25 – A26, des terrassements ont été effectués en vue de la construction d’un échangeur autoroutier. Il devait accueillir l’autoroute A605, également appelée « liaison Cerexhe-Heuseux – Beaufays », censée relier la E25 et la E42.
  • Une route non utilisée à Tihange. Censée prolongée la N684 vers le Sud et rejoindre la N63 – E46, cette route de quatre kilomètres se termine en cul-de-sac dans le bois de Tihange. Elle est donc parfaitement inutile pour une évacuation du village en cas d’incident dans la centrale nucléaire[16]. En septembre 2011, la ville de Huy annonce sa volonté de terminer les travaux, entamés en 2004[17].

En province de Limbourg

  • Le Smeerpijp : voir section « En province d’Anvers ».
  • Un pont sur le canal Albert, à Ham. Construit dans le prolongement de la sortie 25a de l’autoroute E313, ce pont devait accueillir la N73 BeverloTessenderlo, et remplacer le pont actuel situé 500 mètres plus au sud. La construction de la nouvelle N73 ne vu jamais le jour.
  • Le pont de Godsheide, sur le canal Albert, est le plus grand pont à Haubans de Belgique. Construit en vue d’accueillir une nouvelle voie rapide entre Hasselt et Genk, il n’a jamais servi qu’à la circulation locale.
  • Un double pont à Saint-Trond, sur la N722. La N718 devait contourner Saint-Trond par l’Est et le Nord. Cette route, qui relie les N759, N80 et N722, devait se prolonger jusque la N716. Il n’en fut rien, et seul un des deux ponts enjambant la N722 est actuellement utilisé.

En province de Luxembourg

  • Le château de Mirwart : un château classé datant du XVIIIe siècle. En 1979, des travaux furent entrepris pour le transformer en école d’hôtellerie, mais ce projet n’a pas abouti. Des projets pour en faire une résidence de luxe, puis un hôtel de luxe se sont succédé, sans succès[18].
  • Le tunnel-canal de Bernistap, près d’Houffalize. Ce tunnel-canal s’inscrivait dans le cadre du projet de canal Meuse et Moselle : il devait relier l’Ourthe (en Belgique) à la Moselle (au Grand-Duché de Luxembourg). Les travaux, entamés en 1828, seront interrompus dès 1830 par l’indépendance de la Belgique.
  • L’échangeur d’Autelbas : le long de la E411 – A4, entre Arlon et la frontière luxembourgeoise, deux têtes de pont ont été aménagées en vue d’accueillir un échangeur autoroutier. Celui-ci devait connecter la E411 avec la A28 (autoroute vers Longwy). En outre, des terrassements ont été effectués sur environ 800 mètres vers le Sud. Seuls trois kilomètres de cette nouvelle autoroute ont été construit, à Athus. La liaison avec Arlon et la E411 se fait via la N81.

En province de Namur

  • Le centre récréatif des Dolimarts à Vresse-sur-Semois : centre de vacance construit à la fin des années 60, et exploités jusqu’en 2000. L’état fédéral rachète les lieux afin d’y créer un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. Ce projet ne se concrétisera pas, et l’état finira par vendre les lieux, abandonnés et fortement dégradés[19].

Canada

Corée du Nord

L’hôtel Ryugyong en 2007.
  • L’hôtel Ryugyong à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. Avec ses 329 mètres, cet hôtel était destiné à devenir l’un des plus hauts bâtiments du monde. Mais par manque de fonds, le chantier fut abandonné alors que le gros-œuvre de l’hôtel était terminé. Plusieurs années se sont écoulées entre l’arrêt de la construction et la reprise des travaux pour un achèvement prévu en 2012.

Égypte

  • L’ancien barrage d’Assouan inauguré en 1908 et épaissi en 1912 et 1913, est toujours un barrage en activité sur le Nil. Ce barrage long de 2 500 m était destiné à protéger les régions en aval des inondations, et améliorer l’irrigation. Il devait aussi fournir de l’électricité. Mais le lac fut bientôt envahi de plantes aquatiques. De plus, il apparut que le lac retient les boues fertiles, ce qui rend stériles les terrains à fertiliser. Il a perdu totalement son intérêt lorsqu’il a été doublé par le Haut barrage d’Assouan long de 3 600 m situé à 6 km en amont et inauguré en 1970 et qui, tout en protégeant la vallées des crues n’en a pas moins renforcé les effets écologiques sus-cités.

France

  • Le projet du SK 6000 de l’Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, transport automatique léger. La ligne fut achevée et le matériel acheté mais des problèmes de fiabilité récurrents conduisirent à l’abandon du projet en 1999 après l’engagement d’un milliard de francs. Une partie de l’infrastructure a cependant été réutilisée pour la ligne du CDGVAL.
  • le SK de Noisy-le-Grand devait relier la gare RER à une école de Police jamais construite à quelques centaines de mètres de là.
  • Le projet de Grand Abattoir de La Villette à Paris (la structure en béton longtemps vide a cependant servi pour la construction de la Cité des sciences).
  • L’Aérotrain, victime de la crise pétrolière
  • La centrale nucléaire de Brennilis : réacteur nucléaire expérimental, modéré à l’eau lourde et refroidi au gaz carbonique (filière HWGCR) est mis en service en 1967. Il produira de l’électricité pendant 12 ans seulement car en 1971 le gouvernement décide que sa technologie, d’origine américaine, doit être abandonnée. De plus, en 1975, des attentats revendiqués par le FLB-ARB endommagent la prise d’eau d’une turbine mais échouent dans la tentative d’abattre la cheminée de ventilation de l’enceinte dite étanche. En 1979, c’est le tour de deux pylônes électriques, compromettant l’évacuation de l’énergie produite. La centrale doit s’arrêter après ces deux types d’attentats, sans dommage. Elle se trouve maintenant au cœur du parc naturel régional d’Armorique.
  • Le parc Barbieux, situé à Roubaix, doit son origine à un ambitieux projet des années 1840, consistant à creuser un canal à partir de Roubaix pour relier la ville à la Marque. Différentes difficultés techniques liées à la topographie conduisent à son abandon. En 1859, Henri-Léon Lisot imagine de remplacer les terrains laissés par les débuts du chantier du canal par un parc urbain. Ce dernier en garde aujourd’hui un caractère très vallonné.
  • La ligne de Saint-Maurice-sur-Moselle à Wesserling, comportant un tunnel de 8 287 mètres sous le col de Bussang, jamais achevée[20].

Pays-Bas

  • Le polder du Markermeer dont le chantier est interrompu et qui est à l’origine d’un bouleversement écologique près d’Amsterdam. La digue devant permettre l’assèchement du polder est bien en place et relie les villes d’Enkhuizen et de Lelystad mais retiennent dans le Markerwaard une grande quantité d’eau saumâtre, stagnante et polluée.
  • Un petit GTI est le tramway jamais utilisé entre la gare centrale d’Amsterdam et la place de Haarlem. En 1985, la rue du Haarlemmer Houttuinen avait été équipée de rails mais les caténaires n’ont jamais été installés.
  • À Katwijk avait été commencé en 1996 une ligne de tramway dans la rue de la Mer par l’entreprise RijnGouweLijn. Un mois plus tard, la construction a été interrompue et les rails démontés car probablement la ligne devait plutôt passer par le nouveau quartier de Zanderij.

République démocratique du Congo

Références

  1. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Les trous du métro bruxellois (1991)
  2. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – L’hôpital d’Etterbeek (1991)
  3. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – La gare de Simonis (1986)
  4. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le quartier Nord de Bruxelles (1991)
  5. RTBF.be : Le Journal des Travaux inutiles version 2011 – Heron Plaza
  6. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le Smeerpijp (1991)
  7. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – La fin de l’autoroute Anvers-Bruxelles (1986)
  8. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles version 2011 – Le parc fantôme à Dadizele
  9. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le métro de Charleroi (2011)
  10. Wikipédia : Métro léger de Charleroi
  11. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le Rayon de Soleil à Montigny-le-Tilleul (2011)
  12. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles version 2011 – Le lavoir à charbon de Péronnes-lez-Binche
  13. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le métro de Liège (1986)
  14. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – La tour de La Gileppe (1991)
  15. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Un rond-point au milieu des champs à Hannut (2011)
  16. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles version 2011 – Accès interdit à une route d’évacuation de Tihange !
  17. RTBF.be Info : Huy : bientôt la reprise du chantier de la liaison Tihange - Tinlot ?
  18. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le château de Mirwart (2011)
  19. RTBF.be : Le Journal des Travaux Inutiles – Le centre récréatif des Dolimarts (2011)
  20. http://histoiredurail.free.fr/Tunnel%20bussang/Sommaire-Bussang.html

Voir aussi


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