Gladiator (film, 2000)


Gladiator (film, 2000)
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Gladiator

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Titre québécois Gladiateur
Titre original Gladiator
Réalisation Ridley Scott
Scénario David Franzoni
John Logan
William Nicholson
Acteurs principaux Russell Crowe
Joaquin Phoenix
Connie Nielsen
Richard Harris
Sociétés de production Dreamworks Pictures
Universal Pictures
Scott Free Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Péplum
Aventure
Drame
Sortie 2000
Durée 155 min
171 min (version longue)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Gladiator (Gladiateur au Québec) est un film d'aventures américano-britannique de Ridley Scott, sorti en 2000.

Outre le fait qu'il fut un succès commercial, rapportant plus de 450 millions de dollars pour un budget initial de 103 millions de dollars, le film a remporté cinq Oscars lors de la 73e cérémonie des Oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur acteur pour Russell Crowe.

Gladiator revisite le genre du péplum, dont le dernier film majeur était Spartacus, sorti en 1960. Il raconte l'ascension de l'ancien général romain Maximus Decimus (Russell Crowe), laissé pour mort par l'ambitieux empereur Commode (Joaquin Phoenix) et qui conquit la foule par ses talents dans l'arène du Colisée au cours des combats, car il devient gladiateur. Connie Nielsen, Ralf Moeller, Djimon Hounsou, Derek Jacobi et Richard Harris font aussi partie de la distribution, ainsi qu'Oliver Reed, dont ce fut le dernier film.

Le personnage principal du film Maximus Decimus Meridius est inspiré de la vie d'un des plus célèbres généraux de Marc Aurèle : Claudius Pompeianus.

Bien que des scénarios aient été entamés pour l'écriture d'une suite, aucune production n'a encore débuté.

Sommaire

Résumé

Le général Maximus Decimus, ami de l'empereur Marc Aurèle, trahi et assassiné par son ambitieux fils Commode, est capturé et réduit en esclavage, et devient gladiateur. Il va devoir risquer sa vie pour la distraction des Romains, et conquérir la foule du Colisée pour venger sa femme et son fils ainsi que Marc Aurèle de leur assassin.


Maximus Decimus Meridius est un grand général romain ayant conduit les armées de l'empereur Marc Aurèle à de nombreuses victoires. Celui-ci, d'une colline proche, assiste au génie militaire prodigué par son protégé, assisté des sénateurs Gaïus et Falco.

Marc Aurèle, après cette bataille en pays Germanique, qu'il espère, sentant sa fin prochaine, être la dernière dans cette contrée, apprend en privé à Maximus qu'il souhaite lui laisser le pouvoir à sa mort, pour qu'il le transmette au Sénat et que Rome devienne à nouveau une République.

Le préférant à son fils Commode, Marc Aurèle sait pertinemment que ce dernier n'a soif que du titre d'empereur et n'est aucunement animé d'une réelle compassion pour la plèbe, et qu'aucun idéal noble, ni de morale, n'habite cet homme ambitieux et tourmenté. Lorsque Commode l'apprend, de la bouche même de son père, et ceci avant l'annonce officielle, pris d'une folie colérique désespérée, il l'étouffe contre son sein lors d'une ultime accolade, devenant ainsi le nouvel empereur. Bien que la cause officielle du décès de Marc Aurèle soit la vieillesse, Maximus comprend intuitivement qu'il a été assassiné par son fils.

C'est pourquoi, lorsque Commode, dans une certaine urgence de circonstance, lui offre à baiser sa main, et par ce geste de le servir comme il a fidèlement servi son père, Maximus lui oppose un refus sans appel en lui tournant les talons pour s'en retourner dans ses quartiers. L'empereur, furieux de cet affront sans précédent, profondément blessé dans son orgueil, et maladivement jaloux de l'amour que Marc Aurèle portait à Maximus, ordonne alors son exécution, peu avant l'aube, ainsi que celle de sa famille, résidant alors en Espagne.

Escorté loin en forêt par un détachement de prétoriens, Maximus réussit à déjouer ce projet grâce à sa grande valeur militaire et parvient à fuir, sérieusement blessé à l'épaule gauche par un terrible coup d'épée d'un dernier soldat à cheval, qu'il tua dans le même mouvement. Parvenu sur ses terres, au terme d'un périple à bride abattue depuis la Germanie, extrêmement affaibli par une perte de sang importante, il voit les corps de sa femme et de son fils de huit ans, qu'il avait vus pour la dernière fois deux années auparavant, calcinés et crucifiés devant la maison familiale.

Trouvé là par des marchands d'esclaves, gisant dans un sommeil proche de la mort auprès des tombes de sa femme et de son fils, il est emporté, soigné et rétabli, puis acheminé jusqu'aux provinces romaines orientales, il est vendu à un riche propriétaire et négociant local, un "laniste" (du latin "lanista"), Proximo. Maximus, dont la nouvelle vocation est de combattre dans l'arène, en tant que gladiateur, trouve là un début d'exutoire à sa brutale déposition, et à la perte de tout ce qui avait donné un sens à sa vie.

Bien qu'il ne fasse aucun doute qu'il possède une maîtrise hors du commun des armes et de l'art de tuer vite et bien, il n'en reste pas moins que Proximo attend beaucoup plus de celui que l'on nomme désormais « l'Espagnol », pseudonyme scandé par une foule toujours plus avide de sang et de mises à mort spectaculaires, lorsque s'ouvre en grand les portes de l'arène et que paraît l'ancien général en chef des armées de feu Marc Aurèle.

Saisissant tout l'intérêt qu'aurait pour lui de pouvoir combattre aux pied du nouvel empereur, « l'Espagnol », s'attache à s'auréoler suffisamment de faits d'armes tels que sa réputation parvienne bientôt jusqu'en Occident. Proximo, le négociant, homme d'affaires avisé, est aussi un ancien gladiateur à qui l'empereur Marc Aurèle a donné un glaive de bois, le rudius, signe d'affranchissement de l'état d'esclave, en récompense de sa bravoure et de son excellence au combat. Il s'apprête à vivre ce qu'il considère comme une consécration toute personnelle : sa reconnaissance par les plus hautes instances des Jeux du Cirque, en tant que meneur d'hommes aptes à combattre au Colisée.

Dans l'ombre du pouvoir tyrannique et psychotique de Commode, il y a Lucilla, sa sœur, qui fait office de tampon entre son frère et le Sénat, ouvertement opposé au nouvel empereur, dont il ne reconnaît que du bout des lèvres la légitimité. Le sénateur Gracchus est la voix du Sénat, l'homme qui ose demander des comptes, au nom de la Plèbe, au jeune tyran.

Après un combat épique, voulant féliciter personnellement le groupe de gladiateurs sorti victorieux d'une terrible épreuve sur le sable de l'arène, Commode, enthousiaste, demande à l'Espagnol qui il est réellement, qui se cache sous ce masque de métal, ne se doutant pas un seul instant avoir affaire à celui qu'il croit mort depuis longtemps. À contre-cœur, devant l'ordre pressant de l'empereur s'agaçant de la réticence de l'Espagnol à montrer son visage, Maximus s'exécute et décline son identité entière d'homme à qui l'on a tout volé, promettant à Commode une vengeance certaine.

Sachant dorénavant la vie de Maximus en danger, n'écoutant que son cœur de femme toujours secrètement amoureuse de cet homme qui en a choisi une autre, Lucilla organise une rencontre entre le sénateur Gracchus et l'homme à qui l'armée est toujours restée fidèle. De cette rencontre décisive, l'espoir fragile du retour de la République semble pouvoir timidement renaître.

C'est compter sans un tragique incident. Lucius, le petit garçon de Lucilla a été témoin d'une conversation entre sa mère et le sénateur Gracchus, alors qu'ils conspiraient dans les couloirs. Lors d'une anodine entrevue entre Commode et son neveu, ce dernier fit innocemment allusion à la conspiration fomentée par sa mère et le sénateur. Ayant toutes les cartes en mains afin de soigneusement intervenir en amont, Commode fait tomber Maximus, alors sur le point de s'évader, dans un guet-apens. Réalisant trop tard la duperie, son aide de camp Cicéron paiera de sa vie son ultime message d'alerte au danger.

Ne pouvant le faire disparaître en prison, car ce serait prendre le risque insensé d'en faire un martyr, fragilisant grandement alors sa position et sa très contestée légitimité, l'empereur entrevoit la solution ultime afin de se débarrasser définitivement de cet encombrant survivant : organiser un combat face à face dans l'arène. Ce combat devra jouer en la faveur de Commode, il le sait, s'il veut voir rejaillir sur lui la gloire d'avoir vaincu en combat singulier le trop célèbre et adulé Espagnol. Mais il sait également quelles sont ses propres lacunes : face à lui, il devra affronter le courage, la force, les sciences guerrières, et la Foi. La Foi inébranlable de celui qui n'a plus rien à perdre, en plus d'être un très grand guerrier, éminemment respecté par tous, à l'intelligence fine et au courage immense.

Commode, devant Maximus enchaîné, les bras hissés au-dessus de la tête, lui adresse un dernier message de circonstance, le moment ultime de monter dans l'arène du Colisée approchant. Puis, tout près de Maximus, lui signifiant un apparent respect, Commode lui prodigue une accolade, et profite de leurs corps serrés - sachant pertinemment qu'ainsi harnaché Maximus est contraint à l'immobilité - pour sortir une dague fine, qu'il plante dans le flanc gauche de son rival, à la hauteur du cœur, lui arrachant un grognement sourd, vite étouffé par son exceptionnelle maîtrise de lui-même, tandis que Commode lui dépose un baiser sur la joue.

Maximus, blessé à mort, et à qui on a endossé une armure sur ordre de l'empereur, afin de cacher la plaie et le sang, est installé à côté de Commode sur une plate-forme, et hissé progressivement à la lumière du jour, sous les acclamations de la foule en délire qui ne se doute de rien, et attend, avide, le combat des titans qui lui a été promis.

Le combat est inégal, Maximus chancelle, titube, esquive à grande peine les assauts de Commode, ne se battant que d'un seul bras vaillant, subissant les effets de sa fatale blessure. Autour d'eux, la garde prétorienne, immobile, à distance respectable, avec à sa tête Quintus, l'ancien compagnon d'armes de Maximus, celui-là même à qui incomba la triste mission d'arrêter son général sur ordre de l'empereur nouvellement auto-proclamé, et de l'envoyer à la mort ainsi que sa famille. Des coups sont portés durement, de part et d'autre, mais Maximus résiste et prend le dessus, désarme même Commode. Ce dernier réclame une arme, qu'un des gardes s'apprête à lui lancer, quand ordre est donné par Quintus de la rengainer au fourreau.

Commode, en dernier recours, ressort la dague traîtresse, et fond sur Maximus. Ce dernier intercepte le coup, riposte par de terribles coups de poings, assommant presque l'assaillant, et bloque l'empereur par un habile jeu de prise au corps, et lentement, entreprend de ramener la propre main de Commode, qui tient toujours sa dague, solidement enchâssée maintenant dans la main de Maximus, à la gorge même de son propriétaire. Commode ne peut résister longtemps face à cette lame qui s'approche inexorablement de son cou. Maximus épuise là ses dernières ressources, et plonge son regard dans celui de l'empereur, subissant la lente pénétration de sa dague s'enfonçant dans son cou jusqu'à la garde. Commode est mort. Personne ne vient lui faire hommage, Commode a été très détesté pour son orgueil et sa méchanceté.

Maximus s'éloigne un peu, chancelle de nouveau, son regard se vitrifie, des images d'un plausible lieu où sa femme et son fils l'attendent au bout d'un champ de blé, dont il semble caresser les épis à chaque pas lent qui le porte, de moins en moins, sur cette terre du Colisée réduit au silence atterré, l'accompagnent sur le chemin de la mort, celle d'un héros que seul le désir de vengeance, enfin accomplie, a maintenu jusqu'ici en vie. Alors que la vie le quitte, un ultime hommage lui est rendu, à la fois par Gracchus, Lucilla, Quintus et ses camarades gladiateurs, ainsi que par tous les spectateurs de l'arène.

Le sénateur sollicite finalement de l'aide afin que l'on porte dignement le corps de celui qui a rendu possible le retour de la République à Rome, comme le souhaitait Marc Aurèle le Juste.

Quelques jours après le décès de Maximus, son fidèle compagnon gladiateur, Juba, désormais libre, met en terre les statuettes représentant la femme et le fils de Maximus dans le sable du Colisée, dernière demeure de l'homme qui libéra les gladiateurs et qui rendit sa liberté politique au peuple de Rome. Après avoir rendu sa dignité à la famille de Maximus, le néo-citoyen de Rome rend hommage à son défunt ami et lui promet de le revoir dans l'au-delà : « Nous sommes libres maintenant, et nous nous reverrons, mais pas encore. »

Fiche technique

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'Internet Movie Database[1].

Distribution

Les personnages

Russell Crowe (Maximus)

Général hispano-romain admiré par ses hommes, il fut dans les faveurs de Marc-Aurèle, et Lucilla, la fille de l'empereur et sœur de Commode, lui vouait un amour sincère. Il vivait avec sa femme et son fils à Trujillo, en Espagne. Après la dernière bataille contre les Barbares, Marc Aurèle demande à Maximus de devenir le « Protecteur de Rome », et de lui succéder afin de pouvoir rendre le pouvoir au peuple, afin que Rome redevienne une République. Lorsque Commode apprend les intentions de son père, il l'étouffe et devient ainsi son successeur légitime, l'annonce officielle de la volonté de Marc Aurèle n'ayant pas encore été faite. Maximus refuse l'alliance avec Commode, et celui-ci ordonne sa mort, ainsi que celle de sa famille. Ayant échappé de justesse à son exécution, il décide de venger ses proches. Réduit en esclavage, il se fait engager comme gladiateur et gagne la foule jusqu'à son dernier combat contre l'empereur dans l'arène, où il le tue et exauce les vœux de Marc Aurèle, avant de s'effondrer sur le sable du Colisée.

« Mon nom est Maximus Decimus Meredius, commandant en chef des armées du Nord, général des légions Felix, fidèle serviteur du vrai empereur Marc Aurèle... Père d'un fils assassiné, époux d'une femme assassinée... et j'aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l'autre.  »

— Paroles de Maximus lorsque l'empereur Commode découvre son identité

Joaquin Phoenix (Commodus)

Jeune homme ambitieux, imprévisible et sans pitié, Commode désire sa propre sœur, Lucilla et assassine son père, l'empereur Marc Aurèle, pris de colère lorsque celui-ci l'informe de sa volonté de ne pas lui confier le pouvoir. Il s'auto-proclame alors le nouvel empereur de Rome et propose à Maximus, général et ami de son père, de le servir. Celui-ci refuse, et Commode ordonne son exécution. Le croyant mort, il rentre en triomphe à Rome et offre « du pain et des jeux » au peuple pour s'attirer les faveurs de la plèbe, alors qu'il s'oppose aux sénateurs. Au cours d'une reconstitution de la chute de Carthage, il découvre que le meneur de la troupe de gladiateurs qui remporte la victoire n'est autre que Maximus. Il sait qu'il ne peut le faire assassiner discrètement, de peur d'en faire un martyr. Il décide alors de le défier en combat dans l'arène, en ayant pris soin de le blesser grièvement avant le duel. Maximus prend malgré tout le dessus et tue Commode, à qui personne ne rendra hommage, en souvenir de son règne bref et cruel.

Empereur romain désirant rendre le pouvoir au Sénat et faire de Rome une République à nouveau. Il désigne alors son général et ami Maximus Décimus pour lui succéder à la place de son fils, l'ambitieux Commode. Fou de chagrin, celui-ci assassine son père et s'empare de son titre. Il régna pendant 25 ans, pendant lesquels il guerroya la majeure partie afin d'étendre la grandeur de Rome. Sentant son heure proche, il tente d'en faire un bilan, et prend la décision de nommer Maximus comme futur Cæsar afin qu'il rende le pouvoir au peuple de Rome.

Connie Nielsen (Lucilla)

Fille de l'empereur Marc Aurèle et sœur de l'assassin de son père, Lucilla a un fils, Lucius de son époux décédé. Amoureuse de Maximus depuis de longues années, et aimée par Commode, elle doit jongler entre le désir de vengeance de l'un et l'amour imprévisible de son frère, qui va mettre la vie de Lucius en jeu afin qu'elle daigne l'aimer en retour.

Ancien gladiateur affranchi par Marc Aurèle, Proximo est devenu un riche négociant bourru qui achète Maximus en Afrique du Nord pour l'entraîner dans son école de gladiateurs. Ayant conscience du potentiel de sa nouvelle recrue, il l'emmène à Rome pour participer aux jeux du cirque organisés par le nouvel empereur Commode. Il accepte d'aider Maximus lorsque celui-ci entreprend la conspiration contre l'empereur ayant appris que Commode était le meurtrier de celui qui lui a rendu sa liberté.

Derek Jacobi (Gracchus)

L'un des sénateurs qui s'opposent à l'autorité de Commode, de qui Maximus finit par accepter l'aide pour le renverser. Gracchus est arrêté avant de pouvoir réaliser son œuvre. À la mort de Maximus, il est l'un de ceux qui le porte en triomphe.

Villageois Numide enlevé de sa tribu par des marchands d'esclaves et vendu à Proximo comme gladiateur avec Maximus. Juba sera son compagnon d'infortune jusqu'à la mort de celui-ci, où il devint un homme libre qui allait rentrer chez lui.

Patricien opposé au sénateur Gracchus, Falco est un allié de l'empereur qu'il aide à consolider son pouvoir.

Tomas Arana (Quintus)

Général de l'armée romaine et aide de camp de Maximus pendant les campagnes Barbares, Commode lui ordonne de faire exécuter Maximus et sa famille. À son retour à Rome il devint commandant de la Garde prétorienne chargée de la sécurité personnelle de l'empereur, mais refuse d'aider ce dernier lorsqu'il se retrouve à la merci de Maximus lors de leur ultime combat.

Gladiateur originaire de Germanie, il est le chef de la section des gladiateurs de Proximo. Il deviendra l'ami de Maximus et Juba après leur premier combat dans le Colisée de Rome.

Fils de Lucilla, il admire Maximus malgré les sentiments de son oncle Commode. Lucius est un esprit libre et apprécie son oncle jusqu'à ce que sa véritable et sinistre nature n'éclate au grand jour et que celui-ci n'en vienne à menacer sa vie pour punir la trahison de sa mère.

Serviteur de Maximus, Cicéron lui reste loyal, et va jusqu'à mourir afin de le prévenir du danger qu'il encoure.

Gladiateur de Bretagne romaine, de Gaule en tradition française, encore invaincu qui va affronter Maximus, dans l'espoir de le tuer. Mais Tigris est dominé par Maximus, malgré le renfort de quatre tigres employés pour le faire échouer. Il porte un masque rappelant les légendes arthuriennes.

Production

Scénario

Ridley Scott, réalisateur de Gladiator

Gladiator a été écrit d'après une histoire écrite par David Franzoni, qui en a écrit les toutes premières ébauches[3]. Celui-ci a reçu une offre de la part de DreamWorks, pour la force de ses travaux en tant que scénariste et co-producteur du film Amistad, réalisé par Steven Spielberg, et qui avait aidé DreamWorks à établir sa réputation.

Franzoni n'est pas un auteur classique, mais il a été inspiré par la nouvelle de Daniel P. Mannix Ceux qui vont mourir (Those About to Die), écrite en 1958, et il a décidé de choisir Commode comme personnage historique central après avoir lu l’Histoire Auguste (Historia Augusta), un recueil de biographies d'empereurs romains écrit en latin à la fin de l'Antiquité[4]. Dans sa première ébauche, datée du 4 avril 1998, il avait nommé son personnage principal Narcissus, d'après le prænomen du lutteur ayant étouffé l'empereur Commode selon Aelius Lampridius dans l’Histoire Auguste.

Ridley Scott a été approché par les producteurs Walter Parkes et Douglas Wick. Ils lui montrèrent une copie du tableau de Jean-Léon Gérôme (1872) intitulé Pollice Verso (« pouce baissé » en latin)[4]. Scott a été attiré par l'idée d'un film dans la Rome antique. Toutefois, il a estimé que l'écriture de Franzoni manquait de substance et John Logan a été engagé pour réécrire le script à son goût. Logan réécrit une bonne partie du premier acte, et a pris la décision de tuer la famille de Maximus, afin d'augmenter la motivation du personnage.

Pollice Verso, par Jean-Léon Gérôme - 1872

Deux semaines avant le tournage, les acteurs se plaignaient toujours de problèmes avec le script. William Nicholson a alors été dépêché aux Studios de Shepperton pour faire de Maximus un personnage plus sensible, en réaménageant son amitié avec Juba et en développant le fil rouge de l'Au-delà dans le film, en disant qu'il « ne voulait pas voir un film sur un homme qui voulait tuer quelqu'un ». David Franzoni a ensuite participé à révision de la réécriture de Logan et Nicholson, et s'est alors engagé en tant que producteur du film. Quand Nicholson a été engagé, il a décidé de revenir aux scripts initiaux de Franzoni et de réintégrer certaines scènes supprimées. Franzoni a aidé à gérer la réécriture et, dans son rôle de producteur, il a défendu son script pour rester fidèle à sa vision originale. Par la suite, Franzoni a partagé l'Oscar du meilleur film avec les producteurs Douglas Wick et Branko Lustig.

Le scénario fut confronté à de nombreuses réécritures et révisions en raison des suggestions de Russell Crowe. Celui-ci questionnait tous les aspects de l'évolution du script et quittait le plateau lorsqu'il n'obtenait pas de réponse. Selon une DreamWorks, « [Russell Crowe] a tenté de réécrire l'ensemble du script sur place. Vous connaissez la tag-line du trailer, « J'aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l'autre. » : au début, il a catégoriquement refusé de la prononcer[5]. »

Tournage

Pour la préparation du tournage, Scott a passé plusieurs mois à développer des storyboards pour créer la structure de l'intrigue. Après six semaines de recherches, la production a choisit plusieurs sites appartenant à l'Empire romain d'avant son effondrement, dont l'Italie (Italia), la France (Gallia), l'Afrique du Nord (Africa) et l'Angleterre (Britannia).

Le film a été tourné dans les trois lieux principaux de janvier à mai en 1999. La scène de bataille d'ouverture des forêts de Germanie a été tournée sur trois semaines à Bourne Woods, près de Farnham, dans le Surrey en Angleterre. Ensuite, les scènes d'esclavage, de voyage dans le désert, et de l'école des gladiateurs ont été tournés à Ouarzazate, au Maroc, juste au sud de l'Atlas, sur un total de trois semaines. Enfin, les scènes de la Rome antique ont été filmées au cours d'une période de dix-neuf semaines à Malte, en utilisant une main-d'œuvre multiculturelle dont les talents ont été poussés à la limite.

Une réplique d'environ un tiers du Colisée de Rome a été construit à Malte, à une hauteur de 15,8 mètres, principalement en plâtre et en contreplaqué (les deux autres tiers restants et la hauteur ont été ajoutés numériquement). La réplique a nécessité plusieurs mois de construction pour un coût estimé à 1 million de dollars. La face arrière du complexe de tournage a été aménagée en un riche assortiment de mobilier de rue de l'ancienne Rome : colonnes, portes, statues et marchés pour les autres exigences du tournage. Une partie du complexe était réservé au « village des costumes » qui comprenait des vestiaires, un espace de stockage, les armuriers et d'autres installations. Le reste du Colisée a été recréé en utilisant les images de synthèse, ainsi que les images de l'arrivée de Commode à Rome.

Post-production

L'entreprise britannique de post-production The Mill a été en grande partie responsables des effets spéciaux ajoutés après le tournage. La société a été chargée de la réalisation des scènes de bataille avec les tigres sur les écrans bleu, et de celle de la trajectoire de la salve des flèches enflammés lors de la scène d'ouverture pour contourner la réglementation de sécurité en vigueur sur le tournage. Ils ont également utilisé 2 000 acteurs pour créer une foule de 35 000 spectateurs virtuels qui réagissaient de façon crédible aux scènes de combat dans l'arène. The Mill a accompli cet exploit en filmant les acteurs sous des angles différents en fonction de diverses performances, puis en les assemblant pour composer leurs mouvements en 3D. En effet, pendant le tournage, seulement les deux premiers rangs du Colisée étaient occupés par des figurants, les milliers de spectateurs supplémentaires furent rajoutés en post-production à Londres[4].

La mort d'Oliver Reed d'une crise cardiaque pendant le tournage à Malte avant que l'ensemble de ses scènes aient été tournées a causé un gros imprévu dans le rythme de la post-production. The Mill créa un double numérique de l'acteur pour les autres scènes de son personnage Proximo en cartographiant un masque 3D en images de synthèse de l'acteur pour les scènes restantes pour un coût de 3,2 millions de dollars pour deux minutes de séquences supplémentaires.

Influences

Mosaïque de Libye représentant un combat de gladiateurs (Thrace, Mirmillon et Hoplomaque)

Le film est vaguement basé sur des événements réels. Bien que les réalisateurs aient consulté un expert académique avec des connaissances de la période de l'Empire romain dans le but de fournir une interprétation précise de cette période, de multiples écarts historiques ont été ajoutées par les scénaristes.

Le personnage de Maximus est fictif, mais il est semblable à certains égards à l'esclave Narcisse (assassin de Commode), à Spartacus (meneur d'une importante révolte des esclaves), à Cincinnatus (agriculteur devenu dictateur après avoir sauvé Rome de l'invasion), et à Marcus Nonius Macrin (général romain, consul en 154, et ami de Marc Aurèle).

Marc Aurèle à cheval, Rome.

L'intrigue du film a été influencée par deux péplums hollywoodiens des années 1960, La Chute de l'empire romain d'Anthony Mann (1964) et Spartacus de Stanley Kubrick (1960).

La Chute de l'empire romain, raconte l'histoire de Livius, qui, comme Maximus dans Gladiator, est le successeur de Marc Aurèle. Livius est amoureux de Lucilla et cherche à l'épouser, alors que Maximus, qui est marié, a été autrefois amoureux d'elle. Ces deux films dépeignent la mort de Marc Aurèle comme un assassinat. Dans La Chute de l'empire romain, un groupe de conspirateurs indépendants empoisonnent Marc Aurèle, dans l'espoir de tirer profit de l'accession au trône de Commode. Commode dans Gladiator assassine lui-même son père par strangulation. De plus, dans La Chute de l'empire romain, Commode cherche en vain de faire adhérer Livius à sa vision de l'Empire, mais il le garde tout de même à son service, quand le Commode de Gladiator ne parvient pas à obtenir l'allégeance de Maximus au début, et qu'il ordonne alors son exécution, ainsi que celle de son épouse et son fils. Livius dans La Chute de l'empire romain et Maximus dans Gladiator vont tous les deux tuer Commode en combat singulier : Livius pour épouser Lucilla et Maximus pour venger sa famille et Marc Aurèle, et tous les deux pour le bien de Rome.

Spartacus fournit la trame du film de gladiateurs, ainsi que le personnage du sénateur Gracchus, un personnage fictif (portant le nom d'un Tribun révolutionnaire du IIe siècle av. J.‑C. du nom de Gracques) qui, dans les deux films est un vétéran qui essaye de rétablir les anciens droits du sénat romain face à un ambitieux autocrate : Crassus dans Spartacus et Commodus dans Gladiator. Fait intéressant, les deux acteurs qui ont joué Gracchus ont tous deux joué l'empereur Claude dans de précédents films : Charles Laughton (Spartacus) a interprété Claude dans le film I, Claudius (1937) et Sir Derek Jacobi (Gladiator), a interprété ce même empereur Claude dans l'adaptation de la BBC du même titre en 1975[4].

Ces deux films ont aussi en commun une scène spécifique, où un gladiateur (Maximus dans Gladiator, et Draba (Woody Strode) dans Spartacus) jette son arme dans les tribunes à la fin d'un combat, ainsi qu'une ligne de dialogue : « Rome est la plèbe » (« Rome is the mob »), prononcée ici par Gracchus et par Jules César (John Gavin) dans Spartacus.

Autour du film

La mort d'Oliver Reed

Oliver Reed interprétant le rôle de Proximo (le patron des gladiateurs) décède d'une crise cardiaque en plein milieu du tournage avant d'avoir achevé toutes ses scènes. Par respect envers l'acteur, les producteurs décident de garder ses scènes et de modifier le scénario en conséquence :

  • Il était prévu que Proximo aille enterrer son épée en bois dans le Colisée en affranchissement symbolique de Maximus de sa condition de gladiateur à la fin du film[4].
  • Juba, interprété par Djimon Hounsou, devait initialement mourir à la suite d'un combat contre un rhinocéros.
  • Pour les scènes manquantes, le visage d'Oliver Reed fut ajouté par ordinateur, et toujours dans des zones sombres (on peut d'ailleurs facilement reconnaitre ces scènes avec toujours le même visage)[4].

Le film lui est également dédié.

Exactitude historique

Les personnages de Marc Aurèle, Commode et sa sœur ont réellement existé. De son côté, Maximus est un personnage fictif, mais tout à fait vraisemblable.

Commode descendait volontiers se battre dans l'arène surtout pour les courses, mais aussi pour combattre des animaux[4] : l'historien Hérodien et l'auteur de l'Histoire Auguste, qui lui étaient pourtant hostiles, reconnaissent son adresse en la matière. En revanche, il ne s'entendait pas du tout avec le Sénat. Ce dernier, sitôt sa mort annoncée, prononce sa damnatio memoriae (annulation de ses honneurs, effacement de son nom sur les inscriptions publiques, déclaration de son anniversaire comme jour néfaste et renversement de ses statues) et lui construit l'exécrable réputation posthume de l'empereur à travers ses historiens tel Dion Cassius ou Hérodien.

Les décors, les armements et les ambiances, très soignés, apparaissent comme parfaitement documentés.

Buste de Commode en Hercule (191-192 ap. J.-C.), musées du Capitole, Rome
Les inexactitudes historiques sont en revanche nombreuses 

Au tout début, le prologue mentionne l'Empire Romain en « 180 avant Jésus-Christ », au lieu de « après ».

Les circonstances de la mort de Marc Aurèle et de celle de Commode ont été imaginées pour le film. Marc Aurèle meurt en réalité de la peste à l'âge de 60 ans, effectivement en Pannonie à Vindobona (Vienne, en Autriche). Par ailleurs c'est bien Marc Aurèle qui a fait en sorte que son fils lui succède, alors que ses prédécesseurs de la dynastie, sans héritiers masculins, avaient désigné et adopté un successeur, un homme de valeur[6].

Commode est assassiné en 192 par l'esclave Narcisse[7], qui l'étrangla dans son bain (il en prenait 5 par jour), sur les ordres de son épouse Marcia, une chrétienne[6]. La durée de son règne fut de 12 ans alors que le film donne l'impression d'une période beaucoup plus courte. De plus, d'après l'Histoire Auguste, il avait 18 ans à la mort de son père, alors que Joaquin Phoenix en avait 26 au moment du tournage. De plus il était marié à Bruttia Crispina, blond aux cheveux enduits d'or, et gaucher.

Contrairement à ce qui est exposé dans le film, à l'époque de Marc Aurèle, soit deux siècles après la fin de la République précipitée par Jules César, il n'était nullement question de rendre le pouvoir au Sénat, qui d'ailleurs n'était pas du tout considéré comme un représentant de la plèbe (du peuple), mais plutôt de l'aristocratie romaine. À la mort de Commode, Pertinax, le Préfet de Rome, fut élu empereur, et l'Empire entra dans une période de crise[6].

Mais la personnalité du Commode du film est assez proche de celle du vrai Commode. Dans Gladiator, l'empereur interprété par Joaquin Phoenix, se rapproche plus d'un Caligula par sa mégalomanie et ses pulsions incestueuses envers sa sœur Lucilla, et d'un Néron pour son raffinement et son ambition démesurée[7].

Le vrai Commode n'avait aucun goût pour les études, ni pour la politique. C'était un colosse ne s'intéressant qu'au cirque, et se prenant parfois pour la réincarnation d'Hercule, laissant l'exercice du pouvoir à ses favoris (affranchis, maîtresses chrétiennes) plutôt qu'au Sénat, qu'il a farouchement combattu[7]. Il a cependant rétabli les libertés accordées aux chrétiens (sous l'influence de sa concubine Marcia, elle-même chrétienne) que son père avait persécutés, et ce malgré ses idées philosophiques stoïciennes ; il était un empereur peu doué pour l'exercice du pouvoir[6].

De plus, Marc Aurèle n'a jamais aboli les jeux du cirque : il les considérait en effet comme une diversion nécessaire pour le peuple, et insistait pour qu'ils continuassent à avoir lieu, même en temps de guerre.

Lucilla, la sœur de Commode, mourut bien avant son frère, ce dernier l'ayant bannie puis fait assassiner pour sa participation à un complot contre lui.

Maximus arbore un tatouage SPQR, qui était réellement apposé sur la peau des soldats. Mais en vertu de la loi, le tatouage leur était fait sur le visage, les bras et les jambes, afin que ce soit difficile à cacher en cas de désertion. L'empereur Constantin fit supprimer le tatouage sur le visage en 325. Le mot latin pour « tatouage » était stigma, qui a donné le terme « stigmatiser ».

Les gladiateurs

Combat de gladiateurs, British Museum

Les gladiateurs étaient des esclaves ou des hommes (voire des femmes) libres qui s'engageaient auprès d'une école d'après un contrat de trois à cinq ans. S'ils arrivaient vainqueurs à l'issue de leur dernier combat, ils étaient dégagés des termes du contrat et avaient gagné assez d'argent pour s'assurer un niveau de vie confortable .

Ils n'affrontaient que les gladiateurs qu'ils avaient l'habitude de combattre lors des entrainements au sein de leur propre école, alors que Maximus ne combat que des étrangers. De plus, les combats étaient accompagnés par de la musique dont le tempo donnaient le rythme aux combattants, et qui est aujourd'hui utilisée pour celui des films d'action.

Ces gladiateurs étaient onéreux, et entrainés par de riches propriétaires. Au cours des combats, peu mourraient, puisqu'ils combattaient sous la conduite d'un arbitre, et les mises à mort demandées par la foule, étaient extrêmement rares[6].

Lors d'une exécution le gladiateur faisait pénétrer la lame par la gorge et la dirigeait vers le centre de la cage thoracique atteignant directement le cœur. L'image de l'organisateur des jeux levant son pouce ou le baissant et ordonnant ainsi l'exécution est bien fausse. Les blessures causées durant le combat (fractures et plaies) étaient parfaitement soignées ce qui indique que les gladiateurs jouissaient de soins d'excellente qualité.

De plus, le célèbre « Ave Caesar, morituri te salutant » (« Avé César, ceux qui vont mourir te saluent ») est le produit des films hollywoodiens. En effet, cette phrase n'est mentionnée qu'une seule fois par Suétone dans La Vie des douze Césars, et est attribuée à des condamnés qui s'adressèrent à l'empereur Claude (en utilisant le terme « Imperator » et non César).

Erreurs cinématographiques

  • Les marchands d'esclaves qui capturent Maximus en Afrique du Nord semblent parler arabe, alors qu'à l'époque la population était berbère, bien avant l'invasion arabe qui survient que sept siècle plus tard.
  • Après la première bataille, on peut apercevoir un technicien en jean bleu derrière un cheval, sous la tête du cheval en premier plan, a 23 minutes 11 secondes de l'extended edition[réf. nécessaire].
  • Lors de la première bataille de Maximus dans le Colisée, lorsqu'un char se renverse sur le côté et glisse, on peut distinguer un mécanisme avec une bouteille de gaz sous le char[8]. On peut aussi voir une paire de chaussures de randonnée dépasser de l'arrière d'un autre char.
  • Maximus est surnommé L’Espagnol alors que l’Espagne en tant que telle n’existe pas encore à cette époque[9]. L'Espagne était alors appelée Hispanie par les Romains, jusqu'à la fin de la période musulmane (Al-Andalus) amorcée par les chrétiens sous le nom de Reconquista.
  • Quand Maximus est blessé par Commode avant le combat final, on peut voir une montre au poignet d'un soldat[10].
  • Lors de la bataille contre les Germains, on peut remarquer sur un plan très court, deux germains qui discutent et rient en plein milieu du champ de bataille.
  • Lorsque Maximus tombe dans l'arène après son combat contre Commode, on peut apercevoir un oreiller sous sa tête, camouflé en un tas de sable[réf. nécessaire].
  • Lorsque Maximus succombe à sa blessure, dans les bras de Lucilla, et que celle-ci lui ferme les paupières, on remarque que l'acteur les bouge, par réflexe, lors du passage de la main de Lucilla.

Anecdotes

  • À l'origine, Mel Gibson devait incarner Maximus, mais son emploi du temps ne le permettant pas, il conseille Russell Crowe à Ridley Scott (il deviendra par la suite l'acteur fétiche du réalisateur avec lequel il tournera 4 autres films).
  • Dans l'épisode 2x17 de la série télévisée Gossip Girl, le personnage de Blair Waldorf cite Maximus : « Ce que vous faites dans la vie résonne dans l’éternité. »
  • Russel Crowe et Tomas Arana se retrouvent après le film L.A. Confidential.

Bande originale

Gladiator
Album par Hans Zimmer
Lisa Gerrard
Sortie Drapeau des États-Unis 25 avril 2000
Enregistrement 2000
Durée 61 minutes
Genre Bande Originale de Film
Parolier Hans Zimmer
Lisa Gerrard
Producteur Klaus Badelt
Ridley Scott
Hans Zimmer
Label Decca Records
Critique Allmusic 4 étoiles
Albums de Hans Zimmer
Lisa Gerrard
Mission impossible 2
La Chute du faucon noir

La bande originale de Gladiator (Gladiator: Music From the Motion Picture) a été composée par Hans Zimmer et Lisa Gerrard. L'album est sorti en 2000, un peu avant la sortie du film, produit par Decca Records. L'orchestre était conduit par Gavin Greenaway.

La bande originale du film a remporté plusieurs prix cinématographiques, dont le Golden Globe de la meilleure musique de film, et a été nommé pour l'Oscar et le BAFTA Award de la meilleure musique de film (Anthony Asquith Award), ces derniers furent remportés par le film de Ang Lee, Tigre et Dragon (Wo hu cang long).

Un deuxième album (Gladiator: More Music From the Motion Picture) est sorti en 2001, proposant 18 musiques additionnelles tirées du film (incluant des remix). Ce second album reprend également des dialogues du film, y compris la célèbre tirade de Maximus « Père d'un fils assassiné, époux d'une femme assassinée... Et j'aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l'autre. »

Réception

Sortie

Gladiator a été présenté en avant-première à Los Angeles (Californie), le 4 mai 2000, pour une sortie nationale américaine et canadienne le lendemain. Le film n'est sorti que le 20 juin 2000 en France, et le 21 juin en Belgique et en Suisse (région francophone, étant déjà sorti dans les régions germanophone (18 mai) et italophone (19 mai)[12].

Il a fait l'objet d'une re-parution en version IMAX aux États-Unis le 20 novembre 2000.

Réception critique et publique

Gladiator a reçu un accueil plutôt positif, avec un score de 77% sur le site Rotten Tomatoes[13]. Le site web Metacritic, qui utilise un système de notation normalisée, le film obtient une note favorable de 64/100 d'après 37 avis écrits par des critiques de film professionnels[14].

La Bataille de Germanie, en scène d'ouverture, est citée par CNN.com comme étant l'une de leurs « scènes de batailles favorite[15] », alors que le magazine Entertainment Weekly a nommé Maximus 6e de leurs 25 meilleurs héros dans des films d'action[16], et Gladiator respectivement 3e meilleur film de vengeance[17] et 7e meilleur film d'action[18].

Enfin, Russell Crowe a été nommé 50e héros du cinéma américain par l'American Film Institute[19].

Cependant, le film a suscité également des critiques négatives, telle que celle du célèbre critique américain du Chicago Sun-Times, Roger Ebert :

« Le film apparaît boueux, flou et indistinct, [...] et les personnages n'ont rien à lui envier : ils sont amères, vengeurs et dépressifs. [Gladiator] utilise la morosité comme substitut à la personnalité, et suppose que si les personnages sont suffisamment amers et déprimés, nous n'allons pas remarquer combien ils sont ennuyeux. »

— Roger Ebert[20], Chicago Sun-Times, le 5 mai 2000

En France, le film a également reçu des critiques globalement positives, avec une note de 3,6 étoiles sur 4 par les spectateurs, dont 80% de 4/4[21], et de 3,33 sur 4 par la presse[22].

Frédéric Strauss écrit dans Télérama : « Gladiator fait sa salade russe de l'histoire romaine. À la ma­nière d'un péplum classique, il mélange efficacité et rêverie, énergie et mélancolie, soleil et nuit. Surtout, Rid­ley Scott s'intéresse à son gladiateur, magnifique énigme, invincible et fantomatique[23]. »

Le magazine Les Inrocks publie quant à lui la critique suivante :

« Schizophrène, le film doit sa réussite à deux facteurs non négligeables qui font paradoxalement défaut à la plupart des superproductions actuelles : une histoire taillée dans le marbre (malgré des incartades new-age) et des acteurs convaincants. Métamorphosé, Russell Crowe apporte une incroyable épaisseur à son personnage. »

— Olivier Père[24], Les Inrocks, 2000

Enfin, Les Cahiers du cinéma ne donne qu'une étoile sur 4 et écrit : « Si ce n'était Russell Crowe, le seul à faire les choses simplement, sans esbroufe, on conseillerait volontiers au spectateur d'aller voir ailleurs[22]. »

Box-office

Article détaillé : Box-office.
Pays Box-office Classement de l'année (2000) Classement de tous les temps[25]
Box-office Monde Monde 457 640 427 $ 2e[26] 84e[27]
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis 187 705 427 $ 4e[28] 110e[29]
Box-office Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 30 786 357 £ 2e[30] 31e[31]
Box-office Drapeau de France France 4 806 654 entrées 4e[32] 43e[32]

Le film a coûté 103 millions de dollars américains, et il a rapporté 457 640 427 $ au niveau mondial, soit 41% aux États-Unis (187 millions de dollars) et 59% à l'étranger (269 millions de dollars)[33]. Il a également rapporté 34 819 017 $ le premier weekend, projeté dans 2 938 cinémas aux États-Unis, et a dépassé le budget de production dans les deux premières semaines.

En France, le film a été vu par 4 806 654 spectateurs, et est classé 43e des films ayant fait le plus d'entrées[32].

Gladiator Effect

Le succès du film est responsable d'un intérêt accru pour l'histoire romaine et classique en général aux États-Unis. Le New York Times l'a surnommé « Gladiator Effect » (ou « effet Gladiator ») :

« Ce phénomène est appelé « Gladiator Effect » par les écrivains et scénaristes. Le snob qui est en nous aime à croire qu'il y a toujours des livres à adapter. Pourtant, dans ce cas, c'est le cinéma - et particulièrement Gladiator - qui ont créé l'intérêt pour l'Antiquité. Et pas seulement pour la vision romaine colossale, mais aussi pour l'écriture qui peut être sérieuse ou décontractée, ou les deux. »

— Martin Arnold, The New York Times[34], le 11 juillet 2002

Les ventes de la biographie de Cicéron, Cicero: The Life and Times of Rome's Greatest Politician (Anthony Everitt), et de la traduction des Méditations de Marc Aurèle, Pensées pour moi-même par Gregory Hays, ont connu une hausse importante après la sortie du film[34].

Le film a également amorcé une relance des genres épique et péplum, avec des films comme Troie (Wolfgang Petersen, 2004), Alexandre (Oliver Stone, 2005), Kingdom of Heaven (Ridley Scott, 2005) ou 300 (Zack Snyder, 2007)[35].

Distinctions

Le film a remporté 45 prix, dont 5 Oscars, et a été nommé pour 79 autres. En voici les principaux, remis en 2001 :

Récompenses

Nominations

DVD

Gladiator est sorti en DVD le 20 novembre 2000, et a depuis été réédité dans différentes versions (Director's Cut, Édition Spéciale, Édition Collector, etc.). La version longue (Director's Cut) est sortie en DVD et Blu-ray en septembre 2009.

Les premiers avis sur l'édition Blu-ray ont critiqué une image de mauvaise qualité, demandant une remasterisation à Paramount Pictures pour les films des Sapphire Series, comme cela a été fait par Sony pour Le Cinquième Élément en 2007[37].

Enfin, les éditions « USA », « UK » et « Europe » diffèrent quelque peu les unes des autres, allant des bonus (scènes supprimées intégrées au film ou non, seamless branching, etc.) au packaging (éditions en 1, 2 ou 3 DVD).

Gladiator 2

En juin 2001, Douglas Wick a dit qu'une préquelle de Gladiator était en développement[38]. L'année suivante, Wick, Walter Parkes, David Franzoni, et John Logan ont plutôt opté pour une suite qui se passerait quinze ans plus tard[39] : la Garde prétorienne règne sur Rome et Lucius cherche à savoir qui était son vrai père. Cependant, Russell Crowe est intéressé par la résurrection de Maximus, et pour approfondir ses connaissances sur les croyances des romains dans l'au-delà pour y arriver[40]. Ridley Scott s'est montré intéressé par le projet, en demandant malgré tout qu'il soit rebaptisé, le monde des gladiateurs étant globalement absent de ce second volet[41].

Un easter egg contenu dans les bonus des éditions spéciales et étendues des DVD incluent une discussion sur les scénarios possibles pour une suite. Walter F. Parkes propose que, afin de permettre à Russell Crowe de reprendre le rôle de Maximus, qui meurt à la fin du film original, la suite pourrait impliquer un « drame mutli-générationnel », similaire au concept du Parrain - 2e partie (Francis Ford Coppola, 1974).

En 2006, Scott a déclaré que lui et Crowe avaient approché Nick Cave pour réécrire le film, mais qu'ils étaient en contradiction avec l'idée de Dreamworks de faire un spin-off sur Lucius, qui se révèlerait être le fils de Maximus et Lucilla[42].

En 2009, les détails du dernier script, finalement rejeté, écrit par Cave font surface sur Internet, suggérant que Maximus serait réincarné par les dieux romains, et de retour à Rome pour défendre les chrétiens contre les persécutions. Il serait alors transporté dans d'autres périodes importantes de l'Histoire, y compris la Seconde Guerre Mondiale[43].

Notes et références

Notes

  1. Pays d'origine du film et pays francophones.

Références

  1. (en) Équipe complète du film sur IMDB. Consulté le 16 janvier 2010
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Doublage de Gladiator (Fr) sur Voxofilm. Consulté le 18 janvier 2010.
  3. (en) The Stax Report's Five Scribes Edition sur UK Movies - IGN. Consulté le 23 février 2011.. [Informations à prendre avec précaution car indirectement sourcées.]
  4. a, b, c, d, e, f et g (en) Gladiator - Trivia sur Internet Movie Database. Consulté le 18 janvier 2010.. [Informations à prendre avec précaution car indirectement sourcées.]
  5. (en) Richard Corliss et Jeffrey Ressner, « The Empire Strikes Back » sur Time.com, 8 mai 2000. Consulté le 18 janvier 2010
  6. a, b, c, d et e (fr) André Larané, « Mad Max au Colisée » sur Herodote, 2000. Consulté le 18 janvier 2010
  7. a, b et c (en) Gladiator: The Real Story sur Exovedate. Consulté le 18 janvier 2010
  8. (fr) Erreurs de Tournage (Continuité, Caméras,Anachronismes) sur Erreurs de Films. Consulté le 18 janvier 2010
  9. (fr) Erreurs de Tournage (Continuité, Caméras,Anachronismes) sur Erreurs de Films. Consulté le 31 mars 2010
  10. (fr) Erreurs de Tournage (Continuité, Caméras,Anachronismes) sur Erreurs de Films. Consulté le 31 mars 2010
  11. (en) Catherine Todd, « Now We Are Free lyrics - No translation, Lisa Gerrard "talks to God" » sur Filmtracks. Consulté le 15 janvier 2010
  12. (en) Dates de sortie de Gladiator sur l'IMDB. Consulté le 18 janvier 2010
  13. (en) Gladiator sur Rotten Tomatoes. Consulté le 16 janvier 2010
  14. (en) Gladiator sur Metacritic. Consulté le 16 janvier 2010
  15. (en) The best -- and worst -- movie battle scenes sur CNN.com, 2 avril 2007. Consulté le 16 janvier 2010
  16. (en) Marc Bernardin, « 25 Awesome Action Heroes » sur Entertainment Weekly, 30 décembre 2007. Consulté le 16 janvier 2010
  17. (en) Gary Susman, « 20 Best Revenge Movies » sur Entertainment Weekly, 12 décembre 2007. Consulté le 16 janvier 2010
  18. (en) Marc Bernardin, « The 25 Greatest Action Films Ever! » sur Entertainment Weekly, 18 juin 2007. Consulté le 16 janvier 2010
  19. [PDF] (en) AFI's 100 Years... 100 Heroes & Villains sur American Film Institute, 2003. Consulté le 16 janvier 2010
  20. (en) Roger Ebert, « Gladiator » sur Roger Ebert.com, 5 mai 2000. Consulté le 18 janvier 2010
  21. (fr) Critiques spectateurs de Gladiator sur Allociné. Consulté le 18 janvier 2010
  22. a et b (fr) Critiques presse de Gladiator sur Allociné. Consulté le 18 janvier 2010
  23. (fr) Frédéric Strauss, « Critique de Gladiator » sur Télérama, 2000. Consulté le 18 janvier 2010
  24. (fr) Olivier Père, « Critique de Gladiator » sur Les Inrocks, 2000. Consulté le 18 janvier 2010
  25. Au 16 janvier 2010.
  26. (en) 2000 Worldwide Grosses sur Box Office Mojo. Consulté le 18 janvier 2010
  27. (en) All-Time Box Office: World-wide sur l'IMDB. Consulté le 18 janvier 2010
  28. (en) 2000 Domestic Grosses sur Box Office Mojo. Consulté le 18 janvier 2010
  29. (en) All-Time Box Office: USA sur l'IMDB. Consulté le 18 janvier 2010
  30. (en) 2000 UK Box Office sur Movie Marshal. Consulté le 18 janvier 2010
  31. (en) All-Time UK Box Office sur Movie Marshal. Consulté le 18 janvier 2010
  32. a, b et c (en) CBO box-office. Consulté le 18 janvier 2010
  33. (en) Box office de Gladiator sur Box Office Mojo. Consulté le 15 janvier 2010
  34. a et b (en) Martin Arnold, « MAKING BOOKS; Book Parties With Togas » sur The New York Times, 11 juillet 2002. Consulté le 15 janvier 2010
  35. (en) « The 15 Most Influential Films of Our Lifetime », dans [[Empire|Empire]], juin 2004, p. 115 
  36. (fr) Scott Jentsch, « Notes de production » sur Comme au cinéma. Consulté le 18 janvier 2010
  37. (en) Scott Jentsch, « Initial Gladiator Blu-ray Reviews Report Picture Quality Issues » sur The Big Screen, 4 septembre 2009. Consulté le 16 janvier 2010
  38. (en) Stax, « David Franzoni in Negotiations for Another Gladiator! » sur IGN Film Force, 16 juin 2001. Consulté le 19 janvier 2010
  39. (en) Brian Linder, « A Hero Will Rise... Again » sur IGN Film Force, 24 septembre 2002. Consulté le 19 janvier 2010
  40. (en) Stax, « A Hero Will Rise – From the Dead! » sur IGN Film Force, 17 décembre 2002. Consulté le 19 janvier 2010
  41. (en) Stax, « Ridley Talks Gladiator 2' » sur IGN Film Force, 11 septembre 2003. Consulté le 19 janvier 2010
  42. (en) Reg Seeton, « Tristan and Isolde: Ridley Scott Interview » sur IGN Film Force. Consulté le 19 janvier 2010
  43. (en) Sean Michaels, « Nick Cave's rejected Gladiator 2 script uncovered! » sur Guardian.co.uk, 6 mai 2009. Consulté le 19 janvier 2010

Voir aussi

Bibliographie

Livres

  • (en) Dewey Gram, Gladiator : adaptation du scénario, New York, Onyx Books, 2000, 229 p. (ISBN 0451409477) 
  • (en) Diana Landau, Gladiator: The Making of the Ridley Scott Epic, New York, Newmarket Press, 2000, 160 p. (ISBN 1557044287) 
  • (en) Richard A. Schwartz, The Films of Ridley Scott. Westport, CT: Praeger., New York, Greenwood Press, 2001, 200 p. (ISBN 0275969762) 
  • (en) Martin Winkler, Gladiator: Film and History, New York, Blackwell Publishing Ltd, 2004, 256 p. (ISBN 1405110422) 

Articles de presse

  • (en) Alex Lewin, « Rome Wasn't Filmed In A Day », dans Première (États-Unis), 2000 
  • (en) Chris Mashawaty, « Chairman Of The Sword », dans Entertainment Weekly (États-Unis), no 539, 12 mai 2000, p. 26-31 [texte intégral (page consultée le 16 janvier 2010)] 
  • (en) Mike Reynolds, « Ridley Scott: From Blade Runner to Blade Stunner », dans DGA Monthly Magazine (États-Unis), juillet 2000 [texte intégral (page consultée le 18 janvier 2010)] 
  • (en) William O. Stephens, « The Rebirth of Stoicism? », dans Creighton Magazine (États-Unis), 2001 [texte intégral (page consultée le 18 janvier 2010)] 

Sites internet

Vidéographie

Articles connexes

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