Grand Noumea


Grand Noumea

Grand Nouméa

Image satellite du Grand Nouméa

Le Grand Nouméa est le nom donné à l'agglomération et à l'aire urbaine du chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa. Il comprend les communes de Nouméa, Mont-Dore et Dumbéa, sur lesquelles s'étend le tissu urbain continue et donc le pôle urbain du Grand Nouméa, ainsi que celle plus rurale de Païta. Il est situé sur la côte sud-ouest de la Grande Terre, en Province Sud.

Sommaire

Démographie et étalement urbain

Au recensement de 2004, les quatre communes du Grand Nouméa totalisaient 146 245 habitants, soit près de 90 % de la population de la Province Sud et environ les 2/3 de celle de la Nouvelle-Calédonie[1]. Alors qu'elle ne comptait encore qu'à peine 25 000 habitants à la fin des années 1950 (25 204 en 1956), elle a connu une croissance particulièrement importante et soutenue dans la seconde moitié du XXe siècle. Sa croissance annuelle moyenne était ainsi encore de 3,1 % entre 1989 et 1996 et de 2,9 % entre 1996 et 2004. Néanmoins, elles couvrent également une superficie plutôt vaste, soit 1 643 km2 et une densité moyenne relativement faible pour une aire urbaine de 89 hab/km2.

Répartition de la population

La population des quatre communes se répartit ainsi[2],[3] :

  • Nouméa : 91 386 habitants sur 45,7 km2, soit une densité de 1 999,7 hab/km2 et 62,5 % de la population de l'agglomération sur à peine 3 % de son territoire. Son poids dans l'aire urbaine n'a pourtant cessé de décliner au profit des communes de banlieue : alors qu'elle représentait encore 88,2 % des habitants du Grand Nouméa en 1956, elle n'en constituait déjà plus que 75,4 % en 1976, 66,7 % en 1989, 64,2 % en 1996 et 62,5 % en 2004. Sa croissance annuelle moyenne était de 2,45 % de 1989 à 1996 et de 2,5 % de 1996 à 2004. La continuité du bâti[4] s'étend sur 37,15 km2, soit plus de 80 % de son territoire, et alors qu'il ne s'étendait en 1978 que sur 24 km²[5].
  • Mont-Dore : 24 195 habitants (16,55 % du Grand Nouméa) sur 643 km2, soit une densité de 37,6 hab/km2. Sa croissance annuelle moyenne, encore forte entre 1989 et 1996 (3,85 %), s'est relativement tassée entre 1996 et 2004 (2,1 %). Mais les banlieues disposant d'un bâti continu avec Nouméa ne couvrent que le nord-ouest de la commune, soit les quartiers de Yahoué, Pont-des-Français, Conception, Robinson, Boulari et Saint-Michel, comprenant 12 919 habitants en 2004 (soit 53,4 % de la population de la commune) sur environ 19 km2 (et donc 3 % de la superficie totale du Mont-Dore et une densité de 680 hab/km2). Il s'agit des zones périurbaines les plus anciennement insérées dans l'agglomération nouméenne.
  • Dumbéa : 18 602 habitants (12,7 % du Grand Nouméa) sur 254,6 km2, soit une densité de 73,1 hab/km2. Il s'agit de la commune qui a connue la plus forte croissance dans les années 1960 (avec une croissance annuelle moyenne de 30,3 % entre 1963 et 1969, Dumbéa ne comptait encore que 463 habitants en 1963 ce qui en faisait la 4e commune la moins peuplée du Territoire), 1970 (31,6 % annuellement entre 1969 et 1976 puis 4,6 % entre 1976 et 1983) et 1980 (13,6 % en moyenne par an entre 1983 et 1986). Cette évolution s'est en partie atténuée tandis que la dynamique d'expansion urbaine se déplace désormais au-delà des limites de Dumbéa, vers Païta (5,45 % entre 1989 et 1996 puis 4,2 % entre 1996 et 2004). Le tissu urbain s'étend essentiellement dans le sud de la commune, dans les quartiers de Cœur de Ville - Dumbéa-sur-mer, Koutio et Auteuil, pour 13 034 résidents en 2004 sur environ 7 km2, à savoir 70,1 % des habitants de Dumbéa sur 2,7 % de son territoire (et une densité de quelques 1 860 hab/km2). Il s'agit donc, en dehors de Nouméa, de la municipalité la plus urbaine de Nouvelle-Calédonie.
  • Païta : 12 062 habitants (8,25 % du Grand Nouméa) sur 699,7 km2, soit une densité de 17,24 hab/km2. Dernière commune du Grand Nouméa touchée par l'expansion urbaine, notamment du fait du phénomène de rurbanisation, elle est, depuis la fin des années 1990, la commune la plus dynamique démographiquement : sa croissance annuelle moyenne fut ainsi de 6,7 % entre 1996 et 2004. L'étalement du bâti s'est surtout fait sous la forme de lotissements d'habitats individuels se développant en « doigt de gant » le long de la voie express n°2 (ou Savespress), avec les logements sociaux de Julisa ou les résidences pavillonnaires de Savannah, Val Boisé, Beauvallon et Naïa. Elle reste toutefois particulièrement rurale, avec toujours 193 agriculteurs enregistrés auprès de la Chambre d'agriculture en 2007, et bien que ce chiffre soit légèrement en baisse (ils étaient 223 en 2001). De plus, le bâti n'est pas encore totalement continu avec celui des quartiers de Koutio et Cœur de Ville.

Le pôle urbain du Grand Nouméa ne s'étend donc que sur la commune de Nouméa et une partie du Mont-Dore et de Dumbéa, soit 117 339 habitants sur 63,15 km2 de bâti continu et une densité d'environ 1 858 hab/km2. L'unité urbaine de Nouméa, au sens de l'INSEE, englobe quant-à-elle ces trois communes, soit 134 183 habitants en 2004. Le Grand Nouméa se confond plutôt avec la notion statistique d'aire urbaine.

Emploi et mouvements pendulaires

La ville-centre (Nouméa) reste, et de loin, le pôle économique de l'agglomération, avec plus de 90% des nouvelles offres d’emploi qui y sont concentrées. Ainsi, sur 31 628 entreprises enregistrées au RIDET[6] pour le Grand Nouméa en 2008, 73,6 % sont encore concentrées dans la commune de Nouméa (74,5 % en 2004), alors que n'y résidait en 2004 que 64,2 % de la population active de l'agglomération (et 65 % des actifs occupés de l'aire urbaine). Par conséquent, Nouméa héberge un volume d’emplois supérieur à son volume d’actifs occupés résidents (son ratio emplois/actifs occupés était de 1,26 en 2002), reléguant les communes périphériques au rôle de réserve de main d'œuvre (ce même ratio était ainsi de 0,41 au Mont-Dore et surtout de 0,35 à Dumbéa, Païta s'en sortant mieux avec une moyenne de 7 emplois pour 10 actifs occupés grâce à la présence de l'Aéroport international de La Tontouta ou du maintien d'une forte activité agricole).

Néanmoins, ce déséquilibre a tendance à se réduire légèrement avec de plus en plus d'établissements créés en banlieue : de 2004 à 2008, le parc d'entreprises a ainsi augmenté de 36,5 % à Nouméa, de 36,8 % au Mont-Dore, de 45,5 % à Dumbéa et surtout de 53,9 % à Païta. De nombreux projets actuellement en cours d'élaboration visent de plus à empêcher la transformation des périphéries nouméennes en communes « dortoirs » : l'usine de Goro à l'extrémité sud du Mont-Dore, la construction du médipôle de Koutio ou l'agrandissement de l'Aéroport international à Païta, entre autres.

Quoi qu'il en soit, la concentration du bassin d'emploi à Nouméa explique les importants mouvements pendulaires quotidiens, entraînant l'engorgement des principales voies de communication convergeant vers le centre-ville (la VDO vers Koutio et Païta, la RT 1 vers Dumbéa nord et la VDE ou la RP 1 vers le Mont-Dore) aux heures de pointe (entre 7 h et 8 h le matin et entre 17 h et 18 h le soir). Ainsi, s'il ne faut en heure creuse que 5 minutes et 50 secondes pour parcourir les 7 kilomètres de VDO qui séparent Koutio au quai Jules Ferry (en bordure du centre-ville), à une vitesse moyenne de 73 km/h, il faut environ 4 fois plus de temps (22 minutes et 40 secondes) pour effectuer le même parcours en heure de pointe, à une vitesse cette fois-ci réduite à 19 km/h. Le nombre limité de routes à quatre voies (la RP1 et la VDE sont toutes les deux de simples deux voies) et l'absence de réels axes transversaux reliant ces pénétrantes augmente considérablement le phénomène d'étranglement du centre-ville. De même, les transports en commun publics sont inadaptés (avec trois réseaux différents pour l'agglomération : Karuïa pour la commune de Nouméa et géré par la ville, CarSud pour l'agglomération et géré par la Province Sud, et Transco pour le ramassage scolaire géré par un syndicat intercommunal ; de plus, les services finissent tôt, vers 19 heures, et sont largement réduits les week end, tombant à 45-50 % de bus pour Karuïa et jusqu'à 21 % pour CarSud le dimanche), peu fiables (avec de nombreux retards enregistrés sur le réseau CarSud en 2007, avec, sur l'ensemble de la journée, 23 % d'autocars dépassant les 6 minutes au-delà de l'horaire, ce chiffre montant à 38 % en heures de pointe, l'absence de voies réservées et le fait que les bus n'ont pas, contrairement à ce qui est pratiqué en métropole, la priorité aux carrefours les mettant fortement à la merci de la circulation) et relativement chers (le prix du billet unitaire est ainsi, pour CarSud et Karuïa, de 200 Francs CFP, ou environ 1,68 , soit plus que le tarif maximum pratiqué dans une agglomération de plus de 100 000 habitants en métropole, à savoir 1,6  ; de plus, les offres forfaitaires sont souvent peu avantageuses, surtout sur le réseau Karuïa qui n'offre pas, contrairement à CarSud, de carte hebdomadaire, tandis que le prix unitaire du billet pour l'offre mensuelle est le même que pour la carte 10 tickets - Multipass, soit 165 F CFP ou 1,38 ).

Pour y remédier, l'idée d'une voie rapide qui relierait la voie de dégagement ouest à la vallée des Colons en passant par la vallée du Tir et les abords de la route stratégique, a été avancé depuis 2002[7]. Ce projet, baptisé « Tangentielle Est », n'a pas encore été concrétisé aujourd'hui même si plusieurs aménagements réalisés depuis peuvent être considérés comme des prémices à son élaboration, comme le rond-point des deux vallées au carrefour entre la route des deux vallées (reliant déjà la vallée du tir à la vallée des colons) et la route stratégique et la future transformation de ces axes en des 2x2 voies[8].

Également afin de répondre à ce problème de l'engorgement de la Voie de dégagement ouest, des feux de circulation ont été installés sur le rond-point du général Patch (dit du Pacifique) et mis en service depuis le 18 février 2008[9].

Toutefois, le rond-point Berthelot (ou Mageco, ou de Doniambo) reste un problème majeur pour la circulation, les comptages réalisés par les services de la circulation faisant état d'un trafic pouvant monter jusqu'à 2 950 véhicules passant par heure au niveau de ce carrefour giratoire au moment de la sortie des bureaux (16h30 - 18h30) dans le sens Nouméa - extérieur, soit seulement 50 véhicules de moins que le seuil de la paralysie complète estimé à quelques 3 000 véhicules par heures[10]. Pour l'instant, aucun projet concret n'a été engagé pour remédier à cette situation, si ce n'est établir des horaires de fermeture des axes provenant de la Vallée du Tir et des lotissements de la SLN (soit les axes transversaux coupant la voie de dégagement au niveau du rond-point) aux heures de pointe. Néanmoins, de plus en plus de spécialistes de la circulation urbaine ainsi que de dirigeants politiques de la ville ou de la province envisagent l'idée de transformer ce carrefour en un échangeur, en conservant le rond-point pour ceux désirant se répartir dans les quartiers limitrophes mais en y rajoutant un autopont pour les véhicules continuant sur la voie rapide. Il s'agit toutefois d'un projet relativement cher, estimé entre 800 millions et 1 milliards de Francs pacifique (soit entre 6,7 et 8,38 millions d'euros), et qui pose en plus la question de la gestion de la circulation durant les travaux, pour des améliorations à moyen et long terme pour le moins discutables [11]. Surtout, un tel aménagement favoriserait l'utilisation de la voiture et contredirait les recommandations du Plan d'Aménagement et de Développement Durable du Grand Nouméa [1].

Durant les élections municipales de 2008 à Nouméa, l'amélioration de la circulation a été un des thèmes majeures de la campagne, plusieurs des listes candidates proposant le développement de transports en commun en site propre : notamment « Changer, c'est capital(e) » de Sonia Lagarde, arrivée en seconde position, avait proposé la création d'un tramway qui relierait le futur centre urbain de Dumbéa-sur-mer au centre-ville en passant par le futur « médipôle » de Koutio à l'entrée de la ville, sur un trajet de 12 kilomètres et pour un coût estimé à 3 milliards de francs CFP (25,14 millions d'euros)[12].

Intercommunalité

Actuellement, le Grand Nouméa n'a aucune existence officielle réelle, même si les communes qui le composent se sont groupés au sein de plusieurs SIVU et d'un SIVOM, le syndicat intercommunal du Grand Nouméa (SIGN).

Structures existantes

Les structures intercommunales actuelles comprennent 3 SIVU et 1 SIVOM :

  • le SIVU des eaux du Grand Nouméa (EGN) créé en 1988 pour gérer les problèmes d'approvisionnement en eau de l'agglomération et a engagé, à partir de 1998, d'un « Grand Tuyau » de 46 km de long et de 1 m de diamètre acheminant l'eau depuis des stations de pompage par puits de forage sur le cours souterrain du fleuve de la Tontouta, à la limite nord de Païta. Ce « grand tuyau » est installé à partir de 2000 le long de la RT1 et de la Voie express 2[13] et est géré par la Société anonyme des eaux de Tontouta (SADET), filiale de la Calédonienne des eaux et donc également du groupe Suez[14].
  • le SIVU des Transports scolaires (Transco) créé en 1996 en remplacement d'une association, elle aussi appelée Transco, pour assurer le ramassage et le transport des élèves du secondaire sur l'ensemble du Grand Nouméa, soit 10 % de l'offre de réseau d'autobus de l'agglomération. Ce service public est confié par cette nouvelle autorité organisatrice à un groupement de transporteurs, le Groupement d'intérêt économique de Transports en commun d'enfants de Nouvelle-Calédonie (GIE-DETCE)[15].
  • le SIVU pour le Traitement des déchets ménagers (TOM) créé en 2005 pour la gestion et l’exploitation du service public du tri, du transport, du traitement et de la valorisation des déchets ménagers de l’agglomération du Grand Nouméa. Les communes ont transféré à ce syndicat leurs compétences en matière de traitement des déchets ménagers et plus particulièrement en matière de tarification de redevances. Elles restent néanmoins compétentes en matière de collecte des déchets[16]. Il gère également l'Installation de stockage des déchets (ISD) de Gadji, décharge publique de l'agglomération située à Païta doté d'un quai d'apport volontaire et qui a remplacé progressivement à partir de 2005 le centre d'enfouissement technique (CET) de Ducos à Nouméa et du Mont-Dore. L'exploitation de ces derniers, dont l'engorgement (surtout celui de Ducos, qui accueillait 100 000 tonnes de déchets par an, soit 90 % de la production totale de la zone urbaine[17]) avait nécessité la recherche d'un nouveau site d'enfouissement, s'est arrêtée en octobre 2007, mais ils servent toujours de centre de transit et de tri[18],[19]. La Calédonienne de service public (CSP), filiale de Grandjouan Onyx puis de Veolia Propreté, est le délégataire chargé par le SIVU de ces missions de collecte et de stockage des déchets.
  • le Syndicat intercommunal du Grand Nouméa (SIGN), syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM), a finalement été créé le 24 août 2005. Présidé par le maire de Nouméa Jean Lèques, il a pour missions : renforcer l’intercommunalité du Grand Nouméa avec l’étude et le montage d’une structure intercommunale intégrée et financièrement autonome du type « communauté d'agglomération », aménager l’espace communautaire avec une fonction d’observatoire urbain (avec notamment l'élaboration d’un schéma général d’aménagement et de cohérence de l’agglomération SGACA, la mise en place d'une planification spatiale et urbaine à caractère prospectif ou prescriptif, l'étude d’un plan de déplacement de l’agglomération et plus généralement de l’organisation générale et d’équipement du réseau de transports en commun de l’agglomération), assurer l'équilibre social de l’habitat (sur la base d'un programme de l’habitat pour le Grand Nouméa et de l'animation et de la coordination de la résorption de l’habitat insalubre) et piloter le volet intercommunal du contrat d'agglomération[20]. Plus particulièrement, il étudie, gère la mise en place et contrôle les premiers établissements de services publics mis en commun par les quatre municipalités dans le cadre de ce dernier : la création, décidée en mai 2008, d'un centre intercommunal d'incendie et de secours dans le quartier de Normandie au nord-est de Nouméa qui viendrait s'ajouter aux quatre centres déjà existants dans chaque commune[21] ; le déménagement à l'horizon 2009 de la fourrière intercommunale animaux et véhicules de la baie de Tindu, zone semi-résidentielle à l'extrémité ouest de la presqu'île de Ducos, dans de nouveaux locaux, plus vastes et plus modernes, construits sur un terrain de 2,15 ha cédés à la ville de Nouméa par la Province Sud en plein cœur de la zone industrielle de Ducos[22],[23],[24].

Contrats d'agglomération

Depuis 2000, les quatre communes ont signé deux contrats d'agglomération successifs avec l'État et la province Sud pour apporter un financement important aux opérations engagées dans ce cadre.

Contrat 2000 - 2004[25]

Signé le 17 novembre 2000, il constitue une enveloppe de 14,2375 milliards de F CFP (119 310 250 ), dont 5,695 milliards (47 724 100 , soit 40 % du total) fournis par l'État, 6 000 788 000 (50 286 603,44 , soit 42,1 % du total) par les communes et 2 541 712 000 (21 299 546,56 , soit 17,9 % du total) par la Province Sud. Ces fonds sont destinés à 48,3 % pour Nouméa, à 21,3 % pour le Mont-Dore, à 16,9 % pour Dumbéa et à 13,5 % pour Païta.

Les objectifs fixés sont :

  • l'aménagement urbain, et plus particulièrement :
  • l'habitat social pour répondre au besoin de 1 250 logements à construire par an selon l’analyse de l’Observatoire Urbain de mai 2000, 2 129 500 000 F CFP (17 845 210 , soit 15 % du total) sont ainsi alloués pour acquérir et viabiliser du foncier, résorber l'habitat insalubre et notamment les squats et pour protéger le patrimoine.
  • les transports en commun afin de moderniser les réseaux existants, jugés obsolètes, peu fiables et couteux, par la définition de lignes et d’horaires fixes, d'une billetterie moderne, d'un matériel roulant respectant la sécurité et d'une tarification accessible aux plus démunis. L'enveloppe totale est fixée à 240 millions de Francs CFP (2 011 200 ), soit seulement 1,7 % du plan, et ces fonds sont uniquement destinés aux communes de la périphérie.
  • l'eau et l'assainissement afin de participer au financement de l'alimentation en eau des nouvelles zones d'habitat et d'activités (en dehors du projet du « Grand Tuyau », financé hors contrat) et de pallier les retards en matière de politique d'assainissement tant pour desservir les quartiers construits (problèmes de santé et de salubrité publique), limiter les pollutions des plages et rivières, que pour viabiliser les zones d'urbanisation future avec la construction de stations d'épurations, la création du SIVU de collecte et de gestion des déchets et l'élaboration d'études d'impact sur l'environnement. 3 349 346 000 F CFP (28 067 519,48 ), soit 23,5 % du plan de financement total, cette enveloppe est surtout destinée à Nouméa (49,9 %) et le Mont-Dore (31,5 %).
  • les aménagements urbains et des espaces publics, afin de rééquilibrer le Grand Nouméa et éviter la constitution de « cités dortoirs », avec la création de véritables centres urbains groupant activités, emplois, équipements de proximité et services, dans les communes périphériques. Il s'agit essentiellement des projets « centre village » (développement, réhabilitation et embellissement du bourg central) à Païta, de la ZAC de Boulari (avec pour but d'en faire le véritable centre-ville de la municipalité) au Mont-Dore, du nouveau centre urbain de Koutio (qui doit accueillir 5 000 logements supplémentaires à côté du lycée du Grand Nouméa) à Dumbéa ou encore de la poursuite de la politique de requalification des espaces publics dans les quartiers populaires de Nouméa (Rivière Salée, Vallée du Tir, Faubourg Blanchot, Centre-ville, liaisons inter-quartiers, entre autres). La dotation pour cet objectif est de 1 230 904 000 F CFP (10 314 975,52 ), soit 8,6 % du total.
  • les équipements de proximité qui vont avec et pour lesquels 1 535 500 000 F CFP (12 867 490 ), et donc 10,8 % du total, sont consacrés, à savoir des infrastructures :
    • sportives (pour 635 millions de Francs pacifique, soit 5 321 300 et 41,35 % de ce volet), visant à multiplier les équipements sportifs de proximité, les plateaux polyvalents attenants aux établissements scolaires, l'éclairage des terrains et la restructuration de l'existant notamment pour le mettre aux normes de sécurité actuelles,
    • socioéducatives, sanitaires et sociales (pour 416 millions de Francs pacifique, soit 3 486 080 et 27,1 % de ce volet, l'essentiel de cette enveloppe est alors destiné à Nouméa), par la construction de maisons de quartier ou faré d'accueil dans les quatre communes, de maisons de musique à Nouméa, de salles de rencontre au Mont-Dore, de lieux couverts pour des réunions de soutiens scolaires ou de la vie associative à Dumbéa et de parcs de loisirs à Païta, ainsi que la participation au chantier de reconstruction de l'Aquarium des lagons de Nouméa,
    • culturelles (pour 484,5 millions de Francs pacifique, soit 4 060 110 et 31,55 % de ce volet) comme la mise en place d'une bibliothèque à Païta et au centre urbain du Mont-Dore, d'une médiathèque à Koutio à Dumbéa, l'extension de celle de Rivière-Salée avec la réalisation d'une logithèque, la rénovation du Théâtre de l'Île, l'acquisition d'une scène mobile et la mise en place d'un bibliobus à Nouméa.
  • les équipements scolaires également nécessaires aux nouvelles zones d'habitat et pour répondre aux besoins nés de l'expansion urbaine (estimés à 24 classes pour Nouméa, 20 classes élémentaires, 18 maternelles et 3 cantines à Dumbéa, 21 classes élémentaires, 21 maternelles et 4 cantines au Mont-Dore et 24 classes élémentaires, 9 maternelles et 4 cantines à Païta). Le plan de financement prévoit à cet effet 1 721 750 000 F CFP (14 428 265 ), soit 12,1 % du total. Les dépenses sont alors plafonnées à 17,5 millions de Francs pacifique (146 650 ) par classe élémentaire et par cantine, et à 20 millions de Francs (167 600 ) par classe maternelle.
  • le développement social, avec :
  • le développement d'outils d'insertion sociale et professionnelle de proximité pour les jeunes (par le biais d'un réseau associant l'Agence pour l'Emploi APE et la Mission insertion jeune MIJ, de régies de quartiers sur toutes les communes, de chantiers d'insertion, de bilans de compétences, de formations diverses et de l'alphabétisation) avec la mise en place d’un observatoire emploi-insertion pour suivre l'efficacité des mesures mises en œuvre. L'enveloppe prévue dans ce domaine est de 783,8 millions de Francs CFP (6 568 244 ), soit 5,5 % du total défini par le contrat, et plus des deux tiers est destiné à Nouméa seulement.
  • la prévention de la délinquance, par le biais d'un dispositif de concertation avec les institutions et l'élaboration d'un contrat local de sécurité, pour un budget de 208 millions de Francs pacifiques (1 743 040 ) et seulement 1,5 % du total du contrat. 93,75 % de ces allocations sont destinées à Nouméa.
  • la lutte contre l'échec scolaire, avec un dispositif de soutien et d'accompagnement des élèves en difficultés et l'élaboration d'un projet éducatif commun aux quatre communes sur la base du concept du « contrat éducatif local ». 495,7 millions de Francs CFP (4 153 966 ) sont prévus à cet effet, ce qui représente 3,5 % de la totalité du contrat.
  • des animations culturelles, consistant à faire fonctionner des ateliers de pratiques culturelles (lecture, théâtre, cirque, arts plastiques, musique,...), le café-musique Le Mou’v sur Nouméa mais aussi la Maison du Temps Libre de Dumbéa et les futures salles culturelle du Mont Dore et Païta, et à mettre sur pied une politique tarifaire et des facilités de communication adaptées. Pour ce faire, le montant de 376,5 millions de Francs CFP (3 155 070 ) a été établi, soit 2,6 % du montant global alloué.
  • des animations sportives, pour 207 millions de F CFP (1 734 660 , 1,5 % du total), et socioéducatives, pour 386,5 millions (3 238 870 , 2,7 % du total).
  • des actions sanitaires et sociales en faveur des plus démunis et des familles en difficulté par la prévention et par la prise en compte conjointe d'aides en faveur de la petite enfance, des personnes âgées, des personnes à la rue, en concertation avec la Province Sud (concernant les conditions d'accès au logement ou les réflexions en matière de tarification et de quotient familial). L'enveloppe est fixée à 559 millions de Francs pacifiques (4 684 420 ), ce qui correspond à 3,9 % du montant total.

Le reste du plan sert à financer les équipes opérationnelles (800 millions de Francs CFP, soit 6,704 millions d'euros et 5,6 % du total), les besoins de formation et le centre de ressources (76 millions, soit 636 880 et 0,5 % du total) et les études et évaluation nécessaires à la réalisation des objectifs (138 millions, soit 1 156 440 et 1 % du total).

Contrat 2006 - 2010[26]

Signé le 4 mars 2006, il constitue une enveloppe de 17.085.345.790 F CFP (143 175 197,72 ), dont 38,4 % fournis par l'État, 43,1 % par les communes et 18,5 % par la Province Sud. Ces fonds sont estimés à 48,3 % pour Nouméa, à 21,3 % pour le Mont-Dore, à 16,9 % pour Dumbéa et à 13,5 % pour Païta.

Il se décline en quatre axes majeurs :

  • l'accompagnement de l’habitat social nouveau et la réhabilitation de l’habitat insalubre (RHI), pour un montant de 5,714 milliards de F CFP (47 883 320 ), soit un tiers (33,4 %) du financement total, pris en charge à hauteur de 45 % par l’État, de 24 % par les communes et de 31 % par la province Sud.
  • la poursuite de l’aménagement des zones d’habitat existantes, pour un montant de 6,301 milliards de F CFP (52 802 380 ), soit près de 2/5e (36,9 %) du financement total, pris en charge à hauteur de 36 % par l’État, de 52 % par les communes et de 12 % par la province Sud.
  • le développement social urbain, pour un montant de 4,254 milliards de F CFP (35 648 520 ), soit environ un quart (24,9 %) du financement total, pris en charge à hauteur de 32 % par l’Etat, 56 % par les Communes et de 12 % par la province Sud. L’action sociale urbaine se traduit par la mise en place de programmes structurés dans divers domaines :
  • l'animation des quartiers avec notamment le programme « Sport Action », des animations socioéducatives avec les centres de vacances et de loisirs ou encore le programme des cultures urbaines.
  • la prévention et l’insertion des jeunes par l'insertion sociale et professionnelle ainsi que par la musique avec l’appui des maisons de musique et du café musiques Le Mou’v ou la prévention de la délinquance.
  • l'accompagnement des personnes, notamment scolaire ou pour le relogement des familles issues des sites insalubres, ainsi que familiale avec la mise en place d'un réseau d'assistantes maternelles.
  • le volet intercommunal, mis en place par le SIGN, pour un montant de 816 millions de F CFP (6 838 080 ), soit 4,8 % du financement total, pris en charge à hauteur de 45 % par l’Etat, 40 % par les communes et 15 % par la province Sud.

Références

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  2. [xls] Tableau de la population par sexe, par quartier et par commune du Grand Nouméa, recensement officiel de 2004, ISEE
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  5. [pdf] Résultats de l'Atelier 8 : Organisation spatiale - occupation du sol, ruralité et urbanisation, de l'étude « Nouvelle-Calédonie 2025 » au sein du Schéma d'Aménagement et de Développement de la Population
  6. Répertoire d'identification des entreprises et des établissements.
  7. H. Lepot, « Nouméa modifie son plan d’urbanisme directeur », Nouvelles Calédoniennes, 03/05/2002
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  12. « Un tramway Nouméa-Dumbéa ? », Les Nouvelles Calédoniennes, 13/02/2008
  13. « Repères et chiffres concernant l'évolution de la ville de Nouméa »
  14. T. Mirthil, « Économie : Le tuyau du Grand Nouméa épinglé par la Chambre territoriale des comptes », RFO Nouvelle-Calédonie, 03/06/2008
  15. [pdf] Examen de la gestion du SIVU Transco, exercice 1997, Cour des Comptes, 16/06/1999
  16. [pdf] Note explicative de synthèse de la ville de Nouméa sur la fixation des tarifs de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères pour le 2ème semestre 2005
  17. [pdf] Rapport de la Nouvelle-Calédonie sur le développement infrastructurel, Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique, 24/03/2006
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  19. [pdf] Note explicative de synthèse de la ville de Nouméa sur la création du syndicat de communes pour le traitement des déchets ménagers de l'agglomération du Grand Nouméa, 2005
  20. Dossier présentant le SIGN sur le site de la ville de Nouméa
  21. [pdf] J. ELIZALDE, « Quatre nouveaux projets pour le Contrat d’agglomération », Les Nouvelles Calédoniennes, 02/05/2008
  22. M. MARTIN, « Bientôt une nouvelle fourrière », Les Nouvelles Calédoniennes, 24/06/2008
  23. « La nouvelle fourrière en chiffres », Les Nouvelles Calédoniennes, 24/06/2008
  24. C. LÉHÉ, « En attendant la fourrière », Les Nouvelles Calédoniennes, 10/07/2008
  25. [pdf] Contrat d'agglomération du Grand Nouméa, 2000-2004
  26. Le contrat d'agglomération 2006-2010, site de la ville de Nouméa

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